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    Robert Louis Stevenson au cinéma

    Biographie

    Robert Louis Stevenson est né le 13 novembre 1850 à Édimbourg (Ecosse) et il est décédé le 3 décembre 1894 à Vailima (Samoa).
    Robert Lewis Balfour Stevenson naît au 8, Howard Place à Édimbourg où se sont installés ses parents, Thomas Stevenson et Margaret Balfour, après leur mariage deux ans plus tôt, le 28 août 1848. Sa mère Maggie est la fille cadette du révérend Lewis Balfour, une famille des Borders. Son père Thomas, quant à lui, est un fervent calviniste appartenant à la célèbre lignée d'ingénieurs qu'est la famille Stevenson : son grand-père Robert, son père Thomas, ses oncles Alan et David, tous sont concepteurs de phares et ont apporté leur contribution à la sécurisation du littoral maritime écossais.
    Le 13 décembre 1850 dans le plus pur respect de la tradition écossaise, il est baptisé "Robert Lewis" par son propre grand-père, le révérend Lewis Balfour. Assez rapidement, Maggie Stevenson se montre incapable de s'occuper pleinement de son fils. En plus de son inexpérience de jeunesse (21 ans) elle souffre de problèmes pulmonaires vraisemblablement hérités de son père, auxquels s'ajoutent des troubles nerveux. Il apparaît comme nécessaire d'engager une nourrice pour l'enfant. Trois se succèdent, mais c'est la dernière, entrée au service des Stevenson en mai 1852, qui marque Stevenson toute sa vie : Alison Cunningham, affectueusement surnommée "Cummy".
    Le 14 décembre 1852, le petit "Smout", ainsi que ses parents le surnomment, tombe très malade, victime d'un refroidissement et d'une forte fièvre. Attribuant cela à la trop grande proximité de la Water of Leith, Thomas et Maggie déménagent en janvier 1853 pour s'installer au 1, Inverleith Terrace, dans une maison jugée plus saine pour l'enfant. Hélas, la demeure se révèle encore plus humide que la précédente et après une courte amélioration, Louis fait une rechute bien plus grave : le 10 mars 1853, le médecin lui diagnostique une attaque de croup. Dès lors, les neuf années qui suivent font vivre un calvaire à l'enfant : rhumes, bronchites, pneumonies, fièvres et infections pulmonaires se succèdent à chaque hiver en plus des maladies infantiles plus classiques. Ce n'est qu'en février 1857 qu'un docteur établit un rapprochement entre l'humidité de la maison et la santé de l'enfant. Les Stevenson déménagent alors dès le mois de mai au 17, Heriot Row. Cette nouvelle demeure, plus saine et plus confortable que la précédente, est également plus en adéquation avec la nouvelle position sociale de Thomas, devenu entre-temps, en 1854, ingénieur attitré au Northern Lights Board. Mais il est déjà trop tard : la santé de Louis est définitivement ruinée. Du fait de ses fréquentes maladies et de sa santé fragile, Louis est très peu sorti de chez lui, le "vilain climat" d'Édimbourg risquant de lui être fatal. Sa vie s'organise donc dans la maison d'Heriot Row dont Thomas est fréquemment absent, appelé par sa fonction au Northern Lights à des tournées d'inspection. Maggie, elle aussi souvent malade, se déresponsabilise peu à peu de l'enfant, la brave Cummy étant là pour l'assumer. Face à des parents trop souvent absents, rien d'étonnant alors à ce que cette dernière, dotée de surcroît d'une forte personnalité, devienne pour Louis "sa seconde mère, sa première femme, l'ange de sa vie d'enfant". C'est elle qui garde le chevet du petit Smout dont les maladies occasionnent des nuits pénibles et fiévreuses remplies de cauchemars et d'insomnies, terreurs nocturnes évoquées dans son poème "North-West Passage" ainsi que dans son texte "Un chapitre sur les rêves". Et c'est encore elle qui le distrait pendant les longues journées où il reste cloué au lit, en lui faisant la lecture : la Bible, le Voyage du pèlerin de Bunyan, la biographie du pasteur McCheyne, les écrits covenantaires comme ceux de Wodrow ou Peden ; ou encore en lui racontant l'histoire de l'Écosse et particulièrement celle des persécutions subies par les Covenanters durant le Killing Time, ainsi que des contes populaires de fantômes et de revenants. Ils sont aussi très friands des récits d'aventures paraissant dans la revue Cassel's Family.
    Le 7 octobre 1856, vient s'installer à Inverleith son jeune cousin Bob auquel sa famille souhaite épargner le triste spectacle des crises de démence de son père Alan. De 3 ans plus âgé que Louis, il devient le compagnon de jeu de Louis : ensemble, ils s'amusent à s'inventer des histoires ou bien à peindre des figurines du théâtre de Skelt, dont les titres évocateurs enflamment l'imagination du jeune Louis.
    Autres conséquences de sa santé défaillante, les périodes de cure ou bien de convalescence chez son grand-père, au presbytère de Colinton (Colinton Manse). C'est là qu'est son Âge d'Or. Situé à quelques kilomètres d'Édimbourg, Louis y retrouve ses nombreux cousins et cousines et tout n'est que jeux et amusements sous la bienveillance de Jane Whyte Balfour — la fameuse "Auntie" dont il est fait mention dans A Child's Garden of Verses, fille aînée de Lewis Balfour. À la mort de ce dernier le 30 avril 1860, un nouveau révérend vient le remplacer et c'en est fini de Colinton. "Auntie" quitte le presbytère pour s'installer à Spring Grove près de Londres.
