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Prague fait son cinéma
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Situation géographique

Prague est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque, en Bohême. Située au cœur de l'Europe centrale, à l'ouest du pays, la ville est édifiée sur les rives de la Vltava.
À l'échelle nationale, la ville est située sur les rives de la Vltava, à l'ouest de la Tchéquie, au centre de la Bohême. Cette région forme un ensemble géographiquement délimité que l’on appelle parfois le "quadrilatère de Bohême" et correspondant au bassin de l'Elbe. D'origine hercynienne, il s’agit d'un grand plateau granitique et gneissique encadré par plusieurs chaînes montagneuses. Au sud-ouest, le massif de la Forêt de Bohême ; au nord-ouest, les monts Métallifères ; au nord, les monts des Géants ; enfin, à l’est, le massif tchéco-morave de plus faible altitude et ouvrant sur la Moravie.
Avec une superficie de 496 km2, Prague est une ville très étendue dont l'urbanisation est très hétérogène : centre historique hautement densifié, cités-dortoirs telles des "villes dans la ville" ou périphérie quasi-rurale.

Source : Wikipédia

Histoire

Le bassin de la Vltava est habité depuis plus de 500 000 ans et c'est vers la fin du VIe millénaire av. J.-C. que des agriculteurs néolithiques s'y installent, en provenance de l'Europe du Sud-Est. Cette période reste peu documentée jusqu'à la progression romaine vers le nord et la rencontre des peuples celtes d'Europe centrale. Peuple appartenant à la culture de La Tène, les Boïens donneront, dans une forme "délatinisée", leur nom à la Bohême. Bien que politiquement structurés, les Boïens sont dispersés au cours du 1er siècle av. J.-C. à la suite de l'invasion de la région par les Marcomans, peuple germanique.
Si la région est à l'écart des premières vagues des grandes migrations des IVe et Ve siècles, le vie siècle marque l'arrivée des premières peuplades slaves en Bohême. Les IXe et Xe siècles voient l'émergence d'un empire morave s'étendant de la Bohême à l'actuelle Slovaquie. Les habitants de cette Grande-Moravie sont christianisés aux alentours de l'an 863 par les saints Cyrille et MéthodeH 3. Dans le même temps, à la fin du ixe siècle, le duc Bořivoj Ier, à la tête des peuples tchèques, fonde sa capitale sur la colline du Hradčany. Il est à l'origine de la dynastie des Přemyslides, première à régner sur la Bohême, et ce pendant plusieurs siècles. Bien que fréquemment en butte aux ambitions de ses voisins germaniques, ce premier État tchèque médiéval reconnait dès le Xe siècle, sous le règne de Boleslav Ier, la suzeraineté de ceux-ci. Le prince Venceslas Ier est assassiné par son frère païen Boleslav Ier vers 935 et devient l'objet d'un culte important. Il est, avec sa grand-mère Ludmilla elle-même assassinée, le premier saint de Bohême. En 1085, le duché est élevé par l'empereur Henri IV au rang de royaume dont Vratislav II devient souverain sous le nom de Vratislav Ier. Son règne de trente ans est marqué par la montée en puissance de la Bohême sur la scène politique européenne, puissance qui ne durera cependant pas. De 1140 à 1172 règne Vladislav II. Celui-ci fonde de nombreux monastères à Prague et fait construire le premier pont de pierre sur la Vltava, le pont de Judith — du nom de la reine — qui, écroulé en 1342, sera remplacé par le célèbre pont Charles. Peu après, Ottokar Ier se voit accorder, en 1212, l'hérédité de la couronne de Bohême par le futur empereur Frédéric II. Selon cette Bulle d'or, les États de Bohême et de Moravie forment un pays autonome et indivisible de l'Empire et leur roi devient le premier prince-électeur. Son fils Ottokar II, "roi de l'or et du fer", étend la souveraineté de la Bohême jusqu'à l'Adriatique. Sous son règne, Prague devient la capitale d'un État prospère et l'une des plus importantes cités d'Europe, foyer de littérature courtoise et d'architecture gothique. En outre, le roi reprend en main l'édification disparate du quartier de Malá Strana, en expulse les juifs et y encourage l'installation d'artisans et de marchands allemands.
La ville connaît son apogée sous le règne du roi de Bohême et empereur germanique Charles IV, fils de Jean de Luxembourg. Né à Prague, il en fait la capitale de l'Empire à compter de son élection en 1346. Il laisse dans la ville une empreinte considérable : fondation de l'Université en 1348 — la première d'Europe centrale — extension considérable et ambitieuse de la ville à l'est et au sud pour créer la Nouvelle Ville, édification du pont de pierre ou encore élévation de nombreux lieux de culte. À sa mort en 1378, la ville compte entre 30 000 et 80 000 habitants, ce qui en fait alors l'une des plus importantes villes de la Chrétienté. Prague est alors un centre culturel et religieux de première importance, où naissent les balbutiements de la Réforme avec Jan Hus qui prêche en tchèque à la chapelle de Bethléem contre les abus de la hiérarchie catholique, en particulier contre le trafic des indulgences. Sa mort en 1415 sur le bûcher, lors du concile de Constance, met le feu aux poudres en Bohême et marque le début des croisades contre les hussites qui mettent un terme à cette expansion urbaine. En 1419, survient la première défenestration de Prague et les hussites prennent le contrôle de la ville, Sigismond Ier du Saint-Empire envoie une armée pour reprendre possession de la ville mais celle-ci est défaite. Ce n'est qu'à la bataille de Lipany, en 1434, que les Pragois seront mis en déroute.
