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    Jane Austen au cinéma

    Biographie

    Jane Austenest née le 16 décembre 1775 à Steventon (Hampshire, Angleterre) et elle est décédée le 18 juillet 1817 à Winchester (Hampshire, Angleterre). C'est une femme de lettres anglaise.
    Jeunes années et éducation : Au bout de quelques mois après sa naissance, sa mère la place chez une voisine, Elizabeth Littlewood, qui est sa nourrice pendant un peu plus d'un an. En 1783, selon la tradition familiale, Jane et Cassandra sont envoyées à Oxford pour y être éduquées par Mrs Ann Cawley qu'elles suivent à Southampton un peu plus tard cette même année. Les deux sœurs contractent le typhus qui manque d'emporter Jane. Elles sont ensuite élevées chez leurs parents jusqu'à leur départ en pension, au début de l'année 1785. L'enseignement dans cet établissement comprend vraisemblablement le français, l'orthographe, les travaux de couture et de broderie, la danse, la musique, et peut-être le théâtre. Mais dès décembre 1786, Jane et Cassandra sont de retour chez elles, car leurs parents ne peuvent plus financer leur pension. L'éducation de Jane est alors complétée à domicile par la lecture, orientée par son père et ses frères James et Henry.
    Il semble que George Austen donne à ses filles un accès sans restriction à l'ensemble de sa bibliothèque, à la fois importante (près de 500 ouvrages) et variée (essentiellement littérature et histoire), tolère certaines tentatives littéraires parfois osées de Jane, et fournit à ses filles le papier et le matériel coûteux dont elles ont besoin pour leurs écrits et leurs dessins. Selon Park Honan, biographe de Jane Austen, la vie au foyer des Austen baigne dans une "atmosphère intellectuelle ouverte, amusée et facile", où les idées sociales et politiques autres que les leurs sont prises en compte et discutées. Ainsi, après son retour du pensionnat en 1786, Jane Austen "ne vit plus jamais en dehors de son environnement familial immédiat".
    Les représentations théâtrales privées faisant aussi partie de l'éducation, de 7 ans à ses 13 ans, Jane participe à une série de pièces que montent sa famille et les amis proches. Ainsi, on joue The Rivals de Richard Sheridan, créée en 1775, et Bon Ton de David Garrick. Si les détails restent inconnus, il est quasi certain que Jane est partie prenante, d'abord comme spectatrice, puis, alors qu'elle grandit, de façon plus active. La plupart de ces pièces sont des comédies, ce qui contribue au développement de son sens comique et satirique. La cousine "française" de Jane Austen, Eliza de Feuillide, participe avec brio à certaines de ces pièces, dont elle tient alors le rôle principal. Plus tard, dans Mansfield Park, Jane Austen donne à la partie dite "theatricals" une importance allant bien au-delà du simple divertissement.
    Juvenilia : Selon toute vraisemblance, Jane Austen commence dès 1787 à écrire des poèmes, des histoires et des pièces pour son propre amusement et celui de sa famille. Plus tard, elle fait des fair copies ("transcriptions au propre") de 27 de ces œuvres précoces, en trois carnets reliés, aujourd'hui connus sous le nom de Juvenilia et contenant des écrits échelonnés de 1787 à 1793. Certains manuscrits révèlent que Jane Austen a continué à y travailler jusque vers 1809-1810, et que son neveu et sa nièce, James Edward et Anna Austen, y ont ajouté jusqu'en 1814. Parmi ces écrits, se trouve un roman épistolaire satirique, Love and Freindship, dans lequel elle se moque des romans sentimentaux à la mode (Novels of sensibility). Y figure également L'Histoire de l'Angleterre, manuscrit de 34 pages accompagné de 13 aquarelles miniatures réalisées par Cassandra. Il s'agit une parodie d'écrits historiques en vogue, et tout particulièrement, de l'Histoire d'Angleterre d'Oliver Goldsmith, publiée en 1771.
