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Carcassonne fait son cinéma
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Sa situation géographique

Carcassonne est une commune française, préfecture du département de l'Aude dans la région Languedoc-Roussillon.
Ses 47 419 habitants sont appelés les Carcassonnais. Carcassonne est la ville principale de la Carcassonne Agglo 105 104 habitants (2010), de l'aire urbaine de Carcassonne 96 420 habitants (2009) et de son unité urbaine qui compte 50 343 (2009) habitants.
Occupée depuis le Néolithique, Carcassonne se trouve dans la plaine de l'Aude entre deux grands axes de circulation reliant l'Atlantique à la mer Méditerranée et le Massif central aux Pyrénées.
La ville est connue pour la Cité de Carcassonne, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997.
Source : Wikipédia

Histoire de la ville

Préhistoire : Le site était déjà habité au Néolithique et a livré des objets notamment une hache en néphrite, qui a appartenu au XIXe siècle au minéralogiste Alexis Damour, conservée au Muséum de Toulouse.
Histoire : Carcassonne était très tôt l'emplacement d'un site protohistorique très actif situé près du fleuve Atax (l'Aude). C'est la première apparition connue du toponyme Carcasso.
Le site originel de Carcassonne se trouvait sur le plateau où passe l'actuelle autoroute A61. Il s'est ensuite déplacé au vie siècle vers l'emplacement actuel de la cité de Carcassonne sans raison connue. À la fin du IIe siècle av. J.-C., le lieu est déjà un oppidum avec des fossés et héberge des habitations gauloises. En 118 av. J.-C., les Romains s’emparent du lieu occupé par les Volques Tectosages et fortifient l’oppidum. Ensuite les Wisigoths s’emparent de l’oppidum au Ve siècle, puis les Sarrasins au VIIIe siècle qui resteront environ 30 ans avant d'être chassés par les Francs. Ces derniers laisseront le nom de Karkashuna. D'autres noms apparaissent comme Carcasona ou Carcassione. Après l’éclatement de l'Empire Carolingien, l’époque féodale s’instaure avec à la tête de la ville la famille Trencavel qui va y régner en dynastie du XIe siècle au XIIIe siècle. Carcassonne prospère et prend une place stratégique très importante dans le Languedoc.
La ville de Carcassonne entretient la légende selon laquelle le nom de la ville de Carcassonne daterait du début du IXe siècle. Au moment des faits, la ville aurait été sarrasine. Charlemagne aurait fait le siège, mais la maîtresse des lieux, dame Carcas, aurait fort résisté. Les deux armées seraient devenues affamées. Tandis qu'il n'aurait resté qu'une mesure de blé et un petit cochon dans la cité, la dame Carcas aurait eu l'idée de démoraliser ses adversaires. Le porcelet aurait été engraissé, puis projeté par dessus les remparts. Pensant que la ville avait encore beaucoup de nourriture, Charlemagne aurait fait lever le siège. À ce moment, dame Carcas aurait fait sonner les trompettes et, Charlemagne revenant sur ses pas, la dame Carcas lui aurait proposé la paix. D'où l'expression "Carcas sonne".
Historiquement, la reconquête des terres du Languedoc par Charlemagne remonte à son père, Pépin le Bref, au milieu du VIIIe siècle.
Le Moyen Âge : Le catharisme atteint Carcassonne qui aura beaucoup d'adeptes dans ses murs. Les cathares étant protégés par le vicomte Raimond-Roger Trencavel, la ville devient terre d’hérésie aux yeux du pape. En conséquence, elle subira de plein fouet les feux de la croisade bientôt dirigée par Simon de Montfort après la chute de la ville (auparavant c'était Arnaud Amaury légat du pape qui dirigeait la croisade). C'est ainsi qu'au mois d'août 1209, l'armée des croisés met le siège devant Carcassonne. Les deux bourgs tombent rapidement, ils sont brûlés et détruits. L'enceinte de la Cité va résister à l'assaillant. C'est la sécheresse et la soif qui feront capituler le vicomte de Carcassonne au bout de deux semaines de siège. En effet Trencavel ne prit aucune disposition pour défendre l'accès aux points d'eau situés en dehors de l'enceinte, croyant que les assiégés seraient secourus rapidement. Il sera aussitôt jeté en prison où il mourra très vite. Dès la prise de la Cité les terres des Trencavel sont attribuées à un des Barons du nord, le célèbre Simon de Montfort. Son fils donnera ses terres au roi de France, qui les intégrera au domaine royal en 1224. Un tribunal d'inquisition est installé dans la ville en 1234.
Ce dernier événement est majeur dans l'histoire de Carcassonne. Après la tentative de révolte des Carcassonnais menée par le fils du vicomte Trencavel en 1240, Saint Louis chasse la population de la ville, et l'autorise à s'établir sur l'autre rive du fleuve : c'est la création d’une ville nouvelle. Une bastide est alors créée en contrebas de la Cité de Carcassonne. Carcassonne devient alors une ville bicéphale où une concurrence acharnée a lieu économiquement et socialement entre Cité et Bastide. Progressivement, la Bastide Saint-Louis va prospérer économiquement au point de surpasser la Cité qui perd au fur et à mesure tous ses pouvoirs et son rayonnement politique.
La ville basse est dotée d'un consulat en 1248. Six consuls gouvernent la ville aidés par des notables. Au XIVe siècle, la ville est le premier centre de production textile du royaume, dont la matière première utilisée est la laine. Elle provient des élevages de la Montagne Noire et des Corbières. Les productions étaient exportées vers les grands comptoirs européens comme Constantinople ou Alexandrie.
En 1348, la ville est touchée par la peste comme le reste du pays et l'épidémie est récurrente jusqu'au siècle suivant. À cette même période, la guerre de Cent Ans provoque de nombreux dégâts. Le prince Noir dévasta par le feu la ville basse en 1355 en épargnant la cité de Carcassonne. Un siège aurait été trop long et l'aurait ralenti dans son entreprise de pillage. La bastide fut reconstruite (mais seulement la moitié de la bastide) et fortifiée en 1359. L'industrie du drap reprend et se développe.
