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    Le château de Versailles
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    Géographie

    Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, préfecture des Yvelines, région Ile de France.

    Source : Wikipédia

    Histoire

    Avant le château, la première mention de Versailles remonte à 1038 dans une charte de l’abbaye Saint-Père de Chartres. En 1561, le domaine de Versailles et sa demeure seigneuriale sont vendus à Martial de Loménie, secrétaire des finances de Charles IX.
    Albert de Gondi, comte de Retz, favori italien de la reine Catherine de Médicis, devient pour 35 000 livres propriétaire de la seigneurie de Versailles et de son château, consistant alors en une demeure seigneuriale située à l’emplacement de l’actuel Hôtel des Affaires étrangères et de la Marine4.
    En 1589, un mois avant qu’il ne devienne roi de France, le roi de Navarre séjourne à Versailles. Revenant de Blois, il s’y arrête du 7 au 9 juillet et est reçu par Albert de Gondi ; il y retourne en 1604 et 1609. Dès 1607, le futur Louis XIII, alors âgé de 6 ans, fait sa première chasse à Versailles.
    Au début du XVIIe siècle, les terres environnantes sont donc la propriété d’une part de la famille de Gondi et d’autre part du prieuré Saint-Julien de Versailles dont le prieur est Mathieu Mercerie. De 1622 à 1654, Jean-François de Gondi est archevêque de Paris dont dépend hiérarchiquement le prieuré Saint-Julien. Jean-François de Gondi, seigneur de Versailles, est donc propriétaire du domaine qui est acquis par le roi en 1623. "La terre et seigneurie de Versailles" sont eux vendus au roi le 8 avril 1632 par ce même Jean-François de Gondi. Sur le terrain de l’actuel château de Versailles, ne se trouve alors qu’un moulin à vent.
    En septembre 1623, le roi réunit l’argent nécessaire à la construction d'un pavillon de chasse construit par Nicolas Huaut, dont il prend possession le 9 mars 1624. Ce lieu, nommé le Val-de-Galie, est situé au sommet du plateau de Versailles, sur le chemin allant de Versailles à Trianon. S'y dressait un moulin à vent et la maison du meunier, rachetés le 23 mars 1624 par le roi afin de les démolir.
    En 1623, Louis XIII, fait construire à la place de l'ancien moulin et au sommet d’une butte cernée par des marais, un modeste pavillon de chasse en brique et pierre, le roi atteint d’agoraphobie étant pris d'un besoin de retraite spirituelle. Comme le mentionne le marché publié par Jean Coural en 1959, le bâtiment consiste alors en un simple corps de logis de 35 mètres de long sur 5,80 mètres de large, s'élevant sur 3 niveaux (3 étages : rez-de-chaussée, premier étage et galetas) à sept travées auquel s'ajoutent deux ailes en retour, légèrement plus basses (2 étages) et également en sept travées, de 27,30 mètres de long sur 4,85 mètres de large. L'ensemble est entouré de fossés précédés d'une terrasse et d'un jardin de deux hectares dessiné par l'intendant des jardins du roi Jacques Boyceau. L'avant de la cour est fermé par un mur percé d'une porte-cochère surmontée d’un tympan sculpté aux armes royales. Louis XIII participe personnellement à l'élaboration du plan de ce premier édifice. S’il constitue son rendez-vous de chasse favori, il ne forme pourtant qu’une construction rustique et purement utilitaire. La disposition bastionnée de terre et les fossés qui l’entourent, rappellent encore certaines constructions féodales.
    Louis XIII fit bâtir cette nouvelle habitation sur un terrain qu’il achète à Jean de Soisy, dont la famille en est propriétaire depuis le XIVe siècle. Dans sa petite demeure, Louis XIII reçoit de temps à autre sa mère Marie de Médicis et son épouse Anne d’Autriche. Elles ne font qu’y passer sans jamais y coucher, le château de Louis XIII ne comporte pas d'appartement pour les femmes. L’appartement du roi comprend une petite galerie où était accroché un tableau représentant le siège de La Rochelle, puis viennent quatre pièces dont les murs sont couverts de tapisseries. Le salon du roi occupe le centre de l’édifice, emplacement qui correspond aujourd'hui avec celui du lit de Louis XIV.
    Le 11 novembre 1630, le cardinal de Richelieu se rend secrètement à Versailles dans le but de regagner la confiance du roi en dépit des pressions exercées sur ce dernier par la reine-Mère et le parti dévot. Cet événement sera connu, plus tard, sous le nom de Journée des dupes et constitue pour le château le premier acte politique d'importance avant qu'il ne devienne une résidence d'État. Richelieu resta Premier ministre et la reine-Mère fut exilée. Ce château est surnommé à cause de sa petite taille "le chétif château", ou "le chestif chasteau" en Ancien français, par le maréchal de Bassompierre. Saint-Simon l'appelle aussi "le château de cartes", à cause de ses couleurs (les briques rouges, le toit d'ardoises noires et la pierre blanche) qui rappellent celles d'un jeu de cartes, ou "le méchant cabaret à rouliers" pour souligner ainsi la modestie de la construction de Louis XIII par rapport à celle de son fils. Un inventaire de 1630 fait en effet état uniquement pour l'appartement du roi au premier étage de 4 pièces tendues de tapisseries, d'une antichambre, d'une garde-robe, d'un bureau et d'une chambre.
    Le 8 avril 1632, Louis XIII rachète le domaine de Versailles à Jean-François de Gondi, archevêque de Paris. En mai 1631 débutent des travaux d’agrandissement qui sont dirigés par l’ingénieur-architecte Philibert Le Roy : à chaque angle sont ajoutés des petit pavillons en décroché, les ailes sont remaniées ; en 1634, le mur fermant la cour est remplacé par un portique en pierre à six arcades garnies de ferronneries. Le nouveau château reçoit sa première décoration florale ; les jardins sont agencés "à la française" par Boyceau et Menours, décorés d’arabesques et d’entrelacs. Les crépis sur moellons sont remplacés par des façades de briques et de pierre. Une terrasse servant de promenade, avec une balustrade décorée d’oves, est aménagée en 1639 devant la façade principale du château au-dessus du parterre qui est accessible par un escalier. Ce château correspond actuellement à la partie en U qui entoure la cour de marbre.
    Le 14 mai 1643, il meurt laissant le royaume à son fils Louis XIV, âgé de 4 ans et trop jeune pour gouverner. Sous la régence d’Anne d'Autriche, Versailles cesse alors d'être une résidence royale pendant presque 18 ans.
    Après la mort de Louis XIII, le petit pavillon de chasse de Versailles, avec son architecture de brique et pierre désuète, tombe dans un oubli relatif. Jusque-là supervisé par Claude de Saint-Simon, père du célèbre mémorialiste, le domaine royal est administré, sans grande conviction, à partir de 1645 par le président au parlement de Paris, René de Longueil, qui prend la charge de capitaine des chasses et par Nicolas du Pont de Compiègne qui devient intendant. La terre de Versailles survit chichement avec 4 000 livres annuelles tirées du produit de ses fermes.