    Ses premières tentatives de scolarisation s'interrompent bien vite en raison de problème de santé : en 1856, crises de toux et fièvres découragent ses parents pour le reste de l'année, puis en 1857, après deux semaines de classe, une fièvre gastrique suivie d'une bronchite l'incapacitent durant tout l'hiver. Il entre en octobre 1861 dans la petite classe de l'Edinburgh Academy, mais il se montre plutôt solitaire : sa faible constitution l'empêchant de prendre part aux jeux, il peine à s'intégrer aux autres enfants. Au printemps 1862, c'est Thomas qui est pris de quintes de toux et Louis est encore une fois sorti de l'école afin d'accompagner ses parents dans le sud de l'Angleterre, avant de passer un mois à Hombourg en juillet. Puis les vacances sont prolongées jusqu'en automne en prenant une location à North Berwick, ce qui constitue le premier vrai contact avec la mer pour Louis dans ce qui était encore un petit village de pêcheurs sur le Firth of Forth, près de Dunbar. Lorsqu'arrive la rentrée scolaire, Maggie tombe presque aussitôt malade nécessitant une cure plus radicale. Le 2 janvier 1863, toute la petite famille accompagnée de Cummy, part alors pour un long périple : ils traversent d'abord la France et s'installent à partir du 4 février à Menton. Au terme de deux mois de cure, durant lesquels Louis a étudié avec un précepteur français, l'état de santé de Maggie s'est considérablement amélioré. Ils repartent donc tous le 31 mars 1863 pour visiter l'Italie durant plus d'un mois, avant de prendre le chemin du retour le 8 mai via l'Autriche et l'Allemagne.
    Le 29 mai 1863, après 5 mois de voyage et de dépaysement, Louis regagne enfin Heriot Row et voit s'approcher sans grand enthousiasme la perspective de la rentrée à l'Academy. Devant la détresse de son fils, Thomas décide de lui changer les idées et lui propose de l'accompagner durant l'été dans sa tournée d'inspection des phares sur la côte de Fife. Louis accepte avec joie ce "premier voyage en qualité d'homme, sans jupons pour l'assister. À leur retour, ils découvrent Maggie à nouveau souffrante et un nouveau séjour dans le Midi de la France semble s'imposer pour elle. Afin de ne pas à nouveau perturber la scolarité de Louis, ses parents décident de l'envoyer en pension à Burlington Lodge Academy près de chez "Aunti" à Spring Grove. Outre un premier contact plutôt négatif avec la société anglaise, c'est là qu'il écrit ses premiers récits d'aventures pour le magazine de l'école préfigurant déjà son œuvre à venir. Mais il vit assez mal cet éloignement et réclame à son père de pouvoir revenir. Thomas cède : il rejoint son fils le 19 décembre 1863 et tous deux vont retrouver Maggie et Cummy à Menton. Thomas repart pour Édimbourg fin janvier 1864 après avoir promis à son fils de ne pas le renvoyer à Spring Grove. Ils quittent Menton en mai 1864 pour passer les vacances sur les rives de la Tweed près de Peebles. Quand il ne passe pas ses journées à s'amuser avec ses cousins, Louis s'investit sérieusement dans plusieurs projets d'écriture.
    En octobre 1864, Thomas l'inscrit dans une école pour enfants à problème. Son intégration parmi les autres élèves se passe mieux, mais il ne montre pas un grand intérêt pour les études. C'est que le but qu'il s'est fixé est déjà tout autre et qu'il consacre la plupart de son temps à y parvenir : apprendre à écrire. Il travaille notamment sur une pièce de théâtre inspirée de la vie de Deacon Brodie, homme d'affaires respecté le jour, criminel et voleur la nuit. S'étant découvert avec un autre élève de l'école, les mêmes influences et la même passion de la littérature, ils se lisent à tour de rôle leurs compositions et collaborent à la publication d'un magazine. Sa rencontre avec l'une de ses idoles, l'auteur du célèbre The Coral Island, Robert Michael Ballantyne, n'est pas pour arranger son exaltation pour l'écriture.
    En février 1865, nouvelle interruption de scolarité pour suivre Maggie en cure à Torquay jusqu'en octobre. Au cours de la nouvelle année scolaire, Louis se lance, seul cette fois-ci, dans un autre projet de revue, dont 3 numéros paraissent au début de l'année 1866. La revue ne survit pas au nouveau séjour à Torquay, d'avril à mai, que nécessite la santé de sa mère. Durant l'été qui suivit, Stevenson entreprend d'écrire un roman avec en toile de fond le soulèvement covenantaire de 1666 dans les Pentland Hills : l'Insurrection des Pentland. Mais son père, à la lecture de ses premiers brouillons, qualifie le travail de raté et l'encourage à abandonner la voie de la fiction au profit d'un simple récit historique. Louis, pour faire plaisir à son père, passe tout l'automne à la réécriture de Pentland Rising. En récompense, Thomas fait imprimer l'œuvre de son fils à cent exemplaires chez un libraire d'Édimbourg et rachète la totalité du tirage.
    Cette double influence qui fut la sienne, il la résume d'ailleurs très bien : "Un petit Écossais entend beaucoup parler de naufrages, de récifs meurtriers, de déferlantes sans pitié et de grands phares, ainsi que de montagnes couvertes de bruyère, de clans sauvages et de covenantaires pourchassés". Prédestiné à perpétuer la dynastie des Stevenson, il entre à l'âge de 17 ans, en octobre 1867, à l'Université d'Édimbourg pour y préparer un diplôme d'ingénieur.
    Malgré des travaux prometteurs (des dessins de phares commentés élogieusement), il s'applique en fait peu aux études, aspirant déjà à devenir écrivain. Il mène alors une vie très dissolue, scandalisant famille et professeurs, notamment par sa relation avec une prostituée d'Édimbourg. C'est à cette époque qu'il transforme la graphie "Lewis" de son nom en "Louis" à la française, la prononciation demeurant la même. Il adopte ainsi le nom de Robert Louis Stevenson et utilise désormais le sigle "R. L. S." pour se désigner. Il abandonne ses études d'ingénieur en 1871, sa mauvaise santé s'accordant décidément mal avec le métier de constructeur de phares. Il se réoriente alors vers le droit. Reçu à l'examen du barreau le 14 juillet 1875, il n'exerça pourtant jamais cette profession pensant ainsi disposer de plus de loisirs afin de se consacrer à sa vocation secrète : l'écriture. En septembre 1872, il fréquente le club "L.J.R." (Liberty, Justice, Reverence) fondé avec son cousin Bob, une société d'étudiants en rébellion prônant l'athéisme et le rejet de l'éducation parentale. Bien évidemment, cela est fort peu au goût de son père. Le scandale familial atteint son paroxysme début 1873, quand il lui annonce qu'il a perdu la foi.
