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    Amiens fait son cinéma
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    Sa situation géographique

    Amiens est la préfecture de la région de Picardie, du département de la Somme et chef-lieu de canton. Commune la plus peuplée de la région, Amiens est en 2011 la vingt-huitième ville de France avec près de 135 000 habitants, appelés Amiénois.
    Située au centre du triangle ParisLondres – Bruxelles, son aire urbaine compte 292 667 habitants en 2009, elle-même noyau du territoire du Grand Amiénois regroupant près de 340 000 habitants.
    Située dans le bassin parisien, la ville bénéficie, à l'échelle du pays, d'une situation géographique privilégiée. Au carrefour de grands axes de circulation de niveau européen (A1, A16 et A29), la ville est également au cœur d’une importante étoile ferroviaire.
    En superficie, elle est la troisième commune de la Somme, après Crécy-en-Ponthieu et Hornoy-le-Bourg.
    Source : Wikipédia

    Histoire de la ville

    Préhistoire : Les découvertes d’importants gisements préhistoriques à Amiens ont contribué à la naissance et à l’essor de la Préhistoire, science jeune qui a su s’imposer dans la seconde moitié du XIXe siècle. La région d’Amiens possède d’énormes potentialités pour la géologie du Quaternaire et, plus généralement, pour la connaissance de l’histoire des premiers peuplements en Europe.
    La richesse et l’importance des gisements des faubourgs de Saint-Acheul et de Montières ainsi que la qualité des travaux de l’amiénois Victor Commont et de l’abbevillois Jacques Boucher de Perthes, considéré comme le fondateur de la Préhistoire, ont apporté une renommée scientifique internationale au territoire. Au même titre que la vallée de la Vézère ou de la Dordogne, la vallée de la Somme fait référence pour la Préhistoire et pour l’étude du Paléolithique.
    C’est à Amiens que fut définie pour la première fois une des plus anciennes civilisations de l’humanité : l’Acheuléen. En 1853, des "haches taillées", selon le terme de l’époque, sont recueillies dans les anciennes alluvions de la Somme au niveau du faubourg de Saint-Acheul, à l’est de la ville. Cette découverte passionne les plus grands spécialistes internationaux de l’époque, Joseph Prestwich, Hugh Falconer, Charles Lyell ou John Evans, qui se pressent sur le site. En août 1859, Albert Gaudry y découvre neuf "haches taillées" qui attestent, selon lui, de la grande antiquité de l’humanité. Ces découvertes marquent le début de la grande période de Saint-Acheul qui durera plus de trois-quarts de siècle.
    Entre 1860 et 1880, 20 000 bifaces sont ainsi recueillis. Saint-Acheul, dont la renommée est devenue internationale, accueille de très nombreux spécialistes et collectionneurs français et étrangers. Ce succès donnera naissance à un commerce lucratif de faux silex taillés.
    En 1872, Gabriel de Mortillet, à qui l’on doit la dénomination des grandes périodes de la Préhistoire en France, décide d’appeler Acheuléen les industries en silex recueillies en grand nombre à Saint-Acheul. Le site amiénois devient alors la référence du principal faciès du Paléolithique inférieur.
    Aujourd’hui, le jardin archéologique de Saint-Acheul est ouvert aux publics et présente un aménagement paysager des anciennes carrières qui furent classées au titre des Monuments Historiques en 1947.
    En 2007, des fouilles archéologiques, rue du Manège, ont mis au jour à Amiens les toutes premières traces d'occupation humaine dans une nappe alluviale perchée à 35 mètres au-dessus du fond de la vallée actuelle. L'âge des vestiges recueillis lors de cette intervention est daté d'environ 500 000 à 550 000 ans.
    En 2006, lors de la construction de logements, des fouilles ont permis de découvrir des sites mésolithiques sur des positions d’anciennes berges de la Somme et de la Selle.
    Le Néolithique sur le territoire d’Amiens n’a pas fait l’objet de recherches aussi intensives que le Paléolithique. Cependant, un important gisement dans le secteur Montières-Etouvie a livré une abondante industrie néolithique en silex jaune d’excellente facture.
    Les briqueteries de Renancourt ont également mis à jour d’importants vestiges attribuables au Néolithique ou au Chalcolithique comme en témoigne la hache bipenne naviforme exposée au musée de Picardie.
    Antiquité : Samarobriva (Pont de la Somme) est citée pour la première fois dans les Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules César. La capitale des Ambiens, quelque 40 ans plus tard, est une grande ville qui contrôle le passage de la Chaussée d'Agrippa reliant Lyon à Boulogne-sur-Mer. Samarobriu (Samarobriva Ambianorum) figure sur la Tabula Peutingeriana (Table de Peutinger).
    Les fouilles entreprises près de l'hôtel de ville et du palais de justice ont révélé les fondations du forum, des thermes et de l'amphithéâtre construits pour une population supérieure à celle de Londres ou de Lutèce. Au Bas-Empire, la cité fortifiée constitue l'une des principales bases arrière du dispositif romain face aux Grandes Invasions. Après la mort de Néron, elle était un centre d'équipement de la Britannia et voit affluer légionnaires et marchands. L’enceinte du Bas-Empire protège une superficie de 20 ha. La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s'emparent successivement d'Amiens. Lors de l'aménagement en 2012 de la ZAC de Renancourt, les archéologues (INRAP et Drac Picardie) fouille un domaine rural gallo-romain au tournant de la Conquête (Ier et IIe siècles) sur une dizaine d'hectares. L'occupation du Ier siècle (La Tène) montre un large fossé au tracé irrégulier avec plusieurs édifices en bois et torchis. Des sépultures à incinération ont également été découvertes.
    En 2006, lors de la construction d'immeubles dans la ZAC cathédrale, des fouilles ont permis d’étudier une portion du rempart dressé à la fin du IIIe siècle à Samarobriva.
    En 367, Valentinien Ier s'installe à Amiens afin d'y organiser un système de défense maritime, connu sous le nom de Tractus Armoricani et Nervicani.
