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Pontoise fait son cinéma
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Sa situation géographique

Pontoise est une commune française située en région Île-de-France, sur la rive droite de l'Oise, à environ 25 kilomètres au nord-ouest de Paris.
Chef-lieu du département du Val-d'Oise, elle accueille une sous-préfecture, la préfecture ne se situant pas au chef-lieu mais dans la ville voisine de Cergy, ce qui constitue un cas unique en France métropolitaine.
La ville abrite une des plus importantes cités judiciaires du pays et est le siège du diocèse de Pontoise, détaché de celui de Versailles depuis 1966. Ses habitants sont appelés les Pontoisiens.
Riche de plus de 2000 ans d'histoire, capitale historique du Vexin français et ville majeure du royaume au Moyen Âge, elle a été rendue célèbre dans l'art impressionniste à la suite du long séjour de Camille Pissarro, qui l'a représentée dans de nombreuses œuvres, diffusées dans les plus grands musées du monde. Grâce à son riche patrimoine, Pontoise a obtenu le label Ville d'art et d'histoire en 2006.

Source : Wikipédia

Histoire de la ville

Origines : C'est peut-être une fondation antérieure à l'époque romaine. Les habitants se sont d'abord concentrés au confluent de l'Oise et de la Viosne à l'endroit même où passait la chaussée Jules-César sur une zone actuellement boisée. Les invasions barbares puis la menace viking incitent les habitants à se réfugier sur le piton rocheux surplombant l'Oise plus au nord (Mont Bélien) qui favorise ainsi la défense de la ville et permet le contrôle du passage de la rivière. La première zone de peuplement est convertie en une abbaye (abbaye de Saint-Martin) et laissée boisée. La chaussée est abandonnée en partie.
Haut Moyen Âge : Le bourg mérovingien est situé sur le plateau de Saint-Martin, aux abords de la voie romaine qui relie Paris à Rouen. Des sarcophages de cette époque ont d'ailleurs été découverts à l'école Saint-Martin. Les archéologues ont également mis au jour les traces de structures rurales (fond de cabane, trous de poteaux et silos).
Au IXe siècle durant l'époque carolingienne, Pontoise est un bourg commerçant. C'est le seul endroit de la région où l'on peut traverser l'Oise. En 862, Charles Le Chauve ordonne pour arrêter les Normands de barrer les fleuves par des ponts fortifiés ; le premier pont de Pontoise date probablement de cette époque. En 864, Charles Le Chauve donne à l'abbaye de Saint-Denis des droits à percevoir sur le marché hebdomadaire de Pontoise, ainsi que des droits à prélever sur le commerce du port, au bord de l'Oise. Sur le Mont-Bélien est fondée une abbaye, dédiée à Notre-Dame de Lorette. Dans cette abbaye les reliques de saint Mellon sont transportées depuis Rouen pour les mettre à l'abri des raids des Normands qui ravagent la France. En 885 les Normands assiègent et prennent la ville de Pontoise. En raison de cette menace, les habitants s'installent sur le Mont Bélien, facile à défendre. Le bourg de Pontoise s'y établit de manière définitive. Un château y est construit par les comtes du Vexin. Le plateau de Saint-Martin reste cependant l'un des points de fixation de la population de Pontoise jusqu'à la guerre de Cent Ans, le village d'origine (Villa Sancti-Martini) n'abritant néanmoins plus que quelques dizaines d'habitants.
En 911, au traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles le Simple, roi des Francs, donne à Rollon, un Normand, les terres de l'Epte à la mer. Pontoise devient rapidement ville frontière et défend les abords de Parisa.
Moyen Âge : Peu à peu, Pontoise s’agrandit et devient une ville ; le passage de l'Oise ne se fait plus par l'ancienne voie mais par un nouveau pont construit vers 1070. Louis VI le Gros (1081-1137) défend farouchement le Vexin français, frontière occidentale de son domaine royal, contre les multiples assauts du duc de Normandie. La ville est entourée d'une muraille, le pont sur l'Oise est reconstruit en pierre et fortifié et le puissant château royal, dominant la cité et l'Oise, est alors reconstruit de 1103 à 1122. Il devient l'un des lieux de séjour favori des Capétiens, notamment Philippe Auguste et Saint Louis. Les rois font frapper monnaie à Pontoise, qui fait partie de leur domaine.
À la fin du XIe siècle une abbaye, initialement fondée à Pontoise, rue de la Coutellerie, s'implante sur le plateau Saint-Martin. Les moines y ont droit de foire vers 1170, on y vend du vin produit par les vignes environnantes et du hareng. C'est l'origine de la foire actuelle de Saint Martin. Par tradition, on y boit encore aujourd'hui le vin des coteaux de la région, le "ginglet". Dans la cité, l'artisanat du cuir et l'industrie drapière sont en plein essor.
En 1188, Philippe Auguste donne à la ville une charte communale, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost. La charte accorde une large autonomie judiciaire et administrative et reconnaît l'existence du maire (major) et de ses pairs (pares), c'est une date essentielle dans l'histoire de la cité. Pontoise est alors une importante place commerçante et artisanale, aux portes de Paris. Les productions de blé, du Vexin et de Picardie, y transitent. Au cours du XIIe siècle, le cours de la Viosne a été aménagé à des fins économiques. De nombreux moulins se sont installés, moulins à blé mais aussi moulins à tan pour le façonnage du cuir et moulins foulons pour les draps. La création du faubourg Notre-Dame, hors les murs de l'enceinte, remonte à cette époque. Des ouvriers anglais viennent y travailler le drap. La ville de Pontoise prend une forme qui perdurera jusqu'au XVIIIe siècle et qui se devine encore aujourd'hui dans l'aménagement de ses rues en les murs. On peut d'ailleurs facilement retrouver le tracé des remparts inscrit dans le parcellairea.
En 1204, Philippe-Auguste annexe la Normandie, ce qui amoindrit sa position stratégique mais accroît en contrepartie sa sécurité. À partir du règne de Saint Louis, Pontoise devient résidence royale. Sa mère, Blanche de Castille, fonde alors sur l'autre rive l'abbaye de Maubuisson, dernière création monastique capétienne, dans laquelle elle est inhumée.