Du XVIe au XVIIIe siècle : À partir de cette période, la ville basse connaît une croissance supérieure à celle de la cité qui perd son rôle militaire. En 1531, le protestantisme fait son apparition, mais les calvinistes sont chassés de la ville basse qui se fortifie de plus belle. C'est une base pour les catholiques qui partent en guerre contre les villages protestants de la région : Limoux, Bram... De plus des rivalités apparaissent entre la cité et la ville basse provoquant des destructions de la ville basse. Au début des années 1560, les protestants de la ville sont massacrés. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.
Un passage de l'Histoire générale de Languedoc de Dom Vaissète offre un intéressant compte-rendu de la réunion des États de Languedoc de 1569 qui se tint, en pleine guerres de religion, à Carcassonne dans le grand réfectoire des Augustins de la ville basse, sous la présidence par ordonnance royale, d'Antoine II de Dax, évêque d'Alet (1565-†1579). Ce texte illustre bien le type de tâches et de débats qui animaient les réunions des États. La tenue des États à Carcassonne permet aussi de vérifier que la ville conservait toujours une place et un rôle politique en Languedoc, Pays d'états, au XVIe siècle.
Petit à petit la Cité perd de son importance avec le transfert de nombreuses institutions à la ville basse croissante. La richesse due au commerce drapier permet d'embellir la ville. La manufacture de draps des Saptes fut créée, ou plutôt relancée, en 1667 par Colbert pour développer ce qu'avaient créé les frères Saptes, venus de Tuchan, qui s'installèrent au XVIe siècle près de Conques, puis Carcassonne, où ils concentrèrent en un même lieu toutes les opérations nécessaires à la fabrication des tissus, ce qui valut une grande prospérité à la famille, dont la troisième génération abandonna la fabrique pour la magistrature.
Des hôtels luxueux sont construits, l'eau est amenée jusqu'à la ville, le pavage et l'éclairage des rues rendent la ville plus moderne. Les vieux remparts et portes de la ville basse sont démolis au XVIIIe siècle, le portail des Jacobins est construit à cette époque. Malheureusement, de nombreux problèmes causent la perte de cette mono-industrie. Sous la Restauration, l'activité est mécanisée et les salaires sont tirés vers le bas. La viticulture rentre en concurrence et la misère gagne la cité de Carcassonne et ses derniers tisserands.
À la Révolution française, la ville est peu engagée et l'industrie drapière est concurrencée par les Anglais provoquant des baisses de salaires importantes. Le 29 janvier 1790, le département de l'Aude est créé et Carcassonne en devient le chef-lieu. Elle devient aussi chef-lieu de district. Mais les prix de la nourriture augmentent, la famine et le mécontentement populaire se font sentir.
Carcassonne absorbe Carcassonne-Cité entre 1795 et 1800.
XIXe au XXIe siècles : Au XIXe siècle, un changement dans les mentalités intervient et une prise de conscience pour les monuments historiques s'annonce. On veut restaurer et valoriser le patrimoine français. La Cité, complètement ruinée et miséreuse va recevoir le soutien d’érudits audois et carcassonnais tel Jean-Pierre Cros-Mayrevieille soutenu par Prosper Mérimée, inspecteur des monuments historiques. Les premiers travaux de restauration portent sur la Basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse.
De nombreuses expropriations ont ensuite lieu, supprimant la totalité de l’habitat construit dans les lices et excluant une partie de la population de la Cité. Un demi-siècle de travaux aura lieu pour restituer toute la grandeur du XIIIe siècle au plus grand ensemble de fortification du Moyen Âge d’Occident. L’architecte Viollet-le-Duc, spécialiste des restaurations en France, portera ce chantier avec réussite mais déclenchera parfois une certaine polémique sur ses choix de restaurations et sur ses initiatives personnelles assez particulières. Il n'en demeure pas moins que la Cité de Carcassonne est globalement très bien restaurée, la restauration portant sur seulement 15% du bâti (crénelages, toitures).
En 1907, les vignerons carcassonnais participent à la révolte des vignerons pour dénoncer les problèmes qui affectent la viticulture du Languedoc. La fraude récurrente de certains producteurs, la surproduction, le mildiou et la concurrence provoquent leur colère et ils demandent à l'État, qui dans un premier temps ne réagit pas, de mettre en place une réglementation sur les productions viticoles. Carcassonne rejoint en septembre 2007 la Confédération générale de vignerons du Midi (CGV), la première union syndicale.
En avril 1996, Rémy Cazals organise le colloque de Carcassonne sur la Première Guerre mondiale, qui permettra de publier Traces de 14-18 et de faire avancer l'historiographie de la Première Guerre mondiale.
En 1944, la cité de Carcassonne est occupée par les troupes allemandes qui utilisent le château comtal comme une réserve de munitions et d'explosifs. Les habitants sont expulsés de la Cité. Joë Bousquet, commandeur de la Légion d'honneur, s'indigne de cette occupation et demande par lettre au préfet la libération de la Cité considérée par tous les pays comme une œuvre d'art qu'il faut respecter et laisser libre.
En 1997, la Cité de Carcassonne atteint la consécration en obtenant son classement sur la liste des sites au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco et la ville basse de Carcassonne "La Bastide Saint-Louis" est classée secteur sauvegardé. Aujourd’hui, plus de 3 millions de touristes en font un des lieux les plus visités d’Europe.