    Le jeune Louis se rend à Versailles le 18 avril 1651, pour une partie de chasse, où il est reçu par le capitaine des chasses de Longueil. Il revient dîner sur les lieux les 15 et 28 juin. Les troubles causés à Paris par la Fronde des princes contraignent le roi et la régente à un séjour forcé de trois mois à Poitiers d'octobre 1651 à janvier 1652. Au terme d'un voyage de retour de plusieurs mois, Anne d'Autriche et son fils font étape à Versailles le 27 avril 1652 pour dîner avant de rejoindre Saint-Germain-en-Laye. Le 14 novembre, le roi accompagné de Monsieur, son frère, et d'une partie de la cour va "prendre le divertissement de la Chasse à Versailles". Il y retourne pour la même occupation les 8 et 22 janvier 1653. Le 3 avril, le jeune Louis passe la nuit à Versailles et y retourne deux semaines plus tard pour chasser. Le 20 mai, il vient chasser le renard en compagnie du cardinal Mazarin et reste dormir sur place. Du fait de ces visites régulières, on remplace, dans la charge de capitaine des chasses, le président de Longueil, peu impliqué dans la gestion du domaine, par Louis Lenormand, sieur de Beaumont, le 28 juin 1653. Mais l'intérêt du souverain pour Versailles ne se confirme pas. Le jeune monarque de 14 ans préfère aller chasser à Vincennes. En 5 années, il ne vient à Versailles que 4 fois, de la fin 1654 à l'automne 1660. Le domaine traverse alors une période de déshérence et d’irrégularités, marquée par les querelles violentes entre le colérique concierge du château, Henry de Bessay, sieur de Noiron (nommé en 1654) et le jardinier Guillaume Masson (nommé en 1652). En mars 1665 Noiron tire un coup de pistolet sur Masson et le menace de son épée. Le jardinier indélicat, quant à lui, exploite le parc à son profit en détournant du foin ou du bois, et en utilisant les terres comme pâturages pour ses bêtes ou celles de propriétaires des environs. La situation ne s’améliore guère par la suite. Pour des raisons administratives, l’intendant Nicolas du Pont de Compiègne démissionne de sa charge. À sa place on nomme, le 11 mars 1659, Louis Lenormand, sieur de Beaumont, qui cumule donc la charge d’intendant avec celle de capitaine des chasses dont il est titulaire depuis 5 ans. Mais M. de Beaumont se décharge des fonctions d’intendance, qui ne correspondent pas à son rang, sur son propre intendant, Denis Raimond qui se révèle peu efficace. Le laisser-aller règne sur le domaine royal, encore aggravé par l’assassinat, en forêt de Saint-Germain-en-Laye, de M. de Beaumont, le 3 mai 1660.
    En septembre 1660, le roi amorce la reprise en main du domaine. Au lieu de donner un successeur à M. de Beaumont, il donne commission d’intendance à son proche serviteur, Jérôme Blouin, premier valet de chambre du roi, "ayant clefs des coffres de nostre chambre et couchant en icelle". Ce dernier remet de l'ordre dans la gestion du domaine en congédiant, sur ordre du roi, le jardinier Hilaire II Masson, accusé de déprédations. Louis XIV demande également que l'inventaire du château soit vérifié. Et le concierge Henry de Bessay, sieur de Noiron doit, sur ordre du roi du 11 octobre 1660, se retirer à Saint-Germain-en-Laye. 4 mois après son mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche, Louis XIV va 3prendre le divertissement de la Chasse3 avec son épouse à Versailles, le 25 octobre 1660. C’est à cette époque que l’intérêt du roi pour le domaine de son père se manifeste de façon explicite. Il envisage d’agrandir le jardin et de créer un nouveau parc d’une "étendue considérable". Dès le mois de novembre, Blouin se met en quête de financements pour ces travaux à venir. À cet effet, il remet en vente le fermage de la seigneurie et parvient non sans difficulté à le faire accepter par le receveur-fermier alors en place, Denis Gourlier, pour la somme de 5 200 livres.
    Le premier changement effectif à Versailles concerne le verger. Le roi souhaite en faire régulariser la forme et augmenter la surface. Il veut également le clore d’un mur. Il ordonne que les terrains nécessaires à cette opération soient mis à sa disposition au 31 décembre 1660. Entre l’automne 1660 et le début de 1661, les travaux d’arpentages sont menés. Le 9 mars 1661, alors que le cardinal Mazarin vient de mourir, Louis XIV annonce qu’il exercera le pouvoir directement, sans reprendre de Premier ministre. Le lendemain, sa première décision officielle consiste en la nomination de Jean-Baptiste-Amador de Vignerot Du Plessis, marquis de Richelieu, comme capitaine des chasses en remplacement de M.de Beaumont assassiné en 1660. Mais la gestion du domaine de Versailles, non mentionnée dans la capitainerie attribuée à Du Plessis, demeure sous le contrôle de Blouin.
    Dans les premiers mois de 1661, le roi charge le peintre Charles Errard de remettre en état les appartements du château. Mais avec la naissance prochaine du dauphin et le mariage à venir de Monsieur, frère du roi, la famille royale va s'agrandir. Il faut donc procéder rapidement à un réaménagement de la distribution des pièces. Le rez-de-chaussée et l'étage sont divisés en appartements royaux ou princiers, desservis par deux nouveaux escaliers dans les ailes latérales. L'escalier de Louis XIII au centre du corps de logis est supprimé.
    Sans compter des modifications mineures effectuées à partir de 1661, où le roi n’y consacra qu’une somme modeste d’un million et demi de livres, les phases de construction se déclenchèrent en 1664 avec la première campagne de construction. En dépit des résultats de la construction d’un des plus merveilleux palais d’Europe, les poursuites de Louis XIV déclenchèrent des critiques sournoises parmi ses courtisans.
    Cette phase de construction fut résulta en raison des exigences de logement pour les membres de la cour invités au divertissement nommé fête des Plaisirs de l’Île enchantée. Au cours des fêtes de 1664 et 1668, les courtisans mesurèrent l’incommodité du petit château, car beaucoup ne trouvèrent pas de toit pour dormir. Le Roi, désireux d’agrandir celui-ci, confia cette tâche à Le Vau qui présenta plusieurs projets. Le premier prévoyait la destruction du château primitif et son remplacement par un palais à l’Italienne. Le deuxième projet proposait d’agrandir le château, côté jardin, par une enveloppe de pierre. Sur les conseils de Colbert, le Roi opta pour la seconde solution. Tenue pendant une semaine en mai 1664, Louis XIV présenta le divertissement – une prélude en allégorie de la Guerre de Dévolution – comme hommage officiel à sa mère, Anne d'Autriche et à sa femme, Marie-Thérèse d'Autriche ; mais, en réalité, le roi offrit la fête à sa favorite, Louise de La Vallière.
