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Malte fait son cinéma
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Situation géographique

Malte, en forme longue la république de Malte, est un État insulaire d'Europe du Sud situé en mer Méditerranée, entre la Sicile et la Tunisie en Afrique du Nord.
Il est constitué d'un archipel situé à 80 kilomètres au sud de l'Italie, 284 kilomètres à l'est de la Tunisie et 333 kilomètres au nord de la Libye.
Ses deux langues officielles sont le maltais et l'anglais.
La capitale du pays, La Valette, est la plus petite capitale de l'Union européenne tant en termes de superficie que de population.

Histoire

Malte est habitée depuis environ 5900 av. J.-C., à l'arrivée d'agriculteurs venus d'Europe néolithique. Des poteries découvertes par les archéologues dans les temples de Skorba ressemblent à celles trouvées en Italie et suggèrent plutôt que l'archipel maltais n'est peuplé que vers 5200 av. J.-C. par des groupes de chasseurs ou d'agriculteurs de l'âge de pierre venant de Sicile, peut-être des Sicanes. L'extinction des hippopotames nains, des cygnes géants et des éléphants nains est liée à l'arrivée des premiers hommes à Malte. Għar Dalam figure parmi les quelques sites agricoles datant du néolithique ancien. Cette population maltaise cultive des céréales, élève du bétail et, à l'instar des autres cultures méditerranéennes anciennes, vénère une déesse de la fertilité.
Une civilisation préhistorique importante à l'origine des temples mégalithiques, plus anciens monuments encore visibles, émerge à cette période. Vers 3500 av. J.-C., ces peuples ont construit les plus anciennes structures isolées au monde, les temples mégalithiques de Ġgantija à Gozo, de Ħaġar Qim et de Mnajdra. Ces temples présentent une architecture monumentale, qui emprunte généralement un motif complexe en trilobe, et ont été en usage de 4000 à 2500 av. J.-C. Des informations discutées suggèrent que des animaux étaient sacrifiés en guise d'offrande à la déesse de la fertilité, dont une statue est conservée au musée archéologique de La Valette. La présence sur les îles maltaises de rainures uniformes et équidistantes comparées à des 3traces ou ornières de charrettes3, dont la plus importante est celle de Misraħ Għar il-Kbir (ou Clapham Junction), est souvent attribuée à ces anciens bâtisseurs ; elles pourraient avoir été tracées par des charrettes à roues de bois érodant le calcaire tendre. Cette culture aurait disparu des îles vers 2500 av. J.-C., probablement à cause de la famine ou des épidémies. Après 2500 av. J.-C., l'archipel maltais reste dépeuplé pendant plusieurs décennies, jusqu'à l'arrivée de nouvelles populations à l'âge du bronze, appartenant à une culture qui incinère ses défunts et introduit des structures mégalithiques plus petites, appelées dolmens. On suppose qu'elles sont différentes des populations ayant construit les temples antérieurs, et qu'elles proviennent de Sicile en raison de la similitude des dolmens maltais avec des constructions analogues trouvées sur place.
Les marchands phéniciens installent des colonies dans les îles de l'archipel qu'ils nomment Ann à partir de 1000 av. J.-C. L'archipel maltais, par sa position au centre de la mer Méditerranée, devient un relais portuaire. Le pouvoir de Malte siège à cette époque à Mdina, qui partage le nom de l'île ; son port majeur se trouve quant à lui à Cospicua, sur le Grand Harbour, qui reçoit alors le nom de Maleth. Avec le déclin de la Phénicie, l'archipel passe sous le contrôle de Carthage en 332 av. J.-C. Lors de cette période, les habitants de Malte vivent essentiellement de la culture de l'olivier et du caroubier ainsi que de l'artisanat textile.
À la faveur de la première guerre punique, les îles sont conquises après d'âpres combats par Marcus Atilius Regulus. Elles repassent temporairement sous le contrôle des Carthaginois avant d'être reconquises en 218 av. J.-C. lors de la deuxième guerre punique par le consul Tiberius Sempronius Longus. Malte devient une civitas foederata, dispensée du paiement d'un tribut et de l'application du droit romain, et relève administrativement de la province de Sicile. Sa capitale, à Mdina, est rebaptisée Melita, nom gréco-romain de l'île. La culture punique reste cependant vivace sur l'archipel, attestée par les fameux cippes de Melqart du IIe siècle av. J.-C., qui se sont révélés essentiels au déchiffrement de la langue punique. La production locale de monnaie romaine, qui ne s'est pas implantée avant le Ier siècle av. J.-C., indique la lenteur de la romanisation des îles : les dernières pièces frappées à Malte dans l'Antiquité portent toujours des inscriptions ou des motifs grecs et puniques, qui survivent longtemps.
En 58 apr. J.-C., l'apôtre Paul et l'évangéliste Luc font naufrage sur les côtes de l'archipel ; le premier reste trois mois et y prêche la foi chrétienne. L'île est mentionnée dans les Actes des Apôtres sous le nom de Mélitène (en grec ancien, langue du texte d'origine : Μελιτήνη). Au IIe siècle, l'empereur Hadrien (règne de 117 à 138) élève Malte au rang de municipe ou ville libre : les affaires locales sont gérées par quatre duumviri et un sénat municipal, tandis qu'un procurateur siégeant à Mdina fait autorité au nom du proconsul de Sicile.
Lors de la division de l'Empire romain consécutive à la mort de Théodose Ier en 395, Malte comme le reste de la Sicile passent aux mains de l'Empire romain d'Occident. Les invasions barbares affectent Malte, tour à tour occupée et reconquise alors que l'Empire est en déclin. En 454, l'archipel subit l'occupation des Vandales et vers 465 celle des Ostrogoths. En 533, Bélisaire, s'apprêtant à envahir le royaume vandale en Afrique du Nord, rattache les îles à la souveraineté impériale orientale. On sait peu de choses au sujet de la présence byzantine à Malte : l'archipel dépend du thème de Sicile et accueille une faible garnison ainsi que des gouverneurs grecs. Bien que la vaste majorité de la population locale soit désormais latinisée, son allégeance religieuse oscille sans cesse entre le pape et le patriarche de Constantinople. Quelques familles grecques s'établissent dans l'archipel qui va demeurer byzantin jusqu'à la conquête de Malte par les Arabes en 870.