Le XIIIe siècle est l'époque de la prospérité. La ville compte plusieurs paroisses et abbayes : Saint-Martin, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les établissements conventuels ; Saint-Maclou, Saint-André, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les églises paroissiales. Une Maison-Dieu, sorte d'hôpital médiéval, se trouve sur la place du petit Martroy. Saint-Louis fait transférer celle-ci, en 1256, sur les rives de l'Oise à peu près à l'emplacement de l'ancienne piscine. L'église Notre-Dame est construite et les cordeliers installent un couvent hors les murs (l'hôtel de ville actuel est dans les murs de cet ancien couvent).
Un recensement de 1332 compte 2 150 feux, soit 8 000 à 10 000 habitants ce qui est considérable et en fait une des principales cités du royaume ; il faut attendre le XXe siècle pour retrouver une population équivalente (la ville compte 8 492 habitants en 1906). Elle abrite plusieurs marchés et foires, les corporations y sont puissantes (boulangers, bouchers). La prospérité de son commerce et de son industrie attire les bourgeois et les financiers étrangers, Juifs, Lombards, Anglais. C'est une époque de développement pour toute l'Europe.
Le 30 octobre 1309, un vent de tempête du sud-ouest fait tomber le pinacle de l'église Saint-Machut. En 1337, commence la guerre de Cent Ans qui accentue le caractère militaire du château de Pontoise. À ces troubles viennent s'ajouter plusieurs épidémies de peste qui sont responsables de la mort d'un habitant sur huit. Pontoise est relativement épargnée durant la première période de la guerre de Cent Ans. En 1368 est construit l'hôpital Saint-Jacques pour accueillir les pèlerins de Compostelle ; la façade du bâtiment est encore visible de nos jours, rue du Grand-Godet.
Le XVe siècle est l'époque du déclin. Bien que puissamment fortifiée, la ville passe à plusieurs reprises entre les mains des Anglais. En effet, en 1417, les Anglais prennent la ville, puis c'est au tour des Bourguignons en 1419. Libérée en 1436, la cité est reconquise par les Anglais l'année suivante. Elle n'est reprise définitivement par le roi de France qu'en 1441 après un siège éprouvant de 3 mois. Les combats et les pillages ont ruiné la ville qui n'est plus une importante place commerçante ; de nombreux bâtiments, dont l'église Notre-Dame, sont détruits. Durant l'occupation, le duc de Bedford, régent du royaume, rattache Pontoise au bailliage de Gisors, c'est-à-dire à la Normandie, dépossédant la ville de toute importance administrative et politique.
De la Renaissance au XVIIIe siècle : Le XVIe siècle est marqué par les guerres de religions. Pontoise comme Paris restent opposées au protestantisme, qui s'implante malgré tout à l'ouest du Vexin français. À la suite de son adhésion à la Ligue, elle est à nouveau assiégée et prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et son cousin Henri de Navarre) en juillet 1589, mais profitant de l'éloignement de l'armée royale, la Ligue reprend la ville en janvier 1590 après un bombardement de six jours. Les sièges de 1589 et 1590 ont mis à mal les remparts qu'il faut relever. En outre, la construction d'une citadelle est entreprise rue de Gisors par Henri III. Elle ne sera jamais terminée. En effet les frontières s'éloignent et Pontoise va perdre son statut de ville frontière. La ville est très appauvrie, malgré la prospérité des terroirs environnants du Vexin.
Au XVIIe siècle, la ville voit son commerce et son artisanat poursuivre leur déclin, comme d'ailleurs toutes les villes moyennes environnant Paris. Les épidémies récurrentes de peste, en particulier la terrible épidémie de 1638 qui fait 1 200 victimes, ont accéléré la dépopulation. Nombre de maisons sont à l'abandon. Pontoise perd progressivement son caractère militaire. Pendant la Fronde (1652), les membres du Parlement de Paris fidèles au roi y siègent. La municipalité qui connaît d'énormes difficultés financières doit entretenir une garnison jusqu'en 1666 et réparer les fortifications. Mais l'enceinte, en très mauvais état, finit par être abandonnée. N'étant plus une importante place commerciale et militaire, Pontoise renaît néanmoins grâce la vitalité de la réforme catholique. De nombreux couvents et monastères se sont établis à Pontoise : les carmélites en 1605, les ursulines en 1611, les Jésuites en 1604, les bénédictines anglaises en 1658. Sur le plan politique, Louis XIV doit se réfugier au château de Pontoise durant la Fronde. Il fait venir le Parlement à Pontoise en 1652. Mais après cet épisode, le château est à l'abandon. En 1697, la ville devient le siège d'une élection et d'un grenier à sel, mais elle perd la maîtrise des eaux et forêts et le siège de la maréchaussée.
Le XVIIIe siècle : Au XVIIIe siècle, la ville connaît une relative croissance économique et démographique. D'importants travaux d'urbanisme sont réalisés. Les fortifications sont vendues et détruites tout comme l'ancien château de Pontoise par Louis XV, pour cause d'insalubrité. Au cours de ce siècle, Pontoise joue un rôle politique non négligeable. En effet, le Parlement de Paris s'y établit à deux reprises, en 1720 et 1753, à titre de sanction du pouvoir royal. Mais elle n'est plus qu'un lieu d'exil, laissant son nom à l'expression péjorative "Revenir de Pontoise", signifiant la déconfiture. Par ailleurs, Pontoise est touché par les émeutes frumentaires de la "guerre des Farines" (1775), qui éclatent en réaction à la libéralisation du commerce des grains voulue par Turgot. À cette époque, l'industrie périclite, à l'exception de la meunerie, l'activité est surtout constituée de la viticulture et du marché aux grains, la ville ne compte plus qu'environ quatre à cinq mille habitants, soit la moitié de sa population du XIVe siècle. Les ordres religieux sont touchés par la crise spirituelle, le couvent des bénédictines anglaises, le plus récent, ferme en 1784, faute de vocations.
À la Révolution, la sécularisation des biens du clergé porte un coup fatal à plusieurs établissements religieux. Saint-Mellon est détruite ainsi que Saint-Pierre et Saint-André. Les ursulines et les jésuites ainsi que l'abbaye de Saint-Martin disparaissent. Les ambitions politiques de Pontoise sont ruinées : sans avoir consulté la population, la Révolution rattache la ville au nouveau département de Seine-et-Oise. Elle devient le chef-lieu d'un district d'une centaine de communes de 1790 à 1795, et ne reprend qu'une modeste importance comme chef-lieu d'arrondissement sous le Consulat. En l'an II de la République, une tentative d'annexion de Saint-Ouen-l'Aumône échoue, et la population stagne à un peu plus de 5 000 habitants durant la moitié du XIXe siècle.
