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    Marcel Pagnol au cinéma

    Biographie

    Marcel Pagnol est un écrivain, dramaturge et cinéaste français, né le 28 février 1895 à Aubagne (Bouches-du-Rhône, France) et est décédé le 18 avril 1974 à Paris (France) à l'âge de 79 ans.
    Marcel Pagnol est le fils de Joseph Pagnol, instituteur laïc et républicain, et d'Augustine Pauline Henriette La Brochette Lansot, couturière. Il est l'aîné de trois autres enfants : Paul, né en 1898, Germaine, née en 1902 et René, né en 1909. Un frère aîné, Maurice, né le 2 avril 1894 et mort le 18 août de l'année suivante, ne sera jamais mentionné dans l'histoire familiale. Sa famille paternelle est d'origine de Romanos, quittant l'Espagne au XVe siècle et s'installant dans le Midi de la France. Ses aïeuls se spécialisent dans le métier d'armurier et d'artificier avant que son grand-père ne devienne tailleur de pierre.
    En 1897, le jeune ménage s'établit dans le logement de fonction de l'école de Saint-Loup. Lorsqu'elle allait au marché, sa mère le laissait dans la classe de son père, qui eut un jour la surprise de le voir lire couramment, alors qu'il avait 3 ans. Puis, à la rentrée 1900, Joseph étant nommé "instituteur titulaire à l'école du Chemin des Chartreux, la plus grande école communale de Marseille", la famille emménage au 54 de l'avenue des Chartreux. En 1902, les Pagnol emménagent rue du Jardin des Plantes, puis rue Terrusse, dans ce "grand rez-de-chaussée, que complétait un sous-sol, éclairé, sur le derrière, par un petit jardin", où Marcel passera une grande partie de son enfance.
    À partir de 1904, soucieux de la santé fragile d'Augustine, Joseph décide de louer pour les vacances une "villa dans la colline, juste au bord d'un désert de garrigue qui va d'Aubagne jusqu'à Aix". Cette bastide neuve, située à la sortie du village de La Treille, à la périphérie de Marseille, et ses collines constitueront ce paradis de l'enfance heureuse où se déroulent les plus beaux épisodes de ses fameux Souvenirs d'enfance. Reçu second à l'examen des bourses, il entre au lycée Thiers en 1905 où il poursuit de brillantes études, malgré une vie de demi-pensionnaire mouvementée, épopée savoureuse qu'il racontera dans les deux derniers tomes de Souvenirs (Le Temps des secrets, Le Temps des amours). C'est là qu'il commence à écrire des poèmes qui paraîtront à partir de 1910 dans la revue Massilia. Il a pour condisciple Albert Cohen avec qui il se lie d'amitié.
    Il n'a que 15 ans lorsqu'il perd sa mère, avec qui il entretenait une relation fusionnelle ("L'âge d'Augustine, c'était le mien, parce que ma mère, c'était moi, et je pensais, dans mon enfance, que nous étions nés le même jour"). Un coup de froid ayant aggravé sa fragilité pulmonaire, Augustine meurt "des suites d'une congestion" le 16 juin 1910, à l'âge de 36 ans. Elle sera inhumée au cimetière marseillais de Saint-Pierre, puis à La Treille. Joseph s'installe alors avec ses enfants au quatrième étage du 17 cours Lieutaud. Il se remarie en 1912 avec Madeleine Julien, qui n'a que 8 ans de plus que Marcel et que ce dernier acceptera très mal, au point de se brouiller avec son père.
    En 1913, à 18 ans, il obtient son baccalauréat de philosophie avec mention assez bien, et commence ses études de lettres à l'université d'Aix-en-Provence. Le 10 février 1914, il fonde, avec quelques copains de khâgne, la revue littéraire Fortunio (qui deviendra ensuite Les Cahiers du Sud), dans laquelle il publie quelques poèmes et son premier roman, Le Mariage de Peluque. Puis, la Première Guerre mondiale éclatant, il est mobilisé au 163e régiment d'infanterie de Nice en même temps que son ami "Lili des Bellons" (de son vrai nom, David Magnan), puis est réformé en janvier 1915 pour faiblesse de constitution.
    Le 2 mars 1916, il épouse Simone Collin. En novembre de la même année, il obtient sa licence des lettres et littératures vivantes (Anglais). Nommé répétiteur d'anglais, il enseignera successivement aux collèges de Digne, Tarascon, Pamiers sur Ariège et Aix-en-Provence, avant d'être promu professeur adjoint au lycée Saint-Charles à Marseille de 1920 à 1922. Durant cette dernière année, il écrit deux drames en vers : Catulle puis, en collaboration avec Arno-Charles Brun, Ulysse chez les Phéaciens.