Sous les Habsbourg, Prague balance entre des mouvements sporadiques de révolte et de soumission. En conséquence, les privilèges municipaux, son influence politique et son indépendance vont en diminuant tout au long de la période. Mais de 1576 à 1612, sous le règne de Rodolphe II du Saint-Empire, la ville est le centre culturel de l'Europe et redevient même capitale impériale à partir de 1583. L'Empereur se fait protecteur des arts et des sciences et fait venir à Prague le peintre Arcimboldo, les astronomes Tycho Brahe et Johannes Kepler, de nombreux astrologues et alchimistes comme Edward Kelley ou John Dee... La seconde défenestration de Prague en 1618 met fin à cette ère de prospérité culturelle. Cet événement déclenche la guerre ouverte de la noblesse tchèque, largement protestante, envers le pouvoir impérial et catholique des Habsbourg et, au niveau européen, la guerre de Trente Ans.
La défaite des armées tchèques et protestantes à la bataille de la Montagne-Blanche en novembre 1620 et la décapitation, place de la Vieille-Ville, des vingt-sept meneurs de la révolte marquent, pour longtemps, la fin des espoirs d'indépendance des États de Bohême. Au niveau religieux, la Contre-Réforme bat alors son plein, les Tchèques protestants, dont Comenius, sont contraints de se convertir ou de s'exiler. En 1648, à la fin de la guerre de Trente Ans, la rive gauche de la ville est envahie et pillée par les armées protestantes suédoises peu avant que les traités de Westphalie ne mettent fin aux hostilités qui ont mis l'Europe centrale à feu et à sang. S'ensuit un siècle de paix, qui voit la ville s'embellir avec l'édification de chefs-d'œuvre baroques comme l'église Saint-Nicolas de Malá Strana, les palais Kinský et Sternberg ainsi que l'achèvement du château de Prague. Le 12 février 1784 est une date importante dans l'histoire de Prague : elle naît alors officiellement de la fusion des quatre villes originelles que sont : Hradčany, Malá Strana, la Vieille Ville et Nové Město – Josefov, le ghetto juif au sein même de la vieille ville, conserve encore un statut séparé et autonome. La "Métropole royale de Prague" devient la seconde ville de l'Empire d'Autriche, avec 75 000 habitants sur plus de 700 hectares.
Si la ville est dotée d'un nouveau statut administratif et politique, elle s'étend encore dans les limites imposées par Charles IV au XIVe siècle et souffre d'un certain retard par rapport aux grandes capitales européennes, à commencer par Vienne. Ainsi, aucun souverain ne réside plus au château, si ce n'est le roi de France Charles X en exil. Mais la ville se développe et retrouve son lustre d'antan : elle compte 162 000 habitants en 1880 et franchit le cap des 250 000 habitants à partir de 1890 grâce au dynamisme des faubourgs voisins. Alors que la destruction des murailles aux alentours de 1875 a fait disparaître la séparation physique entre la ville et ses derniers, seuls deux d'entre eux sont officiellement intégrés à Prague au cours des années suivantes : Holešovice en 1884 et Libeň en 1901. Parallèlement, la structure sociale évolue : les classes aisées délaissent le centre historique pour certains faubourgs ; de même que Josefov, le quartier juif, se vide de ses habitants. À l'inverse, Malá Strana reste un quartier contrôlé par la noblesse de Bohême. Les aménagements urbains se multiplient également rapidement : les premiers omnibus apparaissent dès 1870 et en 1891, le premier tramway électrique est mis en service par l'industriel František Křižík. Cependant, point de bouleversement urbanistique tels ceux opérés par le baron Georges Eugène Haussmann à Paris, ce qui a permis à la ville de conserver sa physionomie historique et la multitude styles architecturaux qui la traversent.