    Entrée dans l'âge adulte : Devenue adulte, Jane Austen continue à vivre chez ses parents, se consacrant aux activités habituelles d'une femme de son âge et de son statut social : elle joue du piano-forte, aide sa sœur et sa mère à diriger les domestiques, assiste les femmes de la famille lorsqu'elles accouchent et les parents âgés sur leur lit de mort. Elle envoie quelques courts écrits à ses nièces Fanny Catherine et Jane Anna qui viennent de naître. Elle se montre particulièrement fière de ses talents de couturière.
    Jane Austen fréquente l'église régulièrement, rend visite à ses amies et à ses voisins et lit des romans, souvent écrits par elle-même, le soir à haute voix et en famille. Les relations entre voisins conduisent souvent à danser, de façon improvisée lors d'une visite, après le souper, ou lors de bals organisés dans les salles de réunion de l'hôtel de ville. D'après son frère Henry, "Jane adorait danser, et d'ailleurs y excellait".
    En 1793, Jane Austen commence, puis délaisse une courte pièce de théâtre, plus tard intitulée Sir Charles Grandison, or, The happy man : a comedy in five acts (Sir Charles Grandison, ou l'Homme heureux, comédie en cinq actes), qu'elle termine vers 1800. Il s'agit d'une parodie de quelques résumés à usage scolaire, de son roman favori, L'Histoire de Sir Charles Grandison (1753), de Samuel Richardson. Peu de temps après Love and Freindship en 1789, Jane Austen prend, selon Honan, la décision "d'écrire pour gagner de l'argent, et de se consacrer à raconter des histoires", en d'autres termes, de devenir écrivain professionnel. Il est avéré qu'à partir de 1793, elle entreprend en effet des œuvres plus longues et plus complexes.
    Entre 1793 et 1795, Jane Austen écrit Lady Susan, court roman épistolaire, généralement considéré comme son ouvrage de jeunesse le plus ambitieux. Lady Susan ne ressemble à aucun de ses autres ouvrages. Claire Tomalin voit en son héroïne une prédatrice sexuelle qui use de son intelligence et de son charme pour manipuler, trahir et tromper ses victimes, amants, amis ou proches.
    Premiers romans : Après avoir achevé Lady Susan, Jane Austen s'essaye à son premier roman, Elinor and Marianne. Sa sœur Cassandra se rappellera plus tard qu'il fut lu à la famille "avant 1796", et se présentait sous la forme d'une série de lettres. En l'absence des manuscrits originaux, il est impossible de dire dans quelle mesure le brouillon original a survécu dans le roman publié en 1811 sous le titre de Sense and Sensibility.
    Quand Jane Austen atteint l'âge de 20 ans, Thomas Langlois Lefroy, le neveu d'une famille voisine, vient à Steventon où il reste de décembre 1795 à janvier 1796. Fraîchement diplômé de l'université, il s'apprête à déménager à Londres pour s'y former au métier d'avocat. Tom Lefroy et Jane Austen sont sans doute présentés l'un à l'autre lors d'une rencontre entre voisins ou au cours d'un bal. Les lettres de Jane à Cassandra témoignent que les jeunes gens passent beaucoup de temps ensemble.
    La famille Lefroy intervient et écarte Tom à la fin de janvier. Le mariage n'est pas envisageable, Tom et Jane le savent bien : ni l'un ni l'autre ne sont fortunés et lui dépend d'un grand-oncle irlandais pour financer ses études et s'établir dans sa profession. Tom Lefroy revient plus tard dans le Hampshire, mais il y est soigneusement tenu à l'écart des Austen et Jane ne le revoit jamais.
    En 1796, Jane Austen commence un second roman, First Impressions, le futur Pride and Prejudice, dont elle termine le premier jet en août 1797, alors qu'elle n'a que 21 ans. Comme toujours, elle lit le manuscrit en préparation à haute voix et, très vite, l'ouvrage devient la coqueluche de la famille. Son père entreprend alors des démarches en vue d'une première publication. En novembre 1797, George Austen écrit à Thomas Cadell, éditeur londonien de renom, pour lui demander s'il serait disposé, le cas échéant, à publier "un Roman Manuscrit, comprenant trois volumes, à peu près de la longueur de Evelina, de Miss Burney", le risque financier étant endossé par l'auteur. Cadell renvoie rapidement la lettre avec la mention : « Refusé par retour du courrier »". Il se peut que Jane Austen n'ait pas eu connaissance de cette initiative paternelle". Quoi qu'il en soit, après avoir terminé First Impressions, elle retourne à Elinor and Marianne, et, de novembre 1797 jusqu'à mi 1798, elle le retravaille en profondeur, renonçant au format épistolaire en faveur d'un récit à la troisième personne, d'une facture proche de la version définitive (Sense and Sensibility).
