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    Les plongées du Cinéma

    Histoire du Sous-Marin

    Origines et premiers submersibles : Le concept d'un bateau sous-marin remonte à l'Antiquité. On rapporte les premières tentatives de mettre l'idée en pratique dès l'époque d'Alexandre le Grand qui, d'après Aristote, avait développé un submersible primitif pour des missions de reconnaissance en 322 av. J.-C.. Une machine similaire avait été développée en Chine vers 200 av. J.-C. Durant l'ère moderne, la première personne à proposer le concept de sous-marin est l'Anglais William Bourne qui conçut un prototype en 1578, mais ses idées ne dépassèrent pas le stade de la conception
    Au XVIIe siècle, les cosaques ukrainiens utilisaient un bateau fluvial appelé le Chaika qui était utilisé sous l'eau pour des missions d'infiltration et de reconnaissance ; il semble assez proche de la description d'Aristote du submersible d'Alexandre le Grand. Le Chaika pouvait être aisément chaviré et submergé afin que l'équipage puisse respirer en dessous, comme dans une cloche de plongée moderne ; le bateau était propulsé en marchant au fond de la rivière.
    Cependant, le premier véritable submersible à être construit durant l'époque moderne le fut en 1620 par le Hollandais Cornelius Jacobszoon Drebbel, en utilisant le concept de Bourne. Il devait être propulsé par des rames ; sa nature est source de controverses : il est parfois dit qu'il ne s'agissait que d'une cloche remorquée par un autre bateau. Deux modèles améliorés furent testés sur la Tamise entre 1620 et 1624. Bien que les premiers modèles aient été conçus comme des outils pour l'exploration sous l'eau, les inventeurs reconnurent assez vite leur potentiel militaire.
    En 1653, les Hollandais, en conflit avec l'Angleterre, tentent de construire un sous-marin de raid, conçu par De Son à Rotterdam. C'est un échec : le navire refuse d'avancer malgré les efforts musculaires fournis par son équipage.
    Les premiers sous-marins militaires : Le premier sous-marin militaire est le Turtle, une machine en forme d'œuf propulsé manuellement par une seule personne, conçue par l'Américain David Bushnell. Il s'agit du premier sous-marin véritable, pouvant se déplacer de façon autonome, et le premier à utiliser des hélices pour sa propulsion. Pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, le Turtle, opéré par le sergent Ezra Lee de l'armée continentale, essaie de couler sans succès le HMS Eagle britannique dans le port de New York le 7 septembre 1776.
    En 1800, la France construit un sous-marin à propulsion humaine conçu par Robert Fulton, le Nautilus ; il se montre capable d'utiliser des mines pour détruire deux navires de guerre durant ses essais. La France abandonne les essais en 1804, tout comme les Britanniques quand ils essaient plus tard le sous-marin. Pendant la guerre de 1812, Silas Halsey meurt en tentant une attaque infructueuse contre un navire de guerre britannique dans le port de New London, en 1814.
    En 1851, Wilhelm Bauer, caporal de l'artillerie bavaroise, emmène un sous-marin de sa conception en mer à Kiel, le Brandtaucher ; le sous-marin, construit par August Howaldt, est propulsé par une roue à tympan. Son équipage de 3 personnes réussit à s'échapper avant qu'il ne coule. L'épave, renflouée en 1887, se trouve actuellement au musée de Dresde.
    Sous-marins de la guerre de Sécession : Durant la guerre de Sécession, l'Union est la première à utiliser un sous-marin sur le champ de bataille. L’Alligator de conception française est le premier sous-marin de l'US Navy et le premier à utiliser l'air comprimé et un système de filtration de l'air. Il est aussi le premier sous-marin à permettre à un plongeur de s'accrocher pour aller fixer des mines à détonation électrique sur les navires ennemis. À l'origine propulsé par des rames, il est converti après 6 mois pour être propulsé par une hélice tournée grâce à une manivelle. il est aussi plus grand que les sous-marins confédérés avec un équipage de 20 personnes. L’Alligator fait à l'origine 47 pieds (14,3 m) de long et 4 pieds (1,2 m) de diamètre ; il est perdu en mer dans une tempête près du cap Hatteras le 1er avril 1863 pendant un remorquage (sans équipage à bord) vers son premier lieu de bataille à Charleston.
    Les Confédérés ont mis en route plusieurs sous-marins à propulsion humaine dont le CSS H. L. Hunley. Le premier sous-marin confédéré est le Pioneer de 10 m de long, qui coule une goélette pendant ses essais en utilisant une mine remorquée sur le lac Pontchartrain, mais il n'a pas été utilisé au combat ; il est sabordé après la capture de La Nouvelle-Orléans et vendu pour démolition.