Source : Wikipédia

Les films tournés à Carcassonne

Les années 1940

LA FIANCÉE DES TÉNÈBRES

1945, France, Fantastique
Réalisé par Serge de Poligny
Scénario de Jean Anouilh, Gaston Bonheur, Henri Calef & Serge de Poligny
Photographie de Roger Hubert
Musique de Marcel Mirouze
Décors de Jacques Krauss
Montage de Jean Feyte
Son de Jacques Carrère & René-Christian Forget
Scripte d'Andrée Feix
Durée 1 h 40

Avec Pierre Richard-Willm, Jany Holt, Line Noro, Palau, Anne Belval, Gaston Gabaroche, Robert Dhéry, Simone Valère, Fernand Charpin, Edouard Delmont, Léonce Corne, Paul Demange, Marcel Maupi...

Résumé : A Carcassonne. Orpheline, Sylvie a été recueillie par monsieur Toulzac, un ancien instituteur devenu impotent, et qui voue sa vie à la découverte du secret des Cathares. La jeune femme est persuadée qu'elle porte malheur aux hommes qu'elle aime. Sur les remparts de la ville, elle rencontre le compositeur Roland Samblanca, qui vient de rentrer dans sa ville natale avec sa famille. A la demande de monsieur Toulzac, Sylvie se rend dans une cathédrale souterraine à la recherche du sanctuaire des Albigeois. Roland la suit. Au moment où elle lui avoue son amour, la cathédrale s'écroule...

Voir aussi : Jean Anouilh, Studio Saint-Maurice & Val-de-Marne.