    Vers le milieu de 1798, après avoir achevé la réécriture d'Elinor and Marianne, Jane Austen commence un troisième roman provisoirement intitulé Susan. C'est le futur Northanger Abbey, une satire des romans gothiques qui font rage depuis 1764 et ont encore une belle carrière devant eux. L'œuvre est terminée environ un an plus tard. Au début de 1803, Henry Austen propose Susan à un éditeur londonien, Benjamin Crosby, qui l'achète pour dix livres sterling (£10), promet une publication rapide, annonce que l'ouvrage est "sous presse", et en reste là. Le manuscrit dort chez Crosby jusqu'en 1816, lorsque Jane Austen elle-même lui en reprend les droits.
    Bath et Southampton : En décembre 1800, le Révérend George Austen décide sans préavis de quitter son ministère, de partir de Steventon et de déménager avec sa famille à Bath, dans le Somerset. Si cette cessation d'activité et ce voyage furent une bonne chose pour les aînés, Jane Austen est bouleversée à l'idée d'abandonner la seule maison qu'elle ait jamais connue. Pendant son séjour à Bath, elle cesse pratiquement d'écrire, ce qui en dit assez sur son état d'esprit. Elle travaille un peu à Susan, commence puis délaisse un nouveau roman, The Watsons, mais l'activité des années 1795-1799 semble loin. Claire Tomalin avance l'hypothèse que cette stérilité est l'indice d'une profonde dépression. Park Honan, qui est d'un avis contraire, constate que Jane Austen n'a cessé d'écrire ou de retravailler ses manuscrits pendant toute sa vie active, à la seule exception des quelques mois ayant suivi le décès de son père. La question reste controversée et Margaret Doody, par exemple, abonde dans le sens de Tomalin.
    En décembre 1802, Jane Austen reçoit sa seule proposition de mariage. Elle et sa sœur sont en visite chez Alethea et Catherine Bigg, des amies de longue date qui vivent près de Basingstoke. Leur plus jeune frère, Harris Bigg-Wither, ayant terminé ses études à l'Université d'Oxford, se trouve à la maison et demande la main de Jane, qui accepte. Caroline Austen, nièce de la romancière, tout comme Reginald Bigg-Wither, un descendant de ce prétendant, le décrivent comme un grand gaillard manquant de séduction. Il est d'aspect quelconque, parle peu, bredouille dès qu'il ouvre la bouche et se fait même agressif dans la conversation. De plus, il s'avère pratiquement dénué de tact. Jane, cependant, le connaît depuis l'enfance et le mariage offre de nombreux avantages tant pour elle-même que pour sa famille. Harris est, en effet, l'héritier de vastes propriétés familiales situées dans la région où les sœurs ont grandi. Ainsi nantie, Jane Austen pourrait assurer à ses parents une vieillesse confortable, donner à Cassandra une maison qui soit à elle, et peut-être, aider ses frères à faire carrière. Le lendemain matin, Jane Austen se rend compte qu'elle a fait une erreur et reprend son consentement. Aucune correspondance, ni aucun journal ne permettent de savoir ce qu'elle a réellement pensé de cette proposition de mariage.
    Le roman commencé à Bath en 1804, The Watsons, concerne un clergyman invalide et sans grandes ressources financières, et ses quatre filles non mariées. Sutherland décrit ce roman comme "une étude sur les dures réalités économiques de la vie des femmes financièrement dépendantes". Park Honan est d'opinion, et Claire Tomalin le suit sur ce point, que Jane Austen a délibérément cessé de travailler à ce livre après la mort de son père, le 21 janvier 1805 : sa propre situation ressemblait trop à celle de ses personnages pour qu'elle n'en ressentît pas un certain malaise.