    Le CSS Hunley est conçu pour attaquer les navires du Nord qui font un blocus des ports du Sud. Le sous-marin dispose d'une longue perche à l'avant, terminée par une charge explosive appelée "mine-torpille". Le sous-marin doit approcher le navire ennemi, y attacher l'explosif, reculer et le faire détoner. L'opération est extrêmement dangereuse et il n'y a pas d'autre alimentation en air que ce qui est contenu dans le faible espace intérieur. Le sous-marin sombre à deux reprises, entraînant la mort de la moitié de l'équipage la première fois et de tout l'équipage, dont Hunley, à la seconde. Le 18 février 1864, le CSS Hunley coule l'USS Housatonic près du port de Charleston : c'est la première fois qu'un sous-marin arrive à couler un autre navire, bien que le CSS Hunley ait coulé peu de temps après avoir signalé sa victoire. Les sous-marins n'ont pas eu un grand impact sur l'issue de cette guerre mais ont commencé à attirer l'attention et à montrer leur importance future dans les engagements navals.
    Propulsion mécanique (fin du XIXe siècle) : Le premier sous-marin à pouvoir se passer de la propulsion humaine est le Plongeur de la Marine nationale française, lancé en 1863, et équipé d'un moteur à air comprimé et de 23 réservoirs à une pression de 180 PSI2 (12 bar).
    Le premier sous-marin utilisant un combustible est l'Ictineo II, utilisant la vapeur et le peroxyde, et lancé en 1867 par Narcís Monturiol ; il avait été lancé à l'origine en 1864 en tant que sous-marin à propulsion humaine, propulsé par 18 hommes.
    Le bateau de 14 m de long est conçu pour transporter deux membres d'équipage, plonger à 30 mètres et accomplit des plongées de 2 heures. À la surface, il utilise une machine à vapeur, mais en plongée cela utiliserait trop d'oxygène ; Monturiol invente ainsi un moteur qui utilise la réaction du chlorate de potassium, du zinc, du manganèse et du peroxyde. L'intérêt de cette méthode est que la réaction dégage aussi de l'oxygène, qui après traitement peut être utilisé pour l'équipage et pour faire tourner une machine à vapeur auxiliaire pour la propulsion. Malgré des essais fructueux dans le port de Barcelone, Monturiol n'est pas arrivé à intéresser la marine espagnole.
    En 1870, Jules Verne publie Vingt mille lieues sous les mers à propos des aventures de l'inventeur du sous-marin Nautilus, plus avancé que tout ce qui existe à cette époque. Le roman a inspiré de nombreux inventeurs pour construire des sous-marins plus avancés.
    En 1879, le gouvernement péruvien, alors dans la Guerre du Pacifique, commande et fait construire un sous-marin. Bien que pleinement opérationnel, le Toro Submarino ne va jamais au combat mais se retrouve sabordé avant la défaite du Pérou dans cette guerre, pour empêcher sa capture. La même année, le révérend George Garrett de Manchester construit le Resurgam propulsé à la vapeur. Garrett veut montrer ce sous-marin de 12 m de long à la Royal Navy à Portsmouth, mais il coule pendant son remorquage au nord du Pays de Galles.
    Le premier sous-marin à être construit en série est toutefois à propulsion humaine : il s'agit du sous-marin de l'inventeur polonais Stefan Drzewiecki. 50 unités sont construites en 1881 pour le gouvernement russe.
    Des échanges entre George Garrett et le Suédois Thorsten Nordenfelt conduisent à une série de sous-marins propulsés à la vapeur. Le premier est le Nordenfelt I, de 19,5 m de long et de 56 tonnes, en fuseau comme le Resurgam, avec un rayon opérationnel de 240 kilomètres et armé d'une seule torpille, en 1885. La Grèce, qui craint le retour des Ottomans, l'achète. Nordenfelt construit alors le Nordenfelt II de 30 m de long avec deux tubes lance-torpilles, qu'il vend à la marine ottomane. En 1887, il finit par concevoir le Nordenfelt IV avec deux moteurs et deux torpilles ; il le vend à la marine russe, mais ce sous-marin se révèle instable et finit par s'échouer.
    Propulsion électrique : En 1884, l'inventeur polonais Stefan Drzewiecki conçoit un sous-marin électrique.
    Le premier sous-marin militaire pleinement opérationnel est électrique, construit par l'Espagnol Isaac Peral pour la marine espagnole. Lancé le 8 septembre 1888, il possède 2 torpilles, de nouveaux systèmes pour l'air, ainsi qu'une forme de coque, une hélice et des gouvernes préfigurant les sous-marins futurs. Il pouvait aller à 10 nœuds sous l'eau, mais ses batteries avaient une courte durée de vie.
    En France, le Gymnote est en 1888 un sous-marin tout électrique équipé de batteries au plomb. Il sera suivi par la suite par le Morse en 1899, puis la série des 4 Farfadet en 1901. La distance franchissable passait à 100 miles. De nombreux autres sous-marins sont construits à ce moment, mais ils ne sont pas véritablement utilisés en tant qu'armes avant le XXe siècle.
    Début du XXe siècle : Le changement de siècle marque un tournant dans le développement des sous-marins, avec de nombreuses technologies qui émergent et l'adoption de sous-marins par de nombreuses marines. La propulsion Diesel-électrique devient le système prédominant et certaines innovations comme le périscope se généralisent. De nombreuses expériences sont faites par les différentes nations afin d'étudier les tactiques et les armes propres aux sous-marins, jusqu'au point culminant de la Première Guerre mondiale.
