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    Besançon fait son cinéma
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    Sa situation géographique

    Besançon (prononcé [bə.zɑ̃.ˈsɔ̃ ]) est une commune de l'est de la France, préfecture du département du Doubs et de la région Franche-Comté, et qui fait partie de la métropole Rhin-Rhône et de l'Espace urbain Est. Elle est située sur le Doubs. Elle est également siège d’académie et de province ecclésiastique. Ses habitants sont appelés les Bisontins.
    La ville compte 115 879 habitants en 2011 (population municipale stricto sensu) et se place au 32e rang des villes de France classées par population. L'agglomération du Grand Besançon regroupe 176 904 habitants1 et l'Aire urbaine de Besançon 245 092 habitants, ce qui la place à la 42e position des plus grandes aires urbaines françaises. Sa zone d'emploi regroupe, en 2010, plus de 300 000 habitants, et sa croissance démographique est une des plus rapides parmi les zones d'emploi du Grand Est.
    Établie dans un méandre du Doubs, la cité joue un rôle important dès l’époque gallo-romaine sous le nom de Vesontio. Sa géographie et son histoire spécifique ont fait d’elle tour à tour une place forte militaire, une cité de garnison, un centre politique et une capitale religieuse.
    Proclamée première ville verte de France, la capitale comtoise jouit d’une qualité de vie reconnue. Grâce à son riche patrimoine historique et culturel et à son architecture unique, Besançon possède un label Ville d’Art et d’Histoire depuis 1986 et ses fortifications dues à Vauban figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.
    Source : Wikipédia