En 1848, le Printemps des peuples bouscule l'ensemble de l'Europe. Les peuples se soulèvent contre leurs monarques, y compris à Prague où la révolte est particulièrement intense. Cependant, Alfred de Windisch-Graetz, commandant en chef des armées impériales en Bohême, écrase l'insurrection le 17 juin 1848, anéantissant tout espoir de changement et notamment la mise en place d'une Diète tchèque. Malgré l'échec révolutionnaire, Prague demeure un creuset où se côtoient et s'affrontent Tchèques, Allemands et, dans une moindre mesure, Juifs : les Tchèques prennent néanmoins peu à peu le pouvoir et leur revanche : ils ont la majorité du conseil municipal à partir de 1861. Alors que depuis 1868, les rues de Prague sont désignées à la fois par leurs noms allemand et tchèque, la fin du XIXe siècle voit apparaître de plus en plus de noms tchèques à connotation nationaliste, et, en contrepoint, d'appellations faisant référence à la dynastie habsbourgeoise. À Holešovice, faubourg nouvellement absorbé, on ne trouve même que des inscriptions en tchèque. Au mitan des années 1890, la justice ordonne finalement que les plaques bilingues soient remplacées par des plaques tchèques.
C'est au tournant du XXe siècle qu'artistes et écrivains enchantent Prague en élaborant une image de ville magique aux "cents clochers", à l'instar de Gustav Meyrink dans son œuvre Le Golem. Mais la réalité est plus prosaïque et lorsque l'indépendance de la Tchécoslovaquie est proclamée le 28 octobre 1918, Prague redevient capitale, les rues sont rebaptisées et les tensions interethniques momentanément ravivées. Si les premiers faubourgs sont absorbés à la fin du siècle précédent, il faut attendre 1922 pour voir la ville intégrer l'ensemble de ceux-ci, dont le faubourg ouvrier de Žižkov ou celui résidentiel de Vinohrady, jusqu'alors indépendants. Prague compte dorénavant 37 communes et 19 arrondissements d'une grande variété, certains étant des territoires ruraux et d'autres de véritables villes dans la ville, comme Smíchov. La population de ce que l'on appelle alors la Grande Prague augmente jusqu'à atteindre près de 320 000 habitants au cours des années 1920. La ville connaît un développement urbain d'importance motivé par un avant-gardisme social : ouverture de nombreuses crèches, construction de bâtiments sociaux, d'asiles et d'hôpitaux, notamment dans le quartier de Krč par l'architecte Bohumír Kozák. L'architecture aussi est audacieuse. Les années 1920 voient apparaître un mouvement architectural unique, le cubisme tchécoslovaque, dont les exemples les plus fameux sont à Prague la Banque des Légions tchécoslovaques (1932) et le Palais Adria (1924). Ce style s'emploie à intégrer des valeurs et symboles slaves : les couleurs rouge et blanc, des formes cylindriques rappelant l'architecture slave en bois. Le rondocubisme est cependant vite abandonné, critiqué pour son approche excessivement nationaliste et son approche trop décorative. Les matériaux modernes que sont le verre, l'acier et le béton sont alors plébiscités à partir des années vingt : le fonctionnalisme s'impose à Prague comme en attestent le palais des foires et expositions, le magasin Bat'a de la place Venceslas, les villas de Baba ou encore la villa Müller. L'aéroport de Praha-Ruzyně est mis en service en 1937 ; la même année, la ville compte 960 000 habitants.
Immédiatement après la prise de pouvoir de Hitler, Prague devient un lieu d'exil de nombreux allemands, du fait de sa proximité géographique avec Berlin, du siège du parti social-démocrate allemand exilé, le Sopade, et parce qu'on y parlait allemand. C'est ici que le Sopade a publié son manifeste de Prague qui incite au soulèvement contre Hitler en janvier 1934. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Prague accueille les réfugiés tchèques expulsés de la région des Sudètes rattachée au Troisième Reich à la suite des accords de Munich. Mais le 15 mars 1939, la Bohême-Moravie est conquise dans son intégralité. Les universités et grandes écoles sont fermées et les manifestations estudiantines réprimées dans le sang. Le 27 mai 1942, un attentat coûte la vie au SS-Obergruppenführer Reinhard Heydrich, directeur du Reichssicherheitshauptamt (RSHA) et "vice-gouverneur" du Reich dans le protectorat de Bohême-Moravie, surnommé "le bourreau". Exilée, suicidée (comme le poète Jiří Orten) ou déportée au camp de concentration de Theresienstadt, la communauté juive de Prague est décimée. De 35 463 Juifs en 1930, la population passe à 55 000 en 1940 à la suite de l'afflux de réfugiés, notamment des Sudètes ou d'Autriche, et descend en septembre 1941 à 46 801 personnes. Dès le mois suivant, un premier convoi de déportation entraîne 5 000 Juifs en direction de Terezín. Sur un total de 45 500 Juifs pragois déportés à Theresienstadt, seuls 7 500 survivent à la guerre. Dès lors, les rares Juifs de Prague sont en majorité issus de villages de la Ruthénie subcarpathique, isolés des processus d'assimilation de l'Europe occidentale : l'ancienne communauté a disparu. À l'inverse de ses rivales d'Europe centrale, Vienne, Dresde, Varsovie ou Berlin, la métropole tchèque a cependant peu souffert en ses murs des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Elle n'a en effet subi que quelques bombardements, dont le plus dramatique a été celui du 14 février 1945 qui a provoqué 701 morts