    À partir de 1664, Louis XIV fit aménager Versailles de façon à pouvoir y passer plusieurs jours avec son Conseil et membres de la Cour. Il décida de conserver le château initial bâti par Louis XIII, plus pour des raisons financières que sentimentales. Le Vau tripla la superficie du château, qui fut décoré avec beaucoup de luxe, en reprenant notamment le thème du soleil, omniprésent à Versailles. Le jardin de Versailles, particulièrement apprécié par Louis XIV, fut orné de sculptures de Girardon et de Le Hongre. En 1665, les premières statues sont installées dans le jardin et la grotte de Téthys construite. La première orangerie, la ménagerie et la grotte de Téthys caractérisèrent la construction à cette époque. 2 ans plus tard, commença le creusement du Grand Canal.
    La deuxième campagne de construction fut inaugurée avec le Traité d’Aix-la-Chapelle, le traité qui a mis fin de la Guerre de Dévolution, et fut célébrée par la fête qui aura lieu le 18 juillet 1668. Connue sous le terme de "Grand Divertissement Royal de Versailles", elle sera marquée par la création de Georges Dandin, de Molière, et des Fêtes de l’Amour et du Hasard, de Lully. À cette époque, le château commença à prendre des aspects qu’on voit aujourd’hui. La modification la plus importante de cette période fut l’enveloppe du château de Louis XIII. L’enveloppe – connue également comme le château neuf afin de se distinguer du vieux château de Louis XIII – environna celui-ci au nord, à l’ouest et au sud. Le château neuf fournit des logements nouveaux pour le roi, la reine et les membres de la famille royale. Le 1er étage fut réservé complètement pour 2 appartements : le Grand Appartement de la Reine (côté sud) et le Grand Appartement du Roi (côté nord). Au rez-de-chaussée du château neuf, 2 appartements furent aménagés – l’appartement des bains, côté nord ; l’appartement pour le frère et belle-sœur du roi, le duc et la duchesse d’Orléans. À l’ouest, une terrasse s'édifia sur les jardins ; celle-ci fut supprimée quelques années plus tard pour faciliter le passage entre les appartements du roi et de la reine. À son emplacement fut construite la galerie des Glaces. Au deuxième étage, des appartements furent aménagés pour d'autres membres de la famille royale et membres choisis de la cour. À la mort de Louis Le Vau, le 11 octobre 1670, Colbert désigna les travaux architecturaux à François II d'Orbay.
    Avec le Traité de Nimègue, qui mit fin à la Guerre de Hollande, déclencha la troisième campagne de construction à Versailles. Sous la direction de Jules-Hardouin Mansart, le château prit les aspects ce que nous lui connaissons aujourd’hui. La galerie des Glaces avec ses salons jumeaux – le salon de la Guerre et le salon de la Paix, les ailes au nord et au sud – dits respectivement "aile de Noble" et "aile des Princes" (également "aile du Midi") et des travaux herculéennes aux jardins furent les caractéristiques de marque de cette ère du règne du Roi Soleil. À cette époque, Le Brun acheva le décor des Grands Appartement.
    Peu après la défaite de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697), et vraisemblablement aussi par l’influence pieuse de Madame de Maintenon, Louis XIV se chargea d’entamer sa dernière campagne de construction à Versailles. La 4ème campagne de construction (1699-1710) fut caractérisée par l'élévation de la dernière chapelle. Cette dernière fut dessinée par Jules Hardouin-Mansart et, après sa mort, achevée par Robert de Cotte en 1710, premiers architectes du roi. De même, l’agrandissement de l’appartement du roi fut entrepris à cette époque avec l’achèvement du salon de l'Œil-de-bœuf et la chambre du roi. Avec le parachèvement de la chapelle, virtuellement toutes les constructions du Roi Soleil touchèrent à sa fin.
    Louis XIV organise l'année de sa mort sa dernière cérémonie à Versailles lors d'une audience extraordinaire accordée le 19 février 1715 dans la galerie des Glaces au Mehmet Rıza Beğ72, l'ambassadeur du Chah Huseyin de Perse. Il est accompagné de l'arménien Hagopdjan de Deritchan. C'est aussi la première manifestation d'envergure à laquelle assiste le futur Louis XV. Le 13 août 1715 une seconde audience est accordée à l'ambassade qui débouche cette fois sur la signature du Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse. Celui-ci prévoit notamment, l'établissement d'un Consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient dont les arméniens détenaient le monopole. Hagopdjan de Deritchan est ainsi choisi pour le rôle de premier Consul dans le but de faciliter leurs activités et faire reconnaître le protectorat dont ils bénéficient.
    Louis XV naît à Versailles le 15 février 1710. En 1715, après la mort de Louis XIV, le nouveau roi n’étant qu'un enfant, son tuteur Philippe d’Orléans (dit le Régent, cousin au 2e degré de Louis XV) quitte Versailles le 9 septembre et s’installe dans sa résidence parisienne du Palais-Royal et la Cour aux Tuileries. Durant cette Régence, le duc de Noailles propose de raser le château.
    En 1722, âgé de 12 ans, Louis XV est fiancé à Marie Anne Victoire d'Espagne et la cour se réinstalle à Versailles dans les appartements de Louis XIV, après 7 années passées à Vincennes puis aux Tuileries. Ce retour a lieu au moment de la puberté du roi. Selon certaines rumeurs, le Régent aurait voulu éloigner le jeune monarque de l'opinion parisienne. D'autres ont véhiculé l'idée que le cardinal aurait eu l'initiative du départ, pour ôter Louis XV de l'influence de l'entourage de Philippe d'Orléans. Il semble, d'après Bernard Hours, que le roi ait adhéré au projet. Ce dernier se focalise sur des témoignages qui tendent à montrer son attachement au château de Versailles, tels ceux du maréchal de Villeroi. Ce retour symboliserait la prise de possession de l'héritage de son aïeul.
    L'absence de la Cour durant 6 années a engendré une dégradation importante des lieux. Un fonds spécial de 500 000 livres est affecté aux "réparations extraordinaires" entre les mois d'avril et juillet 1722.
    Trois projets de Louis XV furent menés à leur terme : l'achèvement du Grand Appartement avec l'aménagement du salon d'Hercule, le bassin de Neptune et doter le château d'un opéra royal.
    La construction, l'ameublement et l'entretien des résidences royales étaient dévolus à 2 services : les Bâtiments et le Garde-meuble. Au sein du premier service, la deuxième personne la plus importante après le directeur général était le premier architecte. En 1708, au décès de Mansart, ce poste fut dévolu à son beau-frère et disciple, Robert de Cotte. Ce dernier, épuisé et presque aveugle, mourra en 1734, sans s'être vu confier d'importants chantiers. Tout à l'inverse de ses successeurs, les Gabriel père et fils. Le premier fut assisté du second, tant et si bien qu'il est difficile de distinguer la part de chacun dans nombre de projets.
    Dès le retour du roi en 1722, les Appartements du Roi furent complètement modifiés. Le premier étage constitua l'Appartement intérieur du Roi, conservant ses fonctions de cérémonial. Au second étage, en revanche, Louis XV fit aménager ses petits appartements et petits cabinets, d'usage privé. Cette même année il se fit installer un cabinet de tour, dans une mansarde et toujours au deuxième étage, donnant sur la cour de marbre. Le premier commissaire de police de la ville de Versailles Pierre Narbonne réalise un recensement de la cour de Versailles en 1722 : 4 000 personnes logées dans l'enceinte même du château et environ 2 700 personnes dans les dépendances (essentiellement le personnel appelé à l'époque les "utilités"), sans compter les 1 434 hommes de la garde simple du roi pour lesquels aucun logement n'est noté.