    Histoire de la ville

    Préhistoire : Le passage de chasseurs-cueilleurs remontant à 50 000 ans, durant la période du paléolithique moyen, a été attesté. Les fouilles menées au cours des derniers siècles ont permis de révéler des traces d'occupation du site dès le néolithique le long du Doubs, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont, ces traces d'habitat étant datées de 4 000 ans avant J.-C. environ.
    Antiquité : Au IIe siècle av. J.-C., l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois (voir Celtes) qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges. La présence d'aménagements publics à cette époque est attestée par des campagnes de fouilles ; les plus anciens ont été découverts lors des fouilles préventives réalisées sur le site des remparts dérasés en 2001. La ville était ceinturée par un mur de berge (murus gallicus) dont des vestiges ont été mis au jour sur ce même site. À l'extérieur se trouvait un quartier d'artisans.
    L'oppidum, du nom de Vesontio (en latin), était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains. Il est occupé en -59 ou peut-être même quelques années auparavant par Arioviste et ses Suèves, puis par les Éduens avant que Jules César n'en fasse à son tour la conquête en -58.
    Jules César, impressionné par ce site stratégique qu'il décrit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, décide de confirmer son rôle de capitale de la tribu gauloise des Séquanes (Civitas Maxima Sequanorum) de citadelle militaire et de carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, elle devient l'une des plus grandes villes de la Gaule Belgique, puis de la province de Germanie supérieure.
    En 68, elle est le théâtre de la bataille de Vesontio opposant Lucius Verginius Rufus, fidèle de l'empereur Néron, à Gaius Julius Vindex, un rebelle qui est vaincu et finit par se suicider. Les Romains agrandissent la cité et l'embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre pouvant accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs. Le sous-sol de la ville regorge de témoins de cette époque, on dénombre en effet non moins de 200 points de découverte dans La Boucle et les quartiers situés aux abords immédiats.
    Parmi les vestiges les plus importants, on peut citer la porte Noire érigée sous Marc-Aurèle vers 175. Durant son règne, la cité est marquée par des troubles entre 172 et 175. Les autres vestiges importants sont les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimentait Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre, les domus du Palais de Justice et domus du collège Lumière où a été retrouvée entre autres une mosaïque romaine dite "de la Méduse" exposée au musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon. Sous la Tétrarchie, la cité devient la capitale de la Provincia Maxima Sequanorum. En 360, l'empereur Julien, de passage à Vesontio, décrit une "bourgade ramassée sur elle-même", une cité sur le déclin qui n'est guère plus qu'un village.
    Moyen Âge : De par son héritage, Henri II rattacha la ville au Saint-Empire en l'an 1032. Peu après la chute de Rome, Clovis Ier, roi mérovingiens des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachées au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans. L'histoire de Besançon au début du Moyen Âge est très mal connue, les documents et indices étant largement insuffisants. En 821, on trouve trace d'un premier texte mentionnant la ville sous l'appellation Chrysopolis (du grec ancien χρυσός / khrusόs ("or") et πόλις / pόlis ("ville")). De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la Francie médiane, puis à la Lotharingie, puis, à la mort de Lothaire II, devient possession de Charles le Chauve en vertu de la signature du traité de Meerssen (870) et est donc intégré au royaume de France jusqu'en 879. Les évêques de Besançon obtiennent le 1er novembre 871 un atelier monétaire et le droit de frapper monnaie.
    C'est en 888 qu'Eudes Ier de France, dans sa féodalisation du royaume, fonde les duchés et comtés de Bourgogne. Ce dernier ayant pour capitale Dole est rattaché au Comté de Varais dans lequel se trouve Besançon. Ce comté aura pour premier comte (dit "comte palatin de Bourgogne") Otte-Guillaume de Bourgogne (982-1026). Besançon devient également siège archiépiscopal en tant qu'archevêché indépendant. Le titulaire du siège archiépiscopal est traditionnellement le Chancelier du roi de Bourgogne. Le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, n'ayant pas de descendants mâles, lègue ses biens bourguignons à son neveu Henri II du Saint-Empire.
    En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est donc rattachée au Saint-Empire romain germanique. L'archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, pendant tout le Moyen Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole est la capitale.
    Au cours des XIIe et XIIIe siècles, les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de 28 notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de 14 gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une "ville libre" pendant près de 400 ans.
    Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les "protecteurs" de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C'est pour la cité une période de prospérité.
    Époque moderne : À la suite de la mort de Charles le Téméraire, la ville de Besançon était soutenue par le roi Louis XI. En février puis mars 1481, non seulement il confirma les privilèges de la ville, mais aussi ordonna la translation de l'université de Dole à Besançon, en mars. En effet, c'était principalement grâce à Charles de Neufchâtel, archevêque de Besançon ainsi que conseiller de Louis XI.