Le XIXe siècle : Au XIXe siècle, l'arrivée, en janvier 1846, de la ligne de chemin de fer de Paris à Lille et la Belgique suscite des espoirs de développement, mais la gare, dite de "Pontoise", se nomme en fait Saint Ouen lès Pontoise et se situe à plus de 2 km sur l'autre rive de l'Oise, à Épluches, hameau du nord de Saint-Ouen-l'Aumône. Elle n'a qu'un impact fort limité sur la ville.
Mais une gare est enfin construite aux portes de la ville en 1863, le long de la Viosne, lors de l'ouverture de la ligne Paris-Dieppe, et permet à Pontoise de communiquer avec Paris et la banlieue proche. Le niveau de la population amorce une reprise, et les zones industrielles et d'habitat se développent aux alentours grâce au train (nœud ferroviaire de Saint-Ouen-l'Aumône). Un projet de grandes percées comme à Paris voit le jour pour relier les quatre points cardinaux à l'église Saint-Maclou (cathédrale depuis 1966) : seule la rue Thiers, à l'origine nommée rue Impériale, en direction de la nouvelle gare et en forte pente est inaugurée le 10 octobre 1869, en même temps que la statue du général du Premier Empire Charles Victoire Emmanuel Leclerc, natif de la ville, qui la surplombe.
Mais, en septembre 1870, c'est le désastre de Sedan et la guerre franco-prussienne. Dès le 15, des cavaliers uhlans cherchent un passage sur l'Oise pour rejoindre Saint-Ouen-l'Aumône ; mais le Génie français a fait sauter les ponts quelques jours plus tôt. Ils passent néanmoins sur un pont de bateaux et réclament immédiatement de l'argent à la ville qui doit lancer un emprunt. Pontoise est occupée du 18 septembre 1870 au 26 juin 1871 ; durant cette période, les habitants sont obligés d'héberger chez eux les soldats prussiens.
De 1870 à 1910, Pontoise est une petite ville bourgeoise de 6 000 habitants dirigée par les notables, ancrée à droite durant 40 ans. L'industrialisation ne la concerne que faiblement, les usines s'édifiant sur la rive gauche au nord de Saint-Ouen-l'Aumône.
De 1900 à nos jours : En septembre 1914, les avant-postes de l'armée allemande, sur la rive droite, parviennent à Auvers-sur-Oise, et, en éclaireurs, des cavaliers uhlans de la garde des Hussards à la tête de mort (de) du Kronprinz sont vus à l'entrée d'Ennery. Mais l'armée allemande recule aussitôt, car la contre-attaque de l'armée française, avec l'aide des taxis parisiens envoyés par le général Gallieni sur Château-Thierry, vient de déclencher la première bataille de la Marne et oblige les Allemands à se replier en Picardie. Pontoise n'est pas occupée. L'atmosphère de la ville est patriotique, mais le maire, M. Mallet, reçoit un blâme de la part de l'autorité militaire, ce qui le pousse un moment à la démission : il avait fait connaître aux Pontoisiens l'éventualité de devoir évacuer la ville, ce qui a été jugé comme "défaitiste".
Durant l'entre-deux-guerres, Pontoise est une tranquille ville de province de 12 000 habitants, dirigée par une municipalité radicale et modérée.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Pontoise se prépare au pire : des abris anti-aériens sont creusés dans le jardin de la ville, mais rien ne se passe. Subitement, les bombardements surviennent les 7 et 10 juin 1940. Le quartier du pont routier est ravagé par les bombes allemandes, l'Hôtel-Dieu disparaît avec toutes ses archives. Le pont routier a été miné par le Génie français afin de ralentir les troupes ennemies ce qui, comme en 1870, ne les empêche pas de traverser l'Oise en direction de Paris sur un pont de bateaux. Les Pontoisiens évacuent la ville, au début de l'été 1940, elle ne compte plus qu'une centaine d'habitants dont les membres de la Croix Rouge de Paris. Un pont de bois est ouvert à la circulation le 15 septembre 1940, et les troupes allemandes s'installent dans la caserne du quartier Bossut, abandonnée par le 1er régiment de dragons. Durant 4 ans, Pontoise vit, comme toute la France, à l'heure des restrictions (moins durement néanmoins qu'à Paris puisque la ville est plus campagnarde), du couvre-feu à 22 heures, de la presse soumise et du bruit de bottes des troupes d'occupation, surtout dans le quartier Saint-Martin. L'hiver 1941-1942 est particulièrement rude : l'Oise est entièrement gelée. Cette année-là, des résistants sont arrêtés et exécutés ou déportés. La ville est de nouveau bombardée avant la Libération, cette fois par les alliés, essentiellement par des bombardier anglais type Lancaster, afin de détruire les ponts sur l'Oise, routier et ferroviaire, les 9 et 14 août 1944, pour freiner voire couper la retraite des troupes allemandes et les obliger à remonter vers la Belgique le long de la rive droite de l'Oise, plutôt que de renforcer les effectifs allemands autour de Paris devant appliquer les ordres d'Hitler : détruire la capitale française avant d'évacuer vers l'est pour défendre les Vosges et les frontières du IIIe Reich. Aucun de 2 ponts ne sera touché, contrairement aux habitations tout au long de l'Oise sur les 2 rives. La ville est finalement libérée le 30 août.
Après la guerre, le comité de Libération rebaptise plusieurs rues afin de rendre hommage aux victimes de l'occupation allemande : l'impasse du Collège est renommée impasse Chabanne, la rue Basse devient rue Pierre-Butin, le boulevard d'Ennery devient le boulevard Jacques-Tête, la rue de l'Épée devient la rue Marcel-Rousier, et la Grande-Rue est renommée Alexandre-Prachay, député communiste de la ville arrêté et décédé en 1943. D'autres résistants disparus sont également honorés, Lucien Francia, Éric de Martimprey et Jean-Paul Soutumier. Le boulevard des Fossés devient également le boulevard Jean-Jaurès, afin de "rendre hommage au grand tribun". Enfin, le quartier du pont est reconstruit dans un style évoquant les bords de Loire et le nouveau pont routier est inauguré en 1947.
La ville retrouve une nouvelle prospérité : la population de la ville double entre 1945 et la fin du siècle avec la construction de nouveaux quartiers au nord de la ville. De 1954 à 1958, le quartier des Cordeliers sort de terre : de 1948 à 1962, 1 200 logements sont construits. En 1968 avec la création du département du Val-d'Oise, Pontoise devient la ville Préfecture du nouveau département, le siège d'un évêché en 1966, et connaît donc un essor administratif et commercial remarquable. Elle devient ensuite le centre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, aux côtés du village de Cergy. La ville continue à se développer jusque dans les années 1980, avec l'apparition de tours de logements HLM sur le Plateau et près de sa limite avec Cergy grâce aux nouveaux quartiers de Marcouville, des Louvrais (1965-1972) et enfin des Larris.