    En 1895, l'inventeur irlandais John Philip Holland conçoit des sous-marins qui, pour la première fois, utilisent un moteur à combustion interne à la surface et des batteries électriques en submersion ; il dépose le brevet en 1902. Certains de ses sous-marins sont achetés par les États-Unis, d'autres par le Royaume-Uni, la marine impériale russe et le Japon. L'USS Holland est mis en service par l'US Navy en 1900 et la marine impériale japonaise en achète 5 similaires en 1904.
    Mis en service en juin 1900, le sous-marin français Narval introduit en plus la double coque, avec une coque intérieure dans la coque de pression. À cette époque, la France est "indiscutablement la première marine à avoir une véritable force sous-marine". Ces sous-marins de 200 tonnes ont un rayon de plus 100 milles en surface et 10 milles sous l'eau. Le sous-marin français Aigrette de 1904 améliore encore ce concept en utilisant un moteur Diesel plutôt qu'un moteur à essence en surface. 76 sous-marins de ce genre sont terminés avant 1914.
    Première Guerre mondiale : C'est pendant la Première Guerre mondiale que les sous-marins ont eu pour la première fois un impact significatif. Les Unterseeboote allemands entrent en action dans la première bataille de l'Atlantique : ils utilisent de nouvelles tactiques et leur grand nombre afin de gagner les combats. Davantage des submersibles que des sous-marins au sens moderne, ils opèrent principalement en surface avec des moteurs conventionnels, plongeant uniquement avant une attaque. Leur coque a en général une coupe triangulaire avec une quille marquée pour limiter le roulis en surface et une étrave marquée.
    Entre-deux guerres : De nouveaux types de sous-marins apparaissent pendant l'entre-deux-guerres. Parmi les plus notables, on peut citer les porte-avions sous-marins, équipés d'un hangar étanche et d'une catapulte à vapeur pour lancer et récupérer de petits hydravions ; le tandem sous-marin - avion sert d'unité de reconnaissance en avant de la flotte, un rôle essentiel avant l'arrivée du radar. Le premier exemple est le HMS M2 britannique, suivi par le Surcouf français, et d'autres dans la marine impériale japonaise. Le Surcouf de 1929 est aussi conçu en tant que "croiseur sous-marin" pour engager des navires en combat de surface.
    Sous-marins de la Seconde Guerre mondiale :
  • Allemagne : L'Allemagne a possédé la plus grande et la plus efficace flotte sous-marine durant la Seconde Guerre mondiale. Cette flotte se composait en grande partie d'U-boote de type VII-C qui se révéla être une machine de guerre très efficace ; sa variante C/41 était le sous-marin ayant la plus grande capacité d'immersion en profondeur durant tout le conflit. En vertu du traité de Versailles limitant sa marine de surface, la reconstruction de celle-ci n'a commencé en urgence seulement un an avant le début de la guerre. Sans espoir de pouvoir battre la Royal Navy largement supérieure avec sa flotte de surface, le haut Commandement allemand, sous l'impulsion de l'amiral Erich Raeder, commence rapidement la construction de navires de surface, des cuirassés de classe Bismarck et des croiseurs. Il faudra attendre que Dönitz succède à Raeder pour que la Kriegsmarine se voit allouer davantage de ressources pour ses sous-marins, qui se sont montrés bien plus efficaces dans la bataille de l'Atlantique. L'expansion des moyens de production et le début de la production en série prennent la majeure partie de l'année 1940, mais plus d'un millier de sous-marins sont construits avant la fin de la guerre.
    L'Allemagne a utilisé les sous-marins pour la seconde bataille de l'Atlantique, en essayant de couper les routes de ravitaillement entre les États-Unis et le Royaume-Uni ; celles-ci sont alors vitales pour l'alimentation et l'industrie britannique, mais aussi pour l'armement venu des États-Unis. Si les U-boote ont été améliorés pendant les années de la guerre, l'une de ces innovations concerne les communications, cryptées avec la machine Enigma ; elle permet des tactiques d'attaques groupées en "horde de loups", mais est aussi à l'origine de la chute des U-boote qui commencèrent à subir de lourdes pertes dès l'année 1943. Afin de pouvoir importer des matières premières rares mais essentielles à leur industrie de guerre ou pour apporter un support logistique aux U-Boote combattants au loin, le concept de sous-marin cargo ou ravitailleur a été développé. Dès 1940, les ingénieurs allemands développeront la turbine dite "Walker" dont l'U-boot expérimental V80, en réalisant des pointes de vitesse dépassant les 28 nœuds en plongée, démontrera le très grand intérêt de ce système qui permettra de construire le sous-marin le plus rapide de toute la Seconde Guerre mondiale.