    En 1723, un cabinet des bains fut aménagé. Les façades d'une des cours intérieures reçurent des têtes de cerfs, ce qui lui donna l'appellation de cour des Cerfs. On peut voir dans cette initiative du Roi son goût prononcé pour la chasse. La nouvelle administration des Bâtiments, à la tête de laquelle se trouvait depuis 1708 le duc d’Antin, entame la décoration de la grande salle sous la responsabilité de Robert de Cotte qui dirige les travaux suivant les projets élaborés dans les dernières années du règne de Louis XIV. Ce salon achève le Grand Appartement de Le Brun et l’esprit de grandeur rejoint celui du siècle précédent. Les parois sont recouvertes de marbres choisis par Louis XIV de son vivant et décorées par deux œuvres de Véronèse. La nouveauté réside dans le plafond compartimenté d’aucun cadre sculpté. François Lemoyne saisit l’occasion de rivaliser avec Véronèse en peignant : "L’Apothéose d’Hercule". Le salon d’Hercule relie les appartements du Roi au vestibule de la chapelle. Plus tard, Gabriel envisage de remplacer l’escalier des Ambassadeurs par un nouvel escalier qui déboucherait dans cette salle.
    En 1729 a lieu le début des travaux de renouvellement du décor de la chambre de la Reine. Robert de Cotte fournit les dessins des nouvelles boiseries. L'achèvement des travaux de renouvellement du décor de la chambre de la Reine par Gabriel père et fils est effectif en 1735.
    En 1736, l'inauguration du salon d’Hercule est faite. 1737 Louis XV transforme le premier étage du corps central le long de la cour de Marbre, côté nord, en appartement privé destiné à l'habitation et au travail.
    En 1737, le Roi entend renouveler les soieries des appartements du Roi et de la Reine. L'objectif était également de soutenir les manufactures de Lyon. C'est également la construction d'un chenil pour les meutes de Louis XV.
    En 1741, Philibert Orry, qui avait remplacé le duc d’Antin, fait procéder à l’achèvement du Bassin de Neptune.
    En 1742, Louis XV accorde audience à Saïd Méhemet Pacha, ambassadeur extraordinaire du Grand Seigneur. Un traité d'alliance militaire contre l'Autriche est conclu avec l'Empire Ottoman dans la guerre de Succession d'Autriche. Il promet un soutien qui devait s'ajouter à ceux de la Prusse et de l'Empire russe, mais qui n'aura finalement pas lieu. Louis XV subira de plus un revers d'alliance de la part de la Russie. Versailles n'avait pas reçu d'ambassade depuis 1715.
    Le 1er avril 1756, un traité d'alliance est signé avec l'Autriche mettant fin à des siècles de conflit avec les Habsbourg.
    De 1761 à 1768 Ange-Jacques construit le Petit Trianon.
    Le 1- mai 1770 a lieu le mariage du dauphin (futur Louis XVI) avec Marie-Antoinette de Lorraine, archiduchesse d’Autriche, célébré dans la chapelle royale. Dans un même temps a lieu l’inauguration de l’Opéra Royal à l’occasion du festin royal, elle marque le sommet de l’art de Gabriel.
    Sous Louis XVI, la vie de cour à Versailles se perpétua, mais des restrictions d'ordre financier furent appliquées à la Maison du roi. De plus, l'entretien du château se révéla coûteux. L’absence de commodités (salle de bains, chauffage) dans les appartements rendit de plus en plus sensible la nécessité d’une rénovation profonde des bâtiments, mais le manque d’argent fit remettre le projet jusqu’à la Révolution française. Marie-Antoinette imposa d'importantes dépenses pour l'aménagement du Petit Trianon, ce qui contribua à la rendre impopulaire. Le 15 août, fête de l'Assomption, est commémoré par une grande procession à laquelle doivent assister tous les courtisans. Celle-ci rappelle la consécration de la France à Marie, décrétée par Louis XIII. C'est au cours de la cérémonie du 15 août 1785 que le roi fait arrêter dans la Galerie des Glaces, pleine de monde, son grand aumônier, le prince-cardinal Louis de Rohan, compromis dans l'affaire dite du Collier de la reine.
    À son avènement en 1774, Louis XVI veut faire concevoir pour lui une pièce dédiée à sa détente. Le choix se porte sur une bibliothèque. Elle est commencée dès le début de son règne. Le décor, dessiné par Ange-Jacques Gabriel, est sculpté par Jules-Antoine Rousseau. Jean-Claude Quervelle réalise une grande table à plateau monoxyle pour permettre à Louis XVI d'exposer ses biscuits de Sèvres80. Deux globes, un terrestre et un céleste, complètent ce décor en 1777. C'est dans cette bibliothèque que Louis XVI décide de l'arrestation de son grand aumônier le 15 août 1785, après avoir été mal conseillé par le baron de Breteuil et son Garde des Sceaux Armand Thomas Hue de Miromesnil.
    Versailles vit l’apogée de la France des Bourbons, mais aussi sa chute : c’est à Versailles que se tinrent les États généraux de 1789. Le 5 octobre 1789, malgré la pluie, le peuple de Paris, conduit par des femmes, marche sur Versailles où il se heurte aux grilles du château. Une fusillade éclate. Le peuple envahit le château, et ramène la famille royale à Paris. Abandonné après le départ de la famille royale pour Paris 6 octobre 1789, le château ne retrouvera jamais ses fastes.
    Au début de 1791, les tableaux, les glaces et tous les emblèmes trop explicites de la royauté sont décrochés des murs et des plafonds. Les œuvres d'art sont envoyées au Louvre, devenu le Musée Central des Arts en 1792.
    La Convention, le 10 juin 1793, après la chute de la monarchie, vend à l'encan le mobilier du château (17 000 pièces, qui vont de l'argenterie aux boutons de porte83) : 17 182 lots, étalés sur les années 1793-1796. Les plus belles pièces partent pour l'Angleterre, achetées par des mandataires du roi Georges III, et meublent ou décorent le Palais de Buckingham ou le Château de Windsor. Charles-François Delacroix, le père du peintre Eugène Delacroix pense qu'il faudrait le démolir et y passer la charrue.
    Il est quelque temps dépôt central du département de Seine-et-Oise pour les œuvres d'arts pillées chez les nobles émigrés. En 1795, il devient un "muséum" (confirmé par Bonaparte en 1799). Alors, "le château n'est plus qu'une carcasse vide, à l'exception notable des deux institutions qu'il abrite : le Muséum national et le dépôt central des objets d'art de Seine-et-Oise. Un fourre-tout où se distingue, entre autres, une partie des anciennes collections royales".