Source : Wikipédia

Les films tournés à Pontoise

Les années 1950

LA JUMENT VERTE

1959, France/Italie, Comédie
Réalisé par Claude Autant-Lara
Scénario de Jean Aurenche & Pierre Bost
Photographie de Jacques Natteau
Musique de René Cloërec
Décors de Max Douy
Costumes de Rosine Delamare
Montage de Madeleine Gug
Montage son de René-Christian Forget
Scripte de Claude Vériat
Durée 1 h 27

Avec Bourvil, Yves Robert, Sandra Milo, Valérie Lagrange, Francis Blanche, Julien Carette, Marie Déa, Mireille Perrey, Achille Zavatta, Marie Mergey, Guy Bertil, Georges Wilson...

Résumé : Village de Claquebue - Un artiste peintre exécute un tableau de la jument verte qui porte bonheur à son propriétaire. Cette toile de la jument doit dans les années à venir continuer à porter chance à la famille Haudoin. Le père Haudoin meurt et son fils Honoré hérite du tableau. Il s'installe dans la ferme tandis que son frère Ferdinand s'installe en tant que vétérinaire. Mais à Claquebue, il y a une autre famille et celle-ci jalouse du pouvoir de la jument verte va tout faire pour nuire aux Haudoin... (Et tout ça pour un tableau !...)