    Après leur départ, les U-boote opèrent surtout seuls en essayant de trouver les convois dans les zones qui leur sont assignées par le Haut Commandement. Si un convoi est trouvé, le sous-marin n'attaque pas tout de suite mais suit le convoi pour permettre à d'autres sous-marins de la zone de le trouver ; ils attaquent ensuite ensemble, de préférence la nuit et en surface. Dans la première partie de la guerre, les sous-marins remportent de nombreuses victoires avec cette tactique mais sont trop peu nombreux pour avoir un effet décisif. Bien que l'objectif stratégique des sous-marins allemands soit les navires cargos ou les ravitailleurs, ils prennent aussi pour cible les navires de guerre. De ce fait, les U-boote couleront 2 cuirassés (HMS Royal Oak par l'U-47 & HMS Barham par l'U-331), 3 porte-avions (HMS Courageous par l'U-29, HMS Ark Royal par l'U-81 et HMS Eagle par l'U-73), un porte-avions d'escorte (par exemple, l'HMS Audacity), des sous-marins (par exemple, l'HMS Spearfish détruit par l'U-34), des croiseurs auxiliaires et plusieurs destroyers seront aussi détruits, dans la plupart des cas pour percer l'escorte et atteindre le convoi ; enfin, plusieurs navires de guerre, dont un navire de ligne, seront endommagés. Dans la seconde moitié du conflit, l'Allemagne possède beaucoup de sous-marins mais cette avancée est plus que compensée par les Alliés grâce à l'accroissement du nombre de convois, d'escorteurs et d'avions, ainsi que grâce à des inventions décisives, comme le radar et le sonar. Le sous-marin étant très vulnérable en surface, les ingénieurs allemands ont étudié un système de propulsion anaérobie (turbine Walker) qui, ajoutée à la propulsion Diesel et électrique, permettait au plus redoutable sous-marin de la Seconde Guerre mondiale, l'Unterseeboot type XXI, de rester plusieurs jours voire plusieurs semaines de suite en plongée. À la fin de la guerre, le très grand intérêt suscité par le très sophistiqué Unterseeboot type XXI l'a amené à être largement étudié afin d'être reproduit par les Alliés sous divers noms.
    La conception allemande des U-boote est devenue à la fin du conflit incontestablement le modèle qui inspira la conception des sous-marins modernes. L'Unterseeboot type XXI, surnommé ElektroBoot, était le sous-marin le plus redoutable du conflit tant par sa puissance offensive que par sa capacité de profondeur d'immersion ainsi que de par sa rapidité en immersion et sa marche silencieuse qui le rendait pratiquement indétectable : il influença tous les sous-marins qui lui succédèrent partout dans le monde. En plus des innovations de conception de l'ElektroBoot, les ingénieurs allemands élaborèrent une idée qui allait marquer un changement radical dans l'emploi du sous-marin moderne. Ce concept révolutionnaire qui visait à attaquer les États-Unis consistait à donner la capacité à un U-Boot de tirer un missile balistique de type V2 depuis l'océan vers le continent. Les ingénieurs allemands posèrent ainsi les bases du concept de ce qui est probablement l'engin de guerre le plus puissant de tous les temps : le SNLE.
  • Japon : L’engagement de la marine impériale japonaise dans la guerre sous-marine se solda par un échec cinglant, la marine japonaise ne fut jamais en mesure de menacer les voies de ravitaillement d'une marine américaine qui, quant à elle, avait anéanti les siennes. En plus de la mauvaise doctrine militaire japonaise, les sous-marins japonais souffraient de lacunes technologiques importantes. Dépourvus de radar, les sous-marins japonais n'étaient pas capables de suivre les mouvements des navires américains ni même de repérer une éventuelle attaque aérienne. Ajoutons à cela qu’ils furent trop peu nombreux et utilisés avec une doctrine d’entraînement et d’emploi complètement inadaptée, les sous-marins Japonais subirent des pertes sévères : sur 241 sous-marins engagés, 149 furent coulés, soit 60% des effectifs. Les marins japonais, confrontés eux aussi à l'inefficacité de leurs sous-marins, eurent recours aux mêmes tactiques que leurs collègues de l'armée de terre et de l'aviation : celles des Kamikazes, consistant par des attaques suicides en incluant à leurs sous-marins des torpilles habitées dites Kaiten.
    Malgré leurs défauts, les sous-marins japonais sont utilisés dans des missions offensives à contre-emploi contre des navires de guerre, souvent avec pour principal objectif d'éclairer la flotte de surface. En 1942, les sous-marins japonais coulent 2 porte-avions, un croiseur et plusieurs destroyers, et en endommagent plusieurs autres dont un navire de ligne mais ils n'arrivent pas à soutenir ce rythme par la suite avec le renforcement des flottes alliées. À la fin de la guerre, ils sont utilisés pour le transport de ravitaillement vers les différentes îles. Pendant la guerre, le Japon a coulé environ un million de tonnes de tonnage marchand (184 navires), contre 1,5 million de tonnes pour le Royaume-Uni (493 navires), 4,65 millions de tonnes par les États-Unis (1 079 navires) et 14,3 millions de tonnes pour l'Allemagne (2 840 navires).
