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    Le château de Chastellux
    Les autres châteaux

    Géographie

    Le château de Chastellux est un édifice des XIe, XIIIe, XVe et XIXe siècle situé à Chastellux-sur-Cure dans l‘Yonne, en Bourgogne (France).

    Histoire

    La maison de Chastellux prend son nom d’un lieu nommé Castrum Lucii situé sur les bords de la Cure, à 15 km d’Avallon. On attribue les origines du bâtiment — dans son premier état, il s‘agissait d‘un fort en bois et en pierre — aux Romains dont il reste de nombreux vestiges dans la région, notamment la mosaïque des Chagnats trouvée sur le domaine et visible aujourd‘hui au musée de l‘Avallonnais, à Avallon.
    Moyen Âge : La présence de la tête de la reine Brunehilde sur le blason des seigneurs de Chastellux, dont le berceau familial est à Montréal (Yonne), lieu où elle vécut avec son petit-fils Thierry II, témoigne de l‘ancienneté des origines de cette famille. L‘histoire se souvient du supplice de la reine Brunehilde, morte attachée par les cheveux à la queue d‘un cheval enragé après avoir régné pendant plusieurs décennies sur l‘Austrasie à la fin du VIe siècle apr. J.-C. Tandis que la lignée des Anséric de Montréal s‘éteint en 1269 avec Anséric VI, inhumé au prieuré de Vausse, la branche des seigneurs de Chastellux descendante du frère d‘Anséric IV de Montréal perdure jusqu'à nos jours.
    L’audience de justice qui se tient en 1116 au deuxième étage de la tour Saint-Jean entre les barons locaux et le Clergé de l'abbaye de Molesme à propos d‘un litige de droit de propriété constitue la preuve la plus ancienne de la présence des seigneurs de Chastellux sur le site actuel du château. Il est inscrit dans le récit de l‘audience : "la tour Saint Jean ancienne en 1116".
    Pendant 10 siècles, le château de Chastellux ne cesse d‘être agrandi, embelli et restauré par les générations successives d‘une même famille propriétaire. Planté sur un pic rocheux surmontant la Cure, sa situation est un élément déterminant de la sauvegarde des lieux, ainsi protégés des attaques. Situé aux confins de l’Yonne et de la Nièvre, la forteresse accueille les armées venues défendre cette Porte de la Bourgogne, alors duché autonome.
    Au XIIe siècle, le château est une forteresse composée de hautes tours reliées entre elles par une épaisse muraille crénelée et gardée par un chemin de ronde. Des bâtiments en bois sont adossés le long des murs. Ils servent au logement du bétail ainsi qu’au stockage du fourrage. Le confort est inexistant et les habitations jouent un rôle très effacé par rapport à la vocation "défensive" de la forteresse. La tour Saint Jean est le dernier vestige de ce passé antique où la seigneurie de Chastellux est indépendante de tout souverain. Cette tour — une des plus ancienne d’Europe — se compose de 5 niveaux. L’escalier qui dessert les étages a été taillé dans l’épaisseur du mur, lequel mesure plus de 3,5 m de large au sol. Au deuxième étage, se trouve une prison pour officier et un cachot dans lequel on descend par une ouverture située dans la voûte de l’étage. Le toit est surmonté d’une lanterne dans laquelle la cloche du guet, donnant l’alerte en cas de danger, se trouve placée. Une deuxième enceinte flanquée de nombreuses tourelles, dont deux subsistent encore de nos jours, renforce cette position. Un fossé joignant les deux vallons ferme cette seconde enceinte, disparue à ce jour.
    Au XIIIe siècle, la nécessité de construire un bâtiment plus important s’impose. La date de 1240, tracée sans art sur une pierre des murs, fournit sans équivoque la date de construction de la salle des Gardes, corps de bâtiment le plus ancien après celui de la tour Saint-Jean. Comme à l’époque, il est encore aujourd’hui encadré par la tour de l’Ermitage et celle des Archives. Du côté ouest se dressent le donjon, depuis abaissé d'un étage, et la tour d’Amboise, bastion de défense sans étage.
    Tout au long de l’histoire les seigneurs de Chastellux demeurent proches des ducs de Bourgogne et combattent à leurs côtés notamment lors de la prise de Paris en 1417. Le maréchal Claude de Chastellux bat les armées franco-écossaises lors de la bataille de Cravant le 31 juillet 1423. Cette victoire lui permet d’obtenir de nombreux privilèges, notamment celui d’entrer dans la cathédrale d’Auxerre à cheval, en habit militaire et un faucon au poing, pour y recevoir le titre de premier chanoine héréditaire du Chapitre d’Auxerre. Il est inhumé dans la chapelle de ce monument. Au cours des quinze dernières années de sa vie, le Maréchal de Chastellux agrandit le deuxième corps de logis situé entre la tour des Archives et le bastion de la tour d’Amboise et fait construire la tour Octogonale et la chapelle du château.
    Temps modernes : En 1592, Olivier de Chastellux, baron de Quarré, vicomte d’Avallon, gouverneur de Cravant, Yonne, surélève le bastion militaire situé à l’extrémité du château par une tour d’habitation nommée tour d’Amboise. Il fait également réaliser la terrasse qui encercle le château. Jusqu'à la fin du règne de Louis XIII, le château demeure une forteresse dotée d’une garnison importante : le 13 octobre 1615 le prince de Condé ordonne "l’établissement d’une compagnie de 100 hommes de pied et sachant bien faire la guerre" ; dans une ordonnance datée du lendemain, il demande à Olivier de Chastellux de "lever une compagnie de 60 chevau-légers et de l’établir en son château et place de Chastellux". La situation géographique de Chastellux en fait un lieu stratégique pour la défense de la Bourgogne.
    Hercule, fils d’Olivier, est élu de la noblesse des États de Bourgogne en 1618. En 1621, afin de lui témoigner son estime et sa reconnaissance pour services rendus et pour ceux de son père, Louis XIII réunit les différents fiefs des Chastellux à savoir la seigneurie de Chastellux, la baronnie de Quarré-les-Tombes, Yonne et la vicomté d’Avallon en comté de Chastellux.
    En 1780, François-Jean de Chastellux participe à la Guerre d'indépendance des États-Unis aux côtés de George Washington. Il explore le pays et étudie sa diversité ce qui le conduit à publier des ouvrages de référence sur ses voyages. Il entre à l’Académie française le 27 avril 1775. Il se distingue également en testant sur lui-même, pour la première fois en France, le vaccin contre la petite vérole, avec succès. À la mort de son beau-père, le duc de Duras, en 1786, le comte Henri-Georges de Chastellux reprend la charge de chevalier d’honneur de Madame Victoire, fille de Louis XV, et se met à son service. En prévision des menaces qui s’annoncent, les princesses de France se résolvent à partir en Italie en février 1791. Elles demandent aux Chastellux de les accompagner, les enfants du comte restant à Autun.
    Les révolutionnaires vandalisent alors le château : toutes les armes anciennes du Moyen Âge sont volées en 1792, la cave est pillée et vendue aux enchères. Le 5 août 1793, les meubles et archives sont saisis, les tableaux, d’une valeur inestimable, sont brûlés le 10 août sur la place Saint-Julien d’Avallon, actuelle place de l’Hôtel de ville). Les meubles sont volés, vendus, dispersés. La moindre trace de blason sur une boiserie, un tableau ou un élément décoratif devient synonyme de destruction irrémédiable et immédiate.
    Époque contemporaine : Le comte et la comtesse de Chastellux ne reviennent habiter le château qu’à la fin de l’Empire, en 1810, après 19 ans d’exil en Italie.
    Leur fille, Georgine de Chastellux épouse Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère, colonel au 112e de ligne puis au 7e, dont la fin s’annonce tragique. Il accueille Napoléon lors de son retour de l’île d’Elbe et se met à son service alors que Louis XVIII l’avait chargé de son arrestation. Après la chute de Waterloo, Louis XVIII fait fusiller Charles de La Bédoyère le 19 août 1815 à la barrière de Grenelle, à Paris, malgré la grande amitié qui lie le monarque à la maison de Chastellux.
    Sous la Restauration, le frère de Georgine, César Laurent de Chastellux entreprend de remettre en état le domaine. Il supprime les ajouts décoratifs du XVIIIe siècle pour redonner son aspect médiéval à l’ensemble. Il en profite pour surélever de deux étages la tour d’Amboise.
    Le 15 juin 1940 au soir le général de Lattre s’installe au château avec son état-major et oblige le comte et la comtesse de Chastellux à s’en aller. Il souhaite combattre les Allemands en profitant de la géographie du terrain. Cette bataille n’ayant pas lieu, le général part le lendemain matin rapidement. Le comte et la comtesse de Chastellux rentrent le 6 septembre suivant, après 3 mois d’absence. La vie reprend alors lentement son cours normal. Le château connaît un nouvel épisode tragique le 30 mai 1975 : un incendie se déclare dans un conduit de cheminée et met le feu à la toiture et aux greniers. La tour d’Amboise en porte encore la trace comme en témoigne l’absence de toit.