    Le 1er novembre 1804, Duroc, grand maréchal du palais, prit possession du palais au nom de la couronne impériale. Le 3 janvier 1805 le pape Pie VII, venu pour le sacre de l'Empereur, bénissait la foule depuis la fenêtre centrale de la galerie des Glaces. Les 13 et 22 mars 1805, l'Empereur visita le château et décida de repousser son installation dans le palais au profit du Grand Trianon. L'Empire installé, les aménagements de Versailles commencent : on commande en 1806 une série de tentures destinées à l'ameublement et on décida de faire tisser à la manufacture des Gobelins des tapisseries d'après à sujets impériaux : l'Empereur et sa famille, l'Empereur et ses chefs de corps, les grands hommes de l'Antiquité et les statues du musée dont le Laocoon. Le 11 mars 1806, l'empereur confia à l'architecte Jacques Gondouin la transformation du palais.
    En 1810, après son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise, Napoléon Ier souhaita de nouveau s'installer dans un Versailles transformé ; il ordonna que des crédits spéciaux soient alloués et fit appel à Alexandre Dufour qui lança les premiers travaux très rapidement dont la remise en eau du Grand Canal. Dufour souhaitait détruire la cour de marbre et de construire en avant une aile avec un pavillon central qui aurait abrité la salle du trône ; en pendant de la chapelle, il envisageait un théâtre qui en aurait repris le plan.
    La fin précipitée du Premier Empire empêcha la réalisation de travaux et Versailles resta inutilisé jusqu’au retour de la monarchie, l'Empereur séjournant néanmoins de façon régulière au Grand Trianon. Dans le Mémorial de Sainte-Hélène, Napoléon Ier rappela ses projets pour Versailles. Il s'agissait de transformer en un palais digne de l'empire qu'il entendait construire.
    Après la Restauration, Louis XVIII entreprend des travaux en vue de faire du château sa résidence d'été : néanmoins conscient du risque couru à se réinstaller à Versailles, pour son image de souverain non-absolu, il recule, mais permet aux bâtiments une restauration bienvenue à la suite des déconvenues des deux dernières décennies, travaux que poursuit Charles X.
    En 1815, Philippe Louis Marc Antoine de Noailles, prince de Poix devient gouverneur de la Maison royale de Versailles et de Trianon, lieutenant général, marguillier d'honneur de la paroisse et secrétaire général du gouvernement de Versailles. À ce titre, il représente le roi à Versailles et a en plus le soin de tout ce qui regarde la fabrique et l'œuvre de la paroisse Saint-Louis. Auguste de Rambaud, fils de son amie Agathe de Rambaud, ancien commissaire des guerres, est son secrétaire intime. Philippe Louis Marc Antoine de Noailles meurt le 15 février 1819 à Paris. Son éloge est prononcé à la Chambre des pairs par Armand-Maximilien-François-Joseph-Olivier de Saint-Georges, marquis de Vérac, mari d'une de ses nièces, qui lui succède dans le gouvernement de Versailles.
    Louis-Philippe Ier confie à son ministre Camille Bachasson, comte de Montalivet la tâche de transformer le château en musée : c’est de cette époque que date la dédicace "À toutes les gloires de la France", présente sur les frontons de l'aile Gabriel et du pavillon Dufour.
    En 1833, Louis-Philippe Ier, roi des Français, décide, pour sauver Versailles de la ruine, de le transformer en un musée de l'histoire de France célébrant les conquêtes militaires de l'Ancien Régime, de la Révolution française, de l'Empire et même de la Restauration. Très attaché à ce projet destiné à marquer l'entreprise de réconciliation nationale (entre monarchie et république) menée par la monarchie de Juillet, le roi surveille de très près l'exécution des travaux et les commandes des tableaux. La restauration du château est dirigée par l'architecte Pierre-François-Léonard Fontaine. Les travaux, payés sur la cassette personnelle du roi, s'élèvent à plus de 23 millions de francs. Louis-Philippe fait également restaurer le Grand Trianon pour son usage personnel. En octobre 1837, il y célèbre le mariage de sa fille, la princesse Marie avec le duc de Wurtemberg.
    Le musée de l'histoire de France du château de Versailles, dédié "à toutes les Gloires de la France", est inauguré officiellement par Louis-Philippe le 10 juin 1837, dans le cadre des festivités qui marquent le mariage du prince royal avec la princesse Hélène de Mecklembourg. Il comprend notamment la Salles des Croisades dont les frises portent les armes et les noms des chevaliers croisés ouverte au public en 1843.
    La France est vaincue et le château devient le quartier général de l’armée prussienne lors du siège de Paris, pendant la Guerre de 1870 (la Galerie des Glaces sert d'hôpital, 400 lits sont installés dans le château et 1 000 pièces d'artillerie sur la place d'Armes). Le roi et sa Cour investissent Versailles le 5 octobre ; ils fêtent Noël et le réveillon dans les appartements royaux, dînant des plats à base de salade de hareng. Le prince héritier du royaume de Prusse décore ses soldats sous la statue équestre de Louis XIV. L’Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces, le 18 janvier 1871 avec l'union décidée entre la confédération de l'Allemagne du Nord et les états du Sud sous l'égide du chancelier Otto von Bismarck. Le roi de Prusse ne loge alors pas au château, mais à la préfecture. Les troupes ne partent que le 6 mars, alors qu'Adolphe Thiers signe l'armistice.
    En 1871, la Commune de Paris amène le gouvernement français (qui loge à la préfecture) et son administration à s'établir à Versailles. On installe l'Assemblée, alors monocamérale, dans l'ancien Opéra royal, puis on regroupe les 23 000 prisonniers de la Commune dans l'Orangerie. Quelques-uns sont exécutés dans le parc, au mur des Fédérés. En 1875, le Parlement devient bicaméral, et l'Assemblée se couple donc d'une deuxième chambre, une salle de 1 000 places (dans laquelle, de nos jours, le Congrès du Parlement français se réunit exceptionnellement), construite dans l'ancienne grande cour de l'aile du Midi : il s'agit, et jusqu'à aujourd'hui, du plus grand hémicycle d'Europe. Les deux chambres regagnent Paris en 1879 (et officiellement en 2005).
    Pierre de Nolhac arrive au château de Versailles en 1887, en tant qu'attaché de conservation, puis est nommé conservateur du musée le 18 novembre 1892. Entre-deux, le château et les jardins a été déserté pendant 20 ans, si bien qu'on en a même oublié le nom des bassins. Dès son arrivée au château, il envisage de mettre en place de véritables galeries historiques, organisées de façon scientifique, par opposition à Louis-Philippe qui avait créé les premières galeries d'histoire dans une optique de glorification de l'histoire de France. Parallèlement, il entreprend de rendre au château son aspect antérieur à la Révolution. Pour atteindre ces deux buts, Nolhac supprime des salles, décroche des œuvres, remet au jour certains décors historiques... La révolution opérée par Nolhac donne une notoriété nouvelle au château. Des membres de la haute société et de la noblesse se pressent pour découvrir les nouveaux aménagements, tel le duc d'Aumale, l'ancienne impératrice Eugénie ou encore Marcel Proust. Nolhac s'emploie également à faire venir des personnalités étrangères. Le 8 octobre 1896, le tsar Nicolas II et son épouse arrivent à Versailles. Nolhac organise également des événements qui visent à faire connaître le château à des donateurs potentiels. Le propriétaire du journal New York Herald, Gordon Bennett, donne 25 000 francs permettant de restructurer les salles du XVIIIe siècle. Le développement des dons privés amène à la création de la Société des amis de Versailles, en juin 1907.
