Vivons avec notre époque, vivons libre, évoluons et si on est un pays si démocratique que ça alors... tout le monde est pour le mariage et l'adoption entre deux êtres qui s'aiment. C'est ma définition de la vie...
L'homosexualité fait référence à l'attirance et/ou à des actes sexuels entre personnes de même sexe. Il n'existe cependant pas de définition universelle de l'homosexualité : d'après Marina Castañeda "un grand nombre de personnes pratiquent des actes homosexuels sans pour autant se considérer comme homosexuelles ; d'autres se croient homosexuelles sans avoir jamais eu de relations avec quelqu'un de leur sexe." L'homosexualité ne se résume donc pas au seul aspect de la sexualité, au coït entre personnes du même sexe. Elle est aussi, et parfois pour certaines personnes exclusivement, un sentiment amoureux et un comportement social. Le psychiatre américain Judd Marmor, connu pour son implication pour la suppression de la mention de l’homosexualité dans la liste des troubles mentaux, propose la définition suivante : "Peut être considérée comme homosexuelle une personne qui, durant sa vie adulte, manifeste une préférence pour des personnes de son propre sexe, est sexuellement attirée par ces personnes et a habituellement, mais pas nécessairement, des relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes."
L'homosexualité masculine était autrefois appelée en français sodomie, bougrerie, amour des garçons, amour grec, antiphysique, inversion sexuelle ou uranisme. La pédérastie, qui désigne, selon l'étymologie, l'attirance d'hommes envers les adolescents mâles, a fini par désigner aussi l'attirance entre les hommes d'âges semblables, ou encore l'acte de sodomie. Cet amalgame s'est poursuivi en ce qui concerne les relations avec des enfants, si bien que les homosexuels masculins sont parfois vus comme étant pédophiles. Or, la sexologie moderne ne retrouve, chez les homosexuels masculins, aucune tendance particulière à la pédophilie, par comparaison avec les hommes hétérosexuels.
Dans les sociétés pré-chrétiennes (de 600 av. J-C à 300 ap. J-C) et plus particulièrement en Grèce antique et dans l'Empire Romain, les relations entre personnes de même sexe sont acceptées ou valorisées, mais avec certaines règles. (Le fait que l'homosexualité soit si bien acceptée découle d'une dévalorisation de la femme qui est généralement limitée à son rôle de procréatrice et qui ne constitue pas une partenaire valable, avec laquelle on peut se lier profondément : Voir Plutarque et son dialogue sur le mariage où il essaie de convaincre ses interlocuteurs qu'il est possible d'avoir une conversation sensée avec une femme...)
En Grèce comme à Rome, le mépris existe malgré tout mais il est réservé à celui qui "fait la femme", qui est passif. C'est souvent le rôle de l'esclave, du plus jeune, du prostitué.
De 300 ap. J-C à la Renaissance - Au début de cette période, le christianisme devient la religion d'État sous Constantin et les relations entre hommes deviennent d'abord un crime contre la dignité humaine, puis un crime contre la nature sous l'influence de Saint Augustin (354-430) et enfin sous les règnes de Théodose (379-395) et de Justinien (527-565), des lois envoyant les homosexuels au bûcher sont créées.
Au Moyen-âge, les homosexuels acquièrent même un nom : les sodomites. Les condamnations encourues pour ces derniers ont quelque peu changé au cours des temps. A la première condamnation, c'est la castration ; à la deuxième c'est l'amputation d'un membre et à la troisième c'est le bûcher ou la potence.
L'église, quant à elle considère, le péché de sodomie et d'adultère comme des péchés de même gravité mais pour le dernier, le prêtre n'a besoin de la permission de personne pour l'absoudre alors que pour la sodomie, il a besoin de l'accord de l'évêque. L'église prend aussi d'énormes précautions pour éradiquer l'homosexualité dans les milieux monastiques, en faisant notamment dormir les moines dans de grand dortoirs de minimum 10 personnes et en plaçant dans chaque dortoir un ancien qui surveille les autres.
A la Renaissance, les Européens redécouvrent les chefs-d'œuvre de l'antiquité, ce qui provoque un retournement de situation et l'homosexualité est de nouveau acceptée dans certains pays ; cette nouvelle attitude va se répandre grâce au progrès de l'imprimerie. Malheureusement ces idées ne touchent que les hautes classes sociales puisse qu'il n'y a qu'elles qui savent lire et écrire. De plus, le jugement de l'église, encore très puissante, n'a pas changé. Le 18 et le 19ème siècle - Durant ces 2 siècles, le monde va être relativement partagé entre les états qui améliorent la situation des homosexuels, ceux qui les rendent encore plus stigmatisés et ceux qui ne font rien. Les actions en faveurs des homosexuels sont toutefois majoritaires. Ainsi certain états vont abolir ou adoucir les lois contre l'homosexualité pendant que d'autre vont en créer ou les rendre plus sévères.
Par exemple voici quelques actions diminuant les sanctions ou admettant les homosexuels :
1798 : Après la révolution, Napoléon dépénalise les relations entre personnes de même sexe en France, dans certains états d'Allemagne et de Suisse actuelle.
1813 : la Bavière dépénalise les relations sexuelles entre hommes.
1848 : En Angleterre, une relative amélioration se dessine puisque la peine de mort pour sodomie est remplacée par une peine de prison à vie.
1867 : Ulrichs fait le premier "coming-out" en tant qu'acte politique.
1885 : Encore en Angleterre, abolition de la prison a vie pour "acte de débauche" et instauration d'une peine maximale de 2 ans de travaux forcés.
1897 : Fondation du comité scientifique humanitaire qui lutte contre les discriminations auxquelles sont confrontés les homosexuels.
