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L'Alabama fait son cinéma fait son cinéma
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Géographie

L'Alabama est un État du Sud des États-Unis ayant pour capitale Montgomery, et pour plus grandes villes Birmingham et Mobile.
Avec 4 779 736 habitants en 2010, population estimée à 4 903 185 habitants en 2019, répartie sur une superficie de 135 765 km2, l'État est le 23e du pays par sa population et le 30e par sa taille. Il est entouré par quatre États : le Mississippi à l'ouest, le Tennessee au nord, la Géorgie à l'est et la Floride au sud.
Une petite bande de territoire lui donne en outre accès aux rives du Golfe du Mexique, et la partie sud des Appalaches se trouve au nord de l'État. Il comporte 67 comtés. Emblématique du Sud profond et connu à ce titre comme le "Cœur de Dixie", l'Alabama se caractérise par un climat subtropical, une importance des traditions religieuses et du conservatisme ainsi qu'une forte proportion d'Afro-Américains dans sa population (environ 25%).

Histoire

Parmi les Amérindiens ayant vécu dans l'actuel territoire de l'Alabama on trouve les Alibamas ce qui veut dire "ceux qui débroussaillent"", les Cherokees, les Chicachas, les Choctaws, les Koasati et les Mobile. Le commerce avec le nord-est via l'Ohio dura pendant une période s'étendant de 1000 av. J.-C. à 700 et perdura jusqu'aux premiers contacts avec des Européens. L'influence méso-américaine est évidente dans la civilisation du Mississippi agraire qui suivit.
En 1580, le roi d'Espagne fonde la Floride occidentale, ancien nom de l'Alabama.
Les Français fondent la première colonie européenne de l'État avec l'établissement de Mobile en 1702. Ils intègrent l'État actuel dans la province de Louisiane apportant les premiers esclaves africains, détribalisés, et fondent des plantations (coton, tabac). L'Alabama fut français de 1702 à 1763, une partie de la Floride occidentale britannique de 1763 à 1780, et une partie de la Floride occidentale espagnole de 1780 à 1814. L'Alabama du nord et du centre faisait partie de la Géorgie britannique de 1763 à 1783 et ensuite une partie du territoire du Mississippi américain.
En 1720, la capitale de la Louisiane française est transférée de Mobile à Biloxi et en 1763, la Louisiane à l'est du fleuve du Mississippi est cédée à la Grande-Bretagne. Plus tard, en 1798, peu après le scandale de Yazoo Land, c'est l'organisation du Territoire du Mississippi, à partir de territoires cédés par la Géorgie et la Caroline du Sud, et agrandi plus tard par l'adjonction de terres supplémentaires. En 1800, ce territoire n'a toujours que 5 750 habitants, 4 500 dans le Natchez District et 1 250 le long de la rivière Tombigbee, dans le futur Alabama, à l'ouest de Mobile, secteur qui deviendra très vite une partie de l'Alabama. Le flot d’immigrants sur la période 1798-1812 fut significatif pour le Natchez District, placé sur le Mississippi, mais beaucoup plus faible pour l'Alabama. Les deux futurs États connurent surtout une forte croissance après 1815 et la fin de la guerre de 1812, portée par le boom des plantations de coton selon l'historien Thomas D. Clark.
En 1802, la population des comtés d'Adams et Pickering (appelé ensuite Jefferson County) compte au total 4 446 Blancs et 2 995 esclaves, trois ans après la partition du Natchez District en deux parties.
En 1810, c'est toujours le Mississippi, privilégié par son grand fleuve et son peuplement plus ancien qui croît plus vite : la population y est de 15 826 Blancs et 13 924 Noirs, soit 29 700 habitants, pour la plupart dans le Natchez District et ses terres très fertiles.
En 1811, 31 306 personnes, dont 14 706 esclaves vivent dans 5 comtés au Nord de celui d'Adams, sur les États actuels du Mississippi, de l'Alabama et de la Louisiane. L'Alabama, qui est devenu un territoire séparé, compte à la même époque 9 046 habitants dont 2 565 esclaves, soit au total 38 000 habitants pour les deux futurs États. En 1720 c'est deux fois plus (74 693) et en 1830, quatre fois plus (183 208). Trois fois moins peuplé que le Mississippi en 1810, l'Alabama comptera deux fois plus d'habitants que lui en 1830, grâce en particulier aux Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique arrivés vers 1817.
