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    Venise fait son cinéma

    Sa situation géographique

    Venise, ville d'Italie, occupe une situation géographique exceptionnelle, dans une lagune de la mer Adriatique. Les Vénitiens établirent leur ville en enfonçant des pieux en chêne et en aulne dans le sol sablonneux. Sur ces fondations, ils bâtirent des maisons et des palais et entamèrent un combat contre le mouvement continuel des marées.
    Les principales autres îles de la lagune sont : le Lido, Murano, Burano, Torcello. Sans oublier : San Michele (l'île cimetière de la ville), San Erasmo, Mazzorbo, Le Vignole, Certosa, San Francesco del Deserto, San Giacomo in Paludo, San Servolo, San Lazzaro degli Armeni, Giudecca.
    La ville est parcourue par 177 canaux (dont le plus important est le Grand Canal), 455 ponts (le plus souvent arqués pour laisser passer les bateaux) a 123 églises et s'étend sur 118 îles situées entre l'embouchure de l'Adige (au sud) et du Piave (au nord).
    Elle est découpée en six quartiers historiques appelés les sestieri : San Marco, Castello et Cannaregio sur la rive gauche du Grand Canal et Santa Croce, San Polo et Dorsoduro sur l'autre rive. Le quartier de San Marco et la basilique du même nom constituent le cœur de la cité. Le quartier de Castello recouvre toute la partie sud-est de Venise. Son nom serait lié à la présence légendaire d'un château ou bien encore à la curie patriarcale qui se trouvait à cet endroit. Le quartier de Cannaregio occupe toute la partie de la ville comprise entre le Rialto et la gare ferroviaire. Il est nommé ainsi en raison du caractère rectiligne des canaux qui le parcourent (canal reggio). Sur l'autre rive, Santa Croce et San Polo doivent leur nom à deux églises (la première, détruite). Dorsoduro s'appelle ainsi en raison de l'altitude du sestiere (désignation traditionnelle locale du quartier) qui est plus élevé que les autres. En conséquence, pendant les épisodes d'"acqua alta" (hautes eaux), il est moins souvent inondé.
    Le centre historique est entièrement piétonnier, les canaux faisant fonction de route, et les divers bateaux qui traversent seulement le Grand Canal, le Canal de la Giudecca et la lagune autour de la ville, sont le moyen de transport public. Venise est une ville unique où l'on se déplace presqu'exclusivement à pied. On y trouve aussi des taxis d'eau - petits bateaux motorisés qui peuvent transporter de huit à dix personnes - et des gondoles - petites embarcations d'avirons très légères ; le transport privé des Vénitiens au moyen des bateaux motorisés ou à avirons est limité aux excursions dominicales. D'autres modèles d'embarcations plus ou moins grosses sont destinés aux transports commerciaux. Chateaubriand constatait que Venise était "une ville contre-nature". Le Vénitien de son point de vue, l'estime unique ville naturelle "dans un monde contre-nature".