    La maladie, qui devait rapidement emporter le Révérend Austen, est soudaine, le laissant, comme le rapporte Jane à son frère Francis, "complètement inconscient de son propre état". Jane, Cassandra et leur mère se retrouvent dans une situation difficile. Edward, James, Henry et Francis Austen s'engagent à les soutenir par des versements annuels. Les quatre années qui suivent reflètent cette précarité : les trois femmes sont, la plupart du temps, en location à Bath, puis, à partir de 1806, à Southampton, où elles partagent une maison avec Frank Austen et sa jeune épouse, et les visites à d'autres branches de la famille se multiplient.
    Le 5 avril 1809, environ 3 mois avant le déménagement à Chawton, Jane Austen écrit à Richard Crosby pour lui exprimer sa colère — il n'a toujours pas publié Susan — et lui propose une nouvelle version, si nécessaire, pour une parution immédiate. Crosby répond qu'il ne s'est engagé à aucune échéance, ni même à une publication, mais que Jane Austen peut lui racheter les droits pour les 10 livres qu'il avait payées, et se trouver un autre éditeur. Jane Austen, cependant, n'ayant pas les moyens d'effectuer cette transaction, ne peut recouvrer son manuscrit.
    Chawton : Vers le début de l'année 1809, Edward, l'un des frères de Jane Austen, offre à sa mère et à ses sœurs une vie plus stable en mettant à leur disposition un grand cottage dans le village de Chawton. Cette demeure fait partie de son domaine, Chawton House. Jane, Cassandra et leur mère y emménagent le 7 juillet 1809. À Chawton, la vie devient plus calme qu'elle ne l'a été depuis l'arrivée à Bath en 1800. Les Austen ne fréquentent pas la gentry avoisinante et ne reçoivent que lors de visites familiales. Jane Austen écrit presque tous les jours, mais en privé, et semble avoir été dispensée de certaines contraintes de façon à pouvoir se consacrer davantage à ses manuscrits. Ainsi, dans ce nouvel environnement, elle retrouve l'entière plénitude de ses capacités créatrices.
    Auteur publié : Pendant son séjour à Chawton, Jane Austen réussit à publier 4 romans, qui reçoivent un accueil plutôt favorable. Par l'entremise de son frère Henry, l'éditeur Thomas Egerton accepte Sense and Sensibility, qui paraît en octobre 1811. La critique est élogieuse et le roman devient à la mode dans les cercles influents ; dès le milieu de 1813, le tirage est épuisé. Le revenu qu'en retire Jane Austen lui permet une certaine indépendance, tant financière que psychologique. En janvier de cette même année, Egerton publie Pride and Prejudice, version retravaillée de First Impressions. Il fait au livre une large publicité, et c'est un succès immédiat, avec trois critiques favorables et de bonnes ventes. Dès octobre, Egerton peut commencer la mise en vente d'une seconde édition. Puis c'est Mansfield Park qui paraît, toujours chez Egerton, en mai 1814. Si la critique ne fait pas grand cas de ce roman, Mansfield Park trouve un écho très favorable auprès du public. Tous les exemplaires sont vendus en à peine 6 mois, et les gains revenant à Jane Austen dépassent ceux qu'elle a reçus de chacune de ses autres œuvres.
    En novembre 1815, James Stanier Clarke, le bibliothécaire du Prince Régent, invite Jane Austen à Carlton House et lui apprend que le Prince Régent, le futur George IV, admire ses romans et en garde un exemplaire dans chacune de ses résidences ; il lui conseille alors de dédicacer sa prochaine œuvre, Emma, au Régent. Jane Austen n'aime guère le personnage, mais il lui est difficile de repousser la requête. Elle écrit plus tard un Plan d'un Roman, selon des suggestions de diverses origines, présentant sous une forme satirique les grandes lignes du "roman parfait", d'après les recommandations du bibliothécaire en question.
    Au milieu de l'année 1815, Jane Austen quitte Egerton pour la maison John Murray, éditeur londonien plus renommé, qui publie Emma en décembre 1815 et, en février de l'année suivante, sort une deuxième édition de Mansfield Park. Emma se vend bien, mais Mansfield Park rencontrant moins de succès, le bilan financier de cette double opération reste très mitigé. Ce sont là les derniers romans à paraître du vivant de l'auteur.