En 870 les Aghlabides s'emparent de l'archipel lors de la conquête de la Sicile. Il est envisagé, dans certaines études historiques récentes, que l'archipel a été complètement vidé de sa population envoyée en esclavage. Les îles auraient ensuite été repeuplées avec des colons arabes et berbères musulmans et des esclaves chrétiens pour mieux défendre l'archipel. Avant 870, la langue parlée dans l'archipel était une variante dialectale du latin, sans doute influencée par les langues parlées alors dans l'Afrique du Nord.
En 1090, les Normands, maîtres de la Sicile, menés par le comte Roger de Hauteville, s’emparent de Malte. En 1127, l’archipel passe sous domination sicilienne. Finalement, entre 1240 et 1250, Frédéric II du Saint-Empire expulse les musulmans, même si beaucoup se convertissent pour rester dans les îles. Pendant cette période, les Maltais se rechristianisent mais conservent leur langue l'arabe maltais proche de l’arabe ifriqiyen, tout en empruntant une partie de leur vocabulaire au sicilien et à l’italien. L'archipel accueille des familles juives chassées d'Espagne en 1492.
Lorsque Charles Quint se rend une première fois en Italie en 1529 pour se faire couronner empereur par le pape Clément VII, ce dernier intercéda en faveur de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de l'île de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne, le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplôme concédant à l’Ordre "en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions", ensemble hérité des possessions de Naples et de Sicile.
Délaissant L-Imdina, ancienne capitale de l’île de Malte, l’Ordre installe son couvent dans le port de Il-Birgu où le grand maître Philippe de Villiers de L'Isle-Adam fit édifier plusieurs fortifications en vue de mettre l’île en état de défense contre une éventuelle attaque des Ottomans.
En 1675 puis de nouveau en 1676, une épidémie de peste frappe les îles, faisant 11 300 victimes sur une population estimée à 60 000 habitants.
Le Grand siège intervient le 19 mai 1565 quand Mustapha Pacha et Uluç Ali Paşa font débarquer à Marsaxlokk un premier contingent de 40 000 soldats. Le grand maître Jean de Valette ne peut opposer qu’environ 9 000 hommes dont 592 chevaliers. Le grand siège de Malte se termine le 13 septembre, après l’arrivée des renforts siciliens du vice-roi Don Garcia de Tolède, par la défaite des Ottomans qui perdent plus de 12 000 hommes, dont le corsaire Dragut. Les pertes maltaises s’élèvent à environ 9 000 personnes dont des femmes, des enfants et des vieillards qui n'avaient pu être évacués en Sicile, et 313 chevaliers. La victoire est célébrée avec éclat et reste une des plus grandes victoires de la chrétienté sur l'Empire ottoman.
La domination de l'Ordre prend fin le 12 juin 1798, après le débarquement des troupes françaises et la prise de l’archipel par Napoléon Bonaparte lors de sa campagne d'Égypte, dont Malte constitue alors une base.
En 1798, les Maltais appellent les Britanniques à l’aide sous prétexte du pillage des biens de l’Église par les troupes napoléoniennes. L'impopularité de plusieurs lois promulguées par Bonaparte et l'attitude peu respectueuse des Français renforcent l'état d'esprit anti-Français. La Royal Navy impose un embargo sur l'île pendant deux ans, jusqu'au 5 septembre 1800, où les Français, épuisés, se rendent aux Britanniques. Malte, bien que toujours fief du royaume sicilien, devient un protectorat anglais, malgré les remontrances des Bourbons, qui revendiquaient la souveraineté sur l'île.
En 1802, le traité d'Amiens décide le rétablissement de la souveraineté de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sur l'archipel mais rencontre l'opposition du Congrès national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel aux Hospitaliers et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816 après la signature du traité de Paris de 1814. Toutefois les Britanniques ne sont pas mieux acceptés que les Français : ils imposent unilatéralement leur langue, en interdisant la langue italienne. Ils s'emparent du pouvoir politique et économique. Cette situation d’exploitation coloniale provoque en retour la montée de revendications nationalistes et les Britanniques doivent concéder une nouvelle constitution augmentant le nombre d’élus maltais au Conseil législatif de Malte puis reconnaître la langue maltaise (1934), mais pas l'italien comme les nationalistes le demandaient.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Malte joue un rôle important en raison de sa position stratégique qui gêne considérablement le ravitaillement des armées de l’Axe en Afrique du Nord dans leur tentative de s’emparer du canal de Suez. Cela vaut à sa population la Croix de George pour sa résistance héroïque face au blocus et aux bombardements incessants (16 000 tonnes de bombes faisant 2 000 victimes), cette croix qui figure aujourd’hui sur le drapeau national. Pendant la guerre, un certain nombre de jeunes Maltais, généralement des étudiants en Italie avant la déclaration de la guerre, qui se considéraient proches de l'Italie, se battent dans l'armée italienne pour rattacher leurs îles au Royaume ; l'un d'entre eux, Carmelo Borg Pisani, pro-italien, nationaliste maltais et fasciste, après avoir participé à la campagne de Grèce avec l'armée italienne, est envoyé à Malte pour espionner l'archipel. Capturé, condamné par le Conseil de guerre, il est exécuté par les Britanniques pour conspiration le 28 novembre 1942.
L’indépendance du pays est reconnue le 21 septembre 1964, mais Malte conserve le monarque britannique comme chef d'État comme de nombreux pays du Commonwealth. Ce n’est que dix ans plus tard, le 13 décembre 1974, sous l’impulsion du Premier ministre Dom Mintoff, que Malte proclame la république et élit un président à sa tête à la place de la reine. En 1984, se déroulent d'importantes manifestations contre des mesures de restriction de l'enseignement religieux et des biens du clergé. Cette même année, le pays signe des accords avec la Libye et l'URSS.