Les années 1960

LE MIRACLE DES LOUPS

1961, France/Italie, Aventures
Réalisé par André Hunebelle
Scénario de Pierre Foucaud, Jean Halain & André Hunebelle d'après le roman d'Henry Dupuis-Mazuel
Photographie de Marcel Grignon
Musique de Jean Marion
Costumes de Mireille Leydet
Durée 2 h 06

Avec Jean Marais, Rosanna Schiaffino, Roger Hanin, Jean-Louis Barrault, Guy Delorme, Annie Anderson, Raphaël Albert-Lambert, Raoul Billerey, Georges Lycan, Bernard Musson, Louis Arbessier, Robert Dalban, Paul Préboist...

Résumé : Traitrises et complots au Royaume de France : Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, désire épouser la Comtesse Jeanne de Beauvais, filleule du roi Louis XI, et prendre le pouvoir. Mais cette dernière est amoureuse du preux Chevalier Robert de Neuville. Alors que le roi tente d'apaiser les tensions, Charles prépare un plan diabolique...
LE CORNIAUD

1965, France/Italie, Comédie
Réalisé par Gérard Oury
Scénario de Gérard Oury, Marcel Jullian, Georges Tabet & André Tabet
Photographie d'Henri Decaë
Musique de Georges Delerue
Décors de Francesco Ciarletta & Robert Giordani
Costumes de Tanine Autré
Montage d'Albert Jurgenson
Scripte de Lucile Costa
Durée 1 h 51

Avec Bourvil, Louis de Funès, Venantino Venantini, Henri Génès, Lando Buzzanca, Jacques Eyser, Henri Virlojeux, Jean Meyer, Guy Delorme, Guy Grosso, Michel Modo, Walter Chiari, José Luis de Vilallonga, Nicole Desailly, Daniela Rocca, Saro Urzì...

Résumé : Antoine Maréchal, petit commerçant à Paris, s'apprête à partir en vacances en Italie lorsque sa 2CV est percutée par la luxueuse voiture du coléreux monsieur Saroyan, directeur d'une maison d'import-export. Soudain monsieur Saroyan reconnaît ses torts et offre à Maréchal, qui n'en croit pas ses oreilles, le voyage Paris-Naples en avion et de revenir tous frais payés avec la Cadillac d'un de ses amis...

(The Lion in Winter)

1968, Grande-Bretagne/USA, Historique
Réalisé par Anthony Harvey
Scénario de de James Goldman d'après sa pièce de théâtre
Photographie de Douglas Slocombe
Musique de John Barry
Direction artistique de Peter Murton & Lee Poll
Costumes de Margaret Furse & Lee Poll
Montage de John Bloom
Montage son de Chris Greenham
Casting de Paul Lee Lander
Durée 2 h 14

Avec Peter O'Toole, Katharine Hepburn, Anthony Hopkins, John Castle, Nigel Terry, Timothy Dalton, Jane Merrow, Nigel Stock...

Résumé : Intrigues et meurtres autour de la succession d'Henry II, roi d'Angleterre au XIIè siècle, et qui réunit sa femme Eléonore d'Aquitaine, exilée, ses trois fils, leur prétendante qui est aussi sa maîtresse, et le frère de cette dernière, le roi de France Philippe II...

Prix & Récompenses : Bafta 1969 : Meilleure actrice & Prix Anthony Asquith de la meilleure musique.

Lieux de tournage : Arles, Fontvieille & Tarascon.



Voir aussi : Bouches-du-Rhône.

Les années 1990

LE DESTIN
(Al-massir)

1997, France/Egypte, Drame
Réalisé par Youssef Chahine
Scénario de Youssef Chahine & Khaled Youssef
Photographie de Mohsen Nasr
Musique de Yehia El Mougy & Kamal El Tawil
Direction artistique d'Hamed Hemdan
Costumes de Nahed Nasrallah
Montage de Rashida Abdel Salam
Son de Benoît Biral, Annette Dutertre, Emmanuel Croset & Dominique Hennequin
Durée 2 h 15

Avec Nour El-Sherif, Hani Salama, Laila Eloui, Mahmoud Hemida, Safia El Emari, Mohamed Mounir, Khaled Nabawy, Seif El Dine...

Résumé : Désirant amadouer les intégristes, le calife el-Mansou ordonne l'autodafé de toutes les œuvres du philosophe andalou Averroes dont les concepts influenceront non seulement l'âge des Lumières en Occident, mais toute la pensée humaine. Les disciples d'Averroes et ses proches décident d'en faire des copies et de les passer à travers les frontières...

Prix & Récompenses : Festival de Cannes 1997 : Prix du 50ème anniversaire.