    Nommé professeur adjoint au lycée Condorcet de Paris, il y enseignera l'anglais jusqu'en 1927, où il décide de "prendre congé de l'Éducation nationale pour cause de littérature". Dès son arrivée dans la capitale en 1922, Pagnol a la chance d'y retrouver Paul Nivoix, ancien directeur de l'hebdomadaire marseillais Spectator devenu rédacteur à Comœdia, "seul quotidien français des Lettres et des Arts". Grâce à son amitié, Pagnol pénètre le milieu des jeunes écrivains et du théâtre moderne, "commence à douter de l'intérêt de ses tragédies grecques et romaines", se risque à signer en 1924, sous le pseudonyme de Castro, un vaudeville composé avec Nivoix : à son grand étonnement, Tonton (ou Joseph veut rester pur), remporte un petit succès au théâtre des Variétés, ce qui encourage les deux novices à persister et écrire leur première pièce de théâtre, Les Marchands de gloire. Représentée en 1925 au théâtre de la Madeleine, cette brillante satire du patriotisme est cependant boudée par le public, de même que sa deuxième pièce, Jazz, donnée en 1926 au théâtre des Arts. Mais Topaze, satire de l'arrivisme jouée au théâtre des Variétés en 1928, connaît un grand succès.
    La nostalgie de Marseille qu'il éprouve à Paris l'incite à écrire une pièce marseillaise, son entourage l'en dissuade aussitôt. Mais en 1926, ayant vu jouer à Bruxelles Le Mariage de Mademoiselle Beulemans, il comprend "qu'une œuvre locale, mais profondément sincère et authentique peut parfois prendre place dans le patrimoine littéraire d'un pays et plaire dans le monde entier". Et c'est ainsi que le 9 mars 1929, Marius, pièce en 4 actes et 6 tableaux, est créée au théâtre de Paris avec Raimu dans le rôle de César. C'est le triomphe universel pour les deux provençaux exilés qui, tout en s'apportant mutuellement la gloire et la célébrité, se lieront à vie d'une amitié aussi orageuse que sincère.
    Séparé de Simone Collin depuis 1926, il rencontre la jeune danseuse anglaise Kitty Murphy. De leur union naîtra Jacques Pagnol en 1930, qui deviendra son assistant après la guerre, puis caméraman pour France 3 Marseille.
    L'année 1929 est décisive pour sa carrière : il assiste à Londres à la projection d'un des premiers films parlants, Broadway Melody et en est si bouleversé qu'il décide de se consacrer au cinéma parlant. Plus tard, devenu réalisateur, il aimera rappeler que c'est en 1895, l'année de sa naissance, qu'Auguste et Louis Lumière avaient projeté pour la première fois en public à quelques kilomètres d'Aubagne des photos animées sur un écran : l'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat. Pagnol fait la connaissance du directeur de la succursale française de la firme Paramount, Bob Kane, qui lui propose d'acheter les droits de sa pièce Marius 500 mille francs. Pagnol refuse, mais accepte de se contenter d'un simple pourcentage sur les recettes à condition que le film soit tourné avec tous les comédiens de la troupe théâtrale (Raimu bien-sûr mais aussi Fresnay dans le rôle de Marius, Charpin dans celui de Panisse et tous les autres) et sous sa direction. Kane, qui voulait imposer les vedettes en contrat avec sa firme, finit par accepter au début de 1931 mais exige un réalisateur américain. Ce sera Alexander Korda, hongrois émigré aux États-Unis où il a conquis Hollywood. Sorti le 10 octobre 1931, Marius est l'un des premiers films à succès du cinéma parlant français. Les recettes sont colossales, y compris à l'étranger. Pressé par le public d'en écrire la suite, Fanny, pièce en 3 actes et 4 tableaux, est créée sur scène en décembre 1931 au théâtre de Paris. C'est le deuxième volet de ce qui deviendra la célèbre trilogie marseillaise, dont l'action se passe dans l'ambiance légendaire du Bar de la Marine, sur le vieux port de Marseille. L'adaptation cinématographique, réalisée par Marc Allégret, sort le 2 novembre 1932.
    Le 28 juillet 1932, son frère Paul, "le dernier chevrier des collines d'Allauch", qu'il va souvent visiter dans les collines où ils ont passé leur enfance, meurt à l'âge de 34 ans. Souffrant du "haut mal" (grand mal épileptique), il s'éteint à l'hôpital de Courtrai (Belgique) après une opération de la dernière chance effectuée par le professeur Lowers. Il est inhumé dans le caveau de la famille Pagnol au petit cimetière de La Treille.
    Devant le succès de Marius, la Paramount a fait l'acquisition début 1932, sans son accord, des droits d'adaptation de sa pièce Topaze, confié au réalisateur Louis Gasnier avec comme interprète Louis Jouvet. Pagnol réussit à participer au tournage mais s'estime dépossédé de son œuvre (il tournera plus tard lui-même deux autres versions de Topaze en 1936 avec Arnaudy et en 1950 avec Fernandel). Désormais devenu très riche, il décide de devenir producteur et fonde au printemps 1932 à Paris sa propre société de production. Il installe ses studios à Boulogne-Billancourt au bord de la Seine et à Marseille en plein cœur du célèbre quartier du Prado.