    À l'approche de la Première Guerre mondiale, Nolhac met en place différents dispositifs visant à protéger le château. Les tapisseries de l'Histoire du Roy sont mises en caisse. Les œuvres et les objets précieux sont stockés sous l'aile Gabriel et l'accès est muré. Ces précautions ont été inutiles parce qu'aucune destruction n'a été à déplorer au cours du conflit.
    En souvenir de l'humiliation subie par la France en 1871, le gouvernement français décide de faire signer dans la galerie des Glaces le traité de Versailles. Le 28 juin 1919 est signé ce traité de paix par David Lloyd George, Georges Clemenceau, et Thomas Woodrow Wilson aux côtés des représentants allemands. Ainsi la France récupère l'Alsace-Lorraine au même endroit où elle l'avait perdue. Le château et ses jardins demeurent néanmoins dans un piteux état.
    Le 3 juillet 1919, Nolhac quitte ses fonctions, après trente-deux ans consacrés à Versailles. L'effort de Nolhac pour sortir de l'oubli le château n'a pas permis d'établir un financement pérenne. Ainsi, au sortir du conflit, le château qui n'a pas été entretenu fait face à d'importantes difficultés financières. À la suite de sa visite en France, John Davison Rockefeller décide de financer la réhabilitation du château de Versailles. Il effectue un premier versement en 1924, un second en 1927. La générosité de ce ressortissant américain incite le gouvernement français à allouer un budget de restauration annuel au château.
    À l'approche de la Seconde Guerre mondiale, l'inspecteur général des Beaux-Arts Pierre Ladoué prend des dispositions pour protéger les œuvres (les boiseries sont déposées et les pièces majeures sont envoyées en Sarthe ; on mure les accès à la galerie des Glaces). Le drapeau nazi flotte sur le château, mais lorsque les Allemands arrivent, il ne reste pour tout personnel que le conservateur en chef, son épouse, et un pompier handicapé. Cette période est marquée par les images de soldats allemands visitant la galerie des Glaces, lieu de naissance de l'Empire allemand. En juillet 1941, Goebbels visite le château. À la fin de la guerre, les œuvres sont raccrochées et des travaux de restauration commencent, notamment dans la chambre de la Reine. En septembre 1944, le quartier général allié s'installe à l'hôtel Trianon Palace tout proche. Fred Astaire danse pour les soldats américains devant le château (du côté des jardins), lesquels visitent aussi les bâtiments pour observer les toiles.
    Déjà, en 1951, le conservateur en chef, Charles Mauricheau-Beaupré alerte le sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts, André Cornu, sur l'état de délabrement de Versailles : il pleut dans la galerie des Glaces, et les peintures sont menacées. Après une visite d'une journée, le ministre chiffre les travaux de rénovation à environ 5 milliards de francs ; en février 1952, il sollicite, par voie radiophonique, l'aide des Français en leur faisant prendre conscience de l'état de l'ancien palais royal : "Vous dire que Versailles menace de ruine, c'est vous dire que la culture occidentale est sur le point de perdre un de ses plus nobles fleurons. Ce n'est pas seulement un chef-d'œuvre que l'art de la France doit craindre de voir disparaître, mais en chacun de nous une image de la France qu'aucune autre ne saurait remplacer". Aussitôt, plusieurs mécènes se font connaître : le gouverneur de la Banque de France, Georges Villiers (président du Conseil national du patronat français) ainsi que de nombreux artistes (les écrivains Roger Nimier et Jean Cocteau, les peintres Henri Matisse et Maurice Utrillo), et surtout la population... Jusqu'en 1953, c'est le Congrès du Parlement français, réuni à Versailles, qui élit le président de la République française.
    Versailles a servi de palais national à la disposition de la présidence de la république. Il sert à accueillir des chefs d’État étrangers, comme John Kennedy en 1961, Élisabeth II en 1957 et 1972, le shah d’Iran en 1974, Mikhaïl Gorbatchev en 1985 ou Boris Eltsine en 1992. Pour cela, en 1959, le général de Gaulle réaménage le Grand Trianon, pour loger les chefs d'État étrangers et leur entourage : une aile est par ailleurs réservée au président de la République française ; en 1999, ces pièces sont restituées au château. Le pavillon de la Lanterne est, lui, réservé au Premier ministre, jusqu'à 2007, où Nicolas Sarkozy en fait une résidence présidentielle secondaire.
    Lieu symbolique, le château de Versailles est l’objet d’un attentat dans la nuit du 25 au 26 juin 1978. La bombe à retardement posée par deux nationalistes bretons endommage une dizaine de salles dont la galerie des batailles, faisant pour 3 millions de francs de dégâts.
    En 1982, du 4 au 6 juin, il abrita le "sommet de Versailles", la 8e réunion du G7 avec les dirigeants des sept pays démocratiques les plus industrialisés. D’autre part, depuis la IIIe République, Versailles sert de lieu de réunion du Congrès du Parlement. Les Assemblées disposent d’une trentaine d’appartements de fonction représentant une surface de près de 7 000 m2 dans l’aile du Midi.
    Le 28 avril 1995, par le décret no 95-463114, le gouvernement a procédé à la création de l'Établissement public du musée et du domaine national de Versailles regroupant dans une structure unique le musée national du château de Versailles et le Domaine national de Versailles. Ce nouveau statut confère à l'établissement public une autonomie de gestion financière et la personnalité juridique. En 2010, par le décret no 2010-1367115, le nom de l'établissement public est modifié et devient Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles.
    Le château de Versailles témoigne de l'art français aux XVIIe et XVIIIe siècles. Pour cela, le château ainsi que le domaine font l'objet de plusieurs protections au titre des monuments historiques. Après une première mention sur la liste des monuments historiques de 1862, un arrêté détaillé est pris le 31 octobre 1906. Il concerne le palais et ses dépendances, le petit parc et ses dépendances, les deux Trianon avec leurs parcs respectifs et dépendances (dont la ferme de Gally), ainsi que le grand parc. Un périmètre de protection étendu, en lieu et place des 500 mètres habituellement créés autour des monuments historiques est créé par décret du 15 octobre 1964. Il concerne une zone de cinq kilomètres de rayon autour de la Chambre du Roi et d'un quadrilatère dans le prolongement du grand canal, de 6 kilomètres de long et de 2 à 3,5 kilomètres de large suivant les endroits. L'ensemble du domaine est inscrit depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO.
    Source : Wikipédia