    En 1876, il sillonne les canaux d'Anvers à Pontoise, voyageant à travers la Belgique et la France. Il publia son voyage, en 1878, dans le livre Un voyage dans les Terres. En août, séjour à Barbizon où il rencontre Fanny Osbourne, née Van de Grift, elle-même en séjour à Grez. Cette américaine de 10 ans son aînée est une artiste-peintre qui vit séparée de son mari Samuel Osbourne et élève seule ses deux enfants Isobel et Lloyd. Entre eux deux, le coup de foudre est immédiat. Ils se retrouvent durant l'été 1877 de nouveau à Grez, puis à Paris en octobre. Ils veulent se marier mais Fanny n'est pas divorcée de son mari. En 1878, elle repart en Californie, pour obtenir ce divorce. De son côté, Stevenson voudrait bien la suivre mais ses finances ne lui permettent pas. De surcroît, son père menace de lui couper les vivres s'il persiste dans cette idée de mariage.
    Déçu et en proie au doute, il part s'isoler au Monastier-sur-Gazeille. Depuis cette localité, il effectue une randonnée en compagnie d'une ânesse, nommée Modestine, le bât fixé sur l'animal est un sac servant à contenir ses effets et son sac de couchage. Parti le 22 septembre 1878 de Haute-Loire, il atteint 12 jours plus tard la petite ville de Saint-Jean-du-Gard. Son parcours a cheminé dans le Velay, la Lozère ou ancien pays de Gévaudan, en passant par les communes de Langogne, Luc, Le Bleymard, Le Pont-de-Montvert, Florac et Saint-Germain-de-Calberte, en pays camisard. Aujourd'hui cette randonnée de 230 km est connue sous le nom de "chemin de Stevenson" et est référencée comme sentier de grande randonnée. Le récit de ce périple, Voyage avec un âne dans les Cévennes publié en 1879, demeure aujourd'hui encore le livre de chevet de nombreux randonneurs.
    En 1879, malgré l'opposition de sa famille, il part rejoindre Fanny Osbourne en Californie. Partant de Glasgow le 7 août, il atteint New York le 18 et retrouve Fanny à Monterey, après un voyage en chemin de fer. En mars 1880, il manque de mourir d'une pneumonie et ne doit son salut qu'à l'attention de Fanny, qui se dévoue 6 semaines à son chevet. À peine rétabli, il l'épouse le 19 mai à San Francisco et ils partent en lune de miel, accompagnés du fils de Fanny, Lloyd. Cette lune de miel, qu'ils passent à Calistoga en Californie dans une mine d'argent désaffectée, est relatée dans Les Squatters de Silverado et publiée en 1883.
    Entre 1880 et 1887, Stevenson voyagea beaucoup en Écosse, en Angleterre, séjourna à Davos, cherchant un climat bénéfique à sa santé. Il passa 2 ans en 1883 et 1884 à Hyères dans un chalet appelé Solitude. Il écrivit alors : "Ce coin, notre jardin et notre vue sont subcélestes. Je chante tous les jours avec Bunian le grand barde. Je réside près du Paradis". Plus tard, il écrivit "Heureux, je le fus une fois et ce fut à Hyères".
    En 1887, après le décès de son père, il partit aux États-Unis, où il fut accueilli par la presse new-yorkaise comme une vedette, suite au succès de L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886). Il passa l'hiver dans les monts Adirondacks pour soigner sa tuberculose, et décida au printemps d'effectuer une croisière en Océanie où il visita les îles Marquises, les îles Gilbert et les Samoas.
    En 1890, sa santé s'aggravant, il s'installe définitivement à Vailima aux Samoa dont le climat tropical est bénéfique à ses problèmes respiratoires. Sans négliger sa carrière littéraire, il s'investit beaucoup auprès des Samoans : lors d'une guerre civile en 1893, il prend même leur défense contre l'impérialisme allemand. Pleins de gratitude, les indigènes bâtissent en son honneur une route menant à sa plantation. Il devient même un chef de tribu, appelé respectueusement Tusitala ("le conteur d'histoires") par ses membres. Il meurt d'une crise d'apoplexie à l'âge de 44 ans.
    Il est enterré selon son désir face à la mer au sommet du mont Vaea surplombant Vailima. Lors de ses obsèques, 400 Samoans se relayèrent pour porter son cercueil au sommet du mont Vaea. Sa tombe porte en épitaphe les premiers vers de son poème Requiem composé à Hyères en 1884.
    Son œuvre : À rebours de ses contemporains naturalistes, Stevenson est à mi-chemin entre naturalisme et impressionnisme. Il privilégie les lois et les exigences de la fiction mais aussi celles du réel. D'une part, c'est en œuvrant en vue de l'efficacité du récit que celui-ci pourra prétendre à fournir une représentation lisible du réel ; d'autre part, Stevenson donne à lire les représentations et les discours de ces contemporains : en témoigne parfois la délégation du récit à des personnages narrateurs et une approche quasi journalistique du décor romanesque. Souvent, ces discours sont ceux de la mauvaise foi, du mensonges et de l'hypocrisie de ses contemporains de l'époque victorienne ; à l'inverse, le choix d'un narrateur atypique est l'occasion de présenter un point de vue réaliste et généreux. Dans les deux cas, la narration exerce une fonction critique de cette époque victorienne.