    En 1934, il achète, dans les collines au-dessus du village de La Treille où, enfant, il passait ses vacances, un domaine de 24 hectares (plus tard agrandi à 40), dans l'idée d'en faire son "Hollywood provençal". Il y tourne désormais lui-même ses films. Son premier film en tant que réalisateur est Jofroi (1933), suivi d'Angèle (1934), de Merlusse et de Cigalon (1935), de César (1936)...
    En 1932, il rencontre aussi Jean Giono qu'il incite à s'intéresser au cinéma, et dont il adaptera 4 œuvres, pour Jofroi (d'après Jofroi de la Maussan), Angèle (d'après Un de Baumugnes), Regain, La Femme du boulanger (d'après un passage de Jean le Bleu). Il fait jouer les plus grands acteurs français de l'époque Raimu, Pierre Fresnay, Fernandel, amis avec qui il joue à la pétanque entre deux scènes.
    Il vit désormais avec Orane Demazis, qui incarnait tous les soirs le personnage de Fanny dans Marius et Fanny, et ils ont un fils en 1933, Jean-Pierre Burgart, car Pagnol ne le reconnaitra pas. Puis, en 1936, Yvonne Pouperon, sa nouvelle collaboratrice des bureaux de la rue Fortuny à Paris, met au monde une fille, Francine Pagnol. C'est l'année où il fonde la revue Les Cahiers du film, avant de diriger sa propre maison d'édition en 1937.
    En 1941, pour réaliser son "ambition de construire, sous le ciel de Provence, la Cité du Cinéma", il fait, sans l'avoir vu, l'acquisition du château de la Buzine avec quelques hectares de prairies au bord du canal. C'est en visitant son domaine 8 jours plus tard, qu'il reconnaît 3l'affreux château, celui de la peur de ma mère3 (Le Château de ma mère), sa mère s’était évanouie lorsque la famille traversait clandestinement la propriété pour rejoindre la bastide neuve, un garde les avait surpris et leur avait fait faire demi tour. Mais la Seconde Guerre mondiale fait rage ; Pagnol doit interrompre ses tournages et vendre ses studios à la Gaumont, tout en restant directeur de production. Ceci lui permet de se dérober aux pressions d'Alfred Greven, président de la Continentale (société de production française à capitaux allemands), qui veut lui faire réaliser du cinéma de propagande nazie. Son dernier film tourné pendant la guerre, La Prière aux étoiles, reste inachevé et, pour garder la maîtrise de son œuvre, Pagnol détruit la pellicule du film.
    Le divorce d'avec Simone Collin à peine prononcé, Marcel vit avec l'actrice Josette Day, rencontrée en janvier 1939. Leur liaison ne dure que le temps de leur refuge en zone libre, jusqu'à la fin de la guerre. Il acquiert en 1942 le domaine de l'Étoile à La Gaude, où il réemploie le personnel de ses studios comme ouvriers horticoles pour la culture d'œillets afin de leur éviter le Service du travail obligatoire en Allemagne. Cette reconversion spectaculaire inspira à Raimu la tirade suivante : "Si Marcel devient fleuriste, alors moi, je n'ai plus qu'à aller vendre des rascasses !".
    En 1944, Pagnol est élu président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Chargé de constituer une commission d'épuration, il s'emploie à défendre les nombreux auteurs et artistes ayant continué à travailler pendant l'Occupation sans avoir pris de position ouvertement collaborationniste.
    En 1945, il épouse l'actrice Jacqueline Bouvier, rencontrée en août 1938, qui sera jusqu'à sa mort son "brin de poésie et de tendresse". Elle tournera dans 5 de ses films et lui donnera deux enfants, Frédéric en 1946 et Estelle en 1951 ; Estelle mourut en 1954 à l'âge de 3 ans.
    Âgé de 51 ans, il est, avec Paul Claudel, Maurice Garçon, Charles de Chambrun, Jules Romains et Henri Mondor, une des 6 personnes élues le 4 avril 1946 à l'Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il y remplace Maurice Donnay au 25e fauteuil. Il est reçu le 27 mars 1947 par Jérôme Tharaud à ce fauteuil qu'occupa jadis Prosper Mérimée.
    La brutale disparition en septembre 1946 de son ami Raimu est pour lui une douloureuse épreuve : "On ne peut pas faire un discours sur la tombe d'un père, d'un frère ou d'un fils; tu étais pour moi les trois à la fois : je ne parlerai pas sur ta tombe."