    Le Château leur a servi de décors

    DRÔLE DE FRIMOUSSE
    (Funny face)

    1957, USA, Comédie Musicale
    Réalisé par Stanley Donen
    Scénario de Leonard Gershe
    Photographie de Ray June
    Musique de René Cloërec
    Décors de Sam Comer & Ray Moyer
    Direction artistique de George W. Davis & Hal Pereira
    Costumes d'Edith Head
    Montage de Frank Bracht
    Mixage son de Spurgeon Marsh
    Montage son de Bill Wistrom
    Casting de Gary Fifield, Bill Greenwald, Edward R. Morse & Tony Regan
    Scripte de Dorothy Yutzi
    Durée 1 h 43

    Avec Audrey Hepburn, Fred Astaire, Kay Thompson, Michel Auclair, Robert Flemyng, Dovima, Suzy Parker, Sunny Hartnett, Paul Bisciglia...

    Résumé : Une jeune libraire new-yorkaise est envoyée à Paris par un journal, pour la présentation de la collection d'un grand couturier. Mais le soir de l'événement, elle disparaît pour aller rencontrer le Professeur Flostre, dont elle admire la philosophie...

    LADY OSCAR

    1979, Aventures, Japon
    Réalisé par Jacques Demy
    Scénario de Jacques Demy & Patricia Louisianna Knop d'après le manga de Riyoko Ikeda
    Photographie de Jean Penzer
    Musique de Michel Legrand
    Décors de Bernard Evein
    Costumes de Jacqueline Moreau
    Montage de Paul Davies
    Casting d'Anita Benoist & Rose Tobias Shaw
    Durée 2 h 04

    Avec Catriona Mac Coll, Barry Stokes, Christine Böhm, Jonas Bergström, Mark Kingston, Martin Potter, Nicolas Amer, Patrick Floersheim, Consuelo De Haviland, Patsy Kensit, Lyne Chardonnet, Caroline Loeb, Mike Marshall, Jacques Maury, Georges Wilson, Lambert Wilson, Sylvia Zerbib...

    Résumé : Une jeune femme est prise dans le tourbillon de l'histoire dans les années qui précèdent la Révolution française. Élevée par son père comme un garçon, nommée officier dans la garde personnelle de la reine, elle est amenée par son amour pour un ami d'enfance à se ranger du côté du peuple...
    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, CHOUCROUTE

    1985, Comédie, France/Italie/Allemagne de l'ouest
    Réalisé par Jean Yanne
    Scénario de Jean Yanne
    Photographie d'Armando Nannuzzi
    Musique de Claude Germain & Jean Yanne
    Décors de Jean-Louis Poveda
    Costumes de Mimi Coutelier
    Montage d'Anne-Marie Cotret
    Son de Bernard Ortion
    Durée 1 h 53

    Avec Michel Serrault, Ursula Andress, Jean Poiret, Mimi Coutelier, Catherine Alric, Gérard Darmon, Roland Giraud, Daniel Prévost, Olivier de Kersauzon, Georges Beller, Darry Cowl, Jacques François, Philippe Lemaire, Paul Préboist, Philippe Castelli, Gérard Hernandez, Rik Battaglia, Venantino Venantini, Jean Yanne...

    Résumé : En 1791, Shazaman al Rashid, souverain tyrannique et cruel dont l'occupation principale est de faire exécuter ses sujets, organise une caravane afin de se rendre en France pour se procurer une nouvelle machine à tuer : la "guillottine". Il arrive à Paris en pleine révolution, pendant la fuite à Varennes. De confusions en équivoques et de salamalecs en quiproquos, les deux cortèges se mélangeront tandis que l'intrigue deviendra de plus en plus compliquée...
    CAMILLE CLAUDEL

    1988, France, Biopic
    Réalisé par Bruno Nuytten
    Scénario de Bruno Nuytten, Marilyn Goldin & Misa Terami basée sur le livre de Reine-Marie Paris
    Photographie de Pierre Lhomme
    Musique de Gabriel Yared
    Décors de Bernard Vézat
    Costumes de Dominique Borg
    Montage de Joëlle Hache & Jeanne Kef
    Son de William Flageollet & Guillaume Sciama
    Mixage son de François Groult & Dominique Hennequin
    Montage son de Françoise Lefèvre
    Casting de Shula Siegfried
    Scripte d'Hélène Sébillotte
    Durée 3 h 55

    Avec Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Madeleine Robinson, Laurent Grévill, Philippe Clévenot, Katrine Boorman, Maxime Leroux, Danièle Lebrun, Jean-Pierre Sentier, Roger Planchon, Aurelle Doazan, Alain Cuny, François Berléand, Denise Chalem, Roch Leibovici, Anne-Marie Pisani...

    Résumé : A 20 ans, Camille Claudel est déjà un sculpteur plein de promesses. Sa joie est parfaite lorsque Auguste Rodin, qui a 40 ans est en pleine possession de son génie, lui propose de travailler dans son atelier. A l'admiration mutuelle, succède rapidement la passion amoureuse. Mais l'intransigeance, la passion, la soif d'absolu de Camille, s'accommodent mal des compromis de Rodin, homme à femmes incorrigible...

    Prix & Récompenses :

    César 1989 : Meilleur film, Meilleure actrice, Meilleure photo, Meilleurs décors & Meilleurs costumes.
    Festival de Berlin 1989 : Ours d'argent de la meilleure actrice.