    En 367, Valentinien Ier y proclame Auguste son fils Gratien.
    En 367, c'est de là que part également le comte Théodose pour rétablir l'ordre romain en Bretagne.
    En 383, à l'inverse, Amiens, comme toutes les villes de ce secteur, est prise par Maxime, proclamé par les légions de Bretagne.
    Moyen Âge : Au Ve siècle arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d'armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré.
    859 : la ville est pillée par les Normands.
    882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville.
    Amiens bénéficie, vers 1095, d'une ébauche d'organisation municipale ; la commune est jurée en 1113 avec l’accord de l’évêque, et reconnue par la suite par le roi de France. D’autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l’ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaître l'institution communale.
    Réunie à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le traité d'Arras, Amiens est acquise par Louis XI en 1477.
    En 1218, La foudre détruit les archives de l'évêché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l'invasion des Normands.
    Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d'Amiens, dans un conflit opposant le roi d'Angleterre Henri III à ses barons révoltés.
    Le bleu d'Amiens produit à partir de la guède (Isatis tinctoria connue sous le nom de Pastel des teinturiers et de waide en picard), une plante tinctoriale, fit la fortune des marchands waidiers aux XIIe et XIIIe siècles et de la ville. La richesse engendrée par le produit de la vente de cette teinture contribua au financement de la reconstruction de la cathédrale. De nos jours, l'exploitation patrimoniale, culturelle et économique de la waide est toujours d'actualité. Amiens est en effet le chef de file du projet de coopération européenne "Au-delà du bleu - waide : patrimoine et création".
    En 1477, à la suite de la mort de Charles le Téméraire, les villes de la Somme retournent à la couronne. Louis XI autorisa à Amiens, par ses lettres patentes, deux foires annuelles, de sorte que non seulement la ville s'accroisse mais également que n'augmente pas désormais la fuite des devises du royaume, en raison des foires puissantes d'Anvers et de Bruges.
    Époque moderne : Le 11 mars 1597, les espagnols attaquent par surprise : les soldats de Pedro Enríquez de Acevedo, comte de Fuentes, déguisés en paysans viennent devant les portes des remparts avec des noix et des pommes. Les Amiénois affamés ouvrent alors les portes et les Espagnols entrent dans la ville et s'emparent de la cité. Après les 6 mois du siège d'Amiens, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.
    Amiens est réputée aux XVIIIe et XIXe siècles pour ses textiles dont le velours d'Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l'industrie textile amiénoise.
    XIXe siècle : Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d'Amiens un traité de paix qui met un point final à la Deuxième Coalition contre la France.
    Durant le XIXe siècle, Amiens tire profit du développement de l'industrie et est reconnue mondialement grâce à la qualité de sa production textile. La ville s'étend et se modernise. Les remparts sont démontés totalement pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des hospices d'Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, naît le quartier Henriville. La rue de la République est créée et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l'érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l'installation de la préfecture.
    La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1846, avec la première gare dite gare du Nord : elle permet de relier la ville à Paris. Une deuxième ligne est ouverte à partir de 1847, vers Boulogne-sur-Mer, avec la gare Saint-Roch ; puis, en 1874, un dépôt de locomotives est mis en service. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrès modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l'instar de l'hôtel de ville qui transfère son entrée de la place au fil, vers l'actuelle rue des Trois-Cailloux.
    En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. La ville est touchée en 1866 par une épidémie de choléra.
    Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, on se bat pour Amiens qui est finalement occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus.
    En 1891 est créé le réseau de l'ancien tramway d'Amiens, tout d'abord en traction hippomobile, puis, à compter de 1899, en traction électrique. Ce réseau fonctionnera jusqu'aux destructions de la Bataille de France, en 1940.
    Depuis 1900 : Dixième ville française au début du XXe siècle, sa population a doublé entre 1800 et 1900 en passant de 41 000 à plus de 90 000 habitants. Devant la nécessité de loger les nouveaux arrivants, la ville se transforme et enrichit son patrimoine, valorisant particulièrement son centre, tout en gardant des traces de son passé avec son plan conservant l'empreinte des enceintes successives. La ville s'étend d'abord vers le sud puis au nord, spécialement dans le faubourg Saint-Pierre où se construisent de nombreuses maisons "amiénoises".
    Les Nouvelles Galeries, qui ont ouvert leurs portes en 1895 rue des Trois-Cailloux, concurrencent le petit commerce. En 1902, l'Amiénois Henri Devred installe son premier magasin de prêt-à-porter dans cette rue commerçante emblématique.
    En 1906, la CGT tient un congrès historique qui élabore la Charte d'Amiens, signée le 13 octobre 1906, acte constitutif du syndicalisme français définissant son indépendance vis-à-vis des partis politiques.
    La capitale picarde est alors une cité animée, riche d'activités sportives et culturelles. En témoigne l'exposition internationale qu'elle organise en juillet et août 1906 au parc de la Hotoie avec ses 1,3 million de visiteurs ou encore le Grand Prix automobile de France de 1913 et ses 100 000 spectateurs. Une grande activité intellectuelle a cours dans la ville avec plusieurs sociétés savantes influentes, une presse variée et un théâtre renommé. Les fêtes traditionnelles, populaires et plus aristocratiques sont nombreuses.