    Source : Wikipédia
    François-Jean de Chastellux, peinture de Charles Willson Peale

    Le Château leur a servi de décors

    © Gaumont
    MON ONCLE BENJAMIN

    1969, France/Italie, Comédie
    Réalisé par Édouard Molinaro
    Scénario de Jacques Brel, André Couteaux, Jean-François Hauduroy & Édouard Molinaro d'après le roman de Claude Tillier
    Photographie d'Alain Levent
    Musique de Jacques Brel & François Rauber
    Décors de François de Lamothe
    Costumes de Georgette Fillon & Jacques Fonteray
    Montage de Monique & Robert Isnardon
    Scripte d'Hélène Sébillotte
    Durée 1 h 30

    Avec Jacques Brel, Claude Jade, Bernard Alane, Rosy Varte, Paul Frankeur, Alfred Adam, Bernard Blier, Carlo Alighiero, Lyne Chardonnet, Robert Dalban, Armand Mestral, Paul Préboist, Luce Fabiole, Guy Delorme...

    Résumé : Benjamin Rathery exerce son art de médecin dans la riante campagne de Clamecy, sous le règne de Louis XV. Il soigne gratuitement les pauvres et se dédommage en faisant largement payer les riches, qu'il abreuve autant de potions que d'insolence paillarde. Sa soeur, Bettine, se désespère de son instabilité et tâche de le convaincre d'épouser la jolie et sage fille du docteur Minxit, Arabelle. Benjamin n'en a cure. C'est Manette, la naïve et fraîche servante de l'auberge, qu'il aime. Tout à ses amours et à ses courses, il provoque sans bien y réfléchir le marquis de Cambyse, qui se prépare à lui faire payer chèrement son impudence...