    Source : Wikipédia

    Histoire de la ville

    Une occupation romaine : Les fouilles archéologiques ont révélé que les îles et le cordon littoral de la lagune étaient déjà occupés par les hommes au temps de l'empire romain. Il s'agissait surtout de pêcheurs, appelés les incolae lacunae ("habitants de la lagune"), exploitant les salines et vivant dans des hameaux. Depuis 1995-2000, les découvertes sur des sites aujourd'hui immergés révèlent la forte densité de peuplement dans certaines zones. Les vestiges de l'époque romaine sont sous un ou deux mètres d'eau. Des bouleversements hydrographiques, ainsi que la transgression marine, provoquèrent des inondations, et obligèrent la population à évacuer la plupart des îlots aux Ve et VIe siècles : de sorte que lorsque Cassiodore, fonctionnaire du royaume ostrogoth, décrivit la lagune en 537-538, elle offrait un paysage de roseaux et de vase, où quelques pêcheurs menaient une vie chiche et étriquée.
    Venise maritime : Couplée à une stabilisation, puis à une baisse, du niveau de la mer, l'invasion des Huns puis des Ostrogoths en Italie amena les premiers réfugiés sur la lagune. Mais ce fut surtout l'arrivée des Lombards en 568 dans la région de Vicence, Vérone, Trévise et Padoue, qui déclencha une migration massive vers le littoral et les îlots de la lagune de Venise se révélant inviolable. La population romaine fuyait devant l'envahisseur, parfois en désordre, parfois derrière son clergé et ses chefs. Les habitants d'Oderzo, ville prise par Rothari en 639, fondèrent sur le cordon littoral Civitas Novas. L'îlot de Torcello fut peuplé de réfugiés d'Altino, guidés par leur évêque. Malamocco reçut des Padouans À Grado, s'installèrent des habitants d'Aquilée. Bref, "l'établissement fut d'abord diffus, éparpillé en un grand nombre de petites agglomérations, chaque communauté se fixant à part, isolée des autres". Certains habitats furent précaires ; d'autres apparaissaient mieux ancrés, comme à Torcello. Cette population, issue de la terre ferme, trouva dans la lagune une double protection : celle du milieu marécageux - que les chevaux des Barbares ne pouvaient atteindre - et celle des Byzantins (avec leur circonscription l'exarchat de Ravenne entre les VIe et VIIIe siècles), qui essayaient de s'accrocher sur le littoral italien. L'insécurité ambiante empêchant le retour des réfugiés, ces derniers furent contraints de constituer une nouvelle ville sur la lagune. Des travaux d'aménagement furent entrepris : on consolida les rives, on draina les sols, on construisit des maisons en bois et des monuments en brique ou en pierre. Les matériaux furent cherchés sur la terre ferme. Rapidement, s'élevèrent de petites cités et des églises comme la basilique de la Vierge à Torcello, en 639. D'agricole (pêche, vignes, arboriculture et surtout le sel dont les Vénitiens assurent la production et le négoce), l'économie se diversifia dès le VIIe siècle vers l'artisanat (travail du verre, de la corne, puis du bronze) et le commerce. La ville naissante se posa en intermédiaire commerciale entre l'Occident et l'Empire byzantin. Par elle, plus exactement par Torcello, transitaient les produits d'Orient (soieries de luxe, épices, métaux précieux) et ceux d'Europe de l'Ouest (sel, bois, esclaves).
    Émergence d'un centre : Rialto : Au VIIIe siècle, Venise formait une agglomération multipolaire. Chacun sur leurs îlots ou leur bande de sable, Torcello, le grand comptoir commercial, Cittanova et Malamocco, où résidait le pouvoir politique, Rialto constituaient les principaux centres de la lagune. Peu à peu, les hommes, les richesses, les activités tendirent à se concentrer à Rialto, l'île au cœur de l'enclave aquatique. Parmi ses avantages, elle proposait un accostage facile pour les embarcations de grand tirant d'eau. Le commerce maritime s'en trouvait facilité. Au contraire, à cause d'une modification du cours des rivières qui se jettent au nord de la lagune, le Dese, le Sile, les autres îles connaissaient une sédimentation qui obstruait la navigation. La prééminence de Rialto fut renforcée en 810 par l'installation du chef de Venise, le doge Angelo Participazio alors que les troupes de Pépin d'Italie menacent la lagune après avoir franchi les lidi. Ce fut donc progressivement que Rialto devint le centre de Venise.
    Émancipation de Byzance : La chronique de Giacomo Diacono, chroniqueur du XIe siècle, raconte qu'au VIIe siècle, les Vénitiens élurent un doge pour les gouverner. L'historien Donald M. Nicol a montré que ce fait relève du mythe. En fait, le doge n'était pas un Vénitien élu par ses compatriotes mais un magistrat byzantin, l'exarque de Ravenne, dont le pouvoir s'étendait jusqu'à Venise. Après la disparition de l'Empire romain d'Occident en 476, les Byzantins assuraient la défense de l'Italie contre les Barbares. Mais au cours du haut Moyen Âge, ils tenaient de plus en plus difficilement leurs points d'ancrage. Les Lombards les chassèrent de Ravenne. Menacée par d'autres ennemis, Byzance s'appuya de plus en plus sur la richesse et la puissance navale croissante de Venise. D'un statut de sujétion par rapport aux Byzantins, la cité lagunaire glissa vers une position d'alliée. Au XIe siècle, elle finit par organiser des expéditions navales pour le compte des Byzantins. En récompense des victoires militaires, les marchands vénitiens obtinrent des privilèges commerciaux. La soumission à Byzance s'avérait théorique. En 810, la ville résista à Charlemagne, empereur mais aussi roi des Lombards.
    Un autre mythe fondateur marqua l'émancipation de Venise à l'égard de Byzance : en 828, Saint Marc, dont les prétendues reliques venaient d'être ramenées d'Alexandrie par deux marins, remplaça Théodore comme patron de la ville. Des marchands vénitiens volèrent dans l’église St Marc en Alexandrie d’Égypte les reliques de st Marc. Ils déposèrent en passant une rotule à Cropani. Cela permis de rivaliser avec Rome, de s’émanciper de Byzance et permis ainsi le développement de Venise. La basilique St Marc fut construite à la suite. Cet évènement empoisonna les relations entre l’Église chrétienne copte d’Égypte et l’Église de Rome durant plus de 10 siècles. En juin 1968 le pape Paul VI, céda et rendit à l’Église Copte d’Égypte les reliques de Saint Marc. Elles furent déposées dans la nouvelle cathédrale Saint Marc du Caire.
    Autrement dit, un saint qu'on pourrait qualifier de latin remplaçait un saint portant un nom grec, Venise devenant désormais une des capitales du monde chrétien et pouvant concurrencer Rome qui disposait quant à elle des reliques de l'apôtre Pierre10.
    Organisation politique : Le gouvernement est entre les mains d'une oligarchie qui domine le grand conseil (Maggior Consiglio institué en 1172), un organisme de forme républicaine, fut constitué qui élit le doge à vie. Son nom vient du mot Duce. Au cours de la séance du 28 février 1297, dite Serrata del Maggior Consiglio, seuls sont admis ceux qui ont siégé au cours des 4 années précédentes et les descendants de ceux qui en avaient fait partie jusqu'en 1172 : la charge des conseillers majeurs devient héréditaire (apparition de la noblesse vénitienne) ce qui par la suite, après une trêve politique, provoquera deux tentatives de coup d'État (Marin Bocconio, 1299 ou 1300 et Bajamonte Tiepolo, 1310) de la part des "bourgeois" exclus après la lourde défaite militaire qui a lieu à Curzola le 8 septembre 1298.
    Le conseil des Dix créé en 1310 était un comité exécutif et un tribunal spécial doté de pouvoirs exceptionnels, il assura la protection du pouvoir, ce fut un instrument de lutte politique et il fut même utilisé pour envoyer à l'échafaud le doge (Marino Faliero en 1355). Ce conseil associé au trois inquisiteurs d'État (institué en 1454 d'après Pierre Daru) avait institué un état policier où chaque personne suspectée de comploter contre l'État indépendamment de son rang social, était éliminée physiquement sans procès.
    Le Grec Georges de Trébizonde écrit en 1451 que les Vénitiens ont modelé leur constitution sur l’idéal de la République de Platon. La ville, gouvernée avec ordre, connaît en effet peu de rivalité entre les nobles ni soulèvements populaires. La noblesse apparaît comme une élite solidaire, qui a peu de privilèges même si certaines charges lui sont réservées, et se fond par mariage à la classe marchande. Le clergé paye également des impôts et est contrôlé par l’État. Un patriarche siège à Venise depuis 1451, choisi par le doge, ainsi que les chanoines de Saint-Marc. Les évêques sont élus par le Sénat. Celui-ci, le Consiglio dei Pregadi, comprend alors 120 membres élus, auxquels s’ajoutent le Conseil des Quarante et le Consiglio Minor, ou Seigneurie. Ses attributions concernent essentiellement la politique étrangère, le choix des ambassadeurs, la défense nationale. La catégorie des citoyens ("originaires", si leur père et grand-père était déjà citoyens, ou "d’adoption spéciale par le Sénat" sur rapport préalable des avocats de la commune), aisée, n’a pas le droit d’exercer un métier mécanique et doit se consacrer au commerce ou bénéficie d’emplois réservés à la chancellerie ducale. Le peuple est regroupé par professions. Très surveillé par l’État, rarement pauvre, il se révolte peu. Quelques esclaves demeurent, mais en constance diminution. Aux côtés des 100 000 vénitiens, vivent de nombreux autres groupes : Juifs, rassemblés dans le ghetto, qui portent à certaines périodes un "O" jaune sur leurs vêtements, Allemands autour du Fondado dei Tedeschi, Albanais, nombreux Grecs chassés par les Turcs regroupés autour de Saint-Georges.
    Une ville en chantier : Le grand commerce dynamisait l'agglomération qui connut par conséquent une forte expansion démographique. Il fallait donc conquérir sur la lagune. Les Vénitiens apportèrent de la terre, ils asséchèrent le sol, enfoncèrent des milliers de pieux pour servir de fondations aux bâtiments. Un réseau de canaux se dessina autour du principal d'entre eux : le Canal Grande. Jean-Claude Hocquet évalue que 80 % ou 90 % de l'actuelle Venise est peut-être gagné sur l'eau. On comprend donc l'expression de Pétrarque au XIVe siècle : une "cité très miraculeus".
    Jusqu'à la fin du XIe siècle, Venise était une ville de bois hormis le palais du duc et quelques églises, mais des incendies ravageurs obligèrent à revoir les matériaux de construction. La brique l'emporta ensuite tandis que la pierre d'Istrie qui résiste à l'eau salée, occupaient les parties basses. La cité se composait d'une soixantaine de paroisses rassemblée depuis 1169 en 6 quartiers ou sestieri symbolisés par les 6 dents que porte la proue des gondoles (San Marco, Cannaregio, Castello, Dorsoduro, San Polo, San Croce). La municipalité intervint par des règlements pour encadrer l'évolution urbaine, jusque-là anarchique. Les alignements de façade devaient être respectés. En 1224, un organisme chargé d'entretenir les canaux fut créé. On entreprit également de bonifier l'îlot de Giudecca nuova.