Les années 1960

LE FRANCISCAIN DE BOURGES

1968, France, Comédie Dramatique
Réalisé par Claude Autant-Lara
Scénario de Jean Aurenche & Pierre Bost d'après l'oeuvre de Marc Toledano
Photographie de Michel Kelber
Musique d'Antoine Duhamel
Décors de Max Douy & Maurice Petri
Montage de Madeleine Gug
Son de Gérard Brisseau
Durée 1 h 50

Avec Hardy Krüger, Jean-Pierre Dorat, Gérard Berner, Suzanne Flon, Simone Valère, Annick Allières, Christian Barbier, Nicole Chollet, Jean Desailly, Sylvain Joubert, Michel Vitold...

Résumé : En 1943, les frères Toledano, deux résistants, sont tour à tour, enfermés et torturés dans la prison de Bourges. Là, un infirmier militaire allemand et frère franciscain, Alfred Stanke, vient les soigner et les réconforter. Il lutte contre la Gestapo et se dévoue pour ses victimes, en tentant de les faire évader. Lorsque l'heure de la Libération sonne, Alfred demeure auprès des démunis et suit donc les allemands dans leur débâcle...

Les années 1990

LES ANGES GARDIENS

1995, France, Comédie
Réalisé par Jean-Marie Poiré
Scénario de Christian Clavier & Jean-Marie Poiré
Photographie de Christophe Beaucarne, Jean-Yves Le Mener & Christophe Legal
Musique d'Eric Levi
Décors d'Hugues Tissandier
Costumes de Patricia Poiré
Montage de Catherine Kelber
Son de Maurice Laumain & Jean-Charles Ruault
Mixage son de Bernard Le Roux & Claude Villand
Casting de Françoise Menidrey & Marie-France Michel
Durée 1 h 50

Avec Gérard Depardieu, Christian Clavier, Eva Grimaldi, Yves Rénier, Alexandre Eskimo, Laurent Gendron, Eva Herzigova, Jean Champion, Anna Gaylor, Julien Courbey, Francis Lemaire, Olivier Achard, Arielle Sémenoff, François Morel, Philippe Nahon, Armelle, Françoise Bertin, Mouss Diouf, Michel Pilorgé, Renée Le Calm...

Résumé : Antoine Carco est le patron du Carco's, un music-hall parisien de renom. Egoïste, averti, il aime l'argent, la bonne chère et les femmes. Il est fiancé à la meneuse de revue Régina Podium. Dans son monde de réussite et de paillettes, surgit de son fossé, un copain de régiment avec lequel il a fait les quatre cents coups autrefois. Cet homme lui téléphone de Hong-Kong ; il lui rappelle qu'il lui doit la vie sauve et lui demande de venir chercher son petit garçon de 5 ans, Bao. L'aventure commence...

BALZAC

1998, France/Italie/Allemagne, Téléfilm
Réalisé par Josée Dayan
Scénario de Didier Decoin
Photographie de Willy Stassen
Musique de Bruno Coulais
Décors de Richard Cunin
Costumes de Jean-Philippe Abril, Emmanuelle Corbeau & Samy Douib
Montage de Pauline Casalis, Adeline Yoyotte & Marie-Josèphe Yoyotte
Son de Laurent Bluwal & Muriel Mariey
Mixage son de Jean-Paul Loublier
Casting de Martina Kubesova, Shula Siegfried & Cornelia von Braun
Scripte de Jacqueline Granier-Deferre
Durée 2 x 2 h 00

Avec Gérard Depardieu (Balzac), Jeanne Moreau, Fanny Ardant, Virna Lisi, Katja Rieman, Claude Rich, Gert Voss, Sergio Rubini, François Marthouret, Gottfried John, Pascal Vannson, Marianne Denicourt, Michel Pilorgé, Albert Dray, Roland Blanche, Dominique Besnehard, Jean Davy...

Résumé : La vie en téléfilm du grand Honoré de Balzac - A la fin de sa vie il se souvient combien il a souffert du manque d'amour de sa mère. Mais une certaine Madame de Berny, amante et consolatrice, lui donne la force de devenir un romancier...

Les années 2000

BLOODY MALLORY

2002, France, Fantastique
Réalisé par Julien Magnat
Scénario de Julien Magnat & Stéphane Kazandjian
Photographie de Nicolas Duchene, Sophie Cadet & Richard Mercier
Musique de Kenji Kawai
Décors de Grégoire Lemoine
Costumes d'Antoine Saffray
Montage de Jean-Denis Buré
Son de Franz Gonzales
Casting de Stéphane Gaillard & Emma Skowronek
Scripte de Betty Greffet
Durée 1 h 34

Avec Olivia Bonamy, Jeff Ribier, Adria Collado, Valentina Vargas, Laurent Spielvogel, Olivier Hemon, Julien Boisselier, Thylda Barès, Ludovic Berthillot, Dominique Frot...

Résumé : Après son union sanglante avec un démon, Mallory rentre en guerre contre les forces du mal après que ceux-ci est kidnappé le pape. Avec l'aide d'une drag-queen experte en explosifs et d'une gamine télépathe elle va enquêter sur cette disparition...