    L'ALLÉE DU ROI

    1996, France, Mini série
    Réalisé par Nina Companéez
    Scénario de Nina Companéez d'après le roman de Françoise Chandernagor
    Photographie de Dominique Brabant, Philippe Nicolas & Georges Orset
    Musique de Bruno Bontempelli
    Décors de Jean-Claude Bourdin, Olivier Breban, Yves Demarseille, Laurent Labagnère, Alain Leguillon, Guy-Michel Morin, Christian Pestour & Daniel Thourier
    Costumes de Thierry Bosquet, Annick Garel-Coutelle, Pierre-Yves Gayraud, Anne Nicolod, Emanuelle Pelletier, Stéphane Perrin, Françoise Poulin & Sophie Pretat
    Montage de Nicole Berckmans & Manuel De Sousa
    Son de Nelly Gourves & Stefan Richter
    Mixage son de Joël Faure
    Montage son de Stéphanie Araud & Stefan Richter
    Scripte d'Anne-Marie Dumas
    Durée 4 h 01

    Avec Dominique Blanc, Mauricio Buraglia, Didier Sandre, Valentine Varela, Michel Duchaussoy, Samuel Labarthe, Christian Brendel, Annie Sinigalia, Geneviève Mnich, Raphaëline Goupilleau, Claude Aufaure, Jacques Ciron, Annie Grégorio, Maud Rayer, Frédérique Tirmont, Antoine du Merle, Daniel Mesguich, Marie-Armelle Deguy, Agathe de La Boulaye, Magali Renoir, Catherine Alcover, Benoît Allemane, Olivier Achard, Bernard Musson...

    Résumé : Juste avant la naissance du 3ème enfant de la Montespan, le Roi prend la décision de "légitimer" les enfants qu'il a eus de la Vallière et de la Montespan. Le Roi les veut désormais à la Cour auprès de lui. Françoise vient donc s'installer à la Cour, en tant que gouvernante officielle des enfants de Madame de Montespan. Elle vit dans la proximité du Roi qui lui porte de plus en plus d'attention. Lors d'une rencontre imprévue à l'aube, dans une grotte du parc de Saint-Germain, elle se donne au Roi...
    BEAUMARCHAIS L'INSOLENT

    1996, France, Biopic
    Réalisé par Edouard Molinaro
    Scénario d'Edouard Molinaro & Jean-Claude Brisville d'après une pièce inédite de Sacha Guitry
    Photographie de Michael Epp
    Musique de Jean-Claude Petit
    Décors de Jean-Marc Kerdelhue, Marie-Noëlle Giraud & Karen Granger
    Costumes de Sylvie de Segonzac
    Montage de Véronique Parnet
    Son de Dominique Hennequin & Dominique Warnier
    Montage son de Patrice Grisolet
    Casting de Catherine Molinaro
    Scripte de Patrick Aubrée
    Durée 1 h 40

    Avec Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain, Manuel Blanc, Michel Aumont, Jean-François Balmer, Jean-Claude Brialy, Patrick Bouchitey, Evelyne Bouix, Isabelle Carré, José Garcia, Alain Chabat, Judith Godrèche, Murray Head, Axelle Laffont, Martin Lamotte, Guy Marchand, François Morel, Claire Nebout, Michel Piccoli, Michel Serrault, Florence Thomassin, Jacques Weber, Jean Yanne, Dominique Besnehard, André Oumansky, Maka Kotto, Jay Benedict, Dominic Gould, Niels Dubost, Marc Dudicourt, Etienne Draber, Séverine Ferrer, Patrice Laffont, Jean-Claude de Goros, Maurice Illouz, Sandrine Le Berre, Bruno Lochet, Pierre Arditi (Voix), Roland Blanche...

    Résumé : Envoyé par Voltaire, le jeune Gudin de la Brenellerie s'introduit en 1773 auprès de Beaumarchais qui l'engage. Il suit ainsi la vie du dramaturge qui connaît bien des déboires avec le parlement. Son procès est marqué par la corruption et l'écrivain est condamné au silence, malgré son succès. Louis XV charge Beaumarchais de rencontrer en Angleterre le chevalier d'Eon...
    18 ANS APRÈS

    2003, France, Comédie
    Réalisé par Coline Serreau
    Scénario de Coline Serreau
    Photographie de Jean-François Robin
    Musique de Coline Serreau
    Décors de Michèle Abbé-Vannier
    Costumes d'Emmanuelle Pertus
    Montage de Catherine Renault
    Son de Pierre Lorrain
    Mixage son de Joël Rangon & Christophe Vingtrinier
    Montage son de Muriel Moreau
    Casting de Richard Rousseau
    Scripte de Pilar Billiet
    Durée 1 h 30

    Avec André Dussollier, Michel Boujenah, Roland Giraud, Madeleine Besson, Philippine Leroy-Beaulieu, Line Renaud, James Thiérrée, Ken Samuels, Lolita Chammah, Annick Alane, Evelyne Buyle, Marie-Sophie L., Jeanne Marine...

    Résumé : Marie et ses trois pères passent le Bac. Marie le réussit. Elle passe l'été dans le midi avec Sylvia, sa mère revenue d'Amérique. Sylvia est accompagnée de son dynamique époux californien qui a deux fils. Les premières amours se nouent et se dénouent sous les yeux effarés des trois pères qui voient l'enfance de Marie s'enfuir au galop et leurs relations avec les femmes se compliquer gravement...

    MINUIT À PARIS
    (Midnight in Paris)

    2011, Comédie, USA/France/Espagne
    Réalisé par Woody Allen
    Scénario de Woody Allen
    Photographie de Darius Khondji
    Décors d'Hélène Dubreuil
    Direction artistique de Jean-Yves Rabier
    Costumes de Sonia Grande
    Montage d'Alisa Lepselter
    Mixage son de Jean-Marie Blondel
    Montage son de David Wahnon
    Casting de Stéphane Foenkinos, Juliet Taylor & Patricia Kerrigan DiCerto
    Scripte d'Anne Wermelinger
    Durée 1 h 34

    Avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Kurt Fuller, Mimi Kennedy, Michael Sheen, Nina Arianda, Carla Bruni, Maurice Sonnenberg, Thierry Hancisse, Guillaume Gouix, Audrey Fleurot, Laurent Spielvogel, Kathy Bates, Marion Cotillard, Léa Seydoux, Adrien Brody, Gad Elmaleh, Atmen Kelif, Catherine Benguigui, Olivier Rabourdin, Marianne Basler, Michel Vuillermoz...

    Résumé : Scénariste hollywoodien à succès, Gil vit dans la nostalgie du Paris des années 1920 et le souci du grand roman qu'il ne cesse d'écrire et de peaufiner. Il séjourne précisément à Paris avec Inez, la belle Américaine qu'il doit épouser sous la menace permanente de ses beaux-parents, des ultra-conservateurs coincés, et d'un vieil ami d'université pédant et hautain. Un soir qu'il tente d'échapper à cette pesante atmosphère, sur les douze coups de minuit, une mystérieuse automobile le prend à son bord. Le voici propulsé dans les années 1920, avec Hemingway, le couple Fitzgerald, Picasso et la belle Adriana, la maîtresse du peintre espagnol...