et plus de 1 000 blessés, le tout par erreur : les troupes participaient en réalité au bombardement de Dresde. Les dommages matériels dans les quartiers touchés — Radlice, Smíchov, Pankrác, Karlovo náměstí, Nusle, Vršovice et Vinohrady — sont importants et les bâtiments historiques ne sont pas épargnés : maison Faust et du cloître d’Emmaüs notamment. Les bombardements suivants ont quant à eux visé le complexe industriel de la ville : usine ČKD d'armement, installations ferroviaires et aéroportuaires, etc... Le 5 mai 1945 éclate une insurrection qui mène à la libération de la ville par une résistance largement improvisée autour d'un Conseil national tchèque (Česká národní rada, ČNR), qui en prend la tête. Près de 30 000 personnes prennent part aux combats et 1 698 morts sont à dénombrer. Le 8 mai, les troupes allemandes capitulent et, selon des accords préalables, Prague est libérée le 9 mai à l’aube par l’Armée rouge en provenance de Dresde.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Parti communiste tchécoslovaque monte en puissance. Les élections de 1946 et de 1948 donnent la majorité aux communistes, qui s'emparent totalement du pouvoir en février 1948, à la suite du "coup de Prague". Tombée dans l'escarcelle soviétique, la ville se doit alors de rendre hommage au "petit père des peuples" : un impressionnant édifice à la gloire de Joseph Staline est construit sur le front du parc Letná : ouvriers, kolkhoziens, soldats, soviétiques comme tchécoslovaques, se pressent derrière l'homme fort de l'URSS en un ensemble monumental d'une trentaine de mètres de hauteur. Il s'agit du plus grand monument à la gloire du dictateur soviétique jamais construit. Les moqueries des Pragois ne tardent pas et le surnomment "la file d’attente chez le boucher". La déstalinisation a rapidement raison de l'ensemble qui est dynamité dès 1962. La décennie des années 60 est surtout marquée par un programme de construction massif dans les banlieues où la construction en panneaux préfabriqués fait surnommer les HLM tchécoslovaques, panelák. D'abord de petite dimension (2 000 à 5 000 habitants) à la périphérie immédiate du tissu urbain, les grands ensembles pragois deviennent, à compter des années 70, gigantesques : Severní Město au nord (120 000 habitants), Jižní Město au sud (100 000 habitants) sont édifiés en rase campagne et séparés du reste de la ville. Ces nouveaux quartiers, dénommés sídliště en tchèque, combinent à l'image des cités de l'Europe occidentale les différentes fonctions urbaines, à l'exception de l'emploi, d'où un excellent réseau de transport : autobus, tramway, métro, voies rapides. Prague devient ironiquement la "ville aux cent tours" alors que le reste de la ville se dégrade faute d'entretien et que le centre ancien est délaissé.
En 1968, le "Printemps de Prague" voit le Parti communiste tchécoslovaque introduire le "socialisme à visage humain" et prôner une relative libéralisation : liberté de la presse, d’expression et de circulation, démocratisation de la vie politique, décentralisation de l’économie. Il est écrasé en août par 400 000 soldats et 6 300 tanks des armées du Pacte de Varsovie pour imposer une "normalisation" du régime et de la société. L’occupation soviétique entraîne des manifestations non violentes, des combats — en particulier autour de la radio-télévision tchécoslovaque et du musée national — et une vague d’émigration parmi la population. Le 16 janvier 1969, Jan Palach s'immole par le feu sur la place Venceslas pour protester contre l'invasion de son pays". Ces années sombres au niveau politique et stagnantes au niveau économique n'empêchent pas la ville de continuer sa croissance. Le projet, presque centenaire, du métro de Prague est ainsi mis en œuvre".
La révolution de Velours, en 1989, marque pour Prague comme pour le reste du pays une seconde Libération : la toute-puissance du parti unique et de sa police politique s'effondrent, les libertés démocratiques sont rétablies, les symboles de la dictature sont supprimés et les noms de certaines rues, places ou stations du métro sont "démocratisés". L'écrivain Václav Havel est élu président de la République et s'installe au château de Prague".
Au 1er janvier 1993, elle devient la capitale de la République tchèque. Affaiblie par un demi-siècle de régime communiste, Prague bénéficie d'une économie extrêmement dynamique portée par le secteur tertiaire et le tourisme — le centre historique de la ville est inscrit sur la liste du patrimoine mondial depuis 1992 — ce qui en fait la septième région la plus riche de l'Union européenne, avec en prime le taux de chômage le plus faible (1,7 % en 2017). La crue "bimillénaire" de la Vltava, en août 2002", nécessite l'évacuation de parties entières de la ville : Karlín, Libeň ou Malá Strana se retrouvent sous les eaux" alors que le métro est mis hors service pour plusieurs mois.