    La capitale d'un empire maritime : Venise est considérée depuis le XIe siècle comme la plus grande puissance économique de Méditerranée. Conduite par son doge et ses grandes familles marchandes, Venise s'est peu à peu imposée comme le principal intermédiaire commercial entre l'Orient, dominé par les cultures musulmane et byzantine, et le monde chrétien. Au XIVe siècle, elle et Gênes régnaient sur le commerce de la Méditerranée. Cette place de quasi-monopole fut acquise grâce à l'aide apportée à l'Empire byzantin dans ses guerres contre les peuplades slaves telles que les Bulgares. Cette situation changea en 1171 lorsque l'empereur byzantin Manuel Ier fit saisir toutes les possessions des vénitiens sur son territoire afin de redresser les finances de l'empire.
    Venise recouvra son influence en prenant une part active à la quatrième croisade (1202-1204). Elle avait assuré le transport par mer des Croisés, avait conquis grâce à leur aide militaire de multiples comptoirs sur la route de l'Orient (Zara, Corfou...) et enfin avait participé au pillage de Byzance. Les 4 chevaux dorés qui ornent aujourd'hui la basilique Saint-Marc proviennent du butin ramené de l'ancienne Constantinople. Cette victoire changea profondément les rapports de forces dans cette partie de la Méditerranée, les nobles vénitiens (officiers de marine ne pouvant avoir de grands fiefs à Venise) en profitant pour se constituer, comme les Génois, un empire insulaire avec des possessions telles que le duché de Crète, le duché de Naxos (les Cyclades) ou encore les îles Ioniennes (plus des comptoirs commerciaux en mer Noire et en Méditerranée orientale).
    Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, Venise, avec environ 100 000 habitants, figurait avec Paris, Pise, Milan, Florence, Gênes et Gand parmi les plus grandes villes d'Europe occidentale. Elle se trouvait à la tête d'un État, certes de petite taille mais indépendant : la République de Venise. L'expansion s'appuie sur la "Bourse du Rialto", où s'échangent des parts de navire, d'où l'augmentation de la flotte commerciale et la quadruplement de la superficie de l'Arsenal de Venise, mené par les autorités de la ville. La puissance navale des Vénitiens s'appuyait notamment sur ses galères. En 1325, débutèrent les travaux d'agrandissement de l'Arsenal d'où sortaient ces bateaux.
    À partir du XIIIe siècle, les rives du Canal Grande se peuplèrent de belles demeures, les casa des notables. Commines, le conseiller du roi de France Louis XI resta admiratif devant ce spectacle. Pour lui, Venise est "la plus triomphante cité que j'ai jamais vue" et le Canal Grande "la plus belle rue que je croy qui soit en tout le monde et la mieux raisonnée". La montée en puissance des Turcs en Orient et la découverte de l'Amérique en 1492 signifiaient la fin de Venise en tant que grande puissance commerciale, l'Europe atlantique étant alors le centre des échanges avec le reste du monde.
    La guerre contre Gênes : La rivalité historique avec Gênes avait pour origine la concurrence entre les républiques maritimes pour le contrôle des routes commerciales avec l'Orient, et en Méditerranée. Si, avec Pise, la République de Venise réussit, à plusieurs reprises, à trouver des accords de partition de zones d'influence, avec Gênes, les rapports étaient moins cordiaux.
    Au XIIIe siècle, les hostilités se limitaient à la guerre de course. Vers 1218, les républiques de Venise et de Gênes s'accordèrent pour mettre fin à cette situation, Gênes obtenant la garantie de la liberté de trafic vers les terres de l'empire oriental. Le deux républiques s'affrontèrent violemment au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle, au cours de la guerre de Saint-Sabas. Venise poursuivit la lutte pour la maîtrise des routes commerciales ; après une défaite à Portolungo (1354), les hostilités reprirent en 1376 pour la conquête de l'île de Ténédos, important nœud commercial à l’entrée du détroit des Dardanelles. Après des victoires alternées, la paix de Turin (1381) conclut, en apparence, la guerre de Chioggia : Ténédos ne fut remise à aucun des belligérants. En réalité, Gênes, qui n'avait pas réussi à chasser sa rivale du commerce avec l'Orient, se trouva engagée dans une période de luttes intestines qui compromit son indépendance. Venise, au contraire, réussit à maintenir un état de cohésion ; si elle ne gagnait pas la guerre, elle gagnait la paix. La chute de Byzance aux mains des Ottomans de Mehmed II (1453) révéla qui était la vraie puissance navale de la Méditerranée orientale, et contraignit les deux républiques maritimes à chercher d'autres voies de développement. Gênes la trouva dans la finance internationale, Venise dans l'expansion terrestre.
    L'époque des villas vénitiennes : Au cours des dernières décennies du XIVe siècle et au début du XVe siècle, Venise, administrée par une petite caste militaire et des commerçants, réussit à conquérir l'entre terre italien, déplaçant ainsi son centre un peu plus vers l'occident. À la suite de cette conquête, afin d'assurer un meilleur contrôle du territoire, de nombreux membres de la noblesse en prirent possession. L'épisode de Catherine Cornaro, veuve du roi de Chypre, est exemplaire : elle cédait à Venise, à perpétuité, l'île méditerranéenne et ses droits dynastiques ; en échange, la Sérénissime lui concédait le duché d'Asolo, afin qu'elle pût finir ses jours d'une façon digne de son rang de reine. Sous les collines assoles, la noble dame fit construire une fastueuse villa avec un parc, composé de plusieurs bâtiments et richement décoré suivant le goût de l'époque. La reine de Chypre y accueillit de nombreux écrivains et artistes.
    Beaucoup d'autres familles patriciennes, à la fin du XVe siècle et pendant tout le XVIe siècle, s'installèrent dans les nouveaux territoires, menant une activité agraire, à la façon de véritables colons. C'est ainsi que naquit la villa veneta, formé d'un corps central, en général haut, mais de proportion raisonnable, destinée à accueillir le propriétaire et sa famille. Le noyau de l'habitation patronale disposait à proximité de dépendances pour les paysans, d'entrepôts pour les récoltes et de remises pour les outils.
    Au cours du XVIe siècle, sous l'impulsion d'Andrea Palladio et surtout à proximité de Vicence, les villa veneta constituent de véritables œuvres d'art. Autour de Venise, le long des voies de communication qui mènent à Padoue et à Trévise, des villas sont édifiées côte à côte, qui rivalisent de beauté.
    L'expansion dans la plaine padano-vénitienne : Initialement, la politique continentale de Venise restait orientée vers un équilibre des ambitions des diverses communes et des signorie du centre et du nord de l'Italie. La sérénissime avait acquis, par la diplomatie et la guerre, la domination sur les petits territoires de l'entre-terre vénitien qui étaient nécessaires au commerce et à l'augmentation des revenus gouvernementaux. Ses intérêts concernaient surtout l'expansion maritime.
    À la fin du XIVe siècle, après le traité de Turin, pour empêcher les visées expansionnistes du duché de Milan, Venise engagea des mercenaires commandés par des capitaines comme Gattamelata (Erasmo da Narni) ou Carmagnola (Francesco Bussone), reprenant l'expansion sur la terre ferme sous les ordres du doge Francesco Foscari (1423-1457). Venise conquit une partie des territoires lombards. Pour s'opposer à la puissance milanaise, Venise réussit à trouver un accord avec Florence (1425), qui petit à petit s'amenuisât en raison de la diversité des intérêts. En 1433 (paix de Ferrare), Philippe Marie Visconti fut obligé de céder Brescia et Bergame et avec la paix de Crémone (1441) il fut obligé de céder d'autres terres, en raison des actions menées par le capitaine Scaramuccia da Forlì. Avec la paix de Lodi (1454) François Sforza reconnut la frontière vénitienne de l'Adda qui resta inchangée pendant des siècles. Venise eut à cette occasion à son service le condottiere Bartolomeo Colleoni, comme capitaine général, qu'elle honora avec le monument équestre du Verrocchio. Au sommet de sa puissance, Venise contrôlait une grande partie de la côte de l'Adriatique, beaucoup d'îles de la mer Égée, Crète incluse, et une grande partie des comptoirs commerciaux du Moyen-Orient. Le territoire de la république dans la péninsule s'étendait jusqu'au lac de Garde, le fleuve Adda et même Ravenne, qui lui permettait d'influencer la politique des villes de la Romagne, par exemple en soutenant, en 1466, la prise de pouvoirs de Pino III Ordelaffi à Forlì, ville sur laquelle Venise ne réussit jamais à avoir un contrôle direct.
    Au début du XVIe siècle, la république était une des principales puissances européennes et la richesse du commerce, l'habileté de la diplomatie et des commandants militaires et une bonne administration la plaçait à un niveau supérieur à ceux des autres États de l'époque. Elle est cependant menacée par l'Empire Ottoman de Bajazed II sur ses possessions orientales. Elle perd Lepante en 1499 et d'autres comptoirs dans le Péloponnèse. Elle résiste grâce à l'alliance conclue avec la Papauté et le Royaume de Hongrie, mais doit conclure la paix en 1502 avec l'empire Ottoman en cédant Durazzo et les comptoirs du Péloponnèse contre de nouvelles capitulations commerciales. Venise conservait encore la Crète et Chypre, mais se voyait supplantée en Méditerranée orientale par la flotte ottomane.
    Venise en guerre en Europe : L'élargissement territorial de la Sérénissime entra en opposition avec les intentions expansionnistes du pape Jules II. Louis XII, Maximilien d’Autriche et le nouveau pape Jules II (Julien della Rovere) s'unissent le 22 septembre 1504 par le traité de Blois dirigé contre la Sérénissime. Face à cette triple alliance, le gouvernement de Venise temporisa, mais inutilement : car ce fut Jules II qui débuta les hostilités. Le pape alors se désista, craignant la supériorité militaire vénitienne. En 1508, l'empereur Maximilien d'Autriche entra dans le Trentin, et les milices vénitiennes de Bartolomeo d'Alviano le repoussèrent, l'obligeant à demander une trêve. Cette victoire de Venise contribua à compléter son isolement.
    Le 10 décembre 1508, la ligue de Cambrai unifia le pape Jules II, le roi de France Louis XII, L'empereur Maximilien, le roi Ferdinand II d'Aragon, L'Angleterre, la Savoie Mantoue et Ferrare, tandis que Florence restait neutre, occupée comme elle l'était à faire plier la résistance de Pise. Battue par les ennemis étrangers et italiens, abandonnée par les nobles et les riches bourgeois des villes de la terre ferme, la république connut des jours difficiles.
    À la Agnadel, le 14 mai 1509, les Vénitiens furent durement battus par les Français à cause de la décision du sénat de diviser l'armée entre Bartolomeo d'Alviano et Niccolò di Pitigliano, le premier impétueux, le second prudent, les Français attaquèrent l'arrière-garde commandée par Bartolomeo d'Alviano qui ne fut pas soutenu pas le comte de Pitigliano. La population locale et les paysans se rebellèrent contre le gouvernement étranger ; et à Trévise, après que le peuple sut l'intention de la noblesse locale de céder la ville aux Français, un fourreur du nom de Marco Caligaro souleva le peuple aux cris de "Viva San Marco" et demanda des renforts au camp de Mestre qui lui envoya 700 fantassins. La république contre-attaqua et reconquit Padoue, avec l'aide du peuple qui n'acceptait pas le gouvernement impérial qui était assisté de quelques centaines de fantassins et d'une cinquantaine de cavaliers. Maximilien envoya une armée de 30 000 à la conquête de Padoue, mais la ville était prête au siège : à l'intérieur, de nombreux nobles vénitiens étaient présents, parmi lesquels les deux fils du doge, soutenus par plusieurs milliers de fantassins et de cavaliers, avec grande quantité de vivres, de munitions et d'artilleries. L'armée impériale fut battue, provoquant une grande joie à Venise.