    Jane Austen a déjà commencé à écrire un nouveau livre, The Elliots, qui paraît plus tard sous le titre de Persuasion, dont elle achève la première version en juillet 1816. Peu après la publication de Emma, Henry Austen rachète à Crosby les droits de Susan. Jane, cependant, se voit contrainte de repousser la mise sous presse de ces deux livres par suite des difficultés financières que traverse sa famille. La banque de Henry fait faillite en mars 1816, ce qui entraîne la perte de tous ses biens, le laisse lourdement endetté et lèse également ses frères Edward, James et Frank. Désormais, Henry et Frank ne peuvent plus allouer à leur mère et leurs sœurs la somme annuelle qu'ils leur versaient.
    Maladie et mort : Tôt dans l'année 1816, la santé de Jane Austen commence à se dégrader. Au début, elle ne tient pas compte de la maladie et continue à travailler et à participer aux activités de la famille. Vers le milieu de l'année, ni elle ni son entourage ne peuvent plus douter de la gravité de son état, qui se détériore peu à peu, avec des poussées et des rémissions. Elle meurt en juillet de l'année suivante. La majorité des biographes s'appuient sur le diagnostic rétrospectif que le Dr Vincent Cope s'est efforcé de porter en 1964, et qui attribue la mort de Jane Austen à la maladie d'Addison, une insuffisance surrénalienne causée à cette époque par la tuberculose. D'autres auteurs ont aussi suggéré que Jane Austen souffrait de la maladie de Hodgkin à la fin de sa vie.
    Jane Austen a continué à travailler pratiquement jusqu'à sa fin. Insatisfaite du dénouement de The Elliots, elle réécrit les deux chapitres de conclusion, qu'elle termine le 6 août 1816. En janvier 1817, elle commence un nouveau roman, qu'elle intitule The Brothers, titre qui devient Sanditon lors de sa première parution en 1925. Elle en achève 12 chapitres avant d'arrêter la rédaction à la mi-mars 1817, vraisemblablement parce que la maladie l'empêche de poursuivre sa tâche. Jane évoque son état de manière désinvolte auprès de son entourage, parlant de "bile" et de "rhumatisme", mais elle éprouve de plus en plus de difficultés à marcher et peine à se consacrer à ses autres activités. À la mi-avril, elle ne quitte plus son lit. En mai, Henry accompagne Jane et Cassandra à Winchester pour un traitement médical. Jane Austen meurt le 18 juillet 1817, à l'âge de 41 ans. Grâce à ses relations ecclésiastiques, Henry fait en sorte que sa sœur soit enterrée dans l'aile nord de la nef de la cathédrale de Winchester. L'épitaphe composée par James loue ses qualités personnelles, exprime l'espoir de son salut et mentionne les "dons exceptionnels de son esprit", sans faire explicitement état de ses réalisations d'écrivain.
    Publication posthume : Après la mort de leur sœur, Cassandra et Henry Austen conviennent avec Murray de la publication regroupée de Persuasion et de Northanger Abbey en décembre 1817. Henry écrit pour l'occasion une Note biographique qui, pour la première fois, identifie sa sœur comme l'auteur des romans. Claire Tomalin décrit cette note comme un éloge funèbre plein d'affection et rédigé avec soin. Les ventes sont bonnes pendant un an — seuls, 321 exemplaires restent invendus à la fin de 1818 — puis déclinent. Murray se débarrasse du reliquat en 1820, et les romans de Jane Austen ne sont plus réédités pendant 12 ans. En 1832, l'éditeur Richard Bentley rachète le reliquat de tous les droits et, à compter de décembre 1832 ou janvier 1833, les fait paraître en 5 volumes illustrés dans le cadre de sa série dite Romans classiques. En octobre 1833, il publie la première édition complète. Depuis, les romans de Jane Austen ont été constamment réédités. Toutefois, le texte complet de Sanditon, son dernier roman resté inachevé, n'est publié qu'en 1925, selon la version établie d'après le manuscrit par R. W. Chapman.