    À l'époque de la Renaissance, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire germanique. L'empereur Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient chancelier de l'Empire en 1519 puis garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la 5ème ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le palais Granvelle et l'hôtel de ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. La ville compte alors de 8 000 à 9 000 habitants en 1518, population qui serait passée entre 11 000 et 12 000 habitants en 1608. L'économie de la ville est profondément rurale, notamment par la présence des vignerons à Battant qui représentaient la moitié voire les trois quarts de la population et faisaient donc de la viticulture l'activité principale de la ville.
    Alors que la ville avait vécu une époque de progrès au XVIe siècle, le XVIIe siècle est marqué par les guerres et une grande misère.
    En 1631, la ville accueille à deux reprises le duc Gaston d'Orléans, frère du roi et ennemi personnel du cardinal de Richelieu. La guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode bourguignon de la guerre de Trente Ans, apporte dans la région les fléaux de la peste, de la famine et de la misère. Besançon, qui a échappé plusieurs fois à un siège, souffre néanmoins des mêmes fléaux que son arrière-pays dévasté : la peste fait son apparition en 1636 tandis qu'une période de famine s'étend de 1638 à 1644.
    Un traité d'échange entre la ville allemande de Frankenthal (appartenant au roi d'Espagne) et Besançon (relevant de l'Empire) est suggéré à partir de 1651. Les Bisontins, habitants de la cité Impériale, trouvent cette proposition disproportionnée. Ce n'est qu'en 1664 qu'ils accepteront, cent villages devant être adjoints à leur ville pour constituer un nouveau bailliage. Pendant une courte période (1664-1674), Besançon perd alors son statut de ville libre et devient possession de la couronne d'Espagne. La trêve n'est que de courte durée et le 8 février 1668, l'armée de Condé se voit ouvrir les portes de la ville après que les autorités locales eurent capitulé. L'occupation française est plutôt mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin. La défense de la cité ayant été mal assurée, on entreprend alors l'amélioration des fortifications : la première pierre de la citadelle est posée au mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et à l'autre extrémité, d'importants travaux sont entrepris autour de Charmont.
    Le 26 avril 1674, Henri Jules de Bourbon-Condé, duc d'Enghien et fils du Grand-Condé, prend position devant la cité à la tête d'une armée composée de 15 000 à 20 000 hommes. Vauban participe également au siège. Afin d'écourter la prise de la ville, ce dernier décide de faire monter de nuit, quasiment à dos d'homme, sur le mont Chaudanne une "grande artillerie" de 36 bouches à feu. Au terme d'un siège de 27 jours auquel assistent Louis XIV qui réside au château de Marnay pendant le siège, et Louvois, la citadelle tombe finalement entre les mains des assiégeants le 22 mai. Besançon, après plusieurs tentatives vaines, devient enfin la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole par lettres patentes du 1er octobre 1677 : un grand nombre d'administrations, parmi lesquelles le gouvernement militaire, l'intendance, le parlement ou encore l'université, sont progressivement implantées dans la nouvelle capitale. Le traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France.
    Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaire. La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688, les autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680. La construction de la citadelle coûta très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n'étaient pas en or.
    Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14 000 à 32 000 habitants), tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.
    Époque contemporaine : Au sortir de la Révolution, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale, n'étant plus que le chef-lieu d'un département privé des terres agricoles les plus productives du bas pays. La population, estimée à 32 000 habitants à la veille de la Révolution, décline à 25 328 habitants en 1793 pour ne remonter timidement qu'à 28 463 en 1800. Cependant, c'est également durant cette période que l'industrie horlogère s'installe dans la ville à la suite de la création en 1793 d'une manufacture d'horlogerie par un groupe de réfugiés helvétiques mené par l'horloger genevois Laurent Mégevand, expulsé de Suisse pour ses activités politiques. L'activité démarre difficilement, notamment du fait de l'hostilité d'une part de la population, mais le nombre d'horlogers est estimé à 1 000 en 1795 et la production de montres progresse tout de même de 14 700 pièces en l'an III (1794-1795) à 21 400 en l'an XI (1802-1803).
    Sous la Troisième République, Besançon connaît une relative stagnation, sa population oscillant autour de 55 000 habitants pendant plusieurs décennies. Indépendamment de la démographie, l'horlogerie continue son ascension, produisant 395 000 montres en 1872 puis 501 602 en 1883. Ainsi, selon la chambre de commerce, Besançon participait en 1880 pour 90 % de la production horlogère française et comptait environ 5 000 ouvriers spécialisés dans ce secteur et 10 000 ouvrières y travaillant à temps perdu. Devant faire face à la concurrence suisse, le secteur connaît une crise dans les années suivantes avant de se relever au début du XXe siècle pour produire 635 980 articles en 1900 mais n'employer plus que 3 000 ouvriers et ouvrières en 1910. D'autres industries se développent à cette époque : brasseries, papeteries, métallurgie... C'est surtout le textile qui s'impose comme un des secteurs florissant lorsque le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur d'un procédé de fabrication de soie artificielle, permet à sa ville d'utiliser industriellement son procédé dans une soierie ouverte sur le site des Prés-de-Vaux en 1891. En 1860, la ville organise Exposition internationale de 1860, dont le but est de promouvoir l'industrie horlogère, très présente dans la région, ainsi que les arts locaux. L'exposition s'est tenue de juin à octobre 1860 place Labourey.