    Vers la fin de la guerre, l’aide technologique qu’apporta l’Allemagne à son allié permit à la marine impériale japonaise de moderniser sa flotte de sous-marins obsolètes. En premier lieu, cela commença lorsque des sous-marins allemands sont venus au Japon pour y charger des matériaux (du wolfram, du caoutchouc ou de l'étain). Les japonais profitèrent de l'occasion pour demander en échange les secrets des armes allemandes pour combler le retard technologique du Japon. Du reste, ces sous-marins "de transport" impressionnèrent tellement les ingénieurs japonais qu'ils se mirent eux aussi à transformer de la sorte plusieurs de leurs grands submersibles. C’est aussi à partir de cette période qu’apparurent les sous-marins japonais tels que le sous-marin de classe I-400 qui incorporait un certain nombre de technologies allemandes et qui reprenait le concept du croiseur sous-marin illustré jusqu'alors par le sous-marin français Surcouf de 1929, le plus grand de son temps et capable d’embarquer un avion. L'I-400 devint le plus grand sous-marin de la fin de la guerre, capable comme le faisait le Surcouf d'embarquer un avion, mais malgré son gigantisme et malheureusement pour le Japon, une fois de plus ce nouveau sous-marin japonais se montre complètement inefficace, à tel point qu'il ne fut jamais engagé dans aucune opération militaire durant la Seconde Guerre mondiale. Pour aider son allié face aux américains, l'Allemagne donna au Japon le plan pour réaliser une copie du redoutable Unterseeboot type XXI allemand qui permit aux japonais d'envisager d'en produire une réplique appelée Type I200 dont les Japonais, dans la hâte, avaient poussé le calquage sur le modèle allemand jusqu'à reprendre les structures du bateau allemand. C'est ainsi que le type I200 fut mis au point, juste avant la fin de la guerre, et se révéla à la fin du conflit être à la fois le premier vrai sous-marin japonais mais aussi le plus rapide en immersion, il était cependant "allégé" et bien moins redoutable au combat que son grand frère allemand car l'I200 japonais souffrait en comparaison d’une puissance offensive nettement plus faible et d’une capacité plutôt médiocre de profondeur d'immersion. Les Japonais, malgré l’inefficacité de leurs sous-marins, compensaient en étant équipés de la torpille que l'on peut considérer comme la plus efficace du conflit, la torpille de Type 95 surnommée "Long Lance" à propulsion à oxygène qui avait principalement pour avantage d'être à la fois rapide et de porter loin. La torpille "Long Lance" n’était cependant pas sans défaut, son moteur à piston la rendait plus bruyante et plus facilement détectable que les torpilles électriques, de plus, l'oxygène comprimé étant plus dangereux à manipuler que l'air comprimé, la "Long Lance" avait une fâcheuse tendance à exploser avant d'atteindre sa cible.
  • États-Unis : En même temps, les États-Unis utilisent leurs sous-marins pour attaquer les navires de commerce (la "guerre de course") afin de couper le ravitaillement des îles japonaises du Pacifique.
    Alors que le Japon a l'une des meilleures torpilles de la guerre, les États-Unis ont probablement la plus mauvaise, la Mark 14 à vapeur, dont les détonateurs à influence et à contact ne sont pas fiables. Pendant les 20 premiers mois de la guerre, les commandants en chefs de la force sous-marine attribuent les ratés des torpilles aux mauvaises tactiques et manœuvres des commandants. Ce n'est qu'en mi-1943 que les tests sont faits pour vérifier les détonateurs. En septembre 1943, la torpille Mark 18 est mise en service et est supposée ne pas avoir de sillage ; mais elle a pour défaut de parfois décrire des cercles : l'USS Tang et l'USS Tullibee sont perdus en 1944 après avoir été touchés par leur propre torpille, tirée depuis l'arrière, et l'USS Wahoo a été sévèrement endommagé de la même façon.
    314 sous-marins sont en service dans l'US Navy pendant la guerre. Le 7 décembre 1941, 111 sont en service dont 38 considérés comme "modernes" ; 23 de ceux-ci seront perdus. 203 sous-marins de classe Gato, Balao et Tench sont mis en service, 29 seront perdus et 3 506 sous-mariniers meurent pendant la guerre.
    Les défenses anti-sous-marines japonaises s'avèrent d'abord peu efficaces, les bombes sous-marines étant souvent réglées sur une profondeur trop faible. Cette information est révélée par le député Andrew J. May dans une conférence de presse en juin 1943, et finit par arriver au Japon. Le changement de tactique japonais coûte aux États-Unis la perte de 10 sous-marins et 800 membres d'équipage, d'après le vice-amiral Charles A. Lockwood.
    Les Japonais commencent de même à utiliser des détecteurs d'anomalie magnétique et des avions pour couler les sous-marins américains ; ce qui n'empêche pas les sous-marins américains de remporter de nombreuses victoires. À la fin de la guerre, les sous-marins américains ont coulé plus de tonnage que toutes les autres armes américaines en incluant les avions. Ils réussirent là où leurs homologues allemands échouèrent, à savoir étrangler l'économie de leur adversaire en coupant les liaisons maritimes entre l'archipel et les territoires conquis. Il faut inclure le fait que la marine japonaise n'a pas la capacité de production des marines américaines ou britanniques. Chaque navire perdu l'est presque définitivement. Il est donc plus facile d'étouffer les liaisons maritimes japonaises que celles des marines alliées.

