Accueil
Acteurs
Actrices
Compositeurs
Films
Photographes
Réalisateurs
Scénaristes
Technique
Récompenses
Thèmes
Contact










   



Limoges fait son cinéma
Les autres préfectures

Sa situation géographique

Limoges est une commune à la limite du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et de la région Limousin.
Ville universitaire, centre administratif et de services intermédiaires doté de tous les équipements d'une métropole régionale, Limoges rassemble 282 376 habitants dans son aire urbaine en 2011, ce qui en fait la 4ème du Grand Sud-Ouest après Toulouse, Bordeaux & Montpellier, la 37e en France.
Ville de tradition bouchère, siège du leader mondial des équipements électriques pour le bâtiment, Limoges est également bien positionnée dans l'industrie du luxe. Elle est aujourd'hui connue et reconnue en tant que "capitale des arts du feu" en raison de l’implantation toujours présente des grandes maisons de porcelaine, de ses ateliers d'art travaillant l’émail ou les vitraux, mais aussi en raison du développement de son pôle de compétitivité dédié à la céramique technique et industrielle.
Posée sur les premiers contreforts ouest du Massif central, Limoges est traversée par la Vienne, dont elle fut, à l’origine, le premier point de passage à gué. Entourée d'une ruralité limousine préservée de toute culture ou élevage intensifs, la « ville qui entre en campagne » s'étend sur une superficie de 78 km2.