    Source : Wikipédia

    Adaptations cinématographiques

    Les années 1940

    ORGUEIL ET PRÉJUGÉS
    (Pride and Prejudice)

    1940, USA, Romance
    Réalisé par Robert Z. Leonard
    Scénario d'Aldous Huxley & Jane Murfin d'après le roman Pride and Prejudice
    Photographie de Karl Freund
    Musique d'Herbert Stothart
    Décors d'Edwin B. Willis
    Direction artistique de Cedric Gibbons
    Costumes d'Adrian
    Montage de Robert Kern
    Durée 1 h 58

    Avec Greer Garson, Maureen O'Sullivan, Ann Rutherford, Marsha Hunt, Heather Angel, Mary Boland, Edmund Gwenn, Laurence Olivier, E.E. Clive, Edna May Oliver...

    Résumé : Madame Bennet, une gaffeuse impénitente, ne rêve que d'une chose : marier ses 5 filles. Elle voit donc d'un très bon œil l'installation, dans son voisinage, de Darcy et Bingley, deux hommes dans la force de l'âge. Elizabeth, l'une des fiancées en puissance, tombe secrètement amoureuse de Darcy. Mais le comportement hautain et méprisant de celui-ci la déconcerte. Les membres de la famille Bennet mettent cette attitude sur le compte de la différence de classes sociales. En fait, Darcy voue une haine féroce à un homme qui a jadis séduit et abandonné sa sœur et que les Bennet ont accueilli chez eux. L'une des filles Bennet, Jane, s'éprend de Bingley...



    Voir aussi : Studios MGM

    Les années 1990

    RAISON ET SENTIMENTS
    (Sense and Sensibility)

    1995, USA/Grande-Bretagne, Romance
    Réalisé par Ang Lee
    Scénario d'Emma Thompson d'après le roman Sense and Sensibility
    Photographie de Michael Coulter
    Musique de Patrick Doyle
    Décors de Luciana Arrighi
    Direction artistique de Philip Elton & Andrew Sanders
    Costumes de Jenny Beavan & John Bright
    Montage de Tim Squyres
    Mixage son de Tom Meadows
    Casting de Michelle Guish
    Scripte de Libbie Barr
    Durée 2 h 16

    Avec James Fleet, Tom Wilkinson, Harriet Walter, Kate Winslet, Emma Thompson, Gemma Jones, Hugh Grant, Emilie François, Alan Rickman, Imelda Staunton, Hugh Laurie...

    Résumé : Au siècle dernier en Angleterre, à la suite du décès de leur père, les sœurs Dashwood et leur mère sont contraintes de réduire drastiquement leur train de vie et de quitter leur propriété pour s'exiler à la campagne. L'aînée, Elinor, renonce à un amour qui semble pourtant partagé, tandis que sa cadette, Marianne, s'amourache du séduisant Willoughby. Si la première cache ses peines de cœur, la seconde vit bruyamment son bonheur. Jusqu'au jour où Willoughby disparaît...

    Prix & Récompenses : Bafta 1996 : Meilleur film, meilleur actrice & meilleur second rôle féminin.

    EMMA, L'ENTREMETTEUSE
    (Emma)

    1996, USA/Grande-Bretagne, Romance
    Réalisé par Douglas McGrath
    Scénario de Douglas McGrath
    Photographie de Ian Wilson
    Musique de Rachel Portman
    Décors de Michael Howells
    Direction artistique de Joshua Meath-Baker & Sam Riley
    Costumes de Ruth Myers
    Montage de Lesley Walker
    Mixage son de Chris Munro
    Casting de Mary Selway & Sarah Trevis
    Scripte de Jean Bourne
    Durée 2 h 00

    Avec Gwyneth Paltrow, James Cosmo, Greta Scacchi, Alan Cumming, Denys Hawthorne, Sophie Thompson, Jeremy Northam, Toni Collette, Kathleen Byron, Phyllida Law, Polly Walker, Ewan McGregor, Juliet Stevenson...