    En 1948, il tourne, avec Tino Rossi, La Belle Meunière, "premier film français en couleur réalisé en France par des Français avec un procédé français (le Rouxcolor, procédé utilisant l'optique au lieu de la chimie, mis au point par deux français les frères Roux)". C'est un échec retentissant et une perte financière de 50 millions de francs pour Pagnol. En 1950, il écrit le scénario d'une version modernisée de la nouvelle de Maupassant, Le Rosier de Mme Husson, avec Bourvil, acteur alors débutant, dans le rôle d'Isidore. Le film, mis en scène par Jean Boyer, très mal accueilli par la critique, connaît cependant un succès commercial.
    Pagnol prend sa vraie revanche deux ans plus tard, en 1951, avec la troisième version de Topaze - au générique, Fernandel (Topaze), Larquey (Tamise), sa femme Jacqueline (Ernestine Muche) - un grand succès unanimement salué par la critique : "Nous avons eu le phénomène Raimu, il existe aussi un phénomène Fernandel", écrit Jean-Jacques Gautier dans Le Figaro.
    En 1951, poursuivi par le fisc, il s'installe à Monte-Carlo dans une somptueuse villa du XIXe siècle en bord de mer, La Lestra, auprès de son admirateur et ami le prince Rainier III de Monaco. À la mort de sa fille Estelle, âgée de 3 ans, il fuira l'endroit en 1954 pour revenir à Paris dans un hôtel particulier au square de l'Avenue du Bois, sur l'avenue Foch, se rapprochant de ses bureaux de la rue Fortuny.
    Toujours en 1951, Pagnol achève le scénario de Manon des sources. Brouillé avec Fernandel, il choisit Rellys pour le rôle d'Ugolin. Henri Poupon (le Papet), Raymond Pellegrin (l'ingénieur) et Jacqueline Pagnol (Manon) font partie de la distribution. Le film, qu'il tourne à La Treille, sort en janvier 1953 avec un accueil mitigé. Toujours très actif dans le domaine du cinema, il signe la même année l'adaptation et les dialogues d'un vaudeville Carnaval (mise en scène Henri Verneuil) et se lance dans ce qui sera sa dernière œuvre pour le cinéma Les Lettres de mon moulin. Pagnol "traduit en langue parlée" trois contes de Daudet, Le Secret de maître Cornille, l'Élixir du révérend Père Gaucher tourné à l'abbaye Saint-Michel de Frigolet avec Rellys dans le rôle-titre et Les Trois Messes basses.
    En 1955, à 60 ans, il préside le 8e Festival du Film de Cannes. Il fait également jouer au festival d'Angers sa traduction d’Hamlet de William Shakespeare (avec Jacqueline Pagnol et Serge Reggiani). Puis, le 6 octobre, il fait donner au théâtre de Paris sa tragédie en 5 actes Judas. L'éclairage nouveau, voire d'avant-garde, du personnage, tant il se rapproche de l'Évangile de Judas, est mal perçu par l'ensemble des confessions. L'accueil tout aussi froid réservé à Fabien, comédie en 4 actes qui sortira quelques mois plus tard, inciteront Pagnol à mettre un terme à son activité d'auteur dramatique, comme il l'avait déjà fait pour sa carrière de cinéaste.
    En 1957, il commence la rédaction de ses Souvenirs d'enfance avec La Gloire de mon père, premier tome qui connaît un immense succès (plus de 50 mille exemplaires vendus en un mois), dû entre autres à la façon dont Pagnol décrit les personnes qui lui sont chères dans le petit monde provençal qui l'entoure, et à la vivacité de ses souvenirs, embellis par le temps et l'imagination. Le deuxième tome, Le Château de ma mère, en 1958, s'inscrit en tête du classement des meilleures ventes de l'année.
    Pagnol est alors au premier plan de l'actualité littéraire. Grasset lui réclame sa traduction des Bucoliques de Virgile commencée 5 ans plus tôt. Suivent en 1960, Le Temps des secrets (Le Temps des amours, inachevé, sera publié en 1977 après sa mort), puis en 1962, L'Eau des collines, une version romancée en deux tomes, Jean de Florette et Manon des Sources, de son film de 1951. En 1965, passionné par cette énigme historique, il publie à son compte L'homme au masque de fer remanié en 1973 sous le titre Le Secret du masque de fer.
    En 1967, il tourne pour la télévision un conte de Daudet, dont il avait commencé quelques scènes en 1954 pour Les Lettres de mon moulin avant de l'abandonner, Le Curé de Cucugnan avec Fernand Sardou qui sera diffusé le jour de Noël 1968.
    En 1968, il fête les 40 ans de Topaze, son premier succès. La pièce a alors été jouée plus de 5 000 fois depuis sa création.
    Marcel Pagnol meurt le 18 avril 1974, à l'âge de 79 ans, dans sa maison de l'avenue Foch à Paris. Son corps repose au cimetière marseillais de La Treille, auprès de sa mère et de sa dernière fille Estelle, non loin du caveau de la famille Pagnol où reposent son père et sa seconde femme, ses frères et sœur et leur famille. Sur sa tombe, en guise d'épitaphe, une citation de Virgile : Fontes amicos uxorem dilexit (Il a aimé les sources, ses amis, sa femme).
    En 1981, il a reçu un César d'honneur.