Actions discriminatoires :
1851 : La Prusse introduit le paragraphe 143 du code pénal, qui punit ce qui est encore appelé la débauche contre nature.
Début du 20ème siècle - L'évolution se poursuit et l'homosexualité continue à être de plus en plus acceptée, sauf en Allemagne ou des personnages haut placés sont obligés de démissionner pour "cause d'homosexualité", ce qui va déclencher une grande vague d'homophobie. De nombreuses personnes se mettent à réfléchir sur le sujet, notamment un Allemand qui publie "les homosexuels de Berlin" où il proclame que l'homosexualité existe dans tous les pays, dans toutes les grandes capitales. Il y a aussi Freud qui publie "les trois essais sur la théorie sexuelle" où il définit l "homosexualité comme une infirmité et plus comme un péché ou une dépravation.
En 1912, André Gide publie "Corydon" où pour la première fois un auteur fait nommément l'apologie de l'amour entre hommes.
En 1917, Lénine dépénalise les actes homosexuels.
Il y eut aussi des hommes qui se mobilisèrent pour faire changer les choses comme Hirschfeld qui publia des livres, organisa des réunions et qui enfin récolta 6 000 signatures en faveur de l'abolition d'une loi en défaveur de l'homosexualité. Mais les nazis arrivèrent et ils empêchèrent l'abolition de cette loi. Ensuite, ils
rendirent les institutions homosexuelles illégales et ils déportèrent des milliers d'homosexuels, les triangles roses, dans leurs camps. Une exposition récente a attiré l'attention sur ces victimes, beaucoup moins médiatisées que les Juifs ou même que les Tsiganes.
D'une manière générale, depuis le début du siècle, l'homosexualité est tolérée ou affirmée dans les milieux artistiques, pour qui la plupart des gens admettent qu'ils peuvent avoir des normes différentes du commun des mortels, cette particularité s'intégrant dans d'autres comportements bizarres ou scandaleux. Encore tout dépend-il de l'image que l'on donne de soi. Rock Hudson, une des premières victimes célèbres du sida, était aussi l'incarnation de la virilité américaine. Cela rendait difficile le "coming out".
Du milieu du 20ème siècle à aujourd'hui : L'après guerre a été beaucoup plus favorable à l'homosexualité, la tolérance commence réellement à se faire sentir envers eux, dans la foulée de la libération
sexuelle qui se déclenche dans tout le monde occidental et les homosexuels commence enfin à être intégrés. Les lois en faveurs de l'homosexualité s'enchaînent et ce, dans pratiquement tous les pays d'Europe.
En Angleterre et en Allemagne respectivement en 1967 et 1969.
En 1969 création du mouvement de libération gay moderne.
En 1970 a lieu la première gay pride à New York. Ensuite des gay pride sont organisées dans toutes les grandes villes d'Europe.
1995, France, Comédie
Réalisé par Josiane Balasko Scénario de Josiane Balasko & Telsche Boorman
Photographie de Gérard de Battista
Musique de Manuel Malou
Décors de Carlos Conti
Costumes de Fabienne Katany
Montage de Claudine Merlin & Kako Kelber
Ingénieur du son : Pierre Lenoir, Dominique Hennequin, Stéphanie Granel & Emmanuel Croset Scripte de Patrick Aubrée Durée 1 h 44
Résumé : Laurent est marié à Loli, apparemment un couple heureux, deux enfants, la femme à la maison, il a une bonne situation, une agence immobilière dans une ville du Sud, et pas mal d'aventures extra conjugales qui n'affectent en rien l'harmonie du foyer, puisque Loli bien évidemment, ne sait rien de ses frasques. Et puis un jour cette belle harmonie va se lézarder, bêtement, quand une fille nommée Marijo tombe en panne avec son camping car juste devant leur maison. Laurent et Marijo n'ont qu'un point en commun, mais de taille : ils aiment tous les deux les femmes...
Prix & Récompenses :
César 1996 : Meilleur scénario original ou adaptation.
Prix Lumières 1996 : Meilleur scénario.
2000, Islande/Danemark/France/Norvège/Allemagne, Comédie
Réalisé par Baltasar Kormákur
Scénario de Baltasar Kormákur d'après le roman de Hallgrímur Helgason
Photographie de Peter Steuger
Musique de Damon Albarn & Einar Örn Benediktsson
Décors de Árni Páll Jóhannsson
Montage de Skule Eriksen & Sigvaldi J. Kárason
Casting de Andrea Brabin
Scripte de Dalla Johannsdottir
Durée 1 h 30
Avec Victoria Abril, Hilmir Snær Guðnason, Hanna María Karlsdóttir, Þrúður Vilhjálmsdóttir, Baltasar Kormákur, Ólafur Darri Ólafsson, Þröstur Leó Gunnarsson, Eyvindur Erlendsson,...
Résumé : Hlynur Björn, un RMiste d'une trentaine d'années, continue à prendre la vie comme elle vient, refusant toute forme de contrainte et d'engagement. Il habite encore chez sa mère, fière d'avoir su garder son fils à ses côtés.Les femmes savent que Hlynur est beau garçon. Quand le jeune homme va faire un tour dans les bars branchés du quartier 101 de Reykjavik, il est rare qu'il rentre seul. Mais ses nombreuses conquêtes n'apprennent rien à Hlynur, qui continue à considérer la gente féminine comme une espèce d'extraterrestre. Jusqu'au jour où le séducteur tombe amoureux d'une amie de sa mère, une pétillante Espagnole qui répond au doux nom de Lola. Cette dernière est d'autant plus désirable qu'elle préfère les femmes...