DE SOIE ET DE CENDRE

2003, France, Téléfilm
Réalisé par Jacques Otmezguine
Photographie d'Yves Lafaye
Musique de Bruno Alexiu
Décors d'Emmanuel Sorin
Costumes de Sylviane Combes
Montage de Patrick Zouzout & Jean Dubreuil
Mixage son d'Audrey Daram
Montage son de Jean-Christophe Quinsac & Johanna Turpeau
Scripte de Maud Clon-Grellier
Durée 2 x 1 h 30

Avec Chloé Lambert, Bruno Todeschini, Dani Lévy, Johan Leysen, Julia Vaidis-Bogard, François Marthouret, Jean-Paul Comart, Steve Suissa, Katia Tchenko, Annick Blancheteau, Jean-Luc Porraz, Luc Béraud, Eric Prat, Maurice Frydland...

Résumé : Première partie : Nous sommes en 1936. Marthe, fille du sous-préfet, est une jolie jeune fille, vive et insouciante. Après quelques années passées au couvent, elle regagne le giron paternel. Les rapports avec son père sont plutôt tendus, celui-ci lui refusant, notamment, de développer son don pour les arts plastiques. Pour échapper à sa tutelle, elle se marie sur un coup de tête avec Antoine, directeur d'une soierie lyonnaise, rencontré par hasard chez son père et pour lequel elle éprouve une attirance certaine. Antoine, séduit par la personnalité de Marthe, a compris son besoin de liberté. Ainsi, il peut échapper à toutes les jeunes femmes qui le trouvent beau parti...
Seconde partie : Marthe, bientôt seule, se retrouve à la tête de l'usine. Pour la maintenir en état de marche, elle accepte, sur les conseils de son père, les commandes militaires de Vichy, au grand dam de Louise, son amie d'enfance, résistante. Marthe va vite être confrontée aux problèmes de la guerre. Elle accepte, par fidélité pour son mari, de protéger Roberto, l'amant d'Antoine. Un soir, Dimitri revient et lui demande de cacher un parachutiste anglais. Progressivement, Marthe va s'engager pour défendre ceux qu'elle aime. En se rendant à un rendez-vous clandestin avec Marthe, Antoine s'aperçoit que sa femme est enceinte. Surpris et ému, il apprend bientôt que Dimitri est le père de l'enfant. A la naissance de sa fille Hanna, Dimitri, avec la complicité d'Antoine, confie l'enfant au père de Marthe pour la protéger. Arrêtée par les Allemands qui recherchent Antoine, Marthe va être libérée de justesse par la Résistance, mais Louise et les parents de Dimitri vont être emmenés dans les camps. Quant à Antoine, il décide, la mort dans l'âme, d'incendier son usine, avant de rejoindre Londres...
UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES

2004, France, Drame
Réalisé par Jean-Pierre Jeunet
Scénario de Jean-Pierre Jeunet & Guillaume Laurant d'après le roman de Sébastien Japrisot
Photographie de Bruno Delbonnel
Musique d'Angelo Badalamenti
Décors d'Aline Bonetto
Costumes de Madeline Fontaine
Montage d'Hervé Schneid
Son de Jean Umansky, Gérard Hardy & Vincent Arnardi
Casting de Pierre-Jacques Bénichou
Durée 2 h 14

Avec Audrey Tautou, Gaspard Ulliel, Albert Dupontel, Jodie Foster, François Levantal, Bouli Lanners, Thierry Gibault, Philippe Duquesne, Dominique Pinon, Clovis Cornillac, Jérôme Kircher, Chantal Neuwirth, Denis Lavant, Dominique Bettenfeld, Jean-Pierre Darroussin, Marion Cotillard, André Dussollier, Ticky Holgado, Jean-Paul Rouve, Jean-Claude Dreyfus, Tchéky Karyo, Julie Depardieu, Michel Vuillermoz, Rufus, Michel Robin...

Résumé : En 1919, Mathilde a 19 ans. Deux ans plus tôt, son fiancé Manech est parti sur le front de la Somme. Comme des millions d'autres, il est "mort au champ d'honneur". C'est écrit noir sur blanc sur l'avis officiel. Pourtant, Mathilde refuse d'admettre cette évidence. Si Manech était mort, elle le saurait ! Elle se raccroche à son intuition comme au dernier fil ténu qui la relierait encore à son amant. Un ancien sergent a beau lui raconter que Manech est mort sur le no man's land d'une tranchée nommée Bingo Crépuscule, en compagnie de quatre autres condamnés à mort pour mutilation volontaire ; rien n'y fait. Mathilde refuse de lâcher le fil. Elle s'y cramponne avec la foi du charbonnier et se lance dans une véritable contre-enquête. De faux espoirs en incertitudes, elle va démêler peu à peu la vérité sur le sort de Manech et de ses quatre camarades...

Prix & Récompenses :

César 2005 : Meilleur espoir masculin, meilleure actrice dans un second rôle, meilleure photo, meilleurs décors & meilleurs costumes.
European film awards 2005 : Meilleurs décors.
Prix Lumières 2005 : Meilleur réalisateur.