    Ses nouvelles et romans d'aventure, romance et horreur manifestent une profonde intelligence de la narration, de ses moyens et de ses effets. Stevenson est également un très lucide théoricien du récit et de sa propre pratique, et quelques-uns de ses articles critiques, notamment Une humble remontrance, constituent d'authentiques essais de poétique du récit. Stevenson exploite tous les ressorts du récit : il procède à la multiplication des narrateurs et des points de vue en insérant dans son récit mémoires ou lettres de personnages (L'Île au trésor, Le Maître de Ballantrae, L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de M. Hyde), ce qui a pour effet de donner des versions différentes de la même histoire et de laisser ouverte l'appréciation des personnages et des événements comme la signification même du récit. Ainsi, L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde s'achève significativement sur la confession de Jekyll, sans que les narrateurs précédents ne reprennent la parole, soit pour tirer le sens de cette aventure et des questions éthiques qu'elle pose, soit pour accréditer ou réfuter la version des événements que donne Jekyll : au lecteur de décider. Stevenson recourt souvent à des narrateurs à la compréhension limitée ou à des points de vue lacunaires (le notaire et le chirurgien dans L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde), qui assurent un suspense maximal et favorise une incompréhension initiale propice au fantastique, et mettent en scène dans le même temps les limites étriquées de la compréhension scientiste des phénomènes (ainsi de phénomènes fantastiques) ou l'hypocrisie et la mauvaise foi toute victorienne de son temps (ainsi quant aux rapports fortement teintés d'homosexualité entre les personnages de L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde). Ce jeu narratif trouve son apogée avec les narrateurs indignes de confiance, qui par leurs silences délibérés et leurs mensonges laissent des parts d'ombre et d'ambiguïté dans le récit et requièrent un lecteur actif, susceptible de lire entre les lignes (Le Maître de Ballantrae). Stevenson démontre également sa virtuosité formelle dans Les Nouvelles mille et une nuits : ce recueil de nouvelles propose une seule histoire, mais éclatée en une série de récits, chacun donnant une étape de l'histoire à laquelle est associée un personnage principal ; tout le jeu et la prouesse reposent sur le grand écart que ménage Stevenson entre le récit autonome de chaque nouvelle et la trame générale de l'histoire commune à chacune d'entre elles : chaque nouvelle semble proposer un récit entièrement différent et finit par rejoindre et à faire progresser de façon centrale l'intrigue principale.
    L'art du récit de Stevenson se double d'une écriture extrêmement visuelle, propice aux scènes particulièrement frappantes, au très riche pouvoir de suggestion et fortement symboliques : le duel entre les deux frères dans Le Maître de Ballantrae, le piétinement de la fillette, le meurtre d'un notable à coups de canne ou la métamorphose dans L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. Selon un paradoxe qui n'est qu'apparent, cette visibilité de l'écriture stevensonienne passe par une très grande économie de moyens, et le procédé repose davantage sur la suggestion à partir d'un très petit nombre de détails que sur une description exhaustive qui serait moins efficace : là également, Stevenson confie au lecteur un rôle actif. Stevenson a lui-même théorisé cette pratique dans ses Essais sur l'art de la fiction, où il dévoile notamment comment une carte, objet visuel non narratif, a fourni la matrice de l'Île au trésor. Cette maîtrise peut passer inaperçue dans la mesure où son objectif n'est pas de se faire remarquer pour elle-même ni même d'innover pour innover, mais de servir l'efficacité, la puissance et la signification du récit. Stevenson souffre de ce fait, surtout en France où la notion d'avant-garde a largement déterminé le jugement esthétique, d'une réputation d'auteur de romans d'aventure ou de récits fantastiques pour adolescents. Il ne faut pas s'y tromper : il a été salué avec enthousiasme par les plus grands de ses contemporains et de ses successeurs, Henry James qui le considérait comme le plus grand romancier de son temps, Marcel Schwob et Alfred Jarry qui l'ont traduit, André Gide, Antonin Artaud (auteur d'un scénario adaptant Le Maître de Ballantrae), Vladimir Nabokov qui fit cours sur L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Jorge Luis Borges (dont la préface de L'Invention de Morel, d'Adolfo Bioy Casares, reprend exactement les thèses de l'article Une Humble remontrance), Italo Calvino, Georges Perec et plus récemment Jean Echenoz. Enfin, à la fin de sa vie, Stevenson fut l'un des premiers à décrire avec précision les paysages et les mœurs des contrées du Pacifique, qu'il évoque en observateur fasciné. Les nombreuses contributions, littéraires et sociologiques, qu'il offrit à leur cause lui valurent l'estime des peuples du Pacifique. En pleine période du colonialisme triomphant, il a défendu la cause des autonomistes contre les puissances coloniales, surtout une fois installé à Samoa. Il a été honoré de la reconnaissance des habitants des Kiribati où son débarquement, un 12 juillet, a été repris comme point de départ de l'indépendance, 90 ans après. Aux Samoas, sur sa tombe, une épitaphe émouvante le rappelle au souvenir des siens. La popularité de ses récits n'a jamais baissé, et nombreuses sont les adaptations qui en ont été faites, aussi bien sous forme de livres (songeons aux éditions pour jeunes lecteurs illustrées par Pierre Joubert ou par René Follet) qu'au cinéma.