    Source : Wikipédia

    Adaptations cinématographiques

    MARIUS

    1931, France, Drame
    Réalisé par Alexander Korda
    Scénario de Marcel Pagnol d'après sa pièce de théâtre
    Photographie de Theodore J. Pahle
    Musique de Francis Gromon
    Direction artistique d'Alfred Junge & Vincent Korda
    Montage de Roger Mercanton
    Durée 2 h 10

    Avec Raimu, Pierre Fresnay, Orane Demazis, Fernand Charpin, Alida Rouffe, Paul Dullac, Alexandre Mihalesco, Robert Vattier, Édouard Delmont, Milly Mathis, Marcel Maupi...

    Résumé : Marseille. Marius, 23 ans, aide son père, César, à servir les clients du Bar de la marine. Mais depuis que Piquoiseau, un ancien marin, lui a fait miroiter l'appel du large, il ne pense plus qu'à parcourir les mers. En attendant de concrétiser son rêve, il écoute les conversations des habitués du bar : Panisse, le maître voilier, et Escartefigue, le capitaine du ferry-boat. Tout à ses projets, Marius ne ne rend pas compte que Fanny, la fille d'Honorine, la poissonnière, est follement éprise de lui et qu'elle souffre de son indifférence...
    FANNY

    1932, France, Comédie Dramatique
    Réalisé par Marc Allégret
    Scénario de Marcel Pagnol d'après sa pièce de théâtre
    Photographie de Georges Benoît, Coutelier, André Dantan, Roger Hubert & Nikolai Toporkoff
    Assistant caméraman : Henri Alekan
    Musique de Vincent Scotto
    Décors de Gabriel Scognamillo
    Direction artistique de Dominique Drouin & Roland Tual
    Montage de Raymond Lamy & Jean Mamy
    Scripte de Françoise Giroud
    Durée 2 h 20

    Avec Raimu, Pierre Fresnay, Orane Demazis, Fernand Charpin, Auguste Mouriès, Robert Vattier, Marcel Maupi, Alida Rouffe, Milly Mathis, Édouard Delmont, André Gide, Pierre Prévert...

    Résumé : Marius n'a pas résisté à l'appel de la mer ; il a quitté Marseille, laissant derrière lui son père, César, attristé par ce départ et Fanny, enceinte. Pour éviter le déshonneur à sa fille, Honorine la pousse à épouser le vieux Panisse qui accepte, trop heureux de finir ses jours auprès d'une jeune femme et de s'assurer un descendance inespérée. Fanny, au désespoir, accepte. Mais Marius revient et apprend la nouvelle...
    PORT OF SEVEN SEAS

    1938, USA, Drame
    Réalisé par James Whale
    Scénario de Preston Sturges & Ernest Vajda d'après la pièce de Théâtre du même nom
    Photographie de Karl Freund
    Musique de Franz Waxman
    Direction artistique de Cedric Gibbons
    Montage de Fredrick Y. Smith
    Durée 1 h 21

    Avec Wallace Beery, Frank Morgan, Maureen O'Sullivan, John Beal, Jessie Ralph, Cora Witherspoon, Etienne Girardot, E. Alyn Warren, Henry Hull...

    Résumé : Madelon, belle jeune fille de 18 ans, est propriétaire d'un étal de poisson sur le bord de mer à Marseille. Elle est follement amoureuse de Marius, fils de César, dont le bar jouxte son étal. Mais Marius, malgré tout l'amour qu'il porte à Madelon, décide d'embarquer pour deux ans sur un navire afin de voir le monde. Peu après son départ, Madelon apprend qu'elle est enceinte de lui et se voit obligée d'accepter la proposition de mariage de Panisse, depuis longtemps épris d'elle...
    LA FILLE DU PUISATIER

    1940, France, Comédie Dramatique
    Réalisé par Marcel Pagnol
    Scénario de Marcel Pagnol d'après son roman
    Photographie de Willy
    Musique de Vincent Scotto
    Décors de Marius Brouquier
    Montage de Jeanne Rongier
    Son de Marcel Lavoignat
    Durée 2 h 50

    Avec Raimu, Fernandel, Josette Day, Line Noro, Georges Grey, Fernand Charpin, Milly Mathis, Clairette, Marcel Maupi, Charles Blavette, Lucien Callamand...