  • Sous-marins modernes : Dans les années 1950, l'énergie nucléaire commence à remplacer la propulsion Diesel-électrique ; des appareils sont aussi développés pour extraire l'oxygène de l'eau de mer. Ces deux innovations permettent aux sous-marins de rester submergés pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois et autorisent des voyages jusque là impossibles, comme l'arrivée de l'USS Nautilus au pôle Nord sous la calotte de glace de l'Arctique, en 1958. La plupart des sous-marins militaires construits depuis cette époque aux États-Unis et en Union soviétique sont propulsés par des réacteurs nucléaires. Le facteur limitant pour la durée de submersion devient la quantité de vivres et le moral de l'équipage dans l'espace confiné du bord.
    Les puissances nucléaires et les autres pays ont de même continué à produire des sous-marins conventionnels, qui ont l'avantage d'être plus silencieux, sauf quand ils utilisent leur moteur Diesel pour recharger les batteries ; mais les avancées technologiques dans l'atténuation des sons et l'isolation phonique ont diminué cet avantage. Même s'ils sont moins rapides et peuvent emporter moins d'armes, les sous-marins conventionnels sont moins chers à la construction ; l'arrivée des sous-marins anaérobie a augmenté le nombre de ces unités.
    Pendant la guerre froide, les États-Unis et l'Union soviétique ont maintenu de grandes flottes de sous-marins, engagés dans des poursuites de type "chat et souris" ; cette tradition continue aujourd'hui, sur une échelle plus réduite. L'Union soviétique a perdu au moins 4 sous-marins pendant cette période : le K-129 en 1968, le K-8 en 1970, le K-219 en 1986 et le Komsomolets en 1989 ; d'autres, comme le K-19, ont été gravement endommagés par un incendie ou une fuite radioactive. Les États-Unis perdent 2 sous-marins nucléaires à la même époque : l'USS Thresher et l’USS Scorpion.