    Source : Wikipédia
    Portrait par Girolamo Nerli (1892)
    Portrait par John Singer Sargent
    Portrait par William Blake Richmond

    Adaptations cinématographiques

    DOCTEUR JEKYLL ET MR. HYDE
    (Dr. Jekyll and Mr. Hyde)

    1931, USA, Fantastique
    Réalisé par Rouben Mamoulian
    Scénario de Samuel Hoffenstein & Percy Heath
    Photographie de Karl Struss
    Direction artistique d'Hans Dreier
    Costumes de Travis Banton
    Montage de William Shea
    Son de M.M. Paggi
    Durée 1 h 38

    Avec Fredric March, Miriam Hopkins, Rose Hobart, Holmes Herbert, Halliwell Hobbes, Edgar Norton, Tempe Pigott, Robert Adair...

    Résumé : Au XIXe siècle, le docteur Jekyll, un célèbre médecin londonien, travaille sur une série de formules chimiques qui feront, pense-t-il, sa gloire. Il cherche à mettre au point une substance qui lui permettrait de séparer définitivement le bien du mal dans l'âme de l'être humain. Un soir, afin de tester l'efficacité de sa formule, il absorbe le produit qui est le résultat de ses recherches. Et voilà que sa personnalité se dédouble de façon bien inquiétante : le docteur Jekyll, un être bon et généreux, devient monsieur Hyde, un personnage inquiétant qui a les traits d'un criminel pervers et sadique. Sa première victime est une prostituée...
    L'ÎLE AU TRÉSOR
    (Treasure island)

    1934, USA, Aventures
    Réalisé par Victor Fleming
    Scénario de John Lee Mahin, John Howard Lawson & Leonard Praskins d'après le roman "Treasure island"
    Photographie de Clyde De Vinna, Ray June & Harold Rosson
    Musique d'Herbert Stothart
    Direction artistique de Cedric Gibbons
    Costumes de Dwight Franklin
    Montage de Blanche Sewell
    Son de Robert Shirley
    Durée 1 h 50

    Avec Wallace Beery, Jackie Cooper, Lionel Barrymore, Otto Kruger, Lewis Stone, Nigel Bruce, Charles 'Chic' Sale, William V. Mong, Douglass Dumbrille, Bruce Bennett, John Anderson, Robert Adair, Robert Anderson...

    Résumé : Le jeune Jim Hawkins est le fils de la tenancière de la taverne de l'amiral Benhow. Il s'y est pris d'amitié pour un ivrogne, le vieux capitaine Billy Bones. A son décès, en 1765, il hérite d'une carte qui révèle l'emplacement du trésor du capitaine Flint. Jim prend la mer avec le châtelain du pays, Trelawney, le docteur Livesey et le capitaine Smollett, à bord de l'"Hispaniola". Trelawney a chargé Long John Silver, un curieux personnage à la jambe de bois, de faire la cuisine...
    DR. JEKYLL ET MR. HYDE
    (Dr. Jekyll and Mr. Hyde)

    1941, USA, Fantastique
    Réalisé par Victor Fleming
    Scénario de John Lee Mahin, , Percy Heath, Samuel Hoffenstein & Paul Osborn
    Photographie de Joseph Ruttenberg
    Musique de Franz Waxman
    Décors d'Edwin B. Willis
    Direction artistique de Cedric Gibbons
    Costumes d'Adrian
    Montage d'Harold F. Kress
    Durée 1 h 53

    Avec Spencer Tracy, Ingrid Bergman, Lana Turner, Donald Crisp, Ian Hunter, Barton MacLane, C. Aubrey Smith, Peter Godfrey, Sara Allgood, Billy Bevan...

    Résumé : Respectable savant, le docteur Jekyll est fiancé à Beatrix, la charmante fille de Sir Charles Emery. Passionné par ses recherches sur l'origine du bien et du mal, il envisage d'expérimenter ses théories sur un dément. Se heurtant à un refus, il met au point une drogue qu'il absorbe aussitôt. L'effet est fulgurant, mais semble réversible. Après avoir ingurgité sa préparation, le paisible docteur Jekyll se métamorphose pour quelques heures en Mister Hyde, un être hideux et brutal, abominable double de lui-même. Il renouvelle l'expérience chaque nuit, tandis que Hyde multiplie les forfaits, dont Jekyll se repent au matin. Ses activités ne peuvent rester secrètes bien longtemps...

    LA FLÈCHE NOIRE
    (The black arrow)

    1948, USA, Aventures
    Réalisé par Gordon Douglas
    Scénario de Richard Schayer, Tom Seller & David P. Sheppard d'après le roman le "The black arrow"
    Photographie de Charles Lawton Jr.
    Musique de Paul Sawtell
    Décors de James Crowe & Wilbur Menefee
    Direction artistique de Stephen Goosson & A. Leslie Thomas
    Costumes de Jean Louis
    Montage de Jerome Thoms
    Son de Lambert E. Day
    Scripte d'Helen McCaffrey
    Durée 1 h 16

    Avec Louis Hayward, Janet Blair, George Macready, Edgar Buchanan, Rhys Williams, Walter Kingsford, Lowell Gilmore, Halliwell Hobbes, Paul Cavanagh, Ray Teal, Billy Bevan...