    Résumé : Patricia, fille ainée du puisatier, Pascal Amoretti, va chaque midi porter leur pitance dans la garrigue à son père et à son aide, le bon Felipe. En chemin, elle rencontre un jour le bel officier d'aviation, Jacques Mazel, qui la séduit. Celui-ci étant rappelé d'urgence, en 1939, sur le front, il demande à sa mère de prévenir la jeune fille de son départ anticipé...
    LA GLOIRE DE MON PÈRE

    1990, France, Comédie Dramatique
    Réalisé par Yves Robert
    Scénario de Louis Nucéra, Yves Robert & Jérôme Tonnerre d'après son roman du même nom
    Photographie de Robert Alazraki, Christophe Beaucarne, Eric Vallée & Paco Wiser
    Musique de Vladimir Cosma
    Décors de Jacques Dugied
    Costumes de Dominique Gay & Agnès Nègre
    Montage de Pierre Gillette
    Son d'Alain Sempé & Olivier Villette
    Mixage son de Bernard Leroux & Claude Villand
    Montage son de Monique André
    Casting de Gérard Moulévrier
    Scripte de Lucette Andréi
    Durée 1 h 45

    Avec Philippe Caubère, Nathalie Roussel, Didier Pain, Thérèse Liotard, Julien Ciamaca, Victorien Delamare, Joris Molinas, Benoît Martin, Paul Crauchet, Pierre Maguelon, Michel Modo, Jean Rougerie, Jean-Pierre Darras (Voix), Victor Garrivier, Raoul Curet, Andrée Damant...

    Résumé : Marcel est le fils de Joseph, un instituteur provençal, digne représentant, en ce tournant de siècle, de l'école républicaine. Il a pour mère la douce et attentive Augustine. Très vite, il apprend à lire, par sa seule présence en classe, mais sa mère le retire, effrayée, de l'école. La famille s'agrandit d'un frère, Paul et d'une petite sœur. Quant à Rose, la sœur d'Augustine, elle épouse Jules, un bon vivant. Jules et Joseph louent un jour dans les collines vers Aubagne une bastide neuve. Pour Marcel, c'est la grande découverte de sa vie...
    LE CHÂTEAU DE MA MÈRE

    1990, France, Comédie Dramatique
    Réalisé par Yves Robert
    Scénario de Jérôme Tonnerre & Yves Robert d'après le roman de Marcel Pagnol du même nom
    Photographie de Robert Alazraki
    Musique de Vladimir Cosma
    Décors de Jacques Dugied
    Costumes d'Agnès Nègre
    Montage de Pierre Gillette
    Son d'Olivier Villette
    Mixage son de Bernard Leroux & Claude Villand
    Montage son de Monique André
    Casting de Gérard Moulévrier
    Scripte de Lucette Andréi
    Durée 1 h 38

    Avec Philippe Caubère, Nathalie Roussel, Didier Pain, Thérèse Liotard, Julien Ciamaca, Victorien Delamare, Joris Molinas, Julie Timmerman, Paul Crauchet, Philippe Uchan, Patrick Préjean, Pierre Maguelon, Michel Modo, Jean Carmet, Jean Rochefort, Georges Wilson, Jean-Pierre Darras (Voix), André Chaumeau, Raoul Curet, Ticky Holgado, Jean-Marie Juan, Elisabeth Macocco...

    Résumé : Depuis la grande découverte des collines provençales et de l'amitié de Lili, le petit Marcel ne rêve que d'une chose : retourner à la Bastide. Pourtant l'heure n'est pas à l'oisiveté : Marcel est présenté au concours des bourses. Cependant, sa mère a la judicieuse idée de faire transformer l'emploi du temps de son instituteur de mari afin de pouvoir monter chaque semaine à la Bastide. Sur le chemin, ils rencontrent Bouzigue, un ancien élève devenu surveillant du canal. Grâce à la clef qu'il prête à Joseph, la famille, en traversant le parc des châteaux, peut gagner deux heures sur l'habituel trajet...