    La domination française sur le nord de l'Italie, conséquence de la bataille, fut ressentie comme une menace par Jules II, qui signa la paix avec les Vénitiens. En 1511 Venise entra avec l'Angleterre, l'Espagne et l'Empire dans la Sainte Ligue voulue par le pape contre la France. La ligne contraignit au retrait l'armée française. Maximilien réclama la possession de la Vénétie si elle ne lui payait pas un tribut de 200 000 florins, suivi d'une rente annuelle de 30 000 florins. Le pape essaya de convaincre les Vénitiens d'accepter la demande de l'empereur. La république refusa, et se rapprocha de la France afin de chasser les impériaux de Vérone et de la Lombardie vénitienne, encore sous domination impériale.
    Quand le 23 mars 1513, à Blois, fut signé un traité entre Louis XII et la république, l'armée de la ligne conquit tous les territoires du duché de Milan, mais une sortie des Suisses lors du siège de Novare détruisit l'armée française, qui fut obligée de se retirer. La guerre fut menée sans vigueur par les vassaux de l'Empereur : une guerre faite de saccages et de sièges de petits châteaux. Les milices impériales commandées par Cristoforo Frangipane, connues pour leur cruauté, torturant et mutilant les paysans et les civils, conduisirent la Sérénissime à autoriser les Frioulans à se rendre, afin de ne pas subir le sort qu'ils craignaient tant. À Osoppo, Girolamo Savorgnan refusa de se rendre à Frangipane, lequel assiégea la forteresse ; ce qui permit à l'armée vénitienne, commandée par Bartolomeo d'Alviano, de rejoindre Osoppo et d'anéantir l'armée allemande, capturant Frangipane, puis reconquérant le Frioul.
    Les Vénitiens se tinrent sur la défensive ; mais en 1514, le pape Léon X à peine élu fit la paix avec la France, l'Espagne et l'Empire. L'unique guerre qui se poursuivait était ainsi celle qui opposait Maximilien à Venise. À la fin des guerres d'Italie, Venise avait consolidé ses territoires, mais se trouvait encerclée par les puissances continentales (l'Espagne dans le duché de Milan, l'Empire des Habsbourg au nord, l'Empire ottoman), qui lui interdisaient toute nouvelle expansion et qui représentait une menace pour les possessions maritimes.
    La crise : Bien que la population de ville ait été en majorité catholique, l'état resta laïc et caractérisé par une extrême tolérance envers les autres religions et il n'y eut aucun acte d'hérésie pendant la période de la Contre-Réforme. Cette attitude indépendante et laïque la mettait en opposition avec les États pontificaux, et ce fut Paolo Sarpi qui défendit la laïcité de l'état vénitien contre les prétentions hégémoniques de la papauté.
    La perte de l'importance des routes méditerranéennes au profit des nouvelles voies commerciales atlantiques - ouvertes par les Espagnols et les Portugais depuis la découverte de l'Amérique par le Génois Christophe Colomb - ainsi que l'ouverture maritime vers les Indes, par le cap de Bonne-Espérance, permirent les voyages d'exploration, et la colonisation des continents hors d'Europe, qui signèrent la fin du commerce vénitien - aggravée, du reste, par l'avancée continue des Turcs.
    En 1571, après le long siège de Famagouste, Chypre fut perdue. Au cours de cette même année, en réaction, à la bataille de Lepante, la flotte chrétienne, commandée par Don Juan d'Autriche et composée de navires espagnols, vénitiens, génois, pontificaux et des chevaliers de Malte vainquit la flotte turque. En 1669, après la sanguinaire guerre de Candie, qui dura 20 ans et laissa Venise exsangue malgré le soutien de la France, les Turcs prirent la ville de Candie (aujourd'hui Héraklion), acquérant ainsi le contrôle complet de la Crète. Il fut remplacé, du consentement de Louis XIV, par Charles-Félix de Galéan, qui devint généralissime des armées de la Sérénissime République. Dans la période qui suivit, de 1683 à 1687, et sous le commandement de Francesco Morosini, les Vénitiens réussirent à conquérir la Morée (l'actuel Péloponnèse), au cours de la Guerre de Morée. Ils la reperdirent cependant en 1718.
    La capitale culturelle : la seconde vie de Venise : Le déplacement des courants commerciaux, la marginalisation de la Méditerranée entraînèrent la décadence politique et économique de la cité des doges. Si l'Arsenal émerveillait toujours les spectateurs avec ses 2 000 ouvriers et ouvrières et son système de production intégré, la Sérénissime n'était plus le centre du monde. Les patriciens s'étaient détournés du négoce maritime et avaient constitué de grandes propriétés agricoles sur la terre ferme. Résultat, Venise abritait désormais une aristocratie de rentiers. Décadente économiquement, la ville se révéla au contraire "vivante, saine, brillante sur le plan de l'esprit, triomphante encore et rendez-vous encore de l'Europe". Elle connut un bouillonnement culturel favorisé par les commandes artistiques des familles patriciennes et des confréries religieuses. De célèbres artistes y naquirent ou s'y installèrent. Albrecht Dürer vint y consulter Giovanni Bellini de l'automne 1494 au printemps 1495. La peinture fut représentée par Titien (1485-1576), la dynastie des Bellini, Le Tintoret et Véronèse (né à Vérone mais établi à Venise en 1556) puis plus tard Le Canaletto mort en 1768, les Tiepolo, Longhi, Guardi. L'architecte Andrea Palladio (1508-1580), originaire de Padoue mais installé à Venise, conçut plusieurs demeures dans le style Renaissance. Le dynamisme toucha aussi la musique avec des figures telles que Gabrieli, Monteverdi, Vivaldi et la littérature avec Apostolo Zeno, Goldoni, les frères Gozzi.
    Parallèlement, Venise s'étourdissait dans la fête. Il y avait bien sûr le carnaval qui durait 6 mois de l'année. En fait, tout était prétexte à des festivités : théâtre, concerts, fêtes publiques, fêtes des saints patrons, anniversaires, baptêmes ou mariages, réception d'illustres étrangers. La fête de la Sensa au cours de laquelle le doge épousait symboliquement la mer marquait surtout les visiteurs. Venise inaugura les premiers théâtres publics d'opéra. Un recensement compte 149 500 Vénitiens en 1760.
    Venise contemporaine : Au XVIIIe siècle, Venise est une des villes les plus raffinées d'Europe, avec une forte influence sur l'art, l'architecture et la littérature. Son territoire se compose de la Vénétie, du Frioul, de l'Istrie, la Dalmatie, Kotor, une partie de la Lombardie et les Îles Ioniennes. La prise de Venise par Bonaparte, au terme de la campagne d'Italie, traduisit l'effacement politique de Venise. Après 1 070 ans d'indépendance, le 12 mai 1797 la ville se rend à Napoléon Bonaparte. Le Doge Ludovico Manin fut obligé d'abdiquer, le conseil major fut dissout et le gouvernement provisoire de la municipalité de Venise fut proclamé. C'était la fin de l'indépendance, Venise ayant été le seul territoire italien à ne jamais avoir été occupé. Les Français emportèrent le tableau de Véronèse, les Noces de Cana, ainsi que le quadrige de chevaux de bronze, la flotte commerciale confisquée et envoyée en France, le Bucentaure, véritable œuvre d'art, fut brûlé pour en récupérer l'or. Bonaparte appliqua la même politique que dans toutes les régions conquises : service militaire obligatoire, impôts importants pour soutenir l'effort de guerre.
    Avec le Frioul, l'Istrie, la Dalmatie et Cattaro, la Vénétie passa peu après sous occupation autrichienne par le traité de Campo-Formio, le 17 octobre 1797, ce qui mit fin à la municipalité provisoire de Venise. Seules les îles Ioniennes sont attribuées à la France à Campo-Formio, avant de devenir la quasi-indépendante République des Sept-Îles. Les Autrichiens entrèrent dans la ville le 27 juin 1798. L'empereur François II d'Habsbourg-Lorraine rassembla la Vénétie et le Frioul pour former la Province Vénitienne d'Autriche. Les retombées en termes de poids économique et politique sur la ville furent considérables. Cette domination fut interrompue entre 1806 et 1814 par une nouvelle installation des Français.
    Après le retour à l'Autriche qui, à l'issue du congrès de Vienne, constitua le royaume lombard-vénitien, la montée du sentiment national pro-italien culmina lors de la mise en place d'une république lors des mouvements révolutionnaires des années 1847-1849 conduite par Daniele Manin. Mais la répression rétablit la domination autrichienne. Ils se maintinrent dans la région jusqu'en 1866, à la suite de leur défaite contre la Prusse (alliée de l'Italie), qui les contraint à accepter le rattachement de Venise au jeune royaume d'Italie. Les Vénitiens votèrent cette annexion. La Vénétie constitua une des régions de plus fortes émigrations, on estime à 4 millions le nombre de personnes qui émigrèrent de 1876 à 1915.
    Lors de la Première Guerre mondiale, l'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie en mai 1915 après bien des hésitations. Le conflit s'est principalement déroulé sur les terres vénitiennes, dans un déluge de feu et de fer qui a détruit les récoltes, les animaux, les maisons et les hommes. Le territoire a été dévasté, l'agriculture anéantie pour des années.
    Venise perdit aussi son insularité : entre 1841 et 1846, un pont ferroviaire fut construit, doublé ensuite d'une liaison routière. Le progressif développement d'un tourisme d'élite, une industrialisation de la lagune (au-delà des verreries de Murano) explosèrent après 1950.
    Dans la seconde moitié du XXe siècle, les Vénitiens prirent conscience des dangers que faisaient peser ces évolutions de leur cité. La pollution atmosphérique attaquait les vénérables monuments. La pollution aquatique menaçait la faune. Pour beaucoup, la lagune était considérée morte. L'inquiétude augmentait par la crainte de la montée des eaux. En 1966, Venise subit en effet une grande inondation qui alerta les autorités (Il y avait deux mètres d'eau sur la place Saint-Marc). En 1975, on ferma les stations qui pompaient l'eau de la nappe phréatique afin de ralentir l'affaissement du sol ; certaines maisons s'enfonçaient de 2,5 mm par an. Le projet Mose, définitivement proposé en 1989, a pour but de contrer l'envahissement de la lagune par les marées exceptionnelles. Mais son gigantisme et son coût effraient certains Vénitiens et les défenseurs de l'environnement. Les travaux, démarrés en 2003, devraient s'achever en 2014.
    L'image d'une cité en train de sombrer fait partie intégrante de l'imaginaire de cette cité également associée au romantisme amoureux : amarrée depuis 15 siècles dans les vases de sa lagune à l'abri d'un frêle cordon littoral, la fabuleuse cité vénitienne qui chancelle sous l'effet des marées de l'Adriatique et des poisons de la pollution industrielle...
    Accablée d'ans et de maux, de palais et de touristes, cette ancienne "république sérénissime" vouée jadis à saint Marc l'Évangéliste, est aujourd'hui à la recherche d'un nouveau mode d'existence que son ingéniosité sans limite lui permettra sans doute de trouver.