    Source : Wikipédia.

    Les plongées du cinéma

    Les années 40

    PLONGÉE À L'AUBE
    (We dive at dawn)

    1943, Grande-Bretagne, Guerre
    Réalisé par Anthony Asquith
    Scénario de J.B. Williams, Val Valentine & Frank Launder
    Photographie de Jack E. Cox
    Musique d'Hubert Bath
    Direction artistique de Walter W. Murton
    Montage de R.E. Dearing
    Durée 1 h 38

    Avec John Mills, Louis Bradfield, Ronald Millar, Jack Watling, Reginald Purdell, Caven Watson, Niall MacGinnis, Eric Portman, Marie Ault, Ian Fleming, Walter Gotell...

    Résumé : Après un long périple, le sous-marin anglais "Sea Tiger" accoste. L'équipage, enfin libéré, s'apprête à passer une semaine à terre. Mais, à peine débarqués, les marins doivent regagner d'urgence leur vaisseau. Le sous-marin doit partir croiser dans les eaux de la mer Baltique dès la nuit suivante. La mission dévolue à l'équipage du "Sea Tiger" est capitale : couler le cuirassé allemand "Brandebourg". Les conditions climatiques désastreuses rendent cette course-poursuite périlleuse...
    LES MAUDITS

    1947, France, Drame
    Réalisé par René Clément
    Scénario de René Clément, Jacques Companeez, Henri Jeanson & Jacques Rémy d'après une histoire de Victor Alexandrov
    Photographie d'Henri Alekan
    Musique d'Yves Baudrier
    Décors de Paul Bertrand
    Montage de Roger Dwyre
    Son de Joseph de Bretagne
    Durée 1 h 45

    Avec Michel Auclair, Paul Bernard, Anne Campion, Marcel Dalio, Jo Dest, Jean Didier, Fosco Giachetti, Lucien Hector, Florence Marly, Henri Vidal...

    Résumé : 1945. Aux derniers jours de la guerre, le général de la Wehrmacht von Hauser quitte Oslo à bord d'un sous-marin allemand. Sept autres personnes en dehors de l'équipage sont également du voyage : Forster, un agent de la Gestapo et son homme de main, Willy Morus, un petit voyou berlinois, Garosi, un industriel italien, et son épouse, Hilde, qui est aussi la maîtresse du savant norvégien, Ericksen, la fille de ce dernier, Ingrid, et un journaliste français collaborateur, Couturier. Nazis convaincus, ils espèrent gagner l'Amérique du Sud pour y implanter un réseau de propagande. Après qu'Hilde ait été blessée au cours d'un accrochage au large des côtes françaises, Willy, Couturier et le second débarquent discrètement à Royan et kidnappent le docteur Guilbert qu'ils ramènent à bord...

    Prix & Récompenses : Festival de Cannes 1947 : Grand Prix - films d'aventures et policiers.

    Les années 60

    LE RAID SUICIDE DU SOUS-MARIN X-1
    (Submarine X-1)

    1968, Grande-Bretagne, Guerre
    Réalisé par William A. Graham
    Scénario de Donald S. Sanford & Guy Elmes d'après une histoire de Donald S. Sanford & Guy Elmes
    Photographie de Paul Beeson
    Musique de Ron Goodwin
    Direction artistique de William C. Andrews
    Montage de John S. Smith
    Montage son de Rydal Love
    Durée 1 h 30

    Avec James Caan, David Sumner, Norman Bowler, Brian Grellis, Paul Young, William Dysart, John Kelland, Kenneth Farrington...

    Résumé : 1943. Rescapé du naufrage du sous-marin Gauntlet, coulé par un torpilleur allemand, le commandant Bolton est envoyé dans une base navale britannique ultrasecrète afin d'y superviser l'entraînement d'un nouvel équipage. Parmi les individus placés sous son commandement se retrouve le lieutenant Davies, un ancien du Gauntlet lui aussi, qui ne cache pas son antipathie pour Bolton, responsable selon lui de la tragédie. Malgré les rumeurs dans ce sens, le vice-amiral Redmayne charge bientôt ce dernier d'une mission de la plus haute importance...

    Les années 80

    LE BATEAU
    (Das Boot)

    1981, Allemagne, Guerre
    Réalisé par Wolfgang Petersen
    Scénario de Wolfgang Petersen & Dean Riesner d'après le roman de Lothar-Günther Buchheim
    Photographie de Jost Vacano
    Musique de Klaus Doldinger
    Décors de Götz Weidner & Rolf Zehetbauer
    Costumes de Monika Bauert
    Montage de Hannes Nikel
    Durée 2 h 12

    Avec Jürgen Prochnow, Herbert Grönemeyer, Klaus Wennemann, Hubertus Bengsch, Martin Semmelrogge, Bernd Tauber, Erwin Leder, Martin May, Heinz Hoenig, Otto Sander, Günter Lamprecht...