L'AMOUR AUX TROUSSES

2005, France, Comédie
Réalisé par Philippe de Chauveron
Scénario de Philippe de Chauveron & Guy Laurent
Photographie de Christophe Paturange
Musique de Marc Chouarain
Décors de Denis Mercier
Costumes de Christel Birot
Montage de Manuel De Sousa
Son de Dominique Warnier
Casting d'Olivier Carbone
Scripte de Virginie Le Pionnier
Durée 1 h 33

Avec Jean Dujardin, Pascal Elbé, Caterina Murino, François Levantal, Claude Brasseur, Tarubi, Cyril Lecomte, Patrick Rocca, Jean-Luc Porraz, Frédéric Saurel, Dominique Bettenfeld, Dominique Zardi, Atmen Kelif...

Résumé : Franck et Paul sont deux inspecteurs. Partenaires dans le travail et amis dans la vie. Ils partagent tout : les joies, les peines, les coups durs, les heures sup', et aussi Valéria, la femme de Paul. Mais ça, Paul n'est pas au courant. Il va l'apprendre par hasard alors qu'ils sont tous les deux envoyés sur une mission dangereuse, à la poursuite d'un dealer implacable. L'enfer va alors commencer pour chacun d'eux...


2007, France, Biopic
Réalisé par Olivier Dahan
Scénario d'Olivier Dahan
Photographie de Tetsuo Nagata
Musique de Christopher Gunning (Chansons interprétées par Jil Aigrot, Cassandre Berger, Maya Barsony & Clara Quennefranc)
Décors d'Olivier Raoux
Costumes de Marit Allen
Montage de Richard Marizy
Son de Laurent Zeilig
Mixage son de Jean-Paul Hurier
Montage son de Pascal Villard, Gaël Nicolas & Nikolas Javelle
Scripte de Virginie Le Pionnier
Durée 2 h 20

Avec Marion Cotillard, Jean-Pierre Martins, Gérard Depardieu, Clotilde Courau, Jean-Paul Rouve, Sylvie Testud, Pascal Greggory, Marc Barbé, Caroline Sihol, Emmanuelle Seigner, Catherine Allegret, André Penvern, Marie-Armelle Deguy, Elisabeth Commelin, Laurent Olmedo, Nathalie Dorval, Jean-Paul Muel, Christophe Odent, Dominique Bettenfeld, Dominique Paturel, Marc Chapiteau...

Résumé : De son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, l'exceptionnel parcours d'Edith Piaf. A travers un destin plus incroyable qu'un roman, découvrez l'âme d'une artiste et le coeur d'une femme. Intime, intense, fragile et indestructible, dévouée à son art jusqu'au sacrifice, voici la plus immortelle des chanteuses...

Prix & Récompenses :

Golden Globes 2008 : Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale.
Bafta 2008 : Meilleure actrice, meilleure musique, meilleurs costumes & meilleurs maquillages & coiffures.
César 2008 : Meilleure actrice, meilleure photographie, meilleur son, meilleurs décors & meilleurs costumes.
Oscar 2008 : Meilleure actrice & meilleurs maquillages.
Prix Lumières 2008 : Meilleure actrice & prix du public mondial.


2007, France, Comédie
Réalisé par Michel Boujenah
Scénario de Michel Boujenah & Pascal Elbé
Photographie de Philippe Pavans de Ceccatty
Musique d'Olivier Schultheis
Décors de Frédéric Bénard
Costumes de Mimi Lempicka
Montage de Jennifer Augé
Son de Dominique Levert, Vincent Guillon & François-Joseph Hors
Casting de Françoise Menidrey
Scripte de Françoise Thouvenot
Durée 1 h 33

Avec Pascal Elbé, Mathilde Seigner, Kad Merad, Annelise Hesme, Yves Rénier, Marie Bunel, Daniel Duval, Constance Dolle, Philippe Noiret, Carole Richert...

Résumé : Qu'est-ce qu'un ami ? Est-ce que j'en ai un ? Est-ce que j'en suis un (ou une) ? C'est quoi cette relation étrange qu'on appelle l'amitié ? Cette histoire d'amour où l'on ne couche jamais ensemble. Comment je peux faire du bien à mes amis ? Est-ce que j'ai le droit d'intervenir dans leur vie sous couvert de l'amitié ? Et jusqu'à quel point et pourquoi ? Et au fond, quel est ce sentiment étrange qui m'habite quand un ami a besoin de moi ? Un bonheur ou un besoin ?...


2007, France, Drame
Réalisé par Claude Miller
Scénario de Claude Miller & Natalie Carter d'après l'oeuvre de Philippe Grimbert
Photographie de Gérard de Battista
Musique de Zbigniew Preisner
Décors de Jean-Pierre Kohut-Svelko
Costumes de Jacqueline Bouchard
Montage de Véronique Lange
Son de Pascal Armant & Fred Demolder
Mixage son de Philippe Bauhouin
Casting d'Elsa Pharaon
Scripte de Sylvie Koechlin
Durée 1 h 40

Avec Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Mathieu Amalric, Nathalie Boutefeu, Yves Verhoeven, Yves Jacques, Annie Savarin, Laurent Lafitte...

Résumé : L'exploration d'un lourd secret de famille et l'histoire d'une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s'invente un frère et imagine le passé de ses parents. Le jour de ses quinze ans, une amie de la famille révèle au jeune François une vérité bouleversante, mais qui lui permet enfin de se construire...

Prix & Récompenses : César 2008 : Meilleure actrice dans un second rôle.