    Source : Wikipédia

    Les films tournés à Venise

    Les films tournés dans les années 1940

    LES AMANTS DE VÉRONE

    1949, France, Drame
    Réalisé par André Cayatte
    Scénario d'Augusto Genina
    Photographie d'Henri Alekan
    Musique de Joseph Kosma
    Décors de René Moulaert, Camille Demangeat, René Petit & Henri Schmitt
    Costumes de Rosine Delamare
    Montage de Christian Gaudin
    Son d'Antoine Petitjean
    Durée 1 h 45

    Avec Serge Reggiani, Anouk Aimée, Pierre Brasseur, Louis Salou, Martine Carol, Roland Armontel, Charles Dechamps, René Génin, Marcel Pérès, Max Dalban, Charles Blavette, Philippe Lemaire, Marianne Oswald, Yves Deniaud, Marcel Dalio, Lucien Raimbourg...

    Résumé : Au cours des prises de vues d'un film inspiré du drame de Shakespeare, deux figurants, Angelo et Georgia, servent de doublures aux vedettes pour le réglage des éclairages. C'est pour eux le coup de foudre, mais tout s'oppose à ce qu'ils puissent s'aimer librement...

    Les films tournés dans les années 1960

    EVA

    1962, France/Italie, Drame
    Réalisé par Joseph Losey
    Scénario d'Hugo Butler & Evan Jones d'après le roman de James Hadley Chase
    Musique de Michel Legrand
    Photographie de Gianni Di Venanzo & Henri Decaë
    Décors de Richard Macdonald & Luigi Scaccianoce
    Costumes de Pierre Cardin
    Montage de Reginald Beck & Franca Silvi
    Son de Paul Boistelle, Renato Cadueri, Claudio Maielli, Federico Savina & Amelio Verona
    Scripte d'Anita Borgiotti
    Durée 1 h 44

    Avec Jeanne Moreau, Stanley Baker, Virna Lisi, James Villiers, Riccardo Garrone, Lisa Gastoni, Checco Rissone, Enzo Fiermonte, Vittorio De Sica, Joseph Losey, Enrico Maria Salerno...

    Résumé : L'écrivain Tyvian Jones découvre Venise, où il a été invité pour présenter le film tiré de son livre autobiographique. Une belle réussite que cet ouvrage, qui lui a valu d'un seul coup célébrité et richesse, au prix toutefois d'une trahison : l'oeuvre a en effet été écrite par son frère, mort depuis. Tyvian ne mérite pas autant de gloire. Par un soir de pluie, il rencontre un couple réfugié sous son porche, un bourgeois argenté et Eva, une belle courtisane à l'égoïsme forcené. Les charmes sulfureux de la somptueuse Eva ont immédiatement raison de sa méfiance et Tyvian se met à poursuivre la belle rebelle à travers les canaux tortueux de Venise...

    BONS BAISERS DE RUSSIE
    (From Russia with love)

    1963, Grande-Bretagne, Espionnage
    Réalisé par Terence Young
    Scénario de Richard Maibaum & Johanna Wardwood d'après le roman de Ian Fleming
    Musique de John Barry
    Photographie de Ted Moore
    Direction artistique de Syd Cain
    Costumes de Jocelyn Rickards
    Montage de Peter R. Hunt
    Casting de Weston Drury Jr.
    Durée 1 h 58

    Avec Sean Connery (James Bond), Danièla Bianchi, Pedro Armendariz, Lotte Lenya, Robert Shaw, Bernard Lee ("M"), Eunice Gayson, Walter Gotell, Francis de Wolff, Georges Pastell, Lois Maxwell (Miss Moneypenny), Desmond Llewelyn ("Q"), Anthony Dawson...