    C'est également à la fin du XIXe siècle que la ville "s'invente" une vocation thermale en créant en 1890 la Compagnie des Bains Salins de la Mouillère. Le tourisme se développe alors autour du produit d'appel de Besançon-les-Bains qui engendre la construction d'un établissement thermal, de l'hôtel des Bains, d'un casino, de la salle de spectacles du Kursaal et l'ouverture d'un syndicat d'initiative en mai 1896.
    Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940 bien que les autorités militaires françaises aient décidé de faire sauter les ponts à l'approche de l'occupant. La ville se retrouve en zone occupée (la ligne de démarcation n'est qu'à environ 30 kilomètres à l'ouest) et même en zone interdite, ce qui implique qu'elle soit annexée au Reich en cas de victoire de l'Allemagne. La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre, si ce n'est le bombardement dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 du quartier de la Viotte par l'aviation anglaise dont un bombardier s'écrase sur la gare : le bilan est de 50 morts, 40 blessés graves et une centaine de blessés légers. La Résistance s'organise tardivement, perpétrant ses premiers attentats au printemps 1942 : les Allemands ripostent par des arrestations et 16 résistants sont exécutés dans l'enceinte de la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943, 83 subissent le même sort par la suite. La ville est libérée le 6 septembre par les 3e division d'infanterie et 45e division d'infanterie, débarquées en Provence. Le 6e corps de l'armée américaine arrive le 8 septembre 1944 après 4 jours de combats et c'est donc une ville libérée que visite le général de Gaulle le 23 septembre.
    Au sortir de la guerre, la ville comme tout le pays, fait face à une croissance rapide. L'essor démographique est particulièrement vif, la ville doublant sa population en à peine plus de 20 ans (de 63 508 habitants en 1946 à 113 220 habitants en 1968), et particulièrement entre 1954 et 1962 où sa progression de 38,5 % n'est dépassée seulement que par les villes de Grenoble et de Caen. Les voies de communication n'accompagnent que difficilement cette évolution, l'électrification de la ligne ferroviaire vers Paris n'intervenant qu'en 1970, la mise à grand gabarit du canal n'étant envisagée qu'à partir de 1975 tandis que l'autoroute ne parvient à Besançon en 1978. Quant à la possibilité de développer un aéroport à La Vèze, l'idée est bien vite enterrée.
    L'industrie horlogère reste dominante mais est en recul, passant de 50 % des emplois industriels en 1954 à 35 % en 1962 et cédant le pas progressivement face à d'autres secteurs en plein essor tels que le textile, le bâtiment ou l'industrie alimentaire. En 1962, 3 entreprises dépassent les 1 000 employés : les firmes horlogères Lip et Kelton-Timex, et l'usine textile de la Rhodiacéta. Cela n'empêche pas Besançon de confirmer son statut de capitale de l'horlogerie française grâce notamment à ses fonctions administratives et scientifiques. Le textile et la confection connaissent par ailleurs un dynamisme certain, la Rhodia employant jusqu'à 3 300 employés en 1966 et l'entreprise familiale Weil atteint 1 500 emplois en 1965, devenant ainsi la première entreprise française de confection masculine.
    Face à cette croissance exponentielle, la municipalité décide de répondre notamment à la crise du logement en débutant en 1952 la construction des cités de Montrapon et de Palente-Orchamps et en 1960 celle des 3 immeubles appelés les 408 par les Bisontins qui accueillent une population majoritairement ouvrière. La réalisation de ces équipements est assez anarchique et un plan de modernisation et d'équipement est élaboré entre 1961 et 1963 prévoyant la création de la Z. U. P. de Planoise, des zones industrielles de Palente et de Trépillot, et du campus de la Bouloie. On prévoit également la réalisation de trois boulevards permettant de fluidifier la circulation.
    La ville devient capitale régionale grâce à la création des circonscriptions d'action régionale par un décret du 2 juin 1960.
    La crise pétrolière de 1973 ouvre pour Besançon le début d'une crise économique difficile dévastant son industrie et venant brusquement stopper son essor fulgurant. Cette crise est d'abord symbolisée par la célèbre affaire Lip qui marquera durablement l'histoire de la ville. L'entreprise horlogère est en effet menacée d'un plan de licenciements au printemps 1973 et donne alors naissance à une lutte sociale d'un genre nouveau basée sur l'autogestion et provoquant un élan de solidarité national qui culmine le 29 septembre avec la "marche Lip" qui voit défiler 100 000 personnes dans une ville morte. Après avoir entrevu un semblant de redémarrage de l'activité, le dépôt de bilan est inéluctable et Lip disparaît en 1977. En 1982, c'est un nouveau coup dur pour la ville avec la fermeture de l'usine Rhodiacéta qui laisse sur le carreau près de 2 000 salariés, tout comme l'entreprise horlogère Kelton-Timex peu après. Durant les années 1990, c'est un autre fleuron de l'industrie bisontine qui s'efface, puisque l'entreprise de confection Weil délocalise et les effectifs passent de plus d'un millier de salariés à une petite centaine. En près de 20 ans, la ville perd donc près de 10 000 emplois industriels et semble pouvoir s'en relever difficilement.
    Grâce notamment aux lois de décentralisation de 1982, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. Le savoir-faire horloger, vieux de plus de 2 siècles, est mis en valeur pour se reconvertir avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale. D'autres atouts comme la qualité de vie et le patrimoine, ou encore la situation sur l'axe Rhin-Rhône, un des axes structurants à l'échelle européenne, permettent à Besançon, au début du XXIe siècle, de prendre un nouveau départ.