Source : Wikipédia

Les films tournés à Prague
1970 1980 2000 2010

Les années 1960

LE CORPS DE DIANE

1969, France/Tchécoslovaquie, Drame
Réalisé par Jean-Louis Richard
Scénario de Pierre Bourgeade, Jean-François Hauduroy & Jean-Louis Richard d'après le roman éponyme de François Nourissier
Photographie de Miroslav Ondrícek
Musique d'Antoine Duhamel
Décors de Jindrich Götz & Jean-Claude Vignes
Costumes de Dagmar Krausová
Montage de Josef Valusiak
Son de Marcel Corvaisier & Jirí Pavlik
Scripte de Janine Martin
Durée 1 h 30

Avec Jeanne Moreau, Charles Denner, Elisabeth Wiener, Joëlle LaTour, Henri-Jacques Huet, Jérôme Richard, James Sparrow, Milena Jandova...

Résumé : Julien, un jeune architecte, et Béatrice, sa collaboratrice et sa maîtresse, sont à Prague pour visiter un théâtre célèbre dont Julien veut s'inspirer pour un projet analogue en France. Sur la scène, une troupe répète « Les Amazones » de Kleist et Julien retrouve une ancienne amie à lui, Diane, qui fait ici fonction de décoratrice et de créatrice de costumes. Aussitôt, Julien sent qu'il va lier sa vie à celle de Diane. Béatrice, instinctivement, comprend ce qui se passe et rentre à Paris. Julien et Diane font de longues promenades dans Prague. Julien a bien vu que Diane semble avoir pour amie une danseuse de la troupe, Geneviève, mais il se force à n'y plus penser. Cependant, à mesure que sa passion pour Diane grandit, il se désole de ne pas tout savoir d'elle. Celle-ci, sentant chez son amant qui, une fois rentré à Paris, devient son mari, une jalousie couver sourdement, croit pouvoir l'apaiser en proférant mensonges sur mensonges. Les deux nouveaux mariés font un bref voyage de noces en Provence, au terme duquel Julien comprend que désormais son seul souci dans la vie est son amour pour Diane. Rien d'autre ne compte. En même temps, il lui vient un intérêt grandissant, qui touche à l'obsession, pour la biographie de Kleist racontée en bande dessinée dans France-Soir...