    En 1913, la ville compte 38 entreprises de confection. Les quartiers Saint-Leu, Saint-Pierre ainsi que le faubourg de Hem, où prédomine l'industrie textile, contrastent avec la prospérité du centre-ville et de la ville haute en concentrant la pauvreté et les logements insalubres.
    Avec la déclaration de guerre durant l'été 1914, Amiens, que le déterminisme géographique place en position de protéger la capitale, subit de plein fouet les affres de la guerre.
    Amiens connaît des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l'immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l'entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations, qui engendrent plusieurs grèves, 25 rien que pour l'année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne aussi l'évacuation de la population ; la municipalité se réfugie alors à Neufchâtel-en-Bray.
    En mars 1918, les Allemands lancent l'opération Michael, qui est stoppée par la brigade de cavalerie canadienne (Lord Strathcona's Horse - Royal Canadians) le 4 avril à Villers-Bretonneux et Moreuil. En août, le corps expéditionnaire britannique du maréchal sir Douglas Haig dirige l'offensive qui deviendra la bataille d'Amiens. L'attaque est destinée à libérer une large partie de la ligne de chemin de fer entre Paris et Amiens.
    À la fin de la Première Guerre mondiale, le bilan des victimes civiles est de 152 tués et 213 blessés, celui des dégâts matériels est de 731 immeubles complètement détruits et près de 3 000 endommagés, auxquels s'ajoutent les pillages.
    Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921. En 1924, l'État rejette la demande de dommages de guerre formulée par la municipalité. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades Art déco.
    La Seconde Guerre mondiale : Alors que la reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché lors du premier conflit mondial, n'est pas terminée, la ville est à nouveau sinistrée par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en particulier début juin, lors de la bataille d'Amiens : le 20 mai, la 1re Panzerdivision est aux abords de la ville. Les Allemands pénètrent progressivement dans la cité et deux autres Panzerdivision apportent leur appui à l'offensive. Les unités françaises et britanniques résistent, installées dans des positions au sud d’Amiens, et tirent au canon sur la ville le 5 juin. Une dernière offensive des blindés allemands en supériorité numérique, engagée du 6 au 8 juin, vient à bout du verrou franco-britannique, la ville tombe définitivement le 8 et la Wehrmacht peut poursuivre sa percée en direction de son prochain objectif, Paris. Toutefois, les pertes allemandes sont élevées : près de 200 chars. En dépit de ces âpres combats, la cathédrale et quelques quartiers ont été épargnés, dont ceux d'Henriville et de Saint-Leu.
    En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les officiers allemands, et par Pierre Dufau.
    Le 4 janvier 1944, à l'initiative des Allemands, une rafle est organisée qui aboutit à l'arrestation de 21 Juifs amiénois, rejoints par d'autres Juifs du département. D'abord détenus à Drancy, la plupart sont déportés à Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 66. De ce convoi, il n'y a qu'une seule survivante amiénoise à la fin du conflit : il s'agit de Renée Louria, qui relate son terrible destin dans le Courrier picard en mai 1945.
    Le 18 février 1944, l'aviation britannique vise la prison lors de l'opération Jéricho, puis les voies ferrées. Le bombardement de la Pentecôte 1944 par plus de 450 avions, qui a pour cible principale le nœud ferroviaire près de la gare du Nord, est l'un des plus meurtriers, avec 146 morts et plusieurs centaines de blessés.
    L'armée britannique libère la ville le 31 août 1944. En sauvant le pont Beauvillé de la destruction, et à la suite d'intenses combats à la Citadelle, les FFI facilitent la poursuite de l'avancée des armées alliées vers le Nord. Amiens sort du conflit détruite à 60 %.
    La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau : son plan de reconstruction et d'aménagement est adopté dès juillet 1942. Il repose sur la volonté d'améliorer la circulation par l'élargissement des rues et la densification des îlots. La place Gambetta est aménagée par l'architecte Alexandre Courtois, la place de la gare est conçue par Auguste Perret, comprenant sa fameuse Tour, Dufau se concentrant quant à lui sur la place du Marché et la place de la cathédrale.
    Le vent de contestation qui souffle sur la France et dans le monde à la fin des années 1960, touche également Amiens. D'abord, une manifestation opposée à la guerre du Viêt Nam est organisée le 21 octobre 1967. Ensuite, alors que la Maison de la Culture avait accueilli le ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l'occasion d'un colloque sur l'éducation, les étudiants amiénois emboîtent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai. Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Ferodo occupent leur usine à partir du 20 mai pour 5 semaines. Sans connaître d'affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l'absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d'essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l'extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d'Occident s'opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l'allocution de De Gaulle, ses partisans amiénois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s'engage la semaine suivante. La loi Faure promulguée, l'université d'Amiens est créée le 26 octobre suivant.
    Depuis les années 1970 : Dans les années 1970, la ville achète peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, le parc Saint-Pierre est réaménagé et une partie l’université de Picardie s'installe dans de nouveaux bâtiments, au pied de la cathédrale, tandis que le quartier nord fait l'objet d'aménagements importants.
    Depuis 2006, un vaste programme de réaménagement du quartier de la gare, le projet Gare la Vallée, est en cours.