Source : Wikipédia

Histoire de la ville

Antiquité : Tirant son nom de la tribu des Lémovices, dont la capitale est probablement située au lieu-dit Villejoubert, ou au bourg de Saint-Gence, Limoges, qui revendique 2 000 ans d'histoire, est fondée par les Romains vers l'an 10 avant notre ère, sous Auguste, dans le cadre de la réorganisation des cités et provinces gauloises de l'Empire romain.
La nouvelle capitale des Lémovices, Augustoritum, est ainsi créée de toutes pièces, peut-être sur la place d’un petit site gaulois, au premier endroit où il est possible de passer la Vienne à gué. La cité est posée au carrefour de la Via Agrippa, qui relie Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes), et de la Via Avaricum Tolosa qui relie Avaricum (Bourges) à Tolosa (Toulouse). Augustoritum dispose d’arènes plus vastes que celles d’Arelate (Arles) ou de Nemausus (Nîmes), et de thermes parmi les plus somptueux de la Gaule. Elle est construite suivant un réseau de rues parallèles orientées sud-est / nord-ouest, venant croiser en angle droit un autre réseau de rues parallèles orientées nord-est / sud-ouest. Ce quadrillage presque parfait suit le schéma d'urbanisme habituellement en usage chez les Romains.
Peu de vestiges gallo-romains sont visibles, la plupart sont détruits ou enfouis. Ainsi, l'amphithéâtre (fin du 1er siècle) est enfoui sous le jardin d’Orsay. Le théâtre est situé en bord de Vienne, sous le quai Saint-Martial et la place Sainte-Félicité. Les thermes (IIe siècle), enfouis sous la place des Jacobins, ont été détruits dans leur quasi-intégralité lors de travaux de réalisation d'un parc de stationnement. Les nouveaux thermes (Bas-Empire) sont situés sous les jardins de l'évêché. Le forum (100 mètres de large pour plus de 300 de long, placé au centre de la cité) est localisé sous l’actuelle place de l’Hôtel de ville. Malgré la tradition qui rapporte l’existence d’un temple consacré à Vénus, Diane, Minerve et Jupiter à la place de l’actuelle cathédrale, aucun sanctuaire ou temple gallo-romain n'est à ce jour identifié. L’importance des vestiges antiques semble cependant démontrer qu’Augustoritum est une cité gallo-romaine conséquente, dont l’étude et la mise en valeur globales restent à faire.
Vers 250, saint Martial venu de Rome avec deux compagnons, Alpinien et Austriclinien, évangélise la ville. Il en devient le premier évêque. Il convertit sainte Valérie, fille de Léocadius, proconsul romain et gouverneur de l’Aquitaine, au christianisme. Saint Aurélien, qui devient, au Moyen Âge, le saint patron de la puissante corporation des bouchers de Limoges, lui succède à la tête du diocèse naissant.
Du IIIe à la fin du IVe siècle, Augustoritum, dont le site deviendra "le Château", est progressivement abandonnée en raison de l'insécurité provoquée par les invasions germaniques. La population se concentre sur un lieu plus facilement fortifiable, le puy Saint-Étienne, sur lequel, au Moyen Âge, sera édifiée la cathédrale Saint-Étienne de Limoges et qui deviendra "la Cité".
Moyen Âge : Au début du VIe siècle, Augustoritum devient Limoges et le second pôle urbain, le futur Castellum Sanctis Martialis (le Château), émerge autour de la nécropole située à proximité, au nord-ouest, qui accueille le tombeau de Martial, le premier évêque, que saint Loup de Limoges est chargé de conserver.
Au début du VIIIe siècle, une fois l'invasion musulmane stoppée à Poitiers par Charles Martel, les Francs s’emparent du Limousin et investissent Limoges.
En septembre 832, l’empereur Louis le Pieux, fils de Charlemagne, fait acclamer son fils Charles (futur Charles le Chauve) âgé de 9 ans seulement, par les Grands d'Aquitaine, lors d'une assemblée générale tenue au palais suburbain de Jocundiac (Le Palais-sur-Vienne) ; l'empereur souhaitait alors punir son fils Pépin Ier, roi d'Aquitaine. Les luttes entre Charles le Chauve et Pépin Ier, puis le fils de celui-ci Pépin II, se poursuivront jusque dans les années 850. En 855, Charles le Chauve, décide de donner un roi aux Aquitains en la personne de son fils "Charles l'Enfant". La cérémonie de sacre et couronnement a lieu dans la basilique du Sauveur à proximité du Sépulcre de saint Martial.
Bien que pillée en 862 par les Vikings du chef Hasting, Limoges se développe toujours en ville double, partagée entre la Cité, qui relève du pouvoir de l'évêque, et le Château, qui relève des moines gardiens du tombeau de saint Martial, puis des vicomtes. Invoqué à l’occasion du mal des ardents lors des ostensions de l’an 994, Martial obtient l'apostolicité par l'action du prédicateur Adémar de Chabannes, lors des conciles de Limoges de 1029 et 1031. Placé au rang des apôtres, saint Martial draine un courant de pèlerinages fructueux pour l’abbaye et la ville. Dénoncée dès le XVIIe siècle, cette apostolicité plaidée par Adémar de Chabannes est définitivement abandonnée au début du XXe siècle, Martial de Limoges n'étant pas inclus dans le groupe des douze Apôtres.
Limoges accueille le troisième des Lemovicensia concilia, le concile de Noël 1095. C'est au cours de ce concile de Noël qu'après son appel de Clermont, Urbain II prêche pour la première fois pour la première croisade en vue de la libération de la Terre sainte.
À la fin du XIe siècle, et durant la première moitié du XIIe siècle, la notoriété de Limoges est à son apogée. Elle est portée par le rayonnement de l’abbaye Saint-Martial, qui est alors le plus important centre de production intellectuelle, littéraire, poétique, artistique et musical du monde médio-latin. Les chants grégoriens y connaissent leur premier apogée, avec les productions de l'École de Saint-Martial. La ville bénéfice également du rayonnement des troubadours limousins, qui font de la langue limousine la langue de la culture du monde roman. Limoges est également renommée pour la qualité de sa production d'émaux ou de sa production textile de limogiatures.
À partir du XIIe siècle, Limoges, lieu de couronnement traditionnel des ducs d'Aquitaine, est l’une des principales villes de la dot d’Aliénor d'Aquitaine. La majeure partie de son histoire médiévale se calque sur celle des guerres entre Plantagenêts et Capétiens. Richard Cœur de Lion est couronné duc d'Aquitaine lors de deux cérémonies tenues successivement à Poitiers, puis, dans la grande tradition des monarques d'Aquitaine, à Limoges en 1172. À la tête de l'empire Plantagenêt, le roi-chevalier meurt en avril 1199 à Châlus, place-forte défendant l’accès sud-ouest de Limoges, lors d’une expédition punitive contre son vicomte, Adémar V de Limoges.
Au XIVe siècle, les affrontements entre rois de France et rois d’Angleterre, détenteurs du duché d’Aquitaine dont relève Limoges, culminent à l’occasion de la guerre de Cent Ans. Entre deux événements guerriers, Limoges doit faire face aux pillages des routiers et brabançons désœuvrés. Constituant toujours une "ville double", partagée entre la Cité et le Château, les bourgeois, évêques et vicomtes de Limoges jouent des alliances et protections, chacun selon les opportunités du moment. Ainsi, en 1370, la Cité ouvre ses portes aux troupes du roi de France, alors que le Château reste fidèle au roi anglais. Cet événement sera d’ailleurs l’occasion, pour le Prince Noir, de mettre à sac la Cité.
