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Les studios Cinecittà
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Les autres studios

Histoire

L'idée de Cinecittà, la "città del cinema", est née dans les années 1930 dans l'esprit de Luigi Freddi, chef de la Direction générale du Cinéma italien" du gouvernement fasciste de l'époque. Il s'agissait de créer le plus grand complexe de création cinématographique européen capable de concurrencer les États-Unis et leur imposant et omniprésent Hollywood. Le but était aussi de créer un cinéma de propagande fasciste.
La construction de ce complexe de studios cinématographiques qui s'étend sur 600 000 m2 coûte 4 millions de lires. La première pierre est posée le 26 janvier 1936 par Benito Mussolini et, seulement 15 mois après, il procède à son inauguration le 28 avril 1937. Rapidement surnommé "Hollywood sur Tibre", situé au sud-est et à seulement neuf kilomètres du cœur de Rome sur la via Tuscolana (la route de Naples), ce centre industriel cinématographique regroupe, sur une superficie de 60 hectares, 73 édifices dont 16 théâtres scéniques avec des loges de tout confort, 4 hectares de voirie dont 75 kilomètres de rues, 3,5 hectares de jardins, une grande piscine utilisée pour les prises de vue "maritimes", trois restaurants, divers hôtels pour dirigeants et employés ainsi que tous les secteurs techniques nécessaires à la réalisation et à la production de films (son, lumière, montage, décors). Dans sa conception, le complexe qui voit ainsi le jour est totalement auto-suffisant.
L'impulsion ainsi donnée à la production cinématographique s'avère efficace : en seulement six ans, de 1937 à 1943, quelque 300 films sont produits.
Entre temps, la loi Alfieri du 18 janvier 1939 a procuré au cinéma italien de nouvelles ressources en concédant aux films nationaux une généreuse contribution financière qui explique le « boom » vertigineux de la production.
À l'origine, les studios de Cinecittà servent surtout à la promotion de films d'inspiration fasciste, à la plus grande gloire du gouvernement en place, mais à partir de 1942, l'inspiration se fait plus éclectique, aidée en cela par la chute de Mussolini le 25 juillet 1943. Le mythe de Cinecittà est enrichi par les plus grands noms du cinéma italien, parmi eux Alessandro Blasetti, Mario Mattoli, Luchino Visconti et surtout Roberto Rossellini et Vittorio De Sica, apôtres du néoréalisme. Cependant, ce nouveau genre va refermer derrière lui les portes de Cinecittà, le cinéma se devant d'aller vers le réalisme social, du peuple et des classes défavorisées : le cinéma de la rue va se substituer au cinéma de studio.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Cinecittà est bombardée et, de 1945 à 1947, devient un camp pour personnes déplacées.
En 1949, le réalisateur américain Mervyn LeRoy a l'idée de tourner une quatrième version cinématographique (la première parlante, qui sortira en 1951), de Quo vadis ? d'après le roman éponyme de l'écrivain polonais Henryk Sienkiewicz. Il décide de tourner sur les lieux de l'histoire, en Italie et plus précisément à Cinecittà. Il s'avère que les coûts de tournage et de production sont nettement moindres qu'à Hollywood, les figurants et techniciens y étant peu payés. Ce sont donc les États-Unis qui revitalisent les studios en "développant" les péplums et films à grand spectacle. L'âge d'or de Cinecittà va commencer et cela durera jusqu'au milieu des années 60 : durant cette quinzaine d'années, environ 150 péplums seront tournés sur les lieux (tels Hélène de Troie en 1956, Ben-Hur en 1958 - 1959 (9 mois) ou Cléopâtre en 1962) tous gagnant une sorte de plus-value "italienne" lors des tournages.
Le néoréalisme italien a cependant rapidement décliné au début des années 1950. La vision de la pauvreté et du désespoir, présenté par le cinéma néoréaliste, était démoralisante. De plus, les premiers effets positifs du miracle économique italien - comme la hausse progressive des revenus et du niveau de vie - rendent ces thèmes moins pertinents. En conséquence, la plupart des Italiens lui préfèrent l'optimisme montré dans de nombreux films américains de l'époque. Les goûts du public changent et la veine des péplums s'épuise. Le style "James Bond" commence à faire florès et Cinecittà va être soumise quelque temps à ce genre, avant de trouver un épanouissement, plus propice à la fantaisie italienne, dans le western spaghetti commencé par le grand réalisateur italien Sergio Leone avec Pour une poignée de dollars en 1964. Pendant environ cinq ans, il va se tourner une importante quantité de films du genre.
Les années 1970 et l'avènement de la télévision ont d'une manière sonné le glas du cinéma de salle obscure. Cinecittà prend le virage de la production d'émissions télévisées et de séries ou téléfilms. Aujourd'hui, l'activité cinématographique y est toujours présente pour des films de qualité, les studios mettant à disposition des réalisateurs et techniciens des outils se prévalant des technologies les plus récentes.
Imperturbablement, en dehors des modes et suivant ses propres inspirations, le plus fidèle des metteurs en scène aura été Federico Fellini qui, pendant plus de 20 ans, aura continué d'utiliser les services de Cinecittà pour la réalisation des films qui constituent son grand œuvre : Les Vitelloni en 1953, La Dolce vita en 1960, Huit et demi en 1963, Satyricon en 1969, Les Clowns en 1971, Fellini Roma en 1972, Amarcord en 1973, Le Casanova de Fellini en 1976, Répétition d'orchestre en 1979, La Cité des femmes en 1980, Et vogue le navire... en 1983 et Ginger et Fred en 1986 ont tous vu le jour dans les studios romains. En 1987, il signe un film nostalgique sur Cinecittà, Intervista.
Le PDG de Tod's, Diego Della Valle, est à l'origine de l'ouverture en 2014 d'un vaste parc à thème, le CineCittà World4.
Dans la nuit du 9 au 10 août 2007, un immense incendie ravage près de 4 000 m² des 40 hectares (soit 400 000 m²) du complexe cinématographique. L'intervention massive des pompiers permet de sauver des décors historiques de films, comme ceux du film Ben Hur (1958).

Source : Wikipédia

Les films tournés dans les studios
1950 1960 1970 1980 1990 2000

Les années 1940

LE COMTE DE MONTE-CRISTO
1ère époque "Edmond Dantès"
2ème époque "Le châtiment"

1943, France, Drame
Réalisé par Robert Vernay
Scénario de Charles Spaak, Guglielmo Santangelo & Pietro Solari
Photographie de Victor Arménise
Musique de Roger Desormières
Décors de René Renoux
Costumes de Rosine Delamare
Montage de Jean Feyte
Son de René Louge
Durée 2 x 1 h 30

Avec Pierre Richard-Willm (Edmond Dantès), Michèle Alfa (Mercedès), Alexandre Rignault, Aimé Clariond, Marcel Herrand, Jean Chaduc, Lise Delamare, Charles Granval, Line Noro, Jacques Baumer, Henry Bosc, René Bergeron, Marie-Hélène Dasté, Yves Deniaud, Fred Pasquali, Paul Faivre, Georges Colin, Louis Salou, Palau, Marcel Pérès...

Résumé :

1ère époque : Emprisonné au Château d'If suite à une dénonciation calomnieuse, Edmond Dantès y reste près de dix huit années avant de s'évader avec une seule idée en tête : la vengeance...
2ème époque : Après s'être évadé du château d'If, Edmond Dantès enrichi grâce au trésor découvert dans l'île de Monte Cristo, rentre en France sous le nom de Comte de Monte Cristo. Il s'installe à Paris et entreprend de se venger...