    Adaptations télévisuelles

    LE TEMPS DES SECRETS

    2007, France/Belgique, Téléfilm
    Réalisé par Thierry Chabert
    Scénario d'Ariane Gardel Beaulande & Louis Gardel d'après le roman du même nom
    Photographie de Manuel Terán
    Musique de Angélique & Jean-Claude Nachon
    Chansons de Didier Barbelivien
    Montage de Jeanne Kef
    Décors de Loula Morin
    Costumes de Sophie Dussaud
    Montage son de Georges-Henri Mauchant
    Casting de Jeap Sivaggiani
    Durée 1 h 38

    Avec Pierre-François Martin-Laval, Armelle Deutsch, Richard Oiry, Andrée Damant, Pierre Maguelon, Franck de la Personne, Fanny Paliard, Douglas Boissin, Christiane Conil, Antoine Coesens, Jean-Claude Carrière (Voix), Pascal Elso...

    Résumé : Ce sont les dernières vacances dans ses chères collines de Provence avec son ami Lili, avant l'entrée en sixième du petit Marcel Pagnol qui vient d'obtenir une bourse d'étude. C'est le début de l'adolescence, il rencontrera Isabelle, son premier amour, qu'il a "sauvé des araignées et des serpents". Et il découvrira à travers des événements souvent cocasses que les grandes personnes ont chacune un secret. Elles perdront ainsi à ses yeux leur "prestige d'adulte", malgré la tendresse qu'il leur porte. Au lycée, sa condition de boursier le met toujours en péril car il risque à chaque "sottise de potache" de perdre sa bourse d'étude et de déshonorer son père, un modeste instituteur qui rêve d'un bel avenir de professeur pour son fils...
    LE TEMPS DES AMOURS

    2007, France/Belgique, Téléfilm
    Réalisé par Thierry Chabert
    Scénario de Louis Gardel d'après le roman du même nom
    Photographie de Manuel Terán
    Musique de Angélique & Jean-Claude Nachon
    Chansons de Didier Barbelivien
    Montage de Jeanne Kef
    Décors de Loula Morin
    Costumes de Sophie Dussaud
    Montage son de Georges-Henri Mauchant
    Casting de Jeap Sivaggiani
    Durée 1 h 35

    Avec Pierre-François Martin-Laval, Armelle Deutsch, Richard Oiry, Andrée Damant, Pierre Maguelon, Franck de la Personne, Robin Causse, Fanny Paliard, Christiane Conil, Jean-Claude Carrière (Voix), Isabelle Caubère, Antoine Coesens...

    Résumé : Ayant évité le conseil de discipline, Marcel reste au lycée. Il est devenu une sorte de “leader” vis-à-vis de ses nouveaux camarades. Il a maintenant seize ans, il va passer son bac et connaître ses premiers émois amoureux avec Clémentine, la petite voisine devenue une jolie danseuse, il croisera également Isabelle son premier amour, mais le charme est rompu...

    Autres Participations

    ANGÈLE

    1934, France, Drame
    Réalisé par Marcel Pagnol
    Scénario de Marcel Pagnol d'après la nouvelle de Jean Giono "Un de Baumugnes"
    Photographie de Willy & Roger Ledru
    Musique de Vincent Scotto
    Décors de Marius Brouquier
    Direction artistique de Charles Brun
    Montage de Suzanne de Troeye & André Robert
    Son de Jean Lecoq & Bardisbanian
    Durée 2 h 25

    Avec Orane Demazis, Fernandel, Henri Poupon, Jean Servais, Annie Toinon, Blanche Poupon, Marcelle Vial, Thommeray, Andrex, Charles Blavette, Édouard Delmont...

    Résumé : Fille du fermier Clarius Barbaroux, Angèle est séduite par un vaurien, un certain Louis qui l'entraîne à Marseille où il l'oblige à se prostituer. Malgré la naissance d'un enfant, sa famille ne veut plus entendre parler d'elle, et au village il n'y a plus que le valet de ferme Saturnin, un homme un peu simple d'esprit, à avoir un peu de compassion pour elle. Un jour, il décide d'aller à Marseille pour retrouver la jeune femme...
    TARTARIN DE TARASCON

    1934, France, Comédie
    Réalisé par Raymond Bernard
    Scénario & dialogues de Marcel Pagnol d'après un roman d'Alphonse Daudet
    Photographie de Jules Kruger & Robert Lefebvre
    Musique de Darius Milhaud
    Décors de Lucien Carré
    Direction artistique de Jean Perrier
    Son d'Antoine Archaimbaud
    Durée 1 h 35

    Avec Raimu, Fernand Charpin, Jean Sinoel, Milly Mathis, Jenny Hélia, Maximilienne, Paul Ollivier, Jean d'Yd, Maupi, Henri Poupon, Henri Vilbert...