En 1463, le roi Louis XI passe à Limoges le vendredi 1er juillet, et confirme, par lettres patentes, les privilèges accordés par ses prédécesseurs afin que la ville s'accroisse.
Époque moderne : Au XVIe siècle, Limoges tourne, avec la fin du Moyen Âge, l’une des plus riches pages de son histoire et intègre définitivement le royaume de France sous Henri IV, lors du rattachement en 1589, à la couronne de France de sa vicomté, passée par héritage à la maison d'Albret.
La Réforme qui gagne le pays affecte peu Limoges. L’activité missionnaire est faible et les conversions à l’Église réformée, estimées à 10% de la population seulement. De même, les troubles sous les guerres de Religion sont limités. Grâce à l’action des consuls, la Saint-Barthélemy n’a aucune répercussion à Limoges. La ville ressent cependant quelques contrecoups des batailles incessantes que se livrent les nobles catholiques et protestants dans le reste de la province et qui, épuisant récoltes et paysans, donnent lieu, dans le sud du département, à Châlus, Oradour, Saint-Yrieix, Nexon et Saint-Léonard de Noblat, à l’émergence de la révolte dite jacquerie des croquants.
Au XVIIe siècle, la Contre-Réforme a une grande importance dans la ville. 6 compagnies de pénitents sont créées (noirs, rouges ou pourpres, et blancs, qui ont laissé leurs noms à des rues de la ville, mais aussi gris, bleus et feuille-morte, d'après la couleur de leur tenue). De nombreux couvents sont fondés (Visitation, ursulines...), d'autres réformés (bénédictins, Saint-Martin des feuillants...). Le collège des jésuites oriente la formation des élites limougeaudes, alors que les ostensions et processions à grand spectacle (procession de l'octave de la fête du Saint-Sacrement, en particulier) connaissent un important renouveau. Selon Jean Levet, Limoges y gagne le surnom de ville sainte. Cependant, dès cette époque, des voyageurs commencent à relater une certaine évolution urbanistique de la ville ; l'abbé Louis Coulon voit Limoges comme une ville, certes marchande et populaire, mais qui paraît sale et mal bâtie, et dont "les bâtiments n'y sont que de bois et de terre".
Au XVIIIe siècle, l’intendant Turgot améliore considérablement le réseau routier limousin, relance l’économie limougeaude, favorise la création et le développement d’industries, dont celles du textile et du cuir. Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L’industrie de la porcelaine est lancée.
Époque contemporaine : La Révolution engendre des événements tragiques à Limoges. Un bref épisode de la Grande Peur y est signalé. Comme partout, les biens de l'Église sont vendus comme biens nationaux, et la politique de Déchristianisation décide de la fermeture de la plupart des églises et de la totalité des monastères. Un prêtre, l'abbé Chabrol, est tué dans une émeute plus ou moins spontanée et quelques prêtres sont guillotinés. L'un des effets majeurs de la Révolution à Limoges sera territorial puisqu'en 1792, la Cité de Limoges et le Château de Limoges sont enfin réunis. Juridiquement, le Château absorbe la Cité et l'ensemble forme officiellement une seule et unique commune, qui intègre, en outre, les territoires de La Brugère, de Saint-Christophe et de Sainte-Claire-Soubrevas.
Au XIXe siècle, avec la révolution industrielle, et l'essor des ateliers et des manufactures de textile, cuir, chapeau, chaussures ou porcelaine, Limoges se peuple, au préjudice de sa campagne, d'une population ouvrière, jeune, féminisée, et qui embrasse massivement la cause syndicale. Limoges doit son surnom de Ville rouge (Pauline Roland parle de la Rome du socialisme) aux événements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ainsi, en 1848, des émeutes très graves marquent les élections législatives. En 1851, Limoges tente de s'opposer au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, avant de connaître, en 1871, un très éphémère, mais tragique, épisode de Commune. La CGT est créée à Limoges en 1895. Enfin et surtout, en avril 1905, une protestation contre les pouvoirs des contremaîtres, jugés exorbitants dans le milieu ouvrier de la porcelaine et de la chapellerie va donner naissance à d'importants événements ouvriers qui tournent à la révolte sociale et causent la mort d'un jeune ouvrier, Camille Vardelle.
Le secteur industriel est à son apogée entre 1850 et les années 1930, comme en témoigne la création des grandes usines porcelainières Haviland, en 1892, dans le quartier du Mas-Loubier et dès 1852 sur le site de l'actuel Centre commercial Saint-Martial. La première de ces usines devient rapidement la plus grande de la ville avec, en 1907, 800 ouvriers pour 17 fours. Parallèlement à ces structures imposantes, la micro-industrie porcelainière, dont l'usine Labesse qui emploie 90 personnes entre 1873 et 1938, perdure.
L'essor de l'industrie est le moteur de l'expansion urbaine de la ville, qui au milieu du siècle dépasse à peine ses limites de l'Ancien régime, mais qui passant de 30 000 habitants en 1841 à 98 000 en 1926, s'étend en faubourgs résidentiels. Cette croissance se fait de façon plutôt anarchique, sans réelle réflexion urbanistique globale, exception faite de petites opérations localisées pilotées par des bourgeois locaux tels l'entrepreneur et mécène Ernest Ruben.
En 1914, Limoges est la ville de casernement des 63e et 263e régiments d'infanterie. Après les premiers revers militaires de la France au début de la Grande Guerre, Joseph Joffre estime que de nombreux officiers font preuve d'incompétence ou d'apathie. Il décide de les écarter du front et les assigne à résidence dans la 12e région militaire, dont la capitale est Limoges. Un nouveau terme apparaît : le limogeage. S'il demeure dans le vocabulaire actuel, le lien avec la ville de Limoges est à relativiser : sur cent-cinquante à deux cents hauts gradés (soit près de 40% du total) limogés, moins d’une vingtaine sont effectivement envoyés dans la région.
Le 22 juin 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande se trouve à 30 km de Limoges lorsque le gouvernement Pétain demande l’armistice. Limoges et sa région, en zone libre jusqu'en 1942, accueillent de nombreux enfants retirés des zones de combats par leurs familles, puis des familles entières jetées sur les routes de l’exode. Limoges voit jusqu'à 200 000 réfugiés errer dans ses rues. Malgré les multiples maquis limousins qui organisent la Résistance en campagne, la ville apparaît comme relativement calme, bien que les juifs, dont la communauté Strasbourg-Limoges passe pour l’une des rares véritablement organisées en France, connaissent dès février 1943 les rafles de la Gestapo. Traumatisée par le massacre d'Oradour-sur-Glane et appelée "capitale du Maquis" par le général de Gaulle lors de son discours du 4 mars 1945, Limoges sort de la Seconde Guerre mondiale le 21 août 1944, libérée par les résistants des maquis Francs-tireurs et partisans dirigés par le colonel Georges Guingouin, mais cette libération est marquée par des exécutions sommaires lors de l'épuration.
Depuis 1945, la ville n'a été marquée par aucun événement historique ou politique , son histoire se fondant dans celle, plus générale, et pacifiée, de la République.