La guerre de 1812, motivée par des spéculations immobilières liées aux rebondissement du scandale de Yazoo Land, débouche en 1812 puis en 1814 sur deux vagues d'immigration. La troisième, la plus forte intervient le 10 décembre 1817.
L'année 1817 vit culminer la période d'immigration : en neuf jours, 4 000 personnes s'installent dans le Mississippi voisin, où en une décennie (de 1810 à 1820), la population a doublé, pour atteindre 75 450 habitants, dont 42 176 Blancs et 33 272 esclaves, c'est la "Mississippi fever". La croissance, au cours de la même décennie, de l'Alabama fut encore plus rapide : elle a été multipliée par 20, pour atteindre 146 863 habitants (99 198 Blancs et 47 665 esclaves), d'où le terme d’Alabama fever.
Le Mississippi et l'Alabama réunis comptent 74 693 esclaves dès 1820 : ce nombre double ensuite pour atteindre 183 000 dans les deux États en 1830. Dès 1817, deux ans après la fin de la guerre de 1812, plusieurs centaines de réfugiés de Saint-Domingue, menés par deux ex-généraux de Napoléon Ier, fondent la Vine and Olive Colony, et obtiennent 370 kilomètres carrés du gouvernement américain. Très vite, ils abandonnent le vin et les olives pour devenir des pionniers de l'histoire de la culture du coton.
Le passage au statut d'État a été retardé par l'absence de littoral. Il y fut remédié lorsque Andrew Jackson s'empara de la ville espagnole de Mobile, en 1814. L'Alabama fut le 22e État à être admis dans l'Union, en 1819, deux ans après le Mississippi. Les nouveaux colons américains décidèrent d'y maintenir l'esclavage.
L'Alabama devient la nouvelle frontière durant les années 1820 et 1830. Les colons tirent rapidement avantage du sol fertile. Les planteurs amènent des esclaves avec eux. L'économie de la "Black Belt" comporte alors de grandes plantations de coton dont les propriétaires construisent leurs richesses sur le travail des afro-américains mis en esclavage. Le nom de "Black Belt" provient du sol qui est noir et fertile. Ailleurs les blancs plus pauvres sont des fermiers de subsistance. D'après un recensement datant de 1860, les esclaves représentent 45% de la population de l'État qui s'élève alors à 964 201 personnes. Il y avait seulement 2 690 personnes de couleur libres.
Le 11 janvier 1861, l'Alabama fait sécession, fournissant près de 120 000 soldats aux États confédérés d'Amérique, bien qu'aucune bataille n'ait réellement eu lieu dans cet État. Rapidement ébranlé par la guerre, l'État doit faire face à une fuite massive des esclaves. Après la défaite confédérée, l'esclavage est aboli, et un gouvernement provisoire est établi en 1865. Après la Reconstruction, l'État est réintégré à l'Union en 1868. Mais ayant mal accepté leur défaite, les Blancs s'opposent à toute ascension sociale des Noirs au moyen de troupes paramilitaires (Fleurs du Camelia, Ku Klux Klan), des lois Jim Crow, et de la politique de ségrégation qui vise en fait à empêcher une émancipation et l'égalité des Noirs. Ceux-ci sont quasiment privés d'instruction, n'ont pas le droit d'avoir une arme et sont dissuadés de voter. De nombreux Noirs fuient alors vers les États industriels du nord.
Dans sa nouvelle constitution de 1901, la législature (basée sur l'agriculture) prive les Afro-américains de leurs droits civiques avec des restrictions de vote. Alors que les planteurs engagent des blancs pauvres pour soutenir ces efforts, les nouvelles restrictions entrainent aussi la privation du droit de vote aux blancs. En 1941, plus de blancs que de noirs sont privés du droit de vote : 600 000 Blancs pour 520 000 Noirs. Ceci est principalement dû aux effets des impôts locaux cumulatifs.