    Source : Wikipédia

    Les films tournés à Amiens

    Les années 1940

    JERICHO

    1946, France, Guerre
    Réalisé par Henri Calef
    Scénario de Charles Spaak & Claude Heymann
    Photographie de Claude Renoir
    Décors de Paul Bertrand & Auguste Capelier
    Montage de Madeleine Bagiau
    Son de René Longuet
    Scripte de Rosy Jegou
    Durée 1 h 57

    Avec Nadine Alari, Santa Relli, Pierre Brasseur, Jean Brochard, Roland Armontel, Jacques Charon, Pierre Larquey, Yves Deniaud, Line Noro, Guy Favières, Fred Pasquali, René Génin, Henri Nassiet, Louis Seigner, Jean d’Yd, Raymond Pellegrin, Gabrielle Fontan, Pierre Sergeol, Howard Vernon...

    Résumé : An 1944 - Les Allemands occupent toujours Amiens, mais le vent de la guerre a tourné et un énervement mêlé de peur gagne peu à peu les occupants. Tous les prétextes sont bons pour incarcérer les Français, soupçonner et traquer les habitants. Le commandement militaire vient de désigner un certain nombre d'internés appartenant à toutes les catégories sociales pour servir d'otages. Un train chargé d'essence et qui stationne en gare peut être l'objet d'un attentat, auquel cas les otages seront aussitôt fusillés. Attaqué par la Résistance, le train saute et l'ordre tombe. Les otages vont être exécutés à l'aube. C'est la nuit la plus longue qui va se dérouler pour le médecin patriote comme pour le clochard, pour le lâche trafiquant du marché noir, pour le hobereau local, pour le maire, le pharmacien ou l'instituteur. Chacun se prépare à la mort, chacun réagit selon son tempérament...