    Source : Wikipédia

    Les films tournés à Besançon

    Les années 1970

    LES FEUX DE LA CHANDELEUR

    1972, France/Italie, Drame
    Réalisé par Serge Korber
    Scénario de Serge Korber, Catherine Paysan & Pierre Uytterhoeven
    Photographie de Jean-Jacques Tarbès
    Musique de Michel Legrand
    Montage d'Henri Lanoë
    Durée 1 h 35

    Avec Annie Girardot, Jean Rochefort, Claude Jade, Bernard Le Coq, Gabriella Boccardo, Ilaria Occhini, Bernard Fresson, Christophe Bruno, Jean Bouise...

    Résumé : Epouse d'un notaire de province, Marie-Louise est militante socialiste par idéalisme. Son mari, qui ne supporte plus les tracas causés par son engagement, finit par demander la séparation. Marie-Louise se retrouve donc seule, élevant ses enfants comme elle peut tout en tentant de rester fidèle à ses idéaux. Elle est toutefois toujours amoureuse de son mari. Cet éloignement crée un grand vide dans sa vie pendant qu'autour d'elle, ses élucubrations la font passer pour folle. Ainsi, en plein mois de février, le jour de la Chandeleur, Marie-Louise décide que le printemps est arrivé. Elle se lance dans le froid glacial...

    Les années 1980

    LA TRUITE

    1982, France/Italie, Drame
    Réalisé par Joseph Losey
    Scénario de Monique Lange & Joseph Losey d'après le roman de Roger Vailland
    Photographie d'Henri Alekan
    Musique de Richard Hartley
    Décors d'Alexandre Trauner
    Costumes d'Annalisa Nasalli-Rocca
    Montage de Marie Castro-Vasquez
    Son de Bernard Bats
    Mixage son de Jean-Paul Loublier
    Montage son de Dominique Roy
    Casting de Margot Capelier
    Scripte de Catherine Prévert
    Durée 1 h 43

    Avec Isabelle Huppert, Jean-Pierre Cassel, Jeanne Moreau, Daniel Olbrychski, Jacques Spiesser, Isao Yamagata, Jean-Paul Roussillon, Roland Bertin, Lisette Malidor, Ruggero Raimondi, Lucas Belvaux, Pierre Forget...

    Résumé : "La Truite", c'est Frédérique, semblable à ce poisson qu'elle élevait chez son père dans son Jura natal. Froide, insaisissable, elle provoque les hommes puis se refuse à eux. Un soir, au bowling avec son mari, elle rencontre deux hommes d'affaires. Ils sont aussitôt fascinés par l'innocence provocante de Frédérique. L'un d'entre eux l'invite à l'accompagner dans un voyage d'affaires au Japon. Par provocation, Frédérique accepte, mais ce voyage va précipiter le drame...