Les dommages causés à la communauté Afro-américaine sont plus importants, puisque presque tous les citoyens noirs perdent leur droit de vote. En 1900, 14 comtés de la Black Belt (qui étaient principalement Afro-américains) représentent près de 79 000 votants. Le 1er juin 1903, le nombre de votants enregistrés tombe à 1 081. En 1900, l'Alabama compte plus de 181 000 Afro-américains éligibles au vote. En 1903, ils ne sont que 2 980, bien qu'au moins 74 000 votants noirs soient lettrés. La privation du droit de vote aux noirs s'est arrêtée lorsque les Afro-américains ont mené le mouvement des droits civiques pour atteindre la législation fédérale au milieu des années 1960 afin de protéger leur droit civique et leur droit de vote. Une telle législation protège aussi les droits des pauvres parmi les populations blanches.
La législature, dominée par le milieu rural, continue de ne pas allouer les fonds suffisants aux écoles et aux services destinés aux Afro-américains de l'État, mais ne les soulage pas d'impôts. Les discriminations raciales qui perdurent, la dépression agricole, et la perte des récoltes de coton dû au charançon du cotonnier conduisent des dizaines de milliers d'Afro-américains à chercher de nouvelles opportunités dans les villes du nord des États-Unis. Ils quittent l'Alabama au début du XXe siècle lors de la Grande Migration à la recherche de travail dans l'industrie et d'un avenir plus clément dans les villes industrielles du nord. Le taux de croissance de la population en Alabama tombe presque de moitié de 1910 à 1920, reflétant cette émigration.
Dans le même temps, beaucoup de blancs et de noirs, anciennement agriculteurs, s'installent dans la ville de Birmingham pour trouver un emploi dans le secteur industriel. Dès lors, elle connait une croissance si rapide qu'elle est surnommée "la ville magique". Durant les années 1920, Birmingham devient la 19e plus grande ville des États-Unis et représente à elle seule 30% de la population de l'État. L'industrie lourde et les mines composent la base de l'économie.
En dépit des grands changements que connait la population de 1901 à 1961, la législature de l'État refuse de modifier la répartition des sièges de la Chambre des Représentants et du Sénat de l'État pour qu'ils reflètent mieux la population réelle. Elle maintient l'ancienne représentation politique et économique sur les zones agricoles. De plus, la législature d'État fit en sorte que les quelques sièges de la législature représentant Birmingham soient donnés à des personnes vivant hors de Birmingham. Du fait de la longue période de restrictions imposées aux Afro-américains, le système politique de l'État est demeuré pendant des décennies celui d'une démocratie à parti unique. Le développement industriel dû aux exigences de la Seconde Guerre mondiale a apporté la prospérité. Le coton prit de moins en moins d'importance puisque l'État développait les services et les manufactures. Durant les années 1960, sous le Gouverneur George Wallace, beaucoup de blancs dans l'État s'opposèrent aux efforts d'intégration.
La population blanche de l'Alabama s'oppose, souvent violemment, dans les années 1950 et 1960 à l'émancipation des Noirs afro-Américains. Le mouvement afro-américain des droits civiques, lancé par Martin Luther King ou Rosa Parks, débute en Alabama en 1955, avec le Boycott des bus de Montgomery. La ségrégation raciale fut abolie en 1964. Depuis les années 1970, de plus en plus d'immigrants d'Amérique latine se sont installés. Grâce à la croisade que mène le mouvement des droits civiques, les Afro-Américains obtiennent le droit de vote et leurs autres droits au travers du Civil Rights Act de 1964 et du Voting Rights Act de 1965. La ségrégation prend officiellement fin dans l'État lorsque les lois Jim Crow sont déclarées nulles et abrogées.
Sous le Voting Rights Act de 1965, la Cour suprême des États-Unis force l'Alabama à correctement représenter la population au niveau de sa législature, Chambre des Représentants et Sénat de l'État. En 1972, pour la première fois depuis 1901, la disposition de la constitution de l'Alabama quant à une redistribution périodique des districts basée sur la population est mise en application. Ceci au bénéfice de la population noire, sous-représentée pendant plus de 60 ans.

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