Source : Wikipédia

Les films tournés à Limoges

Les années 1990

CEUX QUI M'AIMENT PRENDRONT LE TRAIN

1998, France, Drame
Réalisé par Patrice Chéreau
Scénario de Danièle Thompson, Patrice Chéreau & Pierre Tividic d'après une idée de Danièle Thompson
Photographie d'Eric Gautier
Décors de Richard Peduzzi & Sylvain Chauvelot
Costumes de Caroline de Vivaise
Montage de François Gedigier
Son de Guillaume Sciama & Jean-Pierre Laforce
Montage son de Nadine Muse
Casting de Pascale Béraud & Margot Capelier
Scripte de Suzanne Durrenberger
Durée 2 h 10

Avec Pascal Greggory, Valéria Bruni-Tedeschi, Charles Berling, Jean-Louis Trintignant, Bruno Todeschini, Vincent Perez, Roschdy Zem, Dominique Blanc, Marie Daems, Sylvain Jacques, Olivier Gourmet, Guillaume Canet...

Résumé : Jean-Baptiste artiste peintre décède et doit être enterré selon ses vœux à Limoges. Toute la famille et même plus prend le train en direction de Limoges. Pendant le voyage ils font tous un point sur leur vie...

Prix & Récompenses : César 1999 : Meilleur réalisateur, meilleur second rôle féminin & meilleure photographie.


Les films tournés dans les années 2010

À MOI SEULE

2012, France, Drame
Réalisé par Frédéric Videau
Scénario de Frédéric Videau
Photographie de Marc Tevanian
Musique de Florent Marchet
Décors de Catherine Mananes
Costumes de Laurence Struz
Montage de François Quiqueré
Son d'Emmanuel Croset & François Méreu
Casting de Stéphane Batut
Scripte de Sandrine Cayron
Durée 1 h 31

Avec Agathe Bonitzer, Reda Kateb, Hélène Fillières, Noémie Lvovsky, Jacques Bonnaffé, Grégory Gadebois, Marie Payen, Margot Couture, Pascal Cervo...

Résumé : Gaëlle est soudain libérée par Vincent, son ravisseur, après huit années d’enfermement, où chacun a été "tout" pour l’autre. Cette liberté gagnée jour après jour contre Vincent, Gaëlle doit à nouveau se l’approprier dehors, face à ses parents et au monde qu’elle découvre...

Prix & Récompenses : Festival de Berlin 2012 : Prix de la Guilde du cinéma allemand Art House.