    Résumé : Automne 1941. Deuxième Guerre Mondiale. Base de la Rochelle. A la veille de s'embarquer pour une mission de routine dans l'Atlantique Nord, l'équipage d'un sous-marin allemand fait la fête. Ils dansent, boivent, comme si demain n'existait pas. Pour eux, ce sera le cas... Car ce qu'ils ne peuvent savoir, c'est que sur 40 000 sous-mariniers allemands, seuls 10 000 retourneront chez eux...

    Prix & Récompenses : Prix du film allemand 1982 : Prix du film en or - meilleur son & prix du film en argent - meilleur film.


    Les années 90

    A LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE
    (The hunt for red october)

    1990, USA, Thriller
    Réalisé par John McTiernan
    Scénario de Larry Ferguson & Donald Stewart d'après le roman de Tom Clancy "The hunt for red october"
    Photographie de Jan de Bont
    Musique de Basil Poledouris
    Décors de Terence Marsh
    Direction artistique de William Cruse, Dianne Wager & Donald B. Woodruff
    Costumes de James W. Tyson
    Montage de Dennis Virkler & John Wright
    Montage son de John Benson, Larry Carow, Bruce Fortune, Frank Howard, F. Hudson Miller, R.J. Palmer, Bruce Richardson, Mary Ruth Smith & Beth Sterner
    Casting d'Amanda Mackey Johnson
    Scripte de Luca Kouimelis
    Durée 2 h 15

    Avec Sean Connery, Alec Baldwin, Scott Glenn, Sam Neill, James Earl Jones, Joss Ackland, Richard Jordan, Peter Firth, Tim Curry, Courtney B. Vance, Stellan Skarsgård, Jeffrey Jones, Timothy Carhart, Fred Dalton Thompson, Tomas Arana, Sven-Ole Thorsen, Andrew Divoff...

    Résumé : Mis à l'eau par l'URSS, "Octobre rouge", un sous-marin expérimental d'un type nouveau, totalement indétectable et chargé d'ogives nucléaires, est confié au capitaine Marko Ramius, un officier au-dessus de tout soupçon. Mais à peine celui-ci a-t-il immergé son engin qu'il abat l'agent du KGB supposé le surveiller et met le cap sur l'Amérique. Dans l'ignorance de ses intentions, les services secrets soviétiques et américains se lancent à sa poursuite, les premiers tentant de persuader les seconds que Ramius a perdu la tête et qu'il va attaquer les Etats-Unis. Jack Ryan, un analyste de la CIA, pense quant à lui que le capitaine a toute sa tête...

    Prix & Récompenses : Oscar 1991 : Meilleurs effets sonores.


    Les années 2000

    K-19 : LE PIÈGE DES PROFONDEURS
    (K-19 : The widowmaker)

    2002, Grande-Bretagne/USA/Allemagne/Canada, Thriller
    Réalisé par Kathryn Bigelow
    Scénario de Christopher Kyle d'après une histoire de Louis Nowra
    Photographie de Jeff Cronenweth
    Musique de Klaus Badelt
    Décors de Karl Júlíusson, Michael Novotny, Ian Greig, Carol Lavallee & Dan Wladyka
    Direction artistique d'Arvinder Grewal, Angela Murphy & William Ladd Skinner
    Costumes de Marit Allen
    Montage de Walter Murch
    Mixage son de Bruce Carwardine
    Casting de Ross Clydesdale, Mali Finn & Mary Selway
    Scripte de Dug Rotstein
    Durée 2 h 18

    Avec Harrison Ford, Liam Neeson, Peter Sarsgaard, Christian Camargo, Joss Ackland, Shaun Benson, Tygh Runyan, Ravil Isyanov...

    Résumé : En juin 1961, en pleine Guerre froide, dans les eaux de l'Atlantique nord, Alexei Vostrikov, le capitaine du premier sous-marin nucléaire de l'arsenal soviétique, le K-19, découvre que le système de refroidissement du réacteur principal est défaillant. A son bord, des ogives et un moteur à propulsion atomique menacent d'exploser si la température au coeur du réacteur ne baisse pas rapidement. Coupés du monde extérieur et du reste de la flotte russe à cause d'une panne d'antenne, le capitaine Vostrikov et son second Mikhail Polenin doivent surmonter leurs différends pour faire face à la crise et éviter un accident nucléaire. Par ailleurs, si une telle explosion se produisait, les Etats-Unis pourraient croire à une première attaque soviétique et déclencher une guerre totale...