    Résumé : Venice Kronsteen est chargé par Blofeld de Ranimer la guerre froide entre l'Est et l'Ouest. Il est membre du S.P.E.C.T.R.E... James avec l'aide de Karim Bey qui est à la tête des services secrets de renseignements turcs va essayer de retrouver le nouveau lecteur de déchiffrement soviétique... Mais même la plus belle des femmes peut être une espionne... !

    Prix & Récompenses : Bafta 1964 : Meilleure photographie en couleur.

    GALIA

    1966, France/Italie, Drame
    Réalisé par Georges Lautner
    Scénario de Vahé Katcha & Georges Lautner
    Photographie de Maurice Fellous
    Musique de Michel Magne
    Décors de Jean d'Eaubonne
    Montage de Michelle David
    Son de Louis Hochet
    Scripte d'Annie Maurel
    Durée 1 h 45

    Avec Mireille Darc, Venantino Venantini, Françoise Prévost, Jacques Riberolles, François Chaumette, Edward Meeks, Philippe Castelli, Jacques Santi, Henri Attal, Francis Blanche, Georges Lautner...

    Résumé : "Plaisir, liberté, ambition" tel est le programme que s'est tracé Galla en quittant Etretat, son pays natal, pour aller vivre à Paris. On peut dès lors prévoir le résultat. Cependant, en dehors de quelques passades avec des amis, Galia mène une vie normale, occupée par son travail d'étalagiste qui l'intéresse et ses promenades à travers Paris en quête d'objets rares ou curieux. Mais déjà, elle éprouve le vide de sa vie et souffre de sa solitude...
    CASANOVA, UN ADOLESCENT À VENISE
    (Infanzia, vocazione e prime esperienze di Giacomo Casanova, Veneziano)

    1969, Italie, Historique
    Réalisé par Luigi Comencini
    Scénario de Suso Cecchi D'Amico & Luigi Comencini d'après les mémoires de Giacomo Casanova
    Photographie d'Aiace Parolin
    Musique de Fiorenzo Carpi
    Décors de Piero Gherardi
    Costumes de Piero Gherardi
    Montage de Nino Baragli
    Durée 2 h 03

    Avec Leonard Whiting, Maria Grazia Buccella, Lionel Stander, Raoul Grassilli, Wilfrid Brambell, Tina Aumont, Mario Scaccia, Claudio De Kunert, Senta Berger...

    Résumé : Giacomo Casanova naît dans une famille de comédiens vénitiens. Fatigué de la scène et malade, Gaetano, son père, décide de quitter le métier pour ouvrir une boutique d'optique, alors que sa mère veut continuer à brûler les planches. Tombé dans un canal par mégarde, Gaetano est opéré par le célèbre docteur Zambelli, qui ne parvient pas à le sauver. Casanova est alors envoyé à Padoue, où Don Gozzi le recueille. Celui-ci lui conseille de se faire prêtre. Dix années ont passé. Giacomo revient à Venise. La naïveté et l'innocence de l'enfant ont laissé place au cynisme et à l'hypocrisie qui font bientôt de Casanova un grand libertin...

    Les films tournés dans les années 1970

    LES CHOSES DE L'AMOUR
    (Blume in Love)

    1973, USA, Comédie Dramatique
    Réalisé par Paul Mazursky
    Scénario de Paul Mazursky
    Photographie de Bruce Surtees
    Musique de Bill Conti
    Décors de Pato Guzman & Audrey A. Blasdel
    Costumes de Joel Schumacher
    Montage de Donn Cambern
    Mixage son d'Al Overton Jr.
    Casting de Nessa Hyams
    Durée 1 h 55

    Avec George Segal, Susan Anspach, Kris Kristofferson, Marsha Mason, Shelley Winters, Donald F. Muhich, Paul Mazursky, Erin O'Reilly...

    Résumé : Venise, Stephen Blume, avocat spécialiste en divorces, se remémore son existence depuis le jour où il connut le grand amour de sa vie : Nina. Celle-ci, qui était assistante sociale, rencontra Blume dans une soirée et lui plut immédiatement. Elle accepta de l'épouser après un essai de vie commune ; ils vécurent ainsi pendant six ans, en parfaite harmonie, jusqu'au jour où Nina, grippée, rentrant chez elle plus tôt qu'à l'accoutumée, surprit ainsi son mari, qui, dans un caprice passager, avait préféré travailler avec sa secrétaire dans sa chambre plutôt qu'à son bureau (C'est plus intime)...
    DON GIOVANNI

    1979, Italie/Franc/Allemagne de l'ouest, Drame
    Réalisé par Joseph Losey
    Scénario de Frantz Salieri, Patricia & Joseph Losey & Frantz Salieri d'après le livret de Lorenzo da Ponte pour l'opéra de Mozart
    Photographie de Gerry Fisher
    Décors d'Alexandre Trauner
    Costumes d'Annalisa Nasalli-Rocca
    Montage de Reginald Beck & Emma Menenti
    Durée 2 h 56

    Avec Ruggero Raimondi, John Macurdy, Edda Moser, Kiri Te Kanawa, Kenneth Riegel, José van Dam, Teresa Berganza, Malcolm King...

    Résumé : Don Giovanni est un noble coureur de jupons, incapable de rester fidèle à son épouse et désirant toutes les femmes. Un jour, il essaie de séduire la belle Anna, mais le père de celle-ci les surprend ! Fou de colère, il provoque en duel l'agresseur de sa fille. L'homme meurt, laissant Anna effondrée... Elle va alors tout faire pour se venger...

    Prix & Récompenses :

    César 1980 : Meilleur montage & meilleurs décors.
    David di Donatello 1980 : Meilleur producteur.


    Les films tournés dans les années 1990

    NIKITA

    1990, France/Italie, Action
    Réalisé par Luc Besson
    Scénario de Luc Besson
    Photographie de Thierry Arbogast
    Musique d'Eric Serra
    Décors de Dan Weil
    Costumes de Anne Angelini, Valentin Breton Des Loys & Mimi Lempicka
    Montage d'Olivier Mauffroy
    Son de Michel Barlier, Pierre Befve, Patrice Grisolet & Marie Guesnier
    Casting de Nathalie Cheron
    Scripte d'Elisabeth Chochoy
    Durée 1 h 57

    Avec Anne Parillaud, Marc Duret, Jacques Boudet, Roland Blanche, Tchéky Karyo, Jeanne Moreau, Philippe Leroy, Jean-Hugues Anglade, Jean Reno, Jean Bouise...

    Résumé : Le braquage d'une pharmacie par une bande de junkies en manque de drogue tourne mal : une fusillade cause la mort de plusieurs personnes dont un policier, abattu par la jeune Nikita. Condamnée à la prison à perpétuité, celle-ci fait bientôt la rencontre de Bob, un homme mystérieux qui contraint la jeune femme à travailler secrètement pour le gouvernement. Après quelques rébellions lors d'un entraînement intensif de plusieurs années, Nikita devient un agent hautement qualifié des services secrets, capable désormais selon Bob d'évoluer seule à l'extérieur. Celui-ci espère d'ailleurs s'en assurer lors d'une terrible mise à l'épreuve, dans laquelle Nikita doit éliminer un pilier de la mafia asiatique au beau milieu d'un restaurant bondé...

    TOUT LE MONDE DIT I LOVE YOU
    (Everyone says I love you)

    1996, USA, Comédie Musicale
    Réalisé par Woody Allen
    Scénario de Woody Allen
    Photographie de Carlo Di Palma
    Décors de Santo Loquasto & Elaine O'Donnell
    Direction artistique de Tom Warren
    Costumes de Jeffrey Kurland
    Montage de Susan E. Morse
    Casting de Juliet Taylor
    Scripte de Kay Chapin
    Durée 1 h 41

    Avec Edward Norton, Drew Barrymore, Natasha Lyonne, Alan Alda, Gaby Hoffmann, Natalie Portman, Lukas Haas, Goldie Hawn, Julia Roberts, Woody Allen, Robert Knepper, Billy Crudup, Tim Roth, David Ogden Stiers...