    Voir aussi : Guerre 1944, Studios Epinay

    Les années 1990

    ARLETTE

    1997, France, Comédie
    Réalisé par Claude Zidi
    Scénario de Claude Zidi & Josiane Balasko
    Photographie de Jean-Jacques Tarbès
    Musique de William Sheller
    Décors de Christian Marti
    Costumes de Fabienne Katany
    Montage de Nicole Saunier
    Son de Pierre Gamet & Thierry Lebon
    Casting d'Hélène Chéruy
    Scripte d'Anna Zenowicz
    Durée 1 h 40

    Avec Josiane Balasko, Christopher Lambert, Ennio Fantastichini, Stéphane Audran, Jean-Marie Bigard, Martin Lamotte, Jean-Pierre Castaldi, France Zobda, Jean-Claude Bouillon, Ronny Coutteure, Arno Chevrier, Bouli Lanners, Isabelle Leprince, Mathieu Demy...

    Résumé : Arlette est serveuse au Mille-pattes, un restaurant routier. Elle mène une vie sans histoire et rêve de mariage avec Victor, chauffeur de poids lourds qui, lui, prétend avoir épouse la route. Elle est bien loin de se douter qu'a des milliers de kilomètres de la, a Las Vegas, un vieil homme qui se meurt, propriétaire du plus grand casino de la ville, cherche a retrouver l'enfant qu'il a eu dans les années cinquante, alors qu'il était militaire en France...



    Voir aussi : Château d'Ermenonville

    Les années 2000

    CARNAGES

    2002, France/Belgique/Espagne/Suisse, Comédie Dramatique
    Réalisé par Delphine Gleize
    Scénario de Delphine Gleize
    Photographie de Crystel Fournier
    Musique d'Éric Neveux, Labo Orchestra & Jérôme Rebotier
    Décors d'André Fonsny & Thierry Van Cappellen
    Costumes de Marielle Robaut
    Montage de François Quiqueré
    Son de Pierre André
    Casting d'Antoinette Boulat & Stéphane Touitou
    Scripte de Roselyne Bellec
    Durée 2 h 10

    Avec Julien Lescarret, Ramon Arenillas Llorente, Dominique Vache, Michel Malmoustier, Raphaëlle Molinier, Lucia Sanchez, Chiara Mastroianni, Stéphane Touitou, Jacques Gamblin, Ángela Molina, Clovis Cornillac, Pascal Bongard, Maryline Even, Lio, Féodor Atkine...

    Résumé : C'est l'histoire d'une petite fille de cinq ans qui pense que tous les animaux sont plus grands qu'elle. C'est une histoire avec une Andalouse de supermarché, un torero, un patineur, un taxidermiste, une institutrice, une tentative de parricide, un adultère, une crise de convulsions, un dogue allemand, des quintuplés, des cicatrices, des grains de beauté, des grains de folie... pendant qu'un taureau de 475 kilos s'offre une balade salvatrice dès sa sortie des abattoirs. C'est l'histoire de ce voyage...



    Voir aussi : Lille

    Les années 2010

    LE VAGABOND DE LA BAIE DE SOMME

    2015, France, Téléfilm
    Réalisé par Claude-Michel Rome
    Scénario de Claude-Michel Rome & Odile Barski d'après le roman de Léo Lapointe du même nom
    Photographie de Bernard Dechet
    Musique de Frédéric Porte
    Montage de Stéphanie Mahet
    Son de François Sempé
    Durée 1 h 37

    Avec Jérôme Robart, Sonia Rolland, François Feroleto, Charlotte Kady, Steve Driesen, Lionnel Astier, Gérald Laroche, Frédéric van den Driessche, Jean-Michel Noirey, Elizabeth Bourgine...

    Résumé : Le corps sans vie d'un sans-domicile-fixe est retrouvé sur une dune de la baie de Somme. L'homme a été tué d'une balle de fusil de chasse, tirée dans son dos. La brigade locale de gendarmerie est en charge de l'affaire, sous la direction de la substitut Aurore Debac. Pour enquêter, la magistrate du parquet s'appuie sur Paul Beaujour, un major de la gendarmerie aux méthodes hors norme, en poste depuis peu. Les deux enquêteurs tentent de recueillir des témoignages.