L'avis de Ciném@ et Cie : Claude Miller nous conte cette histoire d'amour sur fond de 2ème guerre mondiale donnant une autre vision - plus bouleversante - de ce qui aurait eu, sûrement, moins d'impact à une autre époque. Car l'importance de cette période engendre, forcément, des événements qui n'aurait pas eu les mêmes issues - tragiques - dans un autre contexte, et de savoir que le tout est inspiré de faits réels donne plus de valeur à ce récit. Ce secret caché par des parents, fardeau pour leur fils hanté par un frère imaginaire, qui réussit tout ce que l'enfant n'ose faire lui permettra d'appréhender la vie différemment. Lui à qui l'on a donné un nom à consonance bien française sent que derrière ce mensonge se cache un autre plus important. Un secret enfoui dans une valise et, représenté par une peluche. Difficile de ressortir des noms du lot de ces interprètes tant ils sont tous formidables et sont un des éléments de cette réussite qui nous offre de très beaux moments d'émotion. La réussite du film tient aussi de l'absence d'effets lacrymaux qui rend cette histoire plus belle et plus émouvante. On suit avec plaisir et curiosité la découverte de cette vérité cachée. Si tous les acteurs sont bons et sincères Cécile de France est lumineuse et Patrick Bruel trouve là un de ses meilleurs rôles. La belle partition de Zbigniew Preisner fait autant preuve de pudeur que la réalisation de Claude Miller et finit de nous convaincre de la grande qualité de ce long métrage.
L'ABOLITION

2008, France, Téléfilm
Réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe
Scénario d'Alain Godard d'après le livre de Robert Badinter
Photographie de Marc Falchier
Musique de Carolin Petit
Décors de Sebastian Birchler
Son de Jean-Luc Rault-Cheynet
Montage son de Valérie Arlaud
Durée 3 h 00

Avec Charles Berling, Didier Bezace, Gérard Depardieu, Laurence Cordier, Alain Fromager, Mathieu Simonet, Marc Bodnar, Thierry Gibault, Philippe Uchan, Sören Prévost, Monique Chaumette...

Résumé : Septembre 1971 : à la centrale de Clairvaux, un gardien et une infirmière sont tués après avoir été pris en otages par les détenus Claude Buffet et Robert Bontems. Robert Badinter partage son temps entre son cabinet d'avocat et la faculté de droit où il enseigne. Un collègue, Philippe Lemaire, lui demande de le rejoindre pour assurer la défense de Bontems, dont le procès va débuter. Pourquoi, alors qu'il ne plaide plus au pénal, va-t-il accepter ? Parce que Bontems risque la peine de mort...

SÉRAPHINE

2008, France/Belgique, Drame
Réalisé par Martin Provost
Scénario de Martin Provost & Marc Abdelnour
Photographie de Laurent Brunet
Musique de Michael Galasso
Décors de Thierry François & Catherine Jarrier-Prieur
Costumes de Madeline Fontaine
Montage de Ludo Troch
Son de Philippe Vandendriessche
Mixage son d'Emmanuel Croset
Montage son de Ingrid Ralet
Casting de Brigitte Moidon
Scripte de Christine Raffa-Catonné
Durée 2 h 05

Avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent, Geneviève Mnich, Nico Rogner, Adélaïde Leroux, Serge Larivière, Françoise Lebrun...

Résumé : En 1913, le collectionneur allemand Whilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelques temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d’apprendre que l’auteur n’est autre que Séraphine. S’instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d’art d’avant-garde et la femme de ménage visionnaire...

Prix & Récompenses :

César 2009 : Meilleur film, meilleure actrice, meilleur scénario original, meilleure musique écrite pour un film, meilleure photographie, meilleurs décors & meilleurs costumes.
Prix Lumières 2009 : Meilleure actrice.


Les années 2010


2012, France, Comédie Dramatique
Réalisé par Noémie Lvovsky
Scénario de Maud Ameline, Noémie Lvovsky, Pierre-Olivier Mattei & Florence Seyvos
Photographie de Jean-Marc Fabre
Musique de Joseph Dahan & Gaëtan Roussel
Décors de Claire Vaysse, Fredéric Lapierre & Frédérique Lapierre
Direction artistique d'Elsa Amiel
Costumes de Madeline Fontaine
Montage d'Annette Dutertre & Michel Klochendler
Son de Sylvain Malbrant, Olivier Mauvezin & Stéphane Thiébaut
Casting de Stéphane Batut, Leila Fournier, Isabelle Ungaro & Sarah Teper
Scripte d'Elodie Van Beuren
Durée 1 h 55

Avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Judith Chemla, India Hair, Julia Faure, Yolande Moreau, Michel Vuillermoz, Denis Podalydès, Jean-Pierre Léaud, Anne Alvaro, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste...

Résumé : Camille a 16 ans lorsqu’elle rencontre Eric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille. 25 ans plus tard : Eric quitte Camille pour une femme plus jeune. Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé. Elle a de nouveau 16 ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence et Eric. Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? Va-t-elle l’aimer à nouveau alors qu’elle connaît la fin de leur histoire ?...

Prix & Récompenses :

Festival de Cannes 2012 : Prix SACD - Quinzaine des réalisateurs.
Festival de Locarno 2012 : Prix Variety Piazza Grande.
Magritte 2013 : Meilleure actrice dans un second rôle.
Prix Lumières 2013 : Meilleur espoir féminin & prix spécial des Lumières.