Source : Wikipédia

Sa capitale

La Valette

Les films tournés à Malte

Les années 1990

CASQUE BLEU

1994, France, Comédie
Réalisé par Gérard Jugnot
Scénario de Christian Biegalski, Gérard Jugnot & Philippe Lopes Curval
Photographie de Gérard De Battista
Musique de Yves De Bujadoux
Décors de Jean-Louis Poveda
Costumes de Martine Rapin
Montage de Catherine Kelber
Son de Jean-Charles Ruault, Jean Gargonne & François Groult
Mixage de Bruno Tarrière
Casting de Marie-Christine Lafosse
Scripte de Carole Fèvre
Durée 1 h 38

Avec Victoria Abril, Gérard Jugnot, Valérie Lemercier, Jean-Pierre Cassel, Micheline Presle, Claude Piéplu, Jean-Noël Brouté, Marina Foïs, Hubert Saint Macary, Roland Marchisio, Maurice Illouz, Marie-Christine Lafosse, Christian Sinniger...

Résumé : Pour tenter de cicatriser la plaie du coup de canif qu'il a donné dans le dos de sa fidélité conjugale, un petit viticulteur de Bordeaux a l'idée d'emmener son épouse, œnologue, andalouse et jalouse à la fois en pèlerinage dans ce petit hôtel club d'une île méditerranéenne au large des Balkans qui, 13 ans plus tôt, avait abrité leur lune de miel. L'idée aurait pu être bonne, voire même caractéristique, si cette île paradisiaque n'était pas en fait un baril de poudre. A peine installé dans cet endroit de vacances à la population si romantique, notre couple va devoir subir un conflit autrement plus dangereux que ses querelles intimes : une guerre civile... En compagnie d'un petit groupe de touristes, il vont se retrouver et devront vivre un huis clos dans le stress où leurs préoccupations de vacanciers privilégiés n'ont plus court. Des êtres humains que rien n'aurait réuni devront cohabiter. Crises de nerfs, psychodrames de toutes sortes, faits de guerre vont entraîner nos héros dans une suite d'aventures tragi-comiques...



Lieux de tournage : Comino.