    Résumé : Une jeune et jolie fille qui s'ennuie dans une petite ville de l'Angleterre du XIXe siècle se met dans la tête de chercher un mari pour sa nouvelle amie...


    Les années 2000

    COUP DE FOUDRE À BOLLYWOOD
    (Bride & Prejudice)

    2004, USA/Grande-Bretagne/Inde, Comédie
    Réalisé par Gurinder Chadha
    Scénario de Paul Mayeda Berges & Gurinder Chadha
    Photographie de Santosh Sivan
    Musique d'Anu Malik & Craig Pruess
    Décors de Nick Ellis
    Direction artistique de Nitish Roy & Mark Scruton
    Costumes d'Eduardo Castro, Savinder Kmahil & Ralph Wheeler-Holes
    Montage de Justin Krish
    Mixage son de John Hayes
    Casting de Susie Figgis
    Scripte de Pat Rambaut
    Durée 2 h 20

    Avec Aishwarya Rai Bachchan, Martin Henderson, Nadira Babbar, Anupam Kher, Naveen Andrews, Namrata Shirodkar, Daniel Gillies, Indira Varma, Marsha Mason, Ashanti...

    Résumé : Mme Bakshi n'a qu'une seule idée en tête : marier les aînées de ses quatre filles - Jaya et Lalita. Mais pas n'importe comment ! Comme toute bonne mère, Mme Bakshi est exigeante : son futur gendre se doit d'être indien et surtout riche. Mr. Balraj, leur nouveau voisin fraîchement revenu de Londres, ferait à ce titre un prétendant parfait pour Jaya, l'aînée. Sa soeur Lalita, quant à elle, tient tête à sa mère : elle ne se mariera que par amour. Lors d'une des nombreuses fêtes extravagantes offertes par les Bakshi et leur voisin, Lalita rencontre Darcy, le meilleur ami de Balraj. Il a tout pour plaire ou presque. Ce bel hôtelier n'a que deux défauts : il est américain et fiancé. Si Darcy tombe immédiatement sous le charme de la belle Lalita, les sentiments de celle-ci sont plus mitigés...


    Biopic

    Les années 2000

    JANE
    (Becoming Jane)

    2007, Grande-Bretagne/Irlande, Biopic
    Réalisé par Julian Jarrold
    Scénario de Kevin Hood & Sarah Williams d'après les lettres de Jane Austen
    Photographie d'Eigil Bryld
    Musique d'Adrian Johnston
    Décors d'Eve Stewart
    Direction artistique de David McHenry
    Costumes d'Eimer Ni Mhaoldomhnaigh
    Montage d'Emma E. Hickox
    Casting de Gail Stevens
    Scripte de Jeanette McGrath
    Durée 2 h 00

    Avec Anne Hathaway, James McAvoy, Julie Walters, James Cromwell, Maggie Smith, Maxwell Martin, Lucy Cohu, Laurence Fox, Ian Richardson...

    Résumé : On pensait que Jane Austen, écrivain mondialement connue, n'avait jamais connu la passion amoureuse. A l'aube de ses 20 ans, elle aurait eu une histoire d'amour avec Tom Lefroy, un jeune Irlandais à l'esprit libre. Poussée à se marier avec un jeune homme héritier d'une grosse fortune, la jeune femme, dernière fille d'une famille ruinée, va hésiter entre la raison, les sentiments et ses ambitions d'écrivain...


    Bibliographie

    Romans


  • 1811 Sense and Sensibility (Raison et sentiments)
  • 1813 Pride and Prejudice (Orgueil et préjugés)
  • 1814 Mansfield Park
  • 1815 Emma
  • 1818 Northanger Abbey
  • 1818 Forgotten Books
  • Lady Susan
  • The Watsons and Sanditon (Sandition)