    Résumé : Tartarin de Tarascon passionné par la chasse des grands fauves, narre des récits qu'il invente. Tous le monde l'écoute et pense qu'il pourrait devenir un grand chasseur. Tartarin sait qu'il ne peut pas vivre ses aventures qu'il raconte mais soucieux de son image de marque, et comme une rumeur commence à monter, il s'équipe d'un matériel démentiel et s'embarque pour l'Afrique...
    REGAIN

    1937, France, Drame
    Réalisé par Marcel Pagnol
    Scénario de Marcel Pagnol d'après le roman de Jean Giono
    Photographie de Willy & Roger Ledru
    Musique d'Arthur Honegger
    Décors de René Paoletti
    Direction artistique de Marius Brouquier
    Montage de Suzanne de Troeye & Jeanne Rongier
    Durée 2 h 07

    Avec Fernandel, Orane Demazis, Marguerite Moreno, Édouard Delmont, Henri Poupon, Marguerite Chabert, Odette Roger, Charblay, Charles Blavette, Milly Mathis, Gabriel Gabrio, Robert Le Vigan...

    Résumé : Un petit village de Provence se vide de ses habitants. Quand l'un des derniers résidents part rejoindre son fils en ville, plus rien ne semble devoir sauver le hameau de l'abandon. Urbain Gédémus, rémouleur ambulant, prend sous sa protection une jeune femme, Arsule, qui ne semble plus rien attendre de la vie...

    Prix & Récompenses : New York Film Critics Circle 1939 : Meilleur film étranger.
    LE SCHPOUNTZ

    1938, France, Comédie
    Réalisé par Marcel Pagnol
    Scénario de Marcel Pagnol
    Photographie de Willy
    Musique de Casimir Oberfeld
    Montage de Suzanne de Troeye & Suzanne Cabon
    Son de Jean Lecoq
    Durée 2 h 40

    Avec Fernandel, Orane Demazis, Fernand Charpin, Léon Belières, Enrico Glori, Robert Vattier, Marcel Maupi, Louisard, Henri Poupon, Charles Blavette, Pierre Brasseur, Robert Darène, Louis Ducreux, André Roussin...

    Résumé : Irénée Fabre est un orphelin élevé par son oncle. Irénée ne compte absolument pas reprendre le négoce de l’oncle Baptiste et se rêve acteur de cinéma. Il rencontre une équipe de tournage qui, pour s’amuser de lui, lui fait miroiter le succès s’il monte à la capitale. Le "Schpountz", comme ils l’appellent, les prend au mot et les rejoint bientôt à Paris...
    LA FEMME DU BOULANGER

    1938, France, Drame
    Réalisé par Marcel Pagnol
    Scénario de Marcel Pagnol d'après la nouvelle de Jean Giono "Jean le Bleu"
    Photographie de Georges Benoît & Roger Ledru
    Musique de Vincent Scotto
    Montage de Suzanne de Troeye, Marguerite Renoir & Suzanne Cabon
    Son de Marcel Lavoignat
    Scripte de Suzanne de Troeye
    Durée 2 h 13

    Avec Raimu, Ginette Leclerc, Fernand Charpin, Robert Vattier, Charles Blavette, Robert Bassac, Marcel Maupi, Alida Rouffe, Maximilienne, Édouard Delmont...

    Résumé : Le boulanger Aimable Castanet s'installe avec sa femme Aurélie dans un petit village de Haute-Provence, où ragots et médisances vont bon train. Expansif et volubile, Aimable fait vite la conquête des habitants et son pain est le meilleur jamais dégusté au village. Aurélie, timide et réservée reste les yeux fixés sur sa caisse. Mais un beau jour, elle s'enfuit avec Dominique, le berger du Marquis de Monelles. Désespéré, Aimable perd la tête et refuse de faire son pain. Les villageois se mobilisent pour qu'Aurélie lui revienne...

    Prix & Récompenses : New York Film Critics Circle 1940 : Meilleur film étranger.

    Bibliographie

    Romans, nouvelles et essais

    1921 : La petite fille aux yeux sombres
    1921 : Le mariage de Peluque
    1922 : L'infâme truc
    1947 : Notes sur le rire
    1949 : Critique des critiques
    1957 : La gloire de mon père
    1957 : Le château de ma mère
    1959 : Le temps des secrets
    1963 : L'eau des collines roman en deux parties : Jean de Florette & Manon des sources
    1964 : Le masque de fer
    1968 : Les sermons de Marcel Pagnol
    1977 : Le temps des amours
    1977 : Les secrets de dieu
    1981 : Confidences
    1984 : L'infâme truc et autres nouvelles

    Pièces de théâtre


    1922 : Catulle
    1922 : Ulysse chez les Phéaciens
    1923 : Tonton ou Joseph veut rester pur
    1925 : Les marchands de gloire en collaboration
    1926 : Un direct au cœur
    1926 : Jazz
    1928 : Topaze
    1929 : Marius
    1931 : Fanny
    1946 : César
    1955 : Judas
    1956 : Fabien