    Résumé : Richard Shelton, partisan des Yorks, revient au château familial à la fin de la guerre des deux roses. Il apprend par son oncle Daniel Brackley l'assassinat de son père par un partisan des Lancastre, John Sedley. La fille de ce dernier, Joanna, lui jure que l'assassin n'est pas son père, mais Sir Daniel Brackley lui-même...
    LE CHÂTEAU DE LA TERREUR
    (The strange door)

    1951, USA, Fantastique
    Réalisé par Joseph Pevney
    Scénario de Jerry Sackheim d'après la nouvelle "The sire de Maletroit's door"
    Photographie d'Irving Glassberg
    Décors de Russell A. Gausman & Julia Heron
    Direction artistique de Bernard Herzbrun, Nathan Juran & Eric Orbom
    Costumes de Rosemary Odell
    Montage d'Edward Curtiss
    Son de Glenn E. Anderson & Leslie I. Carey
    Durée 1 h 21

    Avec Charles Laughton, Boris Karloff, Sally Forrest, Richard Wyler, William Cottrell, Alan Napier, Morgan Farley, Paul Cavanagh, Michael Pate...

    Résumé : Alain de Malestroit a vu sa femme qu'il adorait lui préférer son frère. Son amour s'est changé en haine après la mort de la douce Hélène. Edmond de Malestroit, simulant la démence, est détenu depuis 20 ans dans les caves du château, sous la garde de Voltan...
    DEUX NIGAUDS CONTRE LE DR JEKYLL ET MR HYDE
    (Abbott and Costello meet Dr. Jekyll and Mr. Hyde)

    1953, USA, Comédie
    Réalisé par Charles Lamont
    Scénario de Lee Loeb, John Grant, Sid Fields, Grant Garett & Howard Dimsdale d'après le roman "The strange case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde"
    Photographie de George Robinson
    Décors de Russell A. Gausman
    Direction artistique de Bernard Herzbrun & Eric Orbom
    Costumes de Rosemary Odell
    Montage de Russell F. Schoengarth
    Son de Robert Pritchard & Leslie I. Carey
    Durée 1 h 16

    Avec Bud Abbott, Lou Costello, Boris Karloff, Craig Stevens, Helen Westcott, Reginald Denny, John Dierkes, Jimmy Aubrey...

    Résumé : Vers 1880, à Londres, Slim et Tobby, policiers sans travail pour manque de compétence, cherchent l'affaire qui les réhabiliterait. La ville est terrorisée par un monstre nommé Mr Hyde se trouvant sans doute dans Hyde Park. Ils y rencontrent le Dr. Jekyll. Tobby réalise que Mr Hyde et le Dr. Jekyll ne font qu'un. Mais voilà que Tobby suite à une piqûre se trouve à son tour transformé en Mr. Hyde...
    LE VAGABOND DES MERS
    (The master of Ballantrae)

    1953, USA, Aventures
    Réalisé par William Keighley
    Scénario d'Herb Meadow & Harold Medford d'après le roman "The master of Ballantrae"
    Photographie de Jack Cardiff
    Musique de William Alwyn
    Direction artistique de Ralph W. Brinton
    Assistant directeur artistique : Ken Adam
    Costumes de Margaret Furse
    Montage de Jack Harris
    Son d'Harold V. King
    Durée 1 h 30

    Avec Errol Flynn, Roger Livesey, Anthony Steel, Beatrice Campbell, Yvonne Furneaux, Felix Aylmer, Mervyn Johns, Charles Goldner, Francis De Wolff, Jacques Berthier...

    Résumé : En 1745, les clans écossais se rangent sous la bannière du prince Charles Stuart, non sans ménager l'avenir et laisser dans chaque domaine l'un des fils qui en conservera la propriété en cas de défaite. A Ballantrae, deux frères, James et Henry Durrisdeer, laissent au sort le soin de désigner celui qui rejoindra la rébellion. C'est James qui gagne. Contre la volonté de sa fiancée, lady Alison, il part au combat. Après la défaite de Culloden, James parvient à regagner le château familial. Jessie, une servante, le dénonce. James parvient à échapper aux Anglais, mais il est maintenant persuadé que son frère l'a trahi et vendu à l'ennemi...
    LE TESTAMENT DU DOCTEUR CORDELIER

    1959, France, Fantastique
    Réalisé par Jean Renoir
    Scénario de Jean Renoir d'après le roman "The strange case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde"
    Photographie de Georges Leclerc
    Musique de Joseph Kosma
    Décors de Marcel-Louis Dieulot
    Costumes de Monique Dunan
    Montage de Renée Lichtig
    Durée 1 h 35

    Avec Jean-Louis Barrault, Teddy Bilis, Sylviane Margollé, Jean Bertho, Jacques Ciron, Annick Allières, Dominique Dangon, Jean Topart, Michel Vitold, Jaque Catelain, Gaston Modot, Bernard Fresson...

    Résumé : A la surprise générale, le docteur Cordelier, un célèbre psychiatre, rédige un testament en faveur d'un certain Opale, un homme vil recherché pour meurtre par toutes les polices. Cordelier explique son choix par le fait qu'il peut tester ses hypothèses de recherches sur le cerveau d'Opale...
    L'ENLÈVEMENT DE DAVID BALFOUR
    (Kidnapped)

    1960, USA, Aventures
    Réalisé par Robert Stevenson
    Scénario de Robert Stevenson d'après le roman "Kidnapped"
    Photographie de Paul Beeson
    Musique de Cedric Thorpe Davie
    Décors de Vernon Dixon
    Direction artistique de Carmen Dillon
    Costumes de Margaret Furse
    Montage de Gordon Stone
    Mixage son de C.C. Stevens
    Montage son de Lionel Selwyn
    Durée 1 h 37

    Avec Peter Finch, James MacArthur, Bernard Lee, John Laurie, Niall MacGinnis, Finlay Currie, Miles Malleson, Duncan Macrae, Peter O'Toole...