    Les années 1990

    © Gaumont
    LA NEIGE ET LE FEU

    1991, France, Drame
    Réalisé par Claude Pinoteau
    Scénario de Claude Pinoteau & Danièle Thompson
    Photographie de Jean Tournier
    Musique de Vladimir Cosma
    Décors de Jean-Claude Gallouin & Georges Glon
    Costumes de Jacques Cottin, Madeline Fontaine, Dominique Gay & Agnès Nègre
    Montage de Marie-Josèphe Yoyotte
    Son de Bernard Bats
    Durée 1 h 40

    Avec Vincent Perez, Géraldine Pailhas, Matthieu Rozé, François Caron, Geneviève Mnich, Alexis Denisof, Sylvie Audcoeur, Adam Henderson, Béatrice Agenin, Jean-Claude Lecas, Jean-Michel Fête, Frédéric Pierrot, Nathalie Auffret, Sheila O'Connor, Philippe Uchan, Christian Pereira, Janine Souchon, Françoise Bertin, André Julien, Philippe Torreton, Elsa Zylberstein...

    Résumé : A l'aube de la libération, le jeune Michel Fournier rencontre Christiane. Il tombe éperdument amoureux d'elle, et ne tarde pas à la présenter à son entourage et à son ami, Jacques. Christiane tombe sous le charme de ce dernier, et alors que les deux hommes s'engagent dans la résistance au sein d'un bataillon de FFI, elle n'écrit à Michel que dans l'attention d'obtenir des nouvelles de Jacques. Bientôt, elle parvient à les rejoindre et la relation entre eux trois se dégrade...

    Prix & Récompenses : César 1992 : Meilleur espoir féminin.
    MILLE BORNES

    1999, France/Italie, Comédie Dramatique
    Réalisé par Alain Beigel
    Scénario d'Alain Beigel & Jean-Luc Gaget
    Photographie de Luc Pagès
    Musique de Laurent Coq & Benjamin Raffaelli
    Décors de Patrick Horel
    Costumes de Jacqueline Bouchard
    Montage de Florence Bon
    Durée 1 h 43

    Avec Emma de Caunes, Pierre Berriau, Raphaël Krepser, Nicolas Abraham, Bruno Solo, Alain Beigel, Leona Hirota, Roberto Herlitzka, Valéria Cavalli, Marc Chapiteau, Nanou Garcia, Laurent Olmedo...

    Résumé : Fortement choqués par la mort brutale d'un des leurs, une bande d'amis, cinq garcons et une fille, se réunissent le soir même dans un appartement. Là, par le biais d'une cassette video, ils se retrouvent face à leur ami qui leur demande, au nom d'une longue amitié, d'éxécuter sa dernière volonté. Voler son corps à la morgue et le transporter à Venise...


    Les années 2000


    2005, France, Comédie Dramatique
    Réalisé par Valérie Minetto
    Scénario de Valérie Minetto & Cécile Vargaftig
    Photographie de Stephan Massis
    Musique de Christophe Chevalier
    Décors d'Irène Galitzine & Michel Modaï
    Costumes de Caroline Tavernier
    Montage de Tina Baz
    Son d'Eric Boisteau & Nathalie Vidal
    Durée 1 h 26

    Avec Mila Dekker, Aurélia Petit, Malik Zidi, Luc Leclerc du Sablon, Christine Dory, Guilaine Londez, Pierre Hiessler, Laurence Côte...

    Résumé : Cheyenne, jeune journaliste en fin de droits, décide de quitter Paris pour mener une vie marginale à la campagne. Elle laisse derrière elle la femme qu¹elle aime, Sonia, prof de physique- chimie dans un lycée parisien, qui fait tout ce qu¹elle peut pour l'oublier. Mais ça n¹est pas si facile. Comment concilier ce qu'on veut et ce qu'on peut ? Ce qu¹on pense et ce qu'on fait ? Celle qu'on aime et ce qu'on refuse ?...