    Résumé : Dans un New York idyllique, DJ, une jeune fille, conte l'histoire peu banale de sa famille. Sa mère, Steffi, une farouche démocrate, donne des cours de recyclage à des gardiens de prison. Son père, Joe, un écrivain maudit, a choisi de vivre à Paris. Depuis son divorce, Steffi s'est remariée avec Bob, dont le fils d'un premier lit, Scott, lui donne bien du souci avec ses idées révoltantes de libéralisme économique. Joe continue de prendre Steffi et Bob pour confidents. Il se plaint notamment de ne pas savoir garder une femme à ses côtés. Lors d'un voyage à Venise, en compagnie de DJ, Joe se laisse séduire par l'éblouissante Von, dont DJ, qui a espionné ses séances de psychanalyse chez sa mère, connaît tous les secrets...


    Les films tournés dans les années 2000

    PAIN, TULIPES ET COMÉDIE
    (Pane e tulipani)

    2000, Italie/Suisse, Comédie Dramatique
    Réalisé par Silvio Soldini
    Scénario de Silvio Soldini & Doriana Leondeff
    Photographie de Luca Bigazzi
    Musique de Giovanni Venosta
    Décors de Paola Bizzarri
    Costumes de Silvia Nebiolo
    Montage de Carlotta Cristiani
    Casting de Jorgelina Depetris Pochintesta
    Scripte de Pupa Riva Forni
    Durée 1 h 54

    Avec Licia Maglietta, Bruno Ganz, Giuseppe Battiston, Antonio Catania, Marina Massironi, Felice Andreasi, Vitalba Andrea, Tatiana Lepore...

    Résumé : Rosalba vit en Italie à Pescara. Lors d'un voyage organisé en autocar, son mari et ses grands enfants l'oublient sur une aire d'autoroute. Oubli qui fait réfléchir Rosalba (Tu m'étonnes...), âgée d'une quarantaine d'années. Elle réalise soudain qu'elle n'est pas vraiment heureuse et décide de profiter de sa liberté pour se rendre à Venise...

    Prix & Récompenses : David Di Donatello 2000 : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario, Meilleure actrice, Meilleur acteur, Meilleur second rôle féminin, Meilleur second rôle masculin, Meilleur directeur de la photographie & Meilleur son.
    ITALIAN FOR BEGINNERS
    (Italiensk for begyndere)

    2000, Dannemark/Suède, Comédie Dramatique
    Réalisé par Lone Scherfig
    Scénario de Lone Scherfig
    Photographie de Jørgen Johansson
    Montage de Gerd Tjur
    Montage son de Rune Palving
    Scripte de Charlotte Lange
    Durée 1 h 52

    Avec Anders W. Berthelsen, Anette Støvelbæk, Ann Eleonora Jørgensen, Peter Gantzler, Lars Kaalund, Sara Indrio Jensen, Karen-Lise Mynster, Rikke Wölck, Jesper Christensen...

    Résumé : Dans la paroisse d'une banlieue triste de Copenhague (C'est pas qu'en France), un jeune pasteur franchement nommé, Andreas, sur les conseils de Jorgen Mortensen, réceptionniste de l'hôtel où il loge, s'inscrit à des cours d'italien. Outre Jorgen et son copain Hal-Finn, amateur de foot, Andreas y rencontre Olympia, vendeuse en pâtisserie, qui vit chez son père...

    Prix & Récompenses : Festival de Berlin 2001 : Ours d'argent - Prix du jury, Prix FIPRESCI, Prix du Jury œcuménique & Jury des lecteurs de la "Berliner Morgenpost".
    MA FEMME... S'APPELLE MAURICE

    2002, France/Allemagne, Comédie
    Réalisé par Jean-Marie Poiré
    Scénario de Jean-Marie Poiré & Raffy Shart d'après sa pièce de théâtre
    Photographie de Robert Alazraki
    Musique de Pierre Charvet & Vincent Prezioso
    Décors de Katia Wyszkop
    Direction artistique d'Albrecht Konrad & Anja Müller
    Costumes d'Olivier Bériot
    Montage de Jean-Marie Poiré & Henry Revlou
    Son de Paul Lainé
    Casting d'Iris Wong
    Durée 1 h 42

    Avec Alice Evans, Régis Laspalès, Philippe Chevallier, Götz Otto, Anémone, Martin Lamotte, Virginie Lemoine, Guy Marchand, Urbain Cancelier, Stéphane Audran, Jean-Pierre Castaldi, Sylvie Joly, Danièle Evenou...

    Résumé : Maurice, bénévole dans une association caritative, débarque au domicile de Georges, un agent immobilier infidèle qui a des soucis conjugaux. Pour se débarrasser de sa maîtresse Emmanuelle, reconquérir sa femme Marion et éviter la confrontation entre elles, Georges va habilement faire passer Maurice pour son épouse...

    BRAQUAGE À L'ITALIENNE
    (The Italian job)

    2003, USA/France/Grande-Bretagne, Action
    Réalisé par F. Gary Gray
    Scénario de Donna & Wayne Powers d'après le scénario de 1969 de Troy Kennedy-Martin
    Photographie de Wally Pfister
    Musique de John Powell
    Décors de Charles Wood & Denise Pizzini
    Direction artistique de Doug J. Meerdink & Mark Zuelzke
    Costumes de Mark Bridges
    Montage de Richard Francis-Bruce & Christopher Rouse
    Mixage son de Fernando Ascani & Robert Gravenor
    Montage son de Bryan Bowen, Kenneth L. Johnson, Randy Kelley, Susan Kurtz, Alan Rankin & Peter Zinda
    Scripte de Rebecca Robertson
    Durée 1 h 51

    Avec Mark Wahlberg, Charlize Theron, Donald Sutherland, Jason Statham, Seth Green, Mos Def, Edward Norton, Fausto Callegarini...

    Résumé : Le plan audacieux et sans défaut, le braquage exécuté de main de maître, la fuite à travers les canaux de Venise nette et sans bavure... Charlie Croker, son mentor John Bridger et leurs hommes n'auraient pas assez d'une vie pour savourer les fruits amplement mérités de ce casse historique. Mais la bande hébergeait à son insu un traître, qui ruina d'un coup tout ses espoirs : tombant le masque, Steve Frezelli abattit froidement Bridger et s'enfuit avec les lingots tout juste extraits d'un coffre vénitien. Le hold-up du siècle s'achevait dans le sang. Quelques mois plus tard, Charlie retrouve la piste de Frezelli en Californie et persuade Stella, la fille de Bridger experte en coffres-forts, de venger avec lui la mort de son père. La bande se recompose alors pour se réapproprier l'or de Venise et faire de Los Angeles le théâtre du plus gigantesque embouteillage de son histoire...

    CASANOVA

    2005, USA, Comédie
    Réalisé par Lasse Hallström
    Scénario de Jeffrey Hatcher & Kimberly Simi d'après une histoire de lui-même & Michael Cristofer
    Photographie d'Oliver Stapleton
    Musique d'Alexandre Desplat
    Décors de David Gropman & Anna Pinnock
    Direction artistique de Susanna Codognato, Robert Guerra & Luca Tranchino
    Costumes de Jenny Beavan
    Montage d'Andrew Mondshein
    Mixage son d'Ivan Sharrock
    Casting de Priscilla John & Ronna Kress
    Scripte de Jessica Clothier
    Durée 1 h 52

    Avec Heath Ledger, Sienna Miller, Jeremy Irons, Oliver Platt, Lena Olin, Omid Djalili, Stephen Greif, Ken Stott, Helen McCrory, Natalie Dormer...

    Résumé : Casanova est grand séducteur. Aucune femme n'a pus résister au charme de cet homme flamboyant jusqu'à aujourd'hui. Mais, pour la première fois de sa vie, le légendaire Casanova se heurte à un obstacle : la jeune beauté vénitienne Francesca la repousse...
    ANTONIO VIVALDI, UN PRINCE À VENISE

    2006, France/Italie, Biopic
    Réalisé par Jean-Louis Guillermou
    Scénario de Jean-Louis Guillermou
    Photographie d'Antoine Marteau
    Musique d'Antonio Vivaldi
    Décors de Michel Feaudiere
    Costumes d'Antonia Sautter
    Montage de Jean Mach
    Son de Frédéric Gensse & Bernard Rochut
    Durée 1 h 35

    Avec Stefano Dionisi (Antonio Vivaldi), Michel Serrault, Michel Galabru, Delphine Depardieu, Annette Schreiber, Diane Fertikh, Christian Vadim, Jean-Claude Lecas, Bernard-Pierre Donnadieu, Katia Tchenko...

    Résumé : Antonio Vivaldi est né un 4 mars 1679 à Venise. Il est frappé dés sa naissance d'un mal qu'on ne parviendra jamais à déceler, et qui décide sa mère à lui administrer aussitôt, un baptême provisoire. Ce mal dont se plaindra le virtuose toute sa vie ne l'empêchera pas toutefois de donner des récitals à des intervalles très rapprochés. Persuadée de l'intervention de Dieu, sa mère le fait tonsurer à l'âge de 14 ans, avec l'assentiment de son mari, convaincu lui-même que cette orientation sacerdotale faciliterait grandement la carrière d'instrumentiste de son fils...

    © Columbia Pictures
    CASINO ROYALE

    2006, Italie/U.S.A/Grande-Bretagne/République Tchèque, Espionnage
    Réalisé par Martin Campbell
    Scénario de Neal Purvis, Robert Wade & Paul Haggis d'après l'œuvre de Ian Fleming
    Photographie de Phil Meheux
    Musique de David Arnold
    Décors de Simon Lamont, Peter Lamont, Lee Sandales & Simon Wakefield
    Direction artistique de Peter Francis, James Hambidge, Steven Lawrence & Dominic Masters
    Costumes de Lindy Hemming
    Montage de Stuart Baird
    Mixage son de Chris Munro
    Montage son de Eddy Joseph
    Casting de Debbie McWilliams
    Durée 2 h 18

    Avec Daniel Craig (James Bond), Eva Green, Mads Mikkelsen, Judi Dench ("M"), Jeffrey Wright, Giancarlo Giannini, Caterina Murino, Simon Abkarian, Isaach de Bankolé, Jesper Christensen...

    Résumé : Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

    Prix & Récompenses : Bafta 2007 : Meilleur son.


    2009, Italie/Belgique/Grande-Bretagne/France, Drame
    Réalisé par Renato De Maria
    Scénario de Renato De Maria, Sandro Petraglia, Ivan Cotroneo & Fidel Signorile d'après le roman de Sergio Segio
    Photographie de Gianfilippo Corticelli
    Musique de Max Richter
    Décors d'Igor Gabriel & Alessandra Mura
    Costumes de Nicoletta Taranta
    Montage de Marco Spoletini
    Son de Mario Iaquone
    Montage son de Marc Bastien
    Casting de Francesco Vedovati
    Scripte de Vela Todorovic
    Durée 1 h 40

    Avec Riccardo Scamarcio, Giovanna Mezzogiorno, Fabrizio Rongione, Michele Alhaique, Jacopo Maria Bicocchi, Piero Cardano, Claudia Coli...

    Résumé : Venise, 3 janvier 1982. Sur le chemin qui le mène vers la prison de Rovigo, Sergio se remémore ses débuts dans la clandestinité, les débats fiévreux et engagés avec ses camarades, puis le passage à la lutte armée au sein de "Prima Linea", l'une des principales cellules terroristes d'extrême-gauche. Il se rappelle surtout sa rencontre avec Susanna, la femme qu'il aime, avec qui il a partagé les mêmes idéaux et qu'il s'apprête à faire libérer dans ce qui fut l'une des plus audacieuses et des plus violentes évasions de ces "années de plomb"...


    Les films tournés dans les années 2010

    HH, HITLER À HOLLYWOOD

    2010, Belgique/France, Drame
    Réalisé par Frédéric Sojcher
    Scénario de Renaud Andris, Catherine Rihoit, Lionel Samain & Frédéric Sojcher
    Photographie de Carlo Varini
    Musique de Vladimir Cosma
    Décors de Frédéric Delrue & Françoise Joset
    Costumes de Monic Parelle
    Montage d'Ewin Ryckaert
    Son de Samuel Mittelman
    Montage son de Gervaise Demeure
    Durée 1 h 25

    Avec Maria de Medeiros, Wim Willaert, Micheline Presle, François Morel, Michael Lonsdale, Nathalie Baye, Arielle Dombasle, Dominique Besnehard, Hans Meyer, Tonie Marshall, Edouard Baer, Denis Lavant, Patrick Chesnais, Sara Forestier, Bruno Solo, Marisa Berenson, Mylène Jampanoï, Jacques Weber, Béatrice Romand, Volker Schlöndorff, Wim Wenders, Andrey Konchalovskiy, Theodoros Angelopoulos, Emir Kusturica, Manoel de Oliveira...

    Résumé : Lorsque Marie de Medeiros entreprend le tournage de son documentaire consacré à l'actrice Micheline Presle, elle retrouve la trace d'un cinéaste mystérieusement disparu en 1946, Luis Aramcheck. En mettant à jour un complot fomenté par Hollywood pour tuer dans l'œuf la production cinématographique européenne d'après guerre, elle n'imagine pas que cette quête mettra sa vie en danger...
    IMPARDONNABLES

    2011, France, Drame
    Réalisé par André Téchiné
    Scénario d'André Téchiné & Mehdi Ben Attia d'après un roman de Philippe Djian
    Photographie de Julien Hirsch
    Musique de Max Richter
    Décors de Michèle Abbé-Vannier
    Costumes de Khadija Zeggaï
    Montage d'Hervé de Luze
    Son de Lucien Balibar
    Montage son de Boris Chapelle & Francis Wargnier
    Casting de Barbara Melega
    Durée 1 h 51

    Avec André Dussollier, Carole Bouquet, Mélanie Thierry, Adriana Asti, Mauro Conte, Alexis Loret, Zoé Duthion, Sandra Toffolatti...

    Résumé : Francis arrive à Venise pour écrire son prochain roman. Il cherche à louer un endroit pour travailler et il rencontre Judith, un agent immobilier. Ils visitent une maison isolée et Francis lui propose, comme on se jette à l'eau : "Si on habite ici tous les deux... je signe tout de suite...". Ils se lancent alors dans une vie de couple. Mais quand Francis est amoureux, il ne parvient pas à écrire. L’été suivant, sa fille Alice débarque dans sa retraite pour passer des vacances. Et puis brusquement elle disparaît. A partir de là Francis est mis en danger...
    LA PETITE VENISE
    (Io sono Li)

    2012, Italie/France, Drame
    Réalisé par Andrea Segre
    Scénario d'Andrea Segre & Marco Pettenello
    Photographie de Luca Bigazzi
    Musique de François Couturier
    Montage de Sara Zavarise
    Son d'Alessandro Zanon
    Montage son de Riccardo Spagnol
    Casting de Jorgelina Depetris Pochintesta
    Durée 1 h 38

    Avec Tao Zhao, Rade Serbedzija, Marco Paolini, Roberto Citran, Giuseppe Battiston, Giordano Bacci, Spartaco Mainardi, Zhong Cheng...

    Résumé : Sur une île de la lagune vénitienne, un pêcheur italien fait la connaissance d'une jeune chinoise récemment immigrée. Une douce amitié naît peu à peu entre ces deux êtres que tout semble séparer. Mais leurs sentiments dérangent les deux communautés...

    Prix & Récompenses : David Di Donatello 2012 : Meilleure actrice.


    Né(e)s à Venise

    CARNELUTTI Francesco - Acteur né le 8 Avril 1936
    MONTI Silvia - Actrice née le 23 janvier 1946
    SCACCIANOCE Luigi - Décorateur né le 12 Juillet 1914
    SERAFIN Enzo - Directeur de la photographie né en 1912