    Résumé : David Balfour, 17 ans, est privé de son héritage par son oncle Ebenezer qui le vend comme esclave (Vive la famille !). Il se retrouve garçon de cabine sur le Covenant. Il y fait la connaissance d'un loyaliste écossais, Alan Breck Stewart, qui a demandé au capitaine Hoseason de le conduire dans son pays. David découvre qu'Hoseason a l'intention de tuer son passager. Stewart et David décident de provoquer la mutinerie de l'équipage...
    UN MORT EN PLEINE FORME
    (The wrong box)

    1966, Grande-Bretagne, Comédie
    Réalisé par Bryan Forbes
    Scénario de Larry Gelbart & Burt Shevelove d'après un roman de Robert Louis Stevenson & Lloyd Osbourne
    Photographie de Gerry Turpin
    Musique de John Barry
    Costumes de Julie Harris
    Montage d'Alan Osbiston
    Casting de Weston Drury Jr.
    Durée 1 h 45

    Avec John Mills, Michael Caine, Wilfrid Lawson, Ralph Richardson, Peter Cook, Dudley Moore, Nanette Newman, Peter Sellers, Thorley Walters, Gerald Sim, Juliet Mills, André Morell...

    Résumé : Au XIXème siècle, 20 pères décident de faire participer leurs fils à une tontine (un fonds est constitué et placé qui sera légué au dernier vivant). Environ 20 ans plus tard commencent les premiers décès, tous plus stupides les uns que les autres, jusqu’à ce qu’il ne reste plus 70 ans plus tard que 2 participants : deux frères qui bien que voisins ne se sont pas vus depuis 40 ans. Apprenant le décès du troisième participant restant, le plus âgé des frères décide de revoir enfin son plus jeune frère pour le tuer. Mais c’est sans compter sans les neveux qui veulent leur part du gâteau...

    Prix & Récompenses : Bafta 1967 : Meilleurs costumes en couleur.
    DR. JEKYLL ET SISTER HYDE
    (Dr Jekyll & Sister Hyde)

    1971, Grande-Bretagne, Fantastique
    Réalisé par Roy Ward Baker
    Scénario de Brian Clemens d'après le roman "The strange case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde"
    Photographie de Norman Warwick
    Musique de David Whitaker
    Décors de Robert Jones
    Costumes de Rosemary Burrows
    Montage de James Needs
    Son de Bill Rowe
    Montage son de Charles Crafford
    Casting de James Liggat
    Scripte de Sally Jones
    Durée 1 h 37

    Avec Ralph Bates, Martine Beswick, Gerald Sim, Lewis Fiander, Susan Brodrick, Dorothy Alison, Ivor Dean, Philip Madoc...

    Résumé : Le docteur Jekyll voue sa vie et sa science au bine de l'humanité qu'il faut débarrasser des maladies en trouvant des vaccins. Le professeur Robertson, son ami, lui assure qu'une vie ne saurait suffire à atteindre le but. Aussi le savant décide-t-il de trouver un élixir de rajeunissement propre à reculer sa mort. Il pense qu'il faut utiliser des hormones femelles, se fiant au fait que les femmes ne perdent pas leurs cheveux. Il les prélève sur des cadavres, mais la morgue en manque, aussi fait-il appel, pour le fournir, à deux étranges hommes, Burke et Hare...
    L'ÎLE AU TRÉSOR
    (Treasure island)

    1972, France/Italie/Espagne/R.F.A./Grande-Bretagne, Aventures
    Réalisé par Andrea Bianchi, John Hough & Antonio Margheriti
    Scénario d'Hubert Frank, Wolf Mankowitz, Antonio Margheriti, Gérard Vergez, Orson Welles & Bautista de la Calle d'après le roman "Treasure island"
    Photographie de Cecilio Paniagua
    Musique de Natale Massara
    Décors de Frank White & José María Alarcón
    Direction artistique de Frank White
    Montage de Nicholas Wentworth
    Durée 1 h 34

    Avec Orson Welles, Kim Burfield, Lionel Stander, Walter Slezak, Ángel del Pozo, Rik Battaglia, Maria Rohm, Paul Muller, Jean Lefebvre...

    Résumé : Par une sombre nuit en Cornouailles au XVIIIe siècle. Billy Bones, un vieux pirate, s'est installé dans l'auberge isolée des Hawkins et de leur fils Jim. D'anciens compagnons d'armes du sanglant flibustier Flint arrivent à l'auberge, et tuent Billy Bones. Jim et sa mère parviennent à s'emparer de ce que cherchent les pirates : une carte indiquant l'emplacement du trésor de Flint. Avec ses protecteurs, le chevalier Trelawney et le docteur Livesey, le garçon embarque sur l'Hispaniola pour partir en quête de l'île au trésor. Long John Silver, le cuisinier unijambiste, exerce sur lui un étrange ascendant...
    L'ÎLE AU TRÉSOR DES MUPPETS
    (Muppet treasure island)

    1996, USA, Aventures
    Réalisé par Brian Henson
    Scénario de Jerry Juhl, Kirk R. Thatcher & James V. Hart d'après le roman "Treasure island"
    Photographie de John Fenner
    Musique d'Hans Zimmer
    Décors de Val Strazovec & Simon Wakefield
    Direction artistique d'Alan Cassie
    Costumes de Polly Smith
    Montage de Michael Jablow
    Scripte de Liz West
    Durée 1 h 39

    Avec Tim Curry, Kevin Bishop, Billy Connolly, Jennifer Saunders, Dave Goelz (Voix), Steve Whitmire (Voix), Jerry Nelson (Voix), Kevin Clash (Voix), Frank Oz (Voix)...

    Résumé : Le bateau commandé par le capitaine Smollet dit Kermit la grenouille navigue en direction de l'île au trésor du capitaine Flint. Embarqué à bord avec ses amis Gonzo et Rizzo, Jim Hawkins a en sa possession la carte du trésor. Mais le pirate John Silver croise leur route et kidnappe Jim...

    1996, France/Grande-Bretagne/Hongrie, Aventures
    Réalisé par Alain Berbérian
    Scénario de Sion Marciano, Fabrice Roger-Lacan, William Solal & Fabien Suarez basé sur le roman "Treasure island"
    Photographie de Vilko Filac
    Musique de Nicholas Dodd
    Décors de Jean-Jacques Gernolle & Wichit 'Ben' Chuchuan
    Direction artistique de Mónika Esztán, Gilles Iscan & Arin 'Aoi' Pinijvararak
    Costumes de Martine Rapin
    Montage de Sylvie Landra
    Son de Laurent Poirier
    Casting de Zsolt Csutak
    Scripte de Valentine Traclet
    Durée 1 h 40

    Avec Gérard Jugnot, Alice Taglioni, Jean-Paul Rouve, Vincent Rottiers, Michael Culkin, Cyrille Eldin, François Levantal, Stéphane Metzger, Didier Flamand...

    Résumé : Un trésor enfoui sur un îlot des Antilles. Un pirate sans jambe droite, sans bateau, traitre et sanguinaire et sans la carte du trésor. Une baronne flambeuse, sans scrupules, mante religieuse, sans le sou, mais avec un bateau. Un jeune homme sans peur et sans cervelle, mais avec la carte du trésor gravée quelque part dans sa mémoire défaillante. Un médecin boit-sans-soif, spécialiste providentiel des mémoires défaillantes et autres amnésies atypiques. C'est cette équipe de rêve qui lève l'ancre un matin de l'an de grâce mille sept cents et quelques, direction l'île au Trésor et ses criques de sable rose...

    Adaptations télévisuelles

    DR. JEKYLL AND MR. HYDE

    1973, Grande-Bretagne/USA, Téléfilm musical
    Réalisé par David Winters
    Scénario de Sherman Yellen d'après le roman "The strange case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde"
    Musique de Lionel Bart
    Costumes d'Emma Porteous
    Montage de Stuart Baird
    Durée 1 h 30

    Avec Kirk Douglas, Susan George, Stanley Holloway, Michael Redgrave, Donald Pleasence, Judi Bowker, Susan Hampshire, Geoffrey Moore, Nicholas Smith...

    Résumé : Le Dr Henry Jekyll effectue des recherches pour mettre en évidence le côté noir et malfaisant de l'être humain. Il met au point un sérum susceptible de le prouver et il le teste sur lui-même. Le produit le transforme en un monstre issu du plus profond de son subconscient...
    JEKYLL & HYDE

    1990, Grande-Bretagne/USA, Téléfilm
    Réalisé par David Wickes
    Scénario de David Wickes derivé de l'histoire du roman "The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde"
    Photographie de Norman G. Langley
    Musique de John Cameron
    Décors de William Alexander
    Direction artistique de Keith Pain
    Costumes de Raymond Hughes
    Montage de John Shirley
    Montage son de Michael Crouch
    Casting de Maggie Cartier
    Scripte de Cheryl Leigh
    Durée 1 h 36

    Avec Michael Caine, Cheryl Ladd, Joss Ackland, Ronald Pickup, Diane Keen, Kim Thomson, Kevin McNally, David Schofield, Lionel Jeffries...

    Résumé : Le docteur Jekyll, un des médecins les plus reconnus de Londres, provoque, par ses théories audacieuses, des réactions tumultueuses parmi la communauté scientifique. Son plus redoutable adversaire est le docteur Lanyon, un chercheur plus traditionnel. Surtout, Jekyll a été marié à sa fille, mais cette dernière est morte de pneumonie, et Lanyon reproche depuis à son gendre de n'avoir pas su la soigner. Pourtant, Jekyll s'éprend de Sara, l'autre fille de Lanyon, déjà mariée à un marin constamment en voyage. Pendant ce temps, dans les bas quartiers, un personnage difforme, nommé Hyde, sème la terreur...

    Bibliographie

    Romans

    1883 L'île au trésor
    1884 Le voleur de cadavres
    1885 Prince Othon
    1886 L'étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde
    1886 Enlevé !
    1887 Les mésaventures de John Nicholson
    1888 La Flèche noire
    1889 Le maître de Ballantrae
    1889 Un mort encombrant
    1892 Le trafiquant d'épaves
    1893 Catriona
    1894 Le creux de la vague

    Nouvelles


    1864 La cave pestiférée
    1874 Une chanson ancienne
    1875 Quand le diable était jeune
    1877 Un logis pour la nuit
    1877 La porte du Sire de Malétroit
    1878 La providence et la guitare
    1878 Will du moulin
    1879 Histoire d'un mensonge
    1880 Le Pavillon sur la lande
    1881 Janet la revenante
    1881 Les gais lurons
    1882 Les nouvelles mille et une nuits
    1885 Le dynamiteur
    1883 Le trésor de Franchard
    1884 Les pourvoyeurs de cadavres
    1885 Markheim
    1887 Les mésaventures de John Nicholson
    1887 Olalla
    1890 La magicienne
    1892 Thorgunna la solitaire
    1893 Veillées des îles
    1893 Histoire